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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 17:36

 

Des ex-salariés du discounter allemand ont dénoncé son mode de fonctionnement digne, selon eux, d'une secte.

 

 

Un management sans pitié obnubilé par le profit et empreint de paranoïa et de cupidité. Quatre ex-salariées de Lidl, le discounter allemand implanté en Suisse depuis exactement 3 ans, ont résumé dans Der Sonntag leurs anciennes conditions de travail dans le magasin de Weinfelden (TG). Leur mission consistait à remplir les étagères, cuire le pain et être à la caisse. «Nous étions une super équipe et nous donnions tout pour la réussite de notre filiale. Et puis à cette époque, nous croyions encore les promesses de Lidl», témoignent-elles.

Vie privée tabou

A Weinfelden, la priorité absolue était de rester professionnel, pas de familiarité. Le tutoiement était tabou. Aucune tape amicale dans le dos. Même une soirée entre collègue n'a pas de place parmi les salariés de Lidl car elle pourrait avoir un impact négatif sur la réputation de la société. «Il y a eu des employés qui se sont quand même risqués à aller boire un soir une bière ensemble où ils ont été aperçus. Le lendemain, ils ont été convoqués par le patron et sont ressortis comme des chiens battus», racontent deux ex-cadres. «Qui était le délateur? Nous ne le savions pas. Par conséquent, nous avons toujours fait en sorte de nous garer le plus loin les uns des autres avant de nous retrouver dans un bar», poursuivent-elles.

Même les appels téléphoniques après le travail sont suspicieux pour Lidl. «On doit se justifier si on a appelé depuis la filiale un collègue de facturation juste après 21 heures». Les objets privés n'ont rien à faire dans le bureau, tout comme les conversations privées, même si elles concernent la famille ou des vacances. Il est également fortement recommandé de s'habiller en noir, sans aucune fantaisie de couleur. Une employée aurait été contrainte d'enlever un simple collier.

«Lavage de cerveau»

Aucune de ces règles ne figurent noir sur blanc. «Nous entendions souvent le même refrain: vous n'êtes pas ici pour penser», dénonce une ex-cadre. Tout ce qui ne collait pas au système Lidl devait avoir un coupable, «parce que le système ne peut pas mentir». Le management se reflète dans la personnalisation des numéros de téléphone internes, aucun nom, juste une fonction.

Les ex-employés parlent ouvertement de «lavage de cerveau» et de «fonctionnement dans le mode d'une secte». La hiérarchie est au cœur du système de Lidl, à l'exemple du système d'attribution des véhicules: les cadres inférieurs reçoivent une Audi A4, les membres du Comité exécutif le modèle A8.

Le système était basé sur le succès. Or ce dernier n'a pas été au rendez-vous. «Les ventes n'ont pas décollé, le rendement n'a pas été à la hauteur des attentes», témoigne une ex-salariée. En été 2009 déjà, Lidl a dû réduire le temps de travail de ses employés et licencier les salariés les plus coûteux. L'expansion annoncée n'a pas eu lieu. Au lieu des 100 magasins espérés pour la fin avril 2011, seul 80 avaient été ouverts.

Des antécédents

La publication d'un courrier interne mentionnant l'arrêt de l'expansion de Lidl avait fait scandale. Andreas Pohl, le patron d'alors, réputé colérique, avait convoqué le personnel afin de découvrir la taupe. «Il y a une sangsue parmi nous, avait-il alors lancé. Et cette sangsue suce le sang. La tique croit qu'elle peut se cacher, mais nous allons la débusquer».

Lidl ne répond pas

Lidl n'a plus de porte-parole en Suisse. Son nouveau Country Manager Matthias Oppitz n'a toujours pas été officiellement présenté. Confronté par Der Sonntag à ces accusations, ni Lidl ni Matthias Oppitz n'ont voulu s'exprimer. L'ancien chef Andreas Pohl n'était lui pas joignable pour donner sa position.

 

 

source: 20min.ch 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 14:17

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52 salariés de l’hypermarché Carrefour d’Avranches ont obtenu, chacun, 1 000 € de dommages et intérêts et 1 000 € pour frais d’avocat.

Les juges prud’homaux d’Avranches leur ont donné gain de cause. Le litige portait sur la rémunération, le forfait pause et le nettoyage des tenues de travail.

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 14:09

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UN GOUROU TRÈS MÉDIATIQUE. Le très médiatique Michel-Edouard Leclerc, fils du fondateur de l'enseigne, cultive son image de champion des prix bas. Il veutfaire de Leclerc - qui talonne désormais Carrefour - le numéro un français d'ici à 2015.

LE POIDS-PLUME. Leclerc ne compte que 110 magasins en Europe, pour un chiffre d'affaires de 30 milliards d'euros (hors carburants). Un poids-plume face aux 9 771 ensei-gnes Carrefour dans le monde (91 milliards d'euros). Mais il se rattrape sur le marché français.

DES RELAIS INTERNET. Leclerc, qui compte 144 "dri-ves" en France (relais pour les clients du Net), renforce sa stratégie. Le groupe prépare un nouveau portail, élargi aux biens culturels, un domaine qui lui a permis de modifier son image.

LA STRATÉGIE DE LA CONSTANCE. Distributeur indépendant, Leclerc rogne sur sa marge pour garder des prix bas, quitte à soumettre ses fournisseurs à une forte pression. Sur son site quiestlemoinscher.com, l'enseigne s'autoproclame la meilleur marché de France.

 

 

UN PDG SUR LE DÉPART. Une action en chute libre, un résultat en baisse de 19 % en 2011 et deux points de parts de marché perdus en France en trois ans. Le bilan de Lars Olofsson comme PDG de Carrefour est négatif. Il cédera le 2 avril son fauteuil à Georges Plassat, ancien patron de Casino.

LE POIDS-LOURD. Le deuxième groupe mondial de grande distribution (derrière l'américain Wal-Mart) n'a pas pu compenser ses déboires hors de France. Il a réalisé plusieurs contre-performances au Brésil et en Chine.

EN PANNE DE "DRIVES" Après de nombreux échecs (Boostore, CarrefourOnline, Carrefour.fr...), l'enseigne s'est retrouvée très en retard sur le créneau des "drives", ces entrepôts dans lesquels les clients récupèrent ce qu'ils ont commandé sur Internet.

L'ERREUR DE CONCEPT. Plutôt que de miser sur une politique de prix bas comme Tesco ou Wal-Mart, Carrefour a investi en vain dans le coûteux concept Planet. Une réorganisation de ses magasins qui devait lui permettre deconcurrencer les enseignes spécialisées. Mathilde Carto

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 13:33

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Carrefour Chine annonce avoir inauguré son 204ème hypermarché: Jian She Lu.

Situé dans la ville de Ziyang, le magasin s'étend sur une surface de 7163 m².

 

 

 

Je suis sûr que les PME françaises sont ravies d'avoir un partenaire comme Carrefour pour exporter leurs produits dans les linéaires des magasins Carrefour chinois....

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 16:10

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Carrefour a été condamné à verser 18,2 M€ au Trésor public, qui seront reversés à 16 fournisseurs victimes de marges arrière, selon une décision de la Cour d’appel de Paris. Carrefour devra en outre payer 2 M€ d’amende, soit un total de plus de 20 M€. Les fournisseurs concernés sont essentiellement des PME comme Rana ou Malongo.

 

Le distributeur avait été assigné en justice par le ministère de l’Economie en 2008 pour desservices de coopération commerciale considérés comme fictifs. Dans un premier jugement, le tribunal de commerce d’Evry avait sanctionné Carrefour d’une amende de 2M€ mais avait estimé que les fournisseurs avaient pu répercuter les marges arrières sur les prix de leurs produits. Au contraire, le second jugement de la Cour d’appel de Paris considère que les entreprises étaient trop petites pour répercuter ces ristournes dans leurs tarifs et ont de fait du rogner sur leurs marges.

 

Carrefour est donc condamné à rembourser les fournisseurs et à payer l’amende, soit un montant de 20 M€ au total, qui fait partie des plus lourdes sanctions prononcées à l’encontre d’un distributeur. Seul Leclerc dépasse ce montant, avec une condamnation pour marges arrière à cause de laquelle l’enseigne a du rendre 23 M€ à des fournisseurs.

 

Carrefour ne compte néanmoins pas en rester là, étant donné qu’il a décidé de se pourvoir en cassation. Le groupe « conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés » et estime que l’arrêt rendu « est en contradiction avec certains principes fondamentaux du droit ». Pour lui, les prestations mises en cause dénoncées pour être fictives « correspondaient à des services effectivement rendus qui leur procuraient un avantage évident ».

En outre, Carrefour n’est pas d’accord sur le montant à verser aux fournisseurs, affirmant « que les prestations perçues par l’enseigne s’élèvent à 2,4 M€ et non 17 M€ ». Autre argