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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 14:07

carrefoir.market

 

 

 

Une inondation et 0º C dans les rayons : série noire à Carrefour Market

 

 

ll n'y a pas que les prix qui sont bloqués au Carrefour Market de Trets, le mercure, aussi. Les employés ont fait valoir leur droit de retrait hier matin.

 

Une vingtaine d'employés de supermarché a débrayé hier. Le motif? Il fait trop froid depuis trop longtemps dans le magasin.

C'est le flocon de trop qui a fait déborder la colère qui bouillait sous les bonnets : hier matin, après l'épisode neigeux de vendredi et samedi qui a glacé le village de Trets, les employés du Carrefour Market ont décidé de cesser le travail et de faire valoir leur droit de retrait. "Les bouteilles d'eau arrivent gelées en caisse. Depuis trois semaines, le chauffage ne fonctionne pas ou pas bien dans le magasin. Là, ce n'est plus possible", râlait en choeur la vingtaine d'employés.

"Au début, ça se passait plutôt bien avec la direction, reconnaît Clément Ferré-Blanes, délégué CGT, mais on n'en peut plus." "C'est le rayon frais dans tout le magasin en fait", regrette Kévin, qui vient travailler depuis plusieurs semaines avec deux paires de chaussettes, deux survêtements, deux pulls et qui déplore une température de -5º dans son rayon… le frais justement. "Moi, je viens avec le bonnet, les après-ski. Je ne mets même plus les chaussures de sécurité avec la coque parce qu'il fait trop froid. Si je me prends une palette sur le pied, ça sera tout pour moi…, souffle Magali à une cliente solidaire. On ne demande pas qu'il fasse 25º, mais là, ce n'est plus tenable de travailler dans ces conditions. On nous a donné une polaire toute fine et proposé de nous payer deux cafés mais ça ne suffit pas. On arrive à 5 h du matin, il fait -15º" et après tout le monde se gèle jusqu'au retour à la maison.

Très en colère, les employés ont improvisé une pétition de soutien qu'ils présentaient à tous les automobilistes venus faire les courses en ce dimanche matin. Et sur les trottoirs encore plein de neige, près de quatre cents clients ont signé, hier, sans rechigner. Et tant pis pour les courses.

Le magasin était pourtant ouvert : "Ils ont mis le chef boucher et la comptable à la caisse, raconte Clément Ferré-Blanes. Et ils ont même fait revenir un ancien employé. Ce n'est pas légal". Et comme un malheur n'arrive jamais seul, peu avant midi, l'alarme incendie s'est déclenchée. Assourdissante. Et la direction du magasin a sonné le branle-bas de combat à la vue d'une fumée inquiétante.

Très rapidement les pompiers de Trets, qui avaient déjà demandé des renforts aux casernes de Pourrières, Fuveau et Gardanne comme le veut la procédure quand un incendie se déclare dans un établissement recevant du public -, sont arrivés sur place.

La fumée n'était en fait que de la vapeur d'eau qui se dégageait, vraisemblablement près d'une rôtissoire après la rupture d'une canalisation. Pas d'incendie, des renforts renvoyés dans leurs pénates mais le début d'une chasse aux trésors pour trouver la bonne vanne à fermer sous les regards gelés et enneigés. Le directeur du magasin, présent hier matin, n'a pas souhaité répondre à La Provence.

Les employés, eux, se sont donné rendez-vous ce matin, dès 5 h, pour faire le point sur la suite à donner à leur mouvement. Ils devraient rencontrer un représentant de la direction régionale dans la foulée.

 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 11:28

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L’hypermarché Auchan devrait ouvrir les dimanches matin, courant février. Mais une partie des salariés ne l’entend pas de cette oreille.

L’ouverture de l’hypermarché Auchan le dimanche matin fait grincer des dents parmi les salariés. La décision, émanant du groupe Schiever dont dépend le magasin, est tombée la semaine passée et prendra effet à la mi-février.

Si le travail dominical fait, en lui-même, l’objet de nombreuses réticences, c’est surtout l’absence de compensation qui interroge. « Il n’est pas question de repos compensatoire, ni de rémunérations supplémentaires », indique Maxime Jacquet, représentant du personnel. Le principe est simple : une part des heures habituellement travaillées en semaine serait reportée au dimanche.

