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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 11:55


Administrateur de l’association de consommateurs UFC-Que choisir, Gérard Barbier a participé à l’étude sur l’opacité des marges publiée mardi. Il explique pourquoi l’Etat, selon lui, doit s’emparer du dossier.

Pourquoi avez-vous mené cette étude ?

GÉRARD BARBIER. Nous avons cherché à comprendre pourquoi, malgré la baisse des prix agricoles, le prix payé par le consommateur est toujours le même et n’a pas évolué. A la mi-2007 et à la mi-2008, les prix agricoles ont augmenté de 25 % ; en répercussion, les prix dans les rayons ont augmenté de 6,8 %.

 Depuis la mi-2008, c’est l’inverse qui se produit : les prix agricoles sont repartis à la baisse mais, étonnamment, le consommateur paie toujours la même chose.


 Nous connaissons le prix d’achat à l’agriculteur, le prix payé par le client, mais entre les deux c’est le flou. Que les choses soient claires : nous ne sommes pas contre les marges, nous voulons comprendre pourquoi une si grande opacité entoure les étapes intermédiaires.


Etes-vous étonné des résultats obtenus ?

Pas réellement. Nous savions déjà que le prix payé au producteur était sans rapport avec celui payé par le client.


 Ce qui étonne réellement, c’est l’absence de réponse claire de la part de la grande distribution. Dès que nous les sollicitons, ils bottent en touche.


Quelles suites souhaitez-vous donner à cette étude ?

Nous souhaitons que le législateur intervienne pour que les consommateurs ne soient plus victimes de ces marges. L’Etat peut intervenir en étendant le coefficient multiplicateur, déjà applicable aux fruits et légumes, à tous les produits bruts ou peu transformés. Tout simplement, cet outil permettrait de fixer le prix de vente d’un produit en se fondant sur son prix agricole. Nous pourrions l’utiliser en cas de marge inexpliquée. Si le prix d’un produit agricole augmente ou baisse, il faut que le prix payé par le client augmente ou baisse, lui aussi, mais de façon cohérente. Toutes les fédérations de l’UFC ont envoyé au député de leur circonscription une lettre reprenant notre demande, la balle est désormais dans leur camp.

 

L’étude qu’attendaient les agriculteurs


Le monde agricole se dit satisfait de l’étude menée par l’UFC-Que choisir.

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), première organisation du secteur, a salué hier la publication de l’étude de prix de l’UFC qui, selon elle, confirme ce qu’elle constate depuis bien longtemps au quotidien :

« Quand il y a baisse des prix agricoles, il n’y a pas de baisse répercutée pour les consommateurs et un vrai gonflement des marges. »


« De nouveau, la grande distribution masque et cache, poursuit-elle.
Derrière de jolies publicités sur la baisse des prix, la réalité des marchés n’apparaît pas, ou alors que dans un sens, c’est-à-dire celui des hausses de prix ! »


La FNSEA tient néanmoins à saluer la récente évolution des choses, notamment grâce à la mobilisation des acteurs publics.

« Sous la pression et la dénonciation permanente des agriculteurs français, la hausse des contrôles de la DGCCRF a permis de sanctionner les dérapages répétés des distributeurs. Notre action porte ses fruits. Le gendarme de l’Etat fait désormais le job. »

Le syndicat indique également que certaines pratiques commerciales inacceptables doivent disparaître et préconise, « pourquoi pas, si les différentes filières le souhaitent, (de) généraliser le dispositif du coefficient multiplicateur ». Une idée défendue par l’UFC-Que choisir qui permettrait de supprimer les marges inexpliquées.

2,55 euros de marge sur le kg de jambon

Une précédente étude leur donne d’ailleurs raison. En 2008, Eric Besson, alors secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, avait publié un rapport d’une soixantaine de pages sur la formation des prix dans la grande distribution.

Prenant l’exemple du jambon, il indiquait notamment que la marge nette du distributeur représente plus de 20 % du prix payé par le consommateur pour le jambon, plus de 25 % pour le rôti. Le kg de porc acheté 1,40 euro au producteur est vendu 12 euros par le distributeur.


Entre ces deux étapes : l’abattoir qui prend une marge nette de 0,12 euro, l’industriel qui s’octroie 0,19 euro et le distributeur, lui, 2,55 euros.


