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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 08:45



 

 

 

Le lait, la viande et aussi les fruits et légumes sont payés de moins en moins cher aux agriculteurs qui les produisent mais coûtent toujours plus lors du passage en caisse. UFC-Que-Choisir en appelle au gouvernement

 

L’UFC-Que Choisir accuse les industriels et les distributeurs de ne pas avoir répercuté la baisse des produits agricoles sur les étiquettes et réclame un coefficient multiplicateur.
Une barquette de deux blancs de poulet est vendue en moyenne en France 11,99 euros le kilo quand le prix agricole du poulet est de 2,11 euros le kilo. Soit un différentiel de près de 10 euros par kilo. Quand un litre de lait est payé 29 centimes à un producteur, le consommateur débourse 81 centimes pour le mettre dans son frigo, soit près de trois fois plus. Pour les côtes de porc vendues par deux, il y a plus de 5 euros d’écart entre le prix du kilo donné à l’éleveur et celui facturé au consommateur.
Pour l’UFC-Que Choisir, ces prix relevés dans les rayons de 1 250 magasins sont trop élevés. « Ce sont des produits de base, nécessitant peu de transformation », commente Gérard Barbier, administrateur national.
La matière première devrait donc constituer la part prépondérante du prix. D’où le coup de colère de l’association de défense des consommateurs qui montre du doigt industriels et distributeurs, accusés de ne pas répercuter la baisse des matières premières sur les étiquettes. « Entre septembre 2007 et septembre 2009, le prix payé aux producteurs de lait a chuté de 7%. Or, dans le même temps, le prix d’une brique de lait de grande marque a augmenté de 5% et celle d’une marque distributeur de 11% », détaille Olivier Andrault, chargé de l’alimentation à UFC-Que Choisir.
L’association demande l’instauration d’un coefficient multiplicateur pour les produits peu transformés (au minimum pour les viandes fraiches de porc et de bœuf). Une façon de remédier aux « abus » :

« Nous craignons un effet cliquet : on répercute les hausses des coûts des matières premières, mais jamais les baisses ! ».
le consommateur s’en aperçoit tous les jours en passant à la caisse
.

Le coefficient multiplicateur serait une sorte « d’arme de dissuasion «. Le but : défendre un prix de vente maximal en partant du prix agricole, tout en n’empêchant pas la répercussion des éventuelles hausses de prix des matières premières. Une position partagée par les syndicats agricoles et que ne supporte pas la grande distribution (lire par ailleurs).
« Préserver les consommateurs des abus inadmissibles » résume Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir, qui rencontrera les parlementaires la semaine prochaine.
Des consommateurs qui sont prisonniers des prix car le budget de l’alimentation est incompressible, sauf à manger moins ou à manger moins bien. La part réservée à l’alimentation représente entre 15 et 16% du budget des ménages, voire jusqu’à 18% pour les plus modestes, ce qui justifie, aux yeux de l’UFC-Que Choisir d’en appeler au gouvernement.

Hasard ou coïncidence, l’association constate que pour la première fois, certains de ses bénévoles n’ont pas été bien reçus dans les magasins visités.

 

Où vont les marges ?

Qui met dans sa poche le différentiel entre le prix payé au producteur et celui dont s’acquitte le consommateur à la caisse? L’Insee a publié une étude sur le sujet. Voici la répartition moyenne pour un produit agricole une fois qu’il a quitté la ferme :
- 18% pour le transport et la conservation
- 36% pour le transformateur
- 40% pour le distributeur
-5,5% pour l’Etat

Les ventes au « juste prix » se multiplient. Fruits, légumes et viande sont vendus pour dénoncer la baisse des revenus des producteurs.
« La grande distribution achète au producteur le kilo de pommes de terre à 25 centimes.
 Ils le revendent entre 2 et 3 euros au consommateur;

or le transport ne coûte que 20 centimes et le conditionnement à la centrale d’achat entre 60-80 centimes. Donc ils se font des marges entre 1 et 2 euros » dénonce le Modef, syndicat agricole d’exploitants familiaux, qui organise une vente le 17 décembre prochain au pied de la Tour Eiffel.