Si le groupe a déjà opéré à des ouvertures le dimanche sur ses magasins de Clamecy et de Tonnerre, une mobilisation se met tout de même en place, menace de grève à l’appui. « On s’interroge sur la légalité d’une telle ouverture, poursuit Maxime Jacquet, après un entretien à l’union locale CGT. On sait qu’il est possible pour la vente de produits alimentaires. Or, tout ce qui concerne les produits frais (boulangerie, boucherie, etc.), serait fermé ce jour-là ». De son côté, le directeur du magasin, Philippe Perrot, n’a pu être joint.

Concurrence au sein du même groupe

Aujourd’hui, deux enseignes gueugnonnaises ouvrent déjà leurs portes le dimanche matin : Intermarché et Maximarché, plus communément appelée la « Coop », place des Forges. L’ouverture d’un troisième magasin ce jour-là déboucherait sur une situation de concurrence plutôt étonnante : Auchan et Maximarché appartiennent en effet au même groupe, le groupe Schiever…

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 10:37

 

Carrefour2.jpg

 

 

 

Carrefour ne compte plus sur le concept Planet pour résister à la crise de la consommation

Avec une baisse des ventes à magasins comparables, en France, en Europe, mais aussi en Chine, le premier distributeur français va privilégier le retour aux fondamentaux au « réenchantement de l'hypermarché ». Et il pourrait le faire avec un nouveau patron, Georges Plassat.

Les dirigeants de Carrefour ne le disent pas, mais ils le laissent penser :

Planet, le nouveau concept d'hypermarché lancé il y a un an et demi, n'est pas suffisamment efficace pour enrayer la baisse des ventes en Europe.

Malgré 81 magasins ainsi reformatés (dont 29 en France et 39 en Espagne), parmi lesquels 50 sont ouverts maintenant depuis plus de trois mois, le chiffre d'affaires 2011 à magasins comparables et hors essence du deuxième distributeur mondial a baissé de 1,6 % par rapport à celui de 2010 dans l'Hexagone et de 3,6 % en Europe de l'Ouest. Sur le seul quatrième trimestre, la chute est encore plus brutale. Les hypers français perdent 4,7 % et leurs homologues espagnols, 7,4 %.

Coup de frein

On comprend dès lors que Carrefour ait indiqué, hier, dans son communiqué que « le plan de déploiement de Planet en 2012 sera ajusté de manière pragmatique ». Il y a fort à parier que le 8 mars, lors de la présentation des résultats annuels, un coup de frein soit officiellement donné à la formule censée « réenchanter l'hypermarché », en raison d'un rapport résultats/coût moins intéressant que prévu,

Avec une croissance de ses ventes de 0,5 % seulement pour 2011, à 91,5 milliards d'euros, le concurrent du géant américain Wal-Mart, est durement affecté par la baisse des marchés non-alimentaires constatée lors du dernier trimestre (lire ci-dessous). Une baisse enregistrée en Europe mais aussi en Asie où, pour Carrefour, le moteur de croissance chinois est grippé. Le chiffre d'affaires en Chine à magasins comparables a en effet baissé de 6,1 % au quatrième trimestre, et de 0,8 % sur l'ensemble de l'année. Seule l'Amérique latine tire son épingle du jeu, avec une progression de 5,5 % en comparable en 2011 au Brésil. On note cependant un ralentissement en Colombie (-1,1 %), que d'aucuns présentent pourtant comme le nouveau pays émergent de la zone.

Bas de la fourchette

En confirmant la prévision - après cinq avertissements successifs -d'une baisse du résultat opérationnel courant, mais dans le bas de la fourchette contenue entre -15 % et -20 %, par rapport à celui de 2010 (Dia exclu), les dirigeants de Carrefour affirment avoir évité le pire et se retranchent derrière la crise qui poussent les consommateurs à opérer des arbitrages sur leurs achats de vêtements ou de produits électroniques, ou une concurrence devenue féroce. « En Chine, l à où les Carrefour étaient seuls il y a dix ans, ils peuvent compter jusqu'à une dizaine de magasins concurrents à quelques kilomètres à la ronde », indique une source proche de l'entreprise .

Pour la France, la baisse du chiffre d'affaires est mise sur le compte de la diminution drastique du nombre de promotions. Une certaine relance est espérée avec des prix bas permanents. Le directeur financier a indiqué hier que, par exemple, 500 articles seront bientôt moins chers que chez Leclerc. Une autre source relativise les comparaisons avec Casino qui a publié ses chiffres de ventes le 14 janvier. Celle-ci souligne que si le groupe de Jean-Charles Naouri a affiché une solide progression globale de 5,7 % pour 2011, ses supermarchés ont été en baisse de 1,3 % en comparable au dernier trimestre, contre - 0,8 % pour ceux de Carrefour. Sur la même période, les magasins de proximité de Carrefour sont à +3,3 %, contre une baisse de 1,1 %, en organique pour Casino. Enfin, les défenseurs de Carrefour rappellent que leur concurrent inclut dans ses comptes le site d'e-commerce Cdiscount ainsi que les ventes de Casas Bahia, le « Darty » brésilien.

Fin des ambitions

Pour autant, ces maigres consolations pourraient ne pas suffire pour sauver la tête de Lars Olofsson, le PDG de Carrefour, qui pourrait être remplacé par un ancien de chez... Casino, Georges Plassat, actuel président de Vivarte. Si, dans les semaines à venir, celui-ci parvenait à régler au mieux de ses intérêts son départ du spécialiste de l'équipement de la personne dont il est également actionnaire, pour prendre les commandes de Carrefour, il éviterait à Lars Olofsson de se déjuger, lors de la publication des résultats annuels 2011 de Carrefour, en annonçant la fin des ambitions annoncées du concept Planet, suggère un proche du groupe.

 


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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:31

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Un lendemain de réveillon, la scène prend un air incongru. Devant un hypermarché où les clients vont s'approvisionner pour un régime basse calories après les excès de table, un cadre du magasin entame une grève de la faim pour protester contre son licenciement.

 

 

 À la veille de Noël, Philippe Loridan, 54 ans, recevait une lettre recommandée de la direction de l'hypermarché d'Auchy-les-Mines lui notifiant la rupture de son contrat de travail. « J'étais en arrêt maladie depuis novembre 2010 », explique le « manager métier » du rayon boucherie en évoquant une tentative de suicide consécutive à un litige avec son employeur l'ayant soupçonné de détourner une carte informatique voilà près de deux ans.

À l'époque, il avait été mis à pied et avait reçu un avertissement. « Quand j'ai repris le travail, en août 2010, j'ai retrouvé des barquettes vides dans ma poubelle. On aurait pu m'accuser de vol. Je l'ai fait constater par mon chef de secteur et j'ai été reçu par la direction qui m'a dit que j'affabulais. J'ai culpabilisé et j'ai fait une rechute. »

Lors de l'entretien préalable au licenciement, ces faits n'ont pas été repris parmi les motifs exposés, assure le gréviste de la faim. L'employeur a justifié sa décision par les perturbations que provoque sur l'organisation du magasin l'absence prolongée d'un « manager métier ». « J'ai reçu la lettre recommandée le jour où j'ai envoyé un certificat médical autorisant ma reprise du travail », proteste Philippe Loridan qui, en outre, conteste l'argument de la désorganisation.

« La vérité, c'est qu'ils n'ont plus besoin de manager boucher », s'indigne-t-il en expliquant que le rayon est devenu à 80 % une unité de vente à caractère industriel. « Un apprenti a été embauché. On ne lui enseigne qu'à craquer des plastiques et à mettre de la viande en rayon. Comment apprendra-t-il à désosser, à dénerver ? Tout au plus, ils reste 20 % de viande à trancher. »

Ayant fait toute sa carrière dans la grande distribution (17 ans chez Match, 5 ans chez Leclerc puis un passage chez Auchan avant d'être recruté par Carrefour), Philippe Loridan compte avec angoisse les années qui lui restent jusqu'à la retraite :

« Le licenciement à 55 ans, c'est la mort sociale. Je serai indemnisé pendant 3 ans puis ce sera le RSA. »

De son côté, le directeur Cyril Boucherat évoque un licenciement « pour faute réelle et sérieuse. » « Je regrette cette situation », ajoute-t-il en précisant que la procédure suit son cours « dans le respect des dispositions en vigueur. »

 

Source Nord Eclair

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:00

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Le magazine "Que Choisir" fait le point sur les prix dans la grande distribution : son chariot témoin a augmenté de 6.8% en un an, une hausse bien supérieure à l'inflation.

Dans son numéro de janvier, le magazine a relevé les prix d’un chariot rempli d’une trentaine de produits de marques pour pouvoir comparer d’une enseigne à l’autre. Ce sont des produits de grande consommation : des rayons épicerie, boissons, ultra frais, surgelés mais également des rayons hygiène-beauté, entretien, bébé et animaux domestiques.

Avec cette liste de courses, Que choisir a relevé les prix dans plus de 1.700 grandes surfaces, aussi bien des hypers que des supermarchés, dans pratiquement toute la France.

Au final, plus de 120.000 prix ont été décortiqués.

Entre 2010, date d’un précédent relevé, et 2011, les prix ont augmenté de 6,8 %. Alors que le chariot coûtait en moyenne 46,74 € en 2010, en 2011, il a fallu débourser 49,93 € pour acheter les mêmes produits.

Comparé à l’inflation officielle calculée par l’Insee qui est de l’ordre de 2,5 % en 2011, c’est plus du double.

Parmi les produits ayant le plus augmenté, on peut citer la viande, surtout la viande bovine, mais aussi le café, l’huile, les produits laitiers, les céréales, les biscuits, les boissons aux fruits et sodas.

Avec pour certains de ces produits des hausses à deux chiffres : + 23 % pour certaines marques de café, + 15 % pour de l’huile de tournesol ou de colza, + 12 % pour certains desserts lactés ou des pâtes à tartiner aux noisettes.

Quelques baisses aussi, moins de 1 % de diminution, donc il vaudrait mieux parler de prix qui stagnent. La seule véritable baisse relevée concerne de la charcuterie, des rillettes du Mans, en baisse de 4 %.

L’envolée des cours de certaines matières premières ces deux dernières années a indiscutablement renchéri le coût de fabrication. C’est le cas pour le café, le blé… Pour autant les industriels n’en ont-ils pas profité pour accroître leur prix de vente ? La grande distribution l’affirme. Et Michel-Edouard Leclerc a été le premier à monter au créneau pour dénoncer ces hausses inadmissibles qui venaient amputer le pouvoir d’achat des ménages. Et, pour rendre encore plus crédibles ces propos, il a refusé par exemple de vendre dans ses magasins les produits Lactalis, c’est-à-dire le lait Lactel, le beurre et le camembert Président.

Mais la grande distribution ne mérite pas pour autant un prix de vertu. Que choisir constate que dans un contexte de hausse des prix de fabrication,

l’occasion est trop belle pour les grandes surfaces d’en profiter pour pousser les étiquettes et accuser l’industrie agro-alimentaire.

Le rapport Chalmin remis d’ailleurs en juin dernier au Président de la République ne fait que confirmer les analyses de Que Choisir : Quand les prix augmentent au niveau de la production, la grande distribution profite de l’aubaine pour accroître ses marges. Quand les prix baissent à la production, les prix dans les grandes surfaces baissent rarement, au mieux, ils stagnent.

 

Comme hier et comme demain...

 

Source : France Info / Que Choisir

 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 18:00

                                                                  Carrefour2.jpg

 

Le PDG de Carrefour Lars Olofsson atteindra ce week-end trois ans

d'ancienneté chez le numéro deux mondial de la distribution, condition

nécessaire pour bénéficier en cas de départ de sa retraite-chapeau.

 

Bien joué Lars...

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:48

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Leur viande a quitté les rayons de l'hypermarché 

 

5 200 exploitations agricoles des Pays de la Loire pratiquent la vente directe de produits fermiers. Pas toujours un long fleuve tranquille. Des éleveurs vendéens de Sainte-Cécile racontent.

L'histoire

C'est fini. Les quatre éleveurs vendéens détenteurs de la marque collective Le boeuf cécilien ont mis un terme à quinze ans de partenariat avec l'Hyper U de Chantonnay.« On a laissé tomber. Les conditions proposées par la nouvelle direction ne nous convenaient plus », commente Gilbert Croué, éleveur de 140 parthenaises à Sainte-Cécile.

Organisés en groupement d'intérêt collectif, les éleveurs ont écoulé jusqu'à 185 bêtes par an auprès de la grande surface. « Tout le monde s'y retrouvait, indiquent-ils. 

En fournissant des animaux de qualité bouchère sous notre marque locale, nous avons contribué à la notoriété du rayon boucherie du magasin.

De notre côté, nous bénéficiions d'un prix stable à l'année, nous apportant de la visibilité pour investir et installer des jeunes. »


Mais cette belle entente s'est lézardée. La centrale d'achat des magasins U a mis en place cette année sa propre marque de produits locaux.

 Il est proposé aux éleveurs de Sainte-Cécile de se fondre dedans, de l'approvisionner en renonçant à leur marque fétiche. « Le cahier des charges reste le même : des bêtes nées, élevées, abattues en Vendée. La différence, c'est que l'approvisionnement s'élargit à d'autres éleveurs vendéens », détaille Hervé Puaud, directeur de l'Hyper U de Chantonnay.

Pour les quatre de Sainte-Cécile, c'est une complète redistribution des cartes. Ils ne fixent plus leur prix en début d'année. C'est la centrale d'achat qui donne le tempo en indexant le paiement des bêtes sur les cotations hebdomadaires. « On retrouve les montagnes russes du marché traditionnel », se rebellent les éleveurs.

Autre modification de taille : ce ne sont plus les éleveurs qui font abattre les animaux à l'abattoir voisin Charal de La Châtaigneraie et qui livrent en camion frigo les pièces découpées dans des barquettes.

 La centrale travaille avec trois abattoirs et alimente tous ses magasins. 

« Nous ne maîtrisons plus la commercialisation », contestent les éleveurs.

C'en est fini de la filière courte « gagnant gagnant » jugée exemplaire par Henri Séché, l'ancien directeur de l'hyper de Chantonnay : « Nos bouchers notaient la qualité de la viande (tendreté, couleur...). Pour une fois, les éleveurs avaient de la grande distribution le retour de leur travail. On a évité un tas d'intermédiaires, on a progressé en qualité, les consommateurs ont été fidélisés, les marges de chacun étaient confortables. Au lieu de passer du temps à arracher des remises, on en passe sur la qualité. C'était la preuve vivante d'un partenariat équitable entre grande distribution et éleveurs. »

Les quatre mousquetaires du boeuf cécilien ont rebondi : ils fournissent en direct une boucherie et une supérette à Sainte-Cécile et à L'Oie. « Un bête et demie par semaine. Un nouveau challenge ! »

Source : Ouest France 

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 13:58

                                                            Carrefour2.jpg

 

 

 

 

Aucune tenue de camouflage, juste un changement de patronyme. Pendant quatre jours de décembre, du mardi au vendredi, moi, Aurélie, reporter, j’ai vécu embarquée (« embedded » diraient les Américains) en tant qu’« hôtesse de caisse », sur le paquebot carrefour. Un voyage aussi instructif… qu’épuisant.

 



Le Graal de l’embauche


« Jeune femme motivée cherche poste de caissière.

SUR LE MÊME SUJET

» Voilà l’intitulé du dossier de candidature envoyé à une centaine de supermarchés d’Ile-de-France en novembre. Après deux semaines de recherche, je décroche un entretien à Carrefour. Dans un minuscule bureau, une recruteuse teste ma motivation : « Etes-vous prête à travailler le samedi? A avoir des horaires décalés? A voir votre emploi du temps changer chaque semaine? » A la clé : un contrat de professionnalisation de six mois comme « hôtesse de caisse », payé au smic, dans un Carrefour de banlieue parisienne. Mes réponses lui plaisent. Je gagne le droit de rencontrer la chef de caisse, dont le bureau surplombe le supermarché. « Cela me permet d’avoir toujours un œil sur mes caissières », glisse-t-elle. Ambiance. Derrière sa voix agréable, je devine une poigne de fer. « Si on vous confie un contrat pro, ce n’est pas pour aller chez Auchan ou Leclerc à la fin », gronde-t-elle. Le lendemain, j’apprends que je fais partie « des quelques élues, parmi les centaines de CV ». Bienvenue chez Carrefour!