Une différence dénoncée à l’époque par le secrétaire d’Etat, citant en exemple les pays voisins, qui préfèrent comprimer les marges lorsque le prix de la matière change. Pour Bruno Ledru, producteur de lait en Haute-Normandie, les marges pratiquées par la grande distribution ne sont pas l’unique problème.


« En suivant le prix du marché mondial, le prix du litre de lait fait trop souvent le yo-yo, explique-t-il. Cela déstabilise tout le monde : les producteurs, les distributeurs et les consommateurs. Il faudrait, au contraire, que l’on fixe le prix du lait pour plusieurs années, tout le monde serait gagnant. »

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 11:32



Les 110 salariés de l'hypermarché Carrefour d'Anglet ont attaqué leur employeur aux prud'hommes pour non-respect du salaire minimum. Plusieurs enseignes, dans plusieurs tribunaux de l'Hexagone, ont eu à traiter ces procédures avec des sommes en jeu conséquentes : de 800 à 4 000 euros par salarié et des amendes de l'ordre du million d'euros.

L'affaire concerne les employés les moins payés de la grande distribution. En bas de l'échelle salariale, ils visent le premier barreau, celui du Smic. Or, le taux horaire indiqué sur la fiche de paye, face au 151 heures mensuelles, n'atteint pas ce minimum. Le chèque final est toutefois dans les clous : l'arriéré est rattrapé grâce au paiement au taux de 5 % du temps de pause contractuel.


Partout en France, salariés et syndicats bataillent depuis deux ans sur ce dossier. Hier, l'affaire est logiquement arrivée à Bayonne, portée par la CFDT.

Me Jean-Baptiste Etcheverry représentait les 110 salariés venus nombreux pour assister à l'audience. Il a fallu beaucoup d'attention à l'auditoire pour se plonger dans le maquis du droit du travail. On était vite assommé par l'armada d'articles du Code du travail, les décrets, accords de branche ou d'entreprise, conventions collectives. Le tout à géométrie variable selon qu'on a signé un contrat avant ou après l'instauration des RTT...


Notion de travail effectif


L'avocat bayonnais avait pour but de démontrer que la rémunération du travail effectif ne peut être inférieure au smic. Et qu'un temps de pause n'est pas du « travail effectif ».

« Les accords d'entreprise de Carrefour prévoient que, pendant les interruptions de temps de travail, comme les pauses, les coupures, les temps de restauration, le salarié n'est pas à la disposition de l'employeur et peut donc vaquer librement à ses obligations personnelles. Ces interruptions s'inscrivent dans le temps de présence au-delà du temps de travail effectif et sont rémunérées forfaitairement sur la base de 5 % de la rémunération des heures travaillées », a expliqué l'avocat en précisant que ce temps de pause représente ainsi une mesure ayant pour objet l'amélioration des conditions de travail du salarié. « Son paiement ne constitue pas un complément de salaire, la rémunération des temps de pause ne suffisant pas à les faire considérer comme un travail effectif. »


Face à lui, Daniel Julien-Noël, conseil de Carrefour, rôdé à plaider ces dossiers aux quatre coins de l'Hexagone. « Je défends exactement le contraire », résumait-il en préambule. « La rémunération des pauses est bien un complément de salaire entrant dans l'assiette de comparaison du salaire avec le Smic. »

Le jugement sera rendu le 16 mars, mais à l'issue de l'audience, les salariés de Carrefour Anglet étaient confiants. Ils s'appuient sur divers jugements rendus ces derniers mois. D'autre part, depuis mars 2009, l'employeur angloy a rectifié le tir : le taux du smic horaire est respecté.


Une rectification qu'ils trouvent de bon augure pour obtenir le rattrapage des cinq années durant lesquelles le Smic était appliqué au rabais.



Source: Sud ouest

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 11:22

Hier, la société Sogara France, gestionnaire du Carrefour Rives d'Arcins à Bègles, comparaissait devant la cour d'appel de Bordeaux. En première instance, au tribunal correctionnel de Bordeaux, le 16 mars dernier, et en son absence, elle avait été condamnée à 3 000 euros pour vente à perte - faussant ainsi la concurrence - et à 10 000 euros pour la vente de 37 kilos de viandes de boeuf dont la Date limite de consommation (DLC) était dépassée, mais reconditionnés avec une date postérieure. Des faits remontant respectivement au mois de mars et de mai 2005.


Cette fois, devant la cour, l'avocat parisien, Jean-François Roy, était bien présent pour défendre l'enseigne. En préambule, il a demandé l'annulation de la procédure. « Les citations à comparaître ont été délivrées dans un magasin secondaire, à Rives d'Arcins, et sans que le nom du représentant légal soit mentionné », argumente l'avocat. « Le directeur du magasin n'a jamais été le représentant légal. » Et d'ajouter, « nous avons appris par la presse que nous, Carrefour, n'avions même pas daigné venir nous présenter », explique Me Jean-François Roy. « Aujourd'hui, je suis ici avec un pouvoir signé du président de Sogara lui-même », veut-il démontrer. « C'est aussi un grief en terme d'image », ajoute-t-il.


Un manque de vigilance


L'avocat général, Martine Cazaban, n'a pas la même lecture. « La citation est arrivée au délégataire de pouvoir dans ce magasin, à Bègles. Il est présumé habilité. Cet acte a été signé par le représentant légal au moment de la citation. C'est à la personne morale de s'organiser », dit-elle. Sur le fond des affaires, Carrefour reconnaît tout au plus des erreurs de management ou un manque de vigilance. « Pour la vente à perte, les prix sont impulsés informatiquement au niveau national, mais cela n'empêche pas le manager de varier pour s'adapter aux prix pratiqués dans la zone de chalandise. C'est ce qui s'est passé », explique l'avocat.

Le contrôle de la Direction régionale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avait relevé 22 articles vendus à perte. Par exemple, l'eau minérale Volvic était vendue avec une perte de 15,91 % ou encore le Bâton de berger noisette avec 30,14 %. L'avocat trouve que « cette condamnation est très sévère, mais la publication du jugement est presque une publicité ».


Remballe « intentionnelle »


Pour le ministère public, l'infraction est caractérisée sur les produits les plus vendus, ce qui évite de perdre des clients face à la concurrence.


Sur le dossier de la viande périmée remballée avec une nouvelle date limite de consommation, l'avocat général, Martine Cazaban, rappelle que : « Les dates limites de consommation sont intangibles.
 Le 12 mai, des lots étaient vendus alors que la viande était réputée impropre à la consommation depuis le 5. Cela ne peut être qu'intentionnel. C'est extrêmement grave. »

 Pour l'ensemble des infractions, elle demande des condamnations identiques à celles prises par le tribunal correctionnel.

Carrefour veut démontrer sa bonne foi. « Le magasin ne s'est pas rendu compte un seul instant que les dates étaient changées.
(Personne en interne  ne controle donc  la marchandise vendue chez Carrefour...?)

 Sur les huit lots livrés par le fournisseur Bigard ce jour-là, un seul avait une DLC dépassée. C'est dû à une erreur de ce fournisseur. Il s'était servi dans un autre centre de production dont la DLC est de 30 jours au lieu des 42 habituels », explique l'avocat. Et Me Jean-François Roy d'ajouter : « C'est certes un manque de vigilance. Mais là, on a payé le prix fort pour cette marchandise. »

L'arrêt de la cour est mis en délibéré au 19 janvier.

 

 Source: sud ouest

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 09:03

Tant pis pour le quart d’heure d’avance…

 Ce n’est pas parce que toutes les enseignes, ou presque, se sont déjà lancées sur le drive que Carrefour doit snober ce nouveau marché. Le premier distributeur hexagonal aurait donc prévu, selon les informations recueillies par Linéaires, d’ouvrir plusieurs points de retrait à partir du second semestre 2010.

Deux configurations sont programmées. Reprenant la formule la plus répandue, Carrefour devrait ainsi adosser un drive à une dizaine de magasins l’an prochain (avec déjà l’objectif d’en ouvrir une centaine d’ici à fin 2013 !). En parallèle, 5 petits entrepôts indépendants devraient aussi être montés en 2010, sur le même modèle cette fois que Chronodrive. Le plan de déploiement prévoirait d’arriver à 70 unités en 2013.


Pour le client, les deux formules offriront un service identique. A savoir la possibilité de passer commande, sur internet, parmi un catalogue de 5 000 références, puis de venir directement faire remplir son coffre de voiture. Carrefour devrait promettre les mêmes prix que dans ses hypers.