 

 

Source: Le Progrès

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 11:17




A en croire les dernières pubs de ­Carrefour, le positif est de retour. «L’angoisse aussi», doivent se dire les cadres en poste à l’étranger du numéro 2 mondial de la distribution.

 Depuis qu’il a pris les rênes du groupe, le Suédois Lars Olofsson s’est en effet lancé dans un audit très pointilleux de ses implantations internationales.

 Cette mission, il la mène flanqué de Pierre Bouchut, le directeur ­financier qu’il a débauché chez Schneider Electric en mars, et de Rémy Baume, un jeune banquier ambitieux passé par Morgan Stanley. Objectif ?
 Vendre des filiales afin de faire remonter du cash aux actionnaires, Bernard Arnault et Colony Capital.


Exaspérés par la chute de l’action Carrefour depuis qu’ils y sont ­entrés en 2007, ceux-ci le poussent à envisager l’abandon de pays mal en point. Le groupe a déjà décidé de vendre la Russie ; la Belgique, l’Italie, l’Argentine pourraient suivre. Voire la Chine et le Brésil, les marchés de demain, mais dont la cession rapporterait gros dès maintenant. En attendant de vendre les bijoux de famille, Olofsson s’attache déjà à rendre un peu de clinquant aux filiales en berne.

 Plusieurs patrons en ont fait les frais.

Première victime : Hervé Clec’h, écarté en mai de la direction du groupe en Inde. Motif ? En deux ans de présence, il n’avait pas réussi à ouvrir le moindre hyper sur place, faute d’avoir pu s’allier avec un partenaire local indispensable à toute implantation. Son successeur, Loïc Dubois, a pris la porte trois mois plus tard. «Comme Clec’h, il n’avait pas le profil de négociateur adéquat», commente un ex-cadre du groupe. Dernier arrivé à New Delhi, en provenance d’Indonésie, Jean-Noël ­Bironneau sait ce qu’il lui reste à faire…


En juillet, Olofsson a poursuivi son été meurtrier en Belgique en remerciant Marc Oursin.
 Celui-ci paie de très mauvais résultats et les grèves qu’il n’a pas su éviter. Il a cédé son poste à Gérard Lavinay, un homme à poigne qui a fait ses preuves en France en pilotant la bascule de l’enseigne Champion en Carrefour Market.
En Pologne, Gilles Roudy a aussi perdu son poste en raison des piètres performances de sa filiale. Il s’est trouvé un point de chute au sein des hypermarchés allemands Real, présidés par une vieille connaissance, Joël Saveuse, ancien baron de Carrefour.
Jean Antoine, jusqu’alors à la tête de la Bulgarie, a récupéré son fauteuil. Cette vague de départs ­touche même la France.
Suite aux mauvais résultats enregistrés chez nous, Alain Souillard, patron des hypers, vient d’être débarqué au profit de Guillaume Vicaire, jusque-là directeur Turquie. Un répit pour son supérieur, Gilles Petit, patron de Carrefour France également menacé.
 Jusqu’au prochain inventaire ?


A ce niveau de management, les départs sont négociés…

Il serait plus qu’intéressant de savoir quels sont les montants versé par Carrefour aux dirigeants débarqués…

Et au final qui paye ces parachutes dorés ?...  


 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 10:19



Selon des informations publiées par le quotidien Les Echos, le géant de la distribution s'apprêterait à commercialiser des services financiers sous la marque Banque Carrefour

Carrefour va-t-il créer sa propre banque grand public ?
Oui, à en croire les Echos de lundi.


Sans citer ses sources, le quotidien économique rapporte que le groupe veut « poursuivre la construction de son pôle services financiers » en regroupant 1.100 salariés de plus au sein de sa filiale financière, S2P.

A l’heure actuelle, 350 salariés travaillent déjà dans cet établissement, qui fournit des services financiers aux clients des grandes surfaces.


Dans le même temps, le géant de la grande distribution aurait l'intention de créer l'enseigne "Banque Carrefour", destinée à mieux diffuser les produits auprès des consommateurs.


En 2008, les services financiers du groupe avaient dégagé un résultat net de 70 millions d’euros et un chiffre d’affaire de 280 millions d’euros.

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:11



Les marges de dingue de la distribution

Tous les consommateurs connaissent les MDD, alias "marques de distributeurs". Sous leur allure bon marché, elles sont en réalité la rente des hypermarchés.

On en viendrait presque à leur dire merci. Ces chères enseignes de la grande distribution qui, justement, s’échinent à l’être moins, chères.

Il faut voir la pub pour le site quiestlemoinscher.com de Leclerc, comparant les prix. Il faut entendre aussi ce bon Michel-Edouard Leclerc, patron de l’enseigne du même nom, affirmer au micro d’Europe-1 que ses magasins sont taillés pour la crise.
 « Les consommateurs vont là où c’est moins cher. Donc chez nous. »


Son arme anti-crise ? Sa MDD, un nom barbare signifiant « marque de distributeur. » En clair la "marque Repère" et sa cohorte de produits à petits prix, contrôlés de A à Z par Leclerc, et que l’on ne retrouve que chez lui.

C’est vrai que c’est moins cher : en gros de 20 à 30%, par rapport à un produit équivalent de marque nationale, Nestlé ou Danone par exemple. Un avantage considérable en temps de crise. Alors merci les MDD et merci les gentils distributeurs ?
Pas franchement, non.
 Si l’on creuse bien, la bonne définition à donner à ces MDD, ce serait plutôt « marges de dingue ».




A l’échelle du consommateur - JPG - 31.8 ko

Sous couvert d’être utiles à la consommation et au pouvoir d’achat des Français, Leclerc, Carrefour, Auchan et autres Système U ont en effet tendance à se goinfrer goulûment.


Un exemple, sur le jambon. Sur les quatre tranches de marque nationale, vendues 2,69 €, la marge brute du distributeur –il faut bien vivre- est de 6%. Sur les même quatre tranches, mais version MDD, vendues 2,07 €, la marge grimpe à… 32%. Une paille !


« La MDD, de par ses prix de vente, est une marque de combat, observe un consultant, spécialiste de la distribution.
Elle est surtout une marque de rentier. »


Certes, les enseignes ont beau jeu de dire que ces marges servent à payer les salariés, l’électricité ou les loyers, etc. mais tout de même, cela fait beaucoup.


« A mon sens, il y a là tous les ingrédients pour un grand scandale »,
observe le consultant.

 Une vraie bombe à retardement, quand les consommateurs se rendront compte de la réalité des niveaux de marges pratiquées.

 Car comment réagiront-ils alors ?

Version 1 : « Ce n’est pas grave, j’ai payé moins cher, c’est tout ce qui compte. »
 Version 2 : « Je me suis fait avoir. J’aurais dû dépenser encore beaucoup moins. »





source: bakchich.info

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 16:38

 




 

"Une étude de Test-Achats le confirme : notre saumon norvégien est la prise la plus avantageuse", c'est par cette phrase que Lidl commence une grande publicité parue dans la plupart des journaux. Une pub mensongère selon l'association de consommateurs.

Dans sa publicité, le magasin discount fait référence à une enquête comparative de Test-Achats sur le saumon fumé, dévoilée dans sa revue décembre. Pour Test-Achats, cette publicité comprend des mensonges manifestes.

L'association de consommateurs demande réparation


Tout d'abord Lidl prétend que selon Test-Achats, son saumon serait "le meilleur achat". Or, d'après Test-Achats, cette affirmation est complètement fausse. "Dans notre enquête, il est expressément écrit que le saumon testé est seulement de qualité acceptable".

Ensuite, Lidl écrit: "Selon Test-Achats, notre saumon fumé est savoureux et très frais". Pour Test-Achats, l'enquête révèle que le saumon Lidl s'en sort bien pour les critères de dégustation, mais pas pour ce qui est du goût.

A la suite de cette maladresse de Lidl, l'association des consommateurs envisage sérieusement de ne plus tester les produits du magasin discount qui considère que "Lidl use et abuse de l'image, de l'expertise et de la notoriété de Test-Achats pour tromper le consommateur".

Test-Achats a donc chargé ses avocats d'intenter une procédure judiciaire pour obtenir réparation du préjudice subi.

Souece: RTBF

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 09:10



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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 08:41


Ils estiment avoir été payé en dessous du Smic durant 4 ans.

Une centaine d’employés de Carrefour, à Balaruc-le-Vieux, pourrait lancer une procédure judiciaire à l’encontre de sa direction pour une affaire de salaires, selon François Rodriguez, le représentant FO de l’hypermarché.

Cette procédure aux prud’hommes concernera en début d’année prochaine la période 2004-2008 au cours de laquelle la société aurait payé ses salariés en dessous du Smic horaire. Ainsi selon le syndicaliste, « en 2005, une employée était payée 22 cents de moins par heure que le barème officiel.
Sur les cinq ans cela représente une perte de près de 600 €. »
 En fonction des divers échelons en vigueur dans la société balarucoise, les pertes de salaires ne sont pas de la même valeur. Mais

si tous les employés concernés portent leur dossier devant la juridiction prud’homale, le préjudice total est évalué à 25 000 €.

Pour porter leur cause, le syndicat FO a engagé, sur ses fonds propres, Me Saliès du barreau de Montpellier. Avec le secret espoir que la procédure soit couronnée de succès comme ce fut le cas pour les autres employés de Carrefour en France qui ont à chaque fois gagné sur exactement les mêmes griefs. Depuis 2009, cette société s’est mise en conformité avec la réglementation.



Source: Midi libre

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 09:43






Les industriels et les distributeurs n'ont pas répercuté la baisse des prix agricoles sur les étiquettes. » C'est le bilan « accablant » de l'enquête réalisée par l'association dans onze enseignes du Nord-Finistère.

Quelle étude ?

Pour un kilo de filet de poulet Le Gaulois, la différence est de 10,74 € entre le prix perçu par l'agriculteur et celui payé par le consommateur en moyenne (1) !Ce résultat est issu de l'enquête réalisée par l'UFC-Que Choisir entre le 26 septembre et le 10 octobre, dans onze hypermarchés du Nord-Finistère : Centre Leclerc, Carrefour, Géant, Super U, et Intermarché. L'étude a porté sur trois produits, peu transformés : lait, escalopes de poulet et côtes de porc. Le différentiel se retrouve pour tous les produits : il est de 4,32€ pour le porc, 0,50 € pour le lait Candia.

Pourquoi cette mise en cause ?

Michel Devernoy, président de l'antenne brestoise, accuse : « Les industriels et les distributeurs n'ont pas répercuté la baisse des prix agricoles sur les étiquettes. » Pire : le prix payé par le consommateur continue d'augmenter alors qu'il aurait dû baisser. « Industriels et distributeurs profitent des variations des prix agricoles, plus particulièrement des baisses, pour accroître leurs marges ».

Que dénonce l'association ?

Marges « injustifiées et inexpliquées ». Pratiques de prix « inadmissibles » alors que le « pouvoir d'achat des Français est en berne », et quel'alimentaire représente « pas moins de 15,5% du budget des consommateurs ». Que Choisir dénonce « l'opacité de la construction des prix alimentaires ». Elle appelle les distributeurs de la région à « faire la lumière ».

L'explication des grandes surfaces ?

Onze lettres ont été envoyées aux grandes surfaces pour demande d'explications. Une seule réponse. Celle de Michel Roualec, PDG du Super U de Saint-Pol-de-Léon. « Pour assurer la pérennité, l'entreprise a besoin de dégager une marge brute (différence prix de vente/prix d'achat) de 25 % environ », explique-t-il. Cette marge brute se décompose ensuite « en frais de personnel (12 %), amortissements et frais financiers (6 %), frais généraux d'exploitations et taxes (7 %) ». Au final, le bénéfice ne serait que de « 1 à 2% en moyenne ». Des explications pas convaincantes pour l'association.

Que demande Que Choisir ?


Pour « mettre fin à ces abus », elle souhaite un mécanisme de coefficient multiplicateur, déjà applicable pour les fruits et légumes. Il ne concernerait que les produits alimentaires, bruts ou peu transformés: viandes de boeuf, de volaille, de porc, lait, etc. « Ce coefficient serait mis en place de façon exceptionnelle, lors de crises.
Et sa durée maximum - de trois mois -, définie par la loi. »
Il résulterait « de la négociation entre les consommateurs, professions agricoles, représentants de la chaîne de distribution et, le cas échéant, transformateurs ».


source: Ouest-France
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 17:37




Cora a été condamné hier lundi 30 novembre par la cour d'appel de Colmar à verser la somme de 200 000 euros à la CGT ainsi que 2000 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile.
 Saisie par la société Cora, la cour d'appel de Colmar vient de confirmer le jugement de première instance qui avait été rendu par le tribunal d'instance de Schiltigheim dans le cadre de la liquidation de l'astreinte pour non respect d'une décision de justice qui interdisait l'ouverture de l'hypermarché de Mundolsheim le 11 novembre 2006.

En novembre 2006, la CGT avait saisi le juge des référés du TGI de Strasbourg afin de lui demander d'interdire à l'hypermarché Cora d'ouvrir ses portes le 11 novembre 2006 et ceci au titre de la journée de solidarité.

A l'époque, la loi prévoyait qu'en cas d'absence d'accord, la journée de solidarité sera accomplie le lundi de Pentecôte. Or Cora n'avait aucun accord. Dans une ordonnance en référé daté du 9 novembre 2006, le juge interdisait à la société Cora de faire travailler les salariés le 11 novembre au titre de la journée de solidarité en l'absence d'accord collectif.

Cette interdiction était assortie d'une astreinte de 500 euros par infraction constatée.

 Malgré cette décision de justice, la société Cora avait décidé d'ouvrir son établissement de Mundolsheim et de faire travailler 400 salariés.




Source: l'Alsace.fr

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 11:10

 



Lorsque je vous ai reçu l'année dernière, votre combat portait sur les marges arrière. La loi de modernisation de l'économie (LME) a répondu partiellement à ce problème, elle supprime les marges arrière. En même temps, vous avez été assigné par l'Etat pour mauvaise conduite quelque part. Ça veut dire que vous avez récupéré ce que vous avez obtenu d'une main ?

Je sais bien que depuis l'affaire Clearstream on est coupable avant d'être auditionné, il ne faut pas tomber dans le piège, il faut que les médias résistent un peu.


J'ai dit « assigné »...

Vous n'êtes pas dépendant du pouvoir ! Si vous voulez, aujourd'hui, il y a un collectif organisé autour du gouvernement, avec neuf enseignes de distribution -généralistes et spécialistes, comme Darty, c'est trop collectif pour être honnête, c'est évident, parce que si le ministère du Commerce voulait vraiment mettre au pas chacun sur ces pratiques, il aurait procédé comme d'habitude, en nous convoquant, il nous aurait dit ce qui était possible ou non.
En fait, aujourd'hui, il se moque un peu du contenu, l'important était de dire que la loi sur modernisation de l'économie n'a pas enlevé, contrairement à ce que disaient la FNSEA et autres, à l'Etat, son pouvoir de gendarme. C'est une mise en scène pour montrer que ce n'est pas une loi pour les distributeurs et qu'on sait leur taper dessus quand il faut.


Malheureusement L’Etat à bien du retard sur les méthodes de la grande distribution…

Voir le chômage et les importations de la grande distribution en hausse permanente et leur comportement de moins en moins « civique et/ou citoyens » des différentes enseignes oubliant qu’elles ont  aussi des «devoirs»…

 

   
Serge Papin, patron de Système U, était à ce même micro juste après avoir reçu son assignation, il expliquait que c'était pour des retards de livraison, qu'ils avaient été trop sévères, qu'ils ne s'étaient pas forcément rendus compte, etc. Il a fait un peu son mea culpa. Vous ne le faites pas ?

Non, de ce que j'ai vu reçu de l'Etat, j'ai trouvé que c'était un pot-pourri de trucs faits pour dire que l'on assignait les distributeurs.

 Il faut quand même se poser la question d'un ministre du Commerce qui tire contre son camp. Il y a vraiment quelque chose de déglingué.

 (Ce serait un peu comme si ceux qui disent se battre pour la défense du consommateur, se  partageraient  le marché de la distribution alimentaire et se feraient un maximum de profits sur son dos …)


  Je sais bien que s'il est élu à la région Centre, Hervé Novelli ne sera pas plus ministre du Commerce au printemps...

En tout cas MEL l’à habillé pour l’hiver…


C'est-ce que vous souhaitez ?

Non, mais il a été nul dans cette histoire. Je trouve qu'il a été le facteur d'un groupe de conseillers. On est quand même qu'à deux ans du rapport Attali, où l'on parlait de modernisation, d'ouverture des marchés, et regardez tout le discours, comme il est devenu clientéliste, corporatiste, limite pétainiste.

Parler de méthodes limites Pétainiste, venant d’un grand démocrate (économiquement bien sûr) comme Michel Edouard Leclerc, c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité…

Quels termes peut’ on donner aux méthodes  d’achat du GALEC ?


 Maintenant, on est dans une phase où la majorité UMP à l'Assemblée a un peu peur des réformes qu'elle a lancées et de l'impact sur les corporations, donc c'est un mauvais moment.


Fallait-il sacrifier l'image de la distribution, (et quelle image...) même le ministre de l'Agriculture, M. Lemaire, ne le demandait pas, tout simplement parce que il va bien falloir mobiliser l'ensemble des acheteurs de la distribution pour retravailler à la revalorisation des produits agricoles.

Quand Michel Edouard Leclerc parle de revalorisation des produits agricoles, c’est que les produits français se mettent au niveau (de prix) de la production Asiatique ou Sud Américaine…

 

 Si on tue les acheteurs au motif que ce sont des salauds, des coupables, des machines à pressurer les industriels, on ne les aura jamais autour de la table.

Dommage que çela n’a pas était fait avant…


C'est vraiment une mauvaise politique. Si j'étais ministre du Commerce aujourd'hui (non merci,  il y à déjà suffisamment de problèmes…), au contraire, je calmerais ceux qui dépassent la ligne jaune, mais pour le reste, je fédérerais tout le monde sur un projet, celui du Grenelle de l'environnement, de la croissance verte.
 Là on aura besoin de la distribution pour entraîner l'agriculture à être proactive sur ces thèmes.

Et revoilà notre Nicolas Hulot de l’écologie de la grande distribution…et en plus il va « coacher » les agriculteurs…

il à intérêt à courir vite…

La croissance verte, il fallait la sortir celle là…le créateur fondateur de la SIPLEC…

 

 Il va falloir aussi que la distribution aide les PME, alors qu'elles sont déjà bien endettées, à accéder à une capacité concurrentielle supérieure.


Vous taclez assez durement le ministre du Commerce et de la Consommation sur la TVA dans la restauration, on a vu tout le débat avec Nicolas Sarkozy qui a dit non in fine. C'est vrai que les résultats ne sont pas là. Est-ce que les résultats de la LME sont là ?

Deux choses, franchement, la restauration est prise la main dans le sac de ne pas avoir répercuté la baisse de la TVA. Est-ce qu'on a vu des mesures coercitives entre la restauration ? Non !

 

Et ceux qui n’ont pas répercutés dans le prix final les 20% de marges arrière de la loi LME ?


Elles vont peut-être venir....

Les banquiers, ce sont quand même eux qui nous ont mis dans la panade en vendant du vent, est-ce qu'ils ont été taclés ? Même pas ! Ils ont même été aidés. Donc les distributeurs, même s'ils avaient passé la ligne jaune, pourquoi fallait-il ce traitement médiatisé, très « poutinien ». On va nous plomber l'image du secteur pendant trois ans. C'est de l'instrumentalisation politique.

Ben voyons…ma pauvre grasse et grande distribution…

On va verser une larme si ça continue…


Par qui ?

Je viens de vous le dire, c'est de l'instrumentalisation politique. Il faut en sortir. Je n'ai pas l'intention de répondre à tout ça. Comme je vous l'ai dit, j'attaque sur le médicament, l'économie verte, etc. Mais le politique qui fait ça se trompe de combat. Je pensais que la période Raffarin, où l'on distribuait des PV de la DGCCRF au Salon de l'agriculture pour attiser les rivalités agriculteurs/distributeurs, était finie.


La crise du lait, des producteurs, des agriculteurs de cet été, des viticulteurs c’est déjà fini ?

 

 Maintenant, ils remettent le couvert, ce sont eux qui seront déconnectés demain. On part sur les nouvelles croissances, le développement durable, le service aux consommateurs.

 



Source et intégralité de l'interview sur BFMTV

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