Mon premier jour

Mardi, 8h45. Des clients patientent déjà devant la grille baissée du magasin. Derrière leur caddie vide, ils attendent l’ouverture. Je commence ma première journée à Carrefour. J’enfile ma veste, accroche mon badge et rejoins le QG des caissières, à l’intérieur du magasin. J’y rencontre Nathalie, 57 ans, dont vingt à Carrefour, qui va m’apprendre en quelques heures le b.a.-ba du métier. Habituée à « former les petites jeunes », elle me récite la leçon de la caissière modèle : « Bonjour/Avez-vous la carte de fidélité?/Comment voulez-vous payer?/Bonne journée/Au revoir ». Avec en bonus un sourire, le plus sincère possible… En fin d’après-midi, au 200e client, je ne sais plus si je lui ai déjà demandé sa carte de fidélité. Bercée par le « biiiiip » de la caisse, je me transforme en robot. Enfin, on vient nous relever. Mais la journée n’est pas encore terminée : il faut compter les pièces, billets, chèques, bons de réduction et autres tickets fidélité… Vers 20 heures, enfin, je quitte le magasin.

L’emplacement idéal

« Josiane, caisse 25. » Le sous-chef attribue froidement les places du matin, qui changeront après chaque pause. Josiane a le sourire. « La 25, c’est dans le bon sens », lance-t-elle en filant chercher son fond de caisse. Le bon sens? Comprenez vers la sortie, l’accueil, la lumière. Les numéros pairs, eux, sont face au mur du fond du magasin. Pour les caissières, c’est un motif de dispute avec la hiérarchie. « Arrêtez de me demander telle ou telle caisse, y en a marre », grogne Johann, avant de m’envoyer juste à côté… des rayons frais. Après deux heures de « biiiip », mes doigts sont rougis par le froid. Mais la punition suprême des caissières, où j’échoue d’ailleurs plus tard avec ma formatrice, c’est la « CLS », la caisse libre service. « Ici, on est caissière, mais aussi mécano et flic, résume Nathalie. Il y a des vols en permanence, les machines tombent en panne, il caille et on est debout. » Seul avantage : à courir partout, on n’a plus besoin de faire du sport. Mais la roue tourne, toujours : après sa pause, Josiane ira peut-être à la CLS, et moi à la 25…

Gérer le client

La voix éraillée de Brigitte résonne dans la salle de repos. Les larmes aux yeux, elle raconte : la veille, une cliente l’a « traitée de voleuse », parce qu’elle avait mis de côté un DVD dont la cliente ne voulait plus. « Elle a cru que je voulais le voler, mais j’en n’ai rien à faire, moi, du DVD d’Harry Potter », lâche-t-elle. Des collègues tentent de la calmer. Mais ici, les humeurs des clients font partie du lot quotidien. « Il faut serrer les dents », me glisse Nathalie. « Si on t’insulte, tu peux répondre. C’est la règle », m’assure au contraire Ghislaine. En pratique, les esprits s’échauffent surtout en fin d’après-midi. Il y a les clients qui, une fois en caisse, retournent chercher des biscottes. Ceux qui oublient de répondre à mon « Bonjour! », ceux qui s’énervent en moins de trente secondes. Comme ce client, dont l’article ne voulait décidément pas passer. « C’est un scandale. Je veux voir la blonde, la grande, la chef! », m’intime-t-il. Surtout, rester souriante et aimable. Surtout, ne pas pousser à bout le client et, comme Laurence ce matin-là, se faire cracher dessus.

Les pauses

A peine arrivé, on n’attend plus qu’elle : la pause. A Carrefour, la règle est simple : vingt minutes d’interruption pour quatre heures de travail, trente minutes pour sept heures et une heure pour huit heures ou plus. Le hic? C’est le chef qui choisit à quel moment la caissière peut profiter de son temps libre. « Donc, il vaut mieux aller aux toilettes avant », me conseille Nathalie. Le midi, à l’heure de la relève, on file acheter un plat cuisiné dans le magasin. L’occasion de profiter des tickets restaurant… à 3,34 €. Dans la salle de repos, d’autres caissières déjeunent. On parle des clients désagréables du jour, et de l’incident de la veille. Emilie, une « roller » (ces employés qui sillonnent le magasin pour répondre aux questions des caissières) a égaré 50 € dans le magasin. « Je me suis pris un savon, tremblote-t-elle, traumatisée. C’est sûr, je vais recevoir un avertissement. » Or, au bout de trois, c’est la porte. « Ne t’inquiètes pas, si tu bosses bien, la chef est réglo, tente de me rassurer Nathalie. Et puis, les écarts de caisse, ça n’arrive pas souvent. » Laurence, elle, rappelle fièrement qu’elle n’en a eu qu’un seul en dix-sept ans de métier, et c’était il y a longtemps : « On était encore en francs… »

Un travail précaire

Soulever des packs de lait, des litières pour chats de 25 kg : rien de mieux pour raffermir les bras. Mais si les jeunes caissières les ont fermes et musclés, les anciennes, elles, souffrent toutes de tendinites ou de sciatiques. C’est le cas de Nathalie, qui compte bien se frictionner le dos avec une pommade ce soir, « parce que les médicaments, ça coûte trop cher ». Derrière elle, dans la salle réservée aux caissières, un panneau mentionne les noms des cinq meilleures et des cinq pires hôtesses de caisse de la semaine. Les critères? La rapidité de passage des articles ou de l’encaissement. « On s’en fiche, me lance ma formatrice. Même si on est dans les meilleures, on n’a même pas de prime. » Après des années de fidélité chez Carrefour, Nathalie touche 1300 € net par mois. Et impossible de trouver un autre job pour mettre du beurre dans les épinards : les horaires changent toutes les semaines. « Mais je ne me plains pas, précise-t-elle. J’ai de la chance car, moi, je suis aux 35 heures, et pas à 20 heures, comme beaucoup d’autres filles. »

 

Source Le Parisien

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 15:59

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Eric Knight refait parlé de lui. Selon le Financial Times, l’investisseur new-yorkais, dont le fonds, Knight Vinke, détient 1,5% du capital de Carrefour, exige un fauteuil au conseil d’administration du géant français de la distribution.

 

Objectif : obtenir le départ de l’actuel PDG, Lars Olofsson. Dans une lettre ouverte adressée le 19 octobre au conseil de Carrefour, Vinke pointe «la très mauvaise performance de Carrefour» et prévient : «Nous ne pouvons pas assister à une telle débâcle sans réagir.»

 Après cinq avertissements sur résultats et un cours de Bourse en chute libre (- 47% en un an), Olofsson a sans doute plus à craindre de Bernard Arnault et Colony (14% du capital). Le tandem a contacté Georges Plassat, actuel numéro 1 de Vivarte et ancien patron de Casino, pour lui proposer de prendre la tête de Carrefour.

Mais ce dernier a refusé ce siège éjectable. Depuis, un chasseur de tête de haut niveau serait sur le coup. On parle du cabinet suisse Egon Zehnder. Pour Olofsson, le jour de vérité sera le 12 janvier, quand Carrefour publiera son chiffre d’affaires du quatrième trimestre…


 


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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 12:20

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Bonsoir,

 


Le 5 décembre 2011, 3 manageurs de CORA Saint-Dié(88100) ont été mis a pied pour des motifs contestables...

Concernant un des manager de rayon, ce fut  pour un pain d'épices pas commandé pour un tract régional...

Faute grave évoquée bien sur, mise à pied à titre conservatoire avant NOEL, ce qui ne signifie pas de salaire et de prime de fin d'année...

Partir de Cora avec 15 ans d'ancienneté sans rien…

Ensuite,  le 28 janvier 2011 un dossier se monte, avec une lettre d'entretien, le 9 et 11 aout 2011 lettres de rappel et le 10 septembre une lettre d'avertissement.  Pour conclure le 5 décembre une mesure de licenciement pour faute grave.

Et aujourd'hui j'ai reçu ma lettre de licenciement.


Cordialement

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Présentation

  • : Le vrai visage de la grande distribution
  • Le vrai visage de la grande distribution
  • : Le ras le bol du discours de la grande distribution, qui nous jure les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, qu'elle se bat pour notre pouvoir d'achat... alors que toutes les enseignes font depuis des années d'énormes bénéfices sur le dos des consommateurs...
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