Source: Linéaire

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 08:45



 

 

 

Le lait, la viande et aussi les fruits et légumes sont payés de moins en moins cher aux agriculteurs qui les produisent mais coûtent toujours plus lors du passage en caisse. UFC-Que-Choisir en appelle au gouvernement

 

L’UFC-Que Choisir accuse les industriels et les distributeurs de ne pas avoir répercuté la baisse des produits agricoles sur les étiquettes et réclame un coefficient multiplicateur.
Une barquette de deux blancs de poulet est vendue en moyenne en France 11,99 euros le kilo quand le prix agricole du poulet est de 2,11 euros le kilo. Soit un différentiel de près de 10 euros par kilo. Quand un litre de lait est payé 29 centimes à un producteur, le consommateur débourse 81 centimes pour le mettre dans son frigo, soit près de trois fois plus. Pour les côtes de porc vendues par deux, il y a plus de 5 euros d’écart entre le prix du kilo donné à l’éleveur et celui facturé au consommateur.
Pour l’UFC-Que Choisir, ces prix relevés dans les rayons de 1 250 magasins sont trop élevés. « Ce sont des produits de base, nécessitant peu de transformation », commente Gérard Barbier, administrateur national.
La matière première devrait donc constituer la part prépondérante du prix. D’où le coup de colère de l’association de défense des consommateurs qui montre du doigt industriels et distributeurs, accusés de ne pas répercuter la baisse des matières premières sur les étiquettes. « Entre septembre 2007 et septembre 2009, le prix payé aux producteurs de lait a chuté de 7%. Or, dans le même temps, le prix d’une brique de lait de grande marque a augmenté de 5% et celle d’une marque distributeur de 11% », détaille Olivier Andrault, chargé de l’alimentation à UFC-Que Choisir.
L’association demande l’instauration d’un coefficient multiplicateur pour les produits peu transformés (au minimum pour les viandes fraiches de porc et de bœuf). Une façon de remédier aux « abus » :

« Nous craignons un effet cliquet : on répercute les hausses des coûts des matières premières, mais jamais les baisses ! ».
le consommateur s’en aperçoit tous les jours en passant à la caisse
.

Le coefficient multiplicateur serait une sorte « d’arme de dissuasion «. Le but : défendre un prix de vente maximal en partant du prix agricole, tout en n’empêchant pas la répercussion des éventuelles hausses de prix des matières premières. Une position partagée par les syndicats agricoles et que ne supporte pas la grande distribution (lire par ailleurs).
« Préserver les consommateurs des abus inadmissibles » résume Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir, qui rencontrera les parlementaires la semaine prochaine.
Des consommateurs qui sont prisonniers des prix car le budget de l’alimentation est incompressible, sauf à manger moins ou à manger moins bien. La part réservée à l’alimentation représente entre 15 et 16% du budget des ménages, voire jusqu’à 18% pour les plus modestes, ce qui justifie, aux yeux de l’UFC-Que Choisir d’en appeler au gouvernement.

Hasard ou coïncidence, l’association constate que pour la première fois, certains de ses bénévoles n’ont pas été bien reçus dans les magasins visités.

 

Où vont les marges ?

Qui met dans sa poche le différentiel entre le prix payé au producteur et celui dont s’acquitte le consommateur à la caisse? L’Insee a publié une étude sur le sujet. Voici la répartition moyenne pour un produit agricole une fois qu’il a quitté la ferme :
- 18% pour le transport et la conservation
- 36% pour le transformateur
- 40% pour le distributeur
-5,5% pour l’Etat

Les ventes au « juste prix » se multiplient. Fruits, légumes et viande sont vendus pour dénoncer la baisse des revenus des producteurs.
« La grande distribution achète au producteur le kilo de pommes de terre à 25 centimes.
 Ils le revendent entre 2 et 3 euros au consommateur;

or le transport ne coûte que 20 centimes et le conditionnement à la centrale d’achat entre 60-80 centimes. Donc ils se font des marges entre 1 et 2 euros » dénonce le Modef, syndicat agricole d’exploitants familiaux, qui organise une vente le 17 décembre prochain au pied de la Tour Eiffel.

 

 

Source: Le Progrès

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 11:17




A en croire les dernières pubs de ­Carrefour, le positif est de retour. «L’angoisse aussi», doivent se dire les cadres en poste à l’étranger du numéro 2 mondial de la distribution.

 Depuis qu’il a pris les rênes du groupe, le Suédois Lars Olofsson s’est en effet lancé dans un audit très pointilleux de ses implantations internationales.

 Cette mission, il la mène flanqué de Pierre Bouchut, le directeur ­financier qu’il a débauché chez Schneider Electric en mars, et de Rémy Baume, un jeune banquier ambitieux passé par Morgan Stanley. Objectif ?
 Vendre des filiales afin de faire remonter du cash aux actionnaires, Bernard Arnault et Colony Capital.


Exaspérés par la chute de l’action Carrefour depuis qu’ils y sont ­entrés en 2007, ceux-ci le poussent à envisager l’abandon de pays mal en point. Le groupe a déjà décidé de vendre la Russie ; la Belgique, l’Italie, l’Argentine pourraient suivre. Voire la Chine et le Brésil, les marchés de demain, mais dont la cession rapporterait gros dès maintenant. En attendant de vendre les bijoux de famille, Olofsson s’attache déjà à rendre un peu de clinquant aux filiales en berne.

 Plusieurs patrons en ont fait les frais.

Première victime : Hervé Clec’h, écarté en mai de la direction du groupe en Inde. Motif ? En deux ans de présence, il n’avait pas réussi à ouvrir le moindre hyper sur place, faute d’avoir pu s’allier avec un partenaire local indispensable à toute implantation. Son successeur, Loïc Dubois, a pris la porte trois mois plus tard. «Comme Clec’h, il n’avait pas le profil de négociateur adéquat», commente un ex-cadre du groupe. Dernier arrivé à New Delhi, en provenance d’Indonésie, Jean-Noël ­Bironneau sait ce qu’il lui reste à faire…


En juillet, Olofsson a poursuivi son été meurtrier en Belgique en remerciant Marc Oursin.
 Celui-ci paie de très mauvais résultats et les grèves qu’il n’a pas su éviter. Il a cédé son poste à Gérard Lavinay, un homme à poigne qui a fait ses preuves en France en pilotant la bascule de l’enseigne Champion en Carrefour Market.
En Pologne, Gilles Roudy a aussi perdu son poste en raison des piètres performances de sa filiale. Il s’est trouvé un point de chute au sein des hypermarchés allemands Real, présidés par une vieille connaissance, Joël Saveuse, ancien baron de Carrefour.
Jean Antoine, jusqu’alors à la tête de la Bulgarie, a récupéré son fauteuil. Cette vague de départs ­touche même la France.
Suite aux mauvais résultats enregistrés chez nous, Alain Souillard, patron des hypers, vient d’être débarqué au profit de Guillaume Vicaire, jusque-là directeur Turquie. Un répit pour son supérieur, Gilles Petit, patron de Carrefour France également menacé.
 Jusqu’au prochain inventaire ?


A ce niveau de management, les départs sont négociés…

Il serait plus qu’intéressant de savoir quels sont les montants versé par Carrefour aux dirigeants débarqués…

Et au final qui paye ces parachutes dorés ?...  


 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 10:19



Selon des informations publiées par le quotidien Les Echos, le géant de la distribution s'apprêterait à commercialiser des services financiers sous la marque Banque Carrefour

Carrefour va-t-il créer sa propre banque grand public ?
Oui, à en croire les Echos de lundi.


Sans citer ses sources, le quotidien économique rapporte que le groupe veut « poursuivre la construction de son pôle services financiers » en regroupant 1.100 salariés de plus au sein de sa filiale financière, S2P.

A l’heure actuelle, 350 salariés travaillent déjà dans cet établissement, qui fournit des services financiers aux clients des grandes surfaces.


Dans le même temps, le géant de la grande distribution aurait l'intention de créer l'enseigne "Banque Carrefour", destinée à mieux diffuser les produits auprès des consommateurs.


En 2008, les services financiers du groupe avaient dégagé un résultat net de 70 millions d’euros et un chiffre d’affaire de 280 millions d’euros.

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:11



Les marges de dingue de la distribution

Tous les consommateurs connaissent les MDD, alias "marques de distributeurs". Sous leur allure bon marché, elles sont en réalité la rente des hypermarchés.

On en viendrait presque à leur dire merci. Ces chères enseignes de la grande distribution qui, justement, s’échinent à l’être moins, chères.

Il faut voir la pub pour le site quiestlemoinscher.com de Leclerc, comparant les prix. Il faut entendre aussi ce bon Michel-Edouard Leclerc, patron de l’enseigne du même nom, affirmer au micro d’Europe-1 que ses magasins sont taillés pour la crise.
 « Les consommateurs vont là où c’est moins cher. Donc chez nous. »


Son arme anti-crise ? Sa MDD, un nom barbare signifiant « marque de distributeur. » En clair la "marque Repère" et sa cohorte de produits à petits prix, contrôlés de A à Z par Leclerc, et que l’on ne retrouve que chez lui.

C’est vrai que c’est moins cher : en gros de 20 à 30%, par rapport à un produit équivalent de marque nationale, Nestlé ou Danone par exemple. Un avantage considérable en temps de crise. Alors merci les MDD et merci les gentils distributeurs ?
Pas franchement, non.
 Si l’on creuse bien, la bonne définition à donner à ces MDD, ce serait plutôt « marges de dingue ».




A l’échelle du consommateur - JPG - 31.8 ko

Sous couvert d’être utiles à la consommation et au pouvoir d’achat des Français, Leclerc, Carrefour, Auchan et autres Système U ont en effet tendance à se goinfrer goulûment.


Un exemple, sur le jambon. Sur les quatre tranches de marque nationale, vendues 2,69 €, la marge brute du distributeur –il faut bien vivre- est de 6%. Sur les même quatre tranches, mais version MDD, vendues 2,07 €, la marge grimpe à… 32%. Une paille !


« La MDD, de par ses prix de vente, est une marque de combat, observe un consultant, spécialiste de la distribution.
Elle est surtout une marque de rentier. »


Certes, les enseignes ont beau jeu de dire que ces marges servent à payer les salariés, l’électricité ou les loyers, etc. mais tout de même, cela fait beaucoup.


« A mon sens, il y a là tous les ingrédients pour un grand scandale »,
observe le consultant.

 Une vraie bombe à retardement, quand les consommateurs se rendront compte de la réalité des niveaux de marges pratiquées.

 Car comment réagiront-ils alors ?

Version 1 : « Ce n’est pas grave, j’ai payé moins cher, c’est tout ce qui compte. »
 Version 2 : « Je me suis fait avoir. J’aurais dû dépenser encore beaucoup moins. »





source: bakchich.info

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 16:38

 




 

"Une étude de Test-Achats le confirme : notre saumon norvégien est la prise la plus avantageuse", c'est par cette phrase que Lidl commence une grande publicité parue dans la plupart des journaux. Une pub mensongère selon l'association de consommateurs.

Dans sa publicité, le magasin discount fait référence à une enquête comparative de Test-Achats sur le saumon fumé, dévoilée dans sa revue décembre. Pour Test-Achats, cette publicité comprend des mensonges manifestes.

L'association de consommateurs demande réparation


Tout d'abord Lidl prétend que selon Test-Achats, son saumon serait "le meilleur achat". Or, d'après Test-Achats, cette affirmation est complètement fausse. "Dans notre enquête, il est expressément écrit que le saumon testé est seulement de qualité acceptable".

Ensuite, Lidl écrit: "Selon Test-Achats, notre saumon fumé est savoureux et très frais". Pour Test-Achats, l'enquête révèle que le saumon Lidl s'en sort bien pour les critères de dégustation, mais pas pour ce qui est du goût.

A la suite de cette maladresse de Lidl, l'association des consommateurs envisage sérieusement de ne plus tester les produits du magasin discount qui considère que "Lidl use et abuse de l'image, de l'expertise et de la notoriété de Test-Achats pour tromper le consommateur".

Test-Achats a donc chargé ses avocats d'intenter une procédure judiciaire pour obtenir réparation du préjudice subi.

Souece: RTBF

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 09:10



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  • : Le vrai visage de la grande distribution
  • : Le ras le bol du discours de la grande distribution, qui nous jure les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, qu'elle se bat pour notre pouvoir d'achat... alors que toutes les enseignes font depuis des années d'énormes bénéfices sur le dos des consommateurs...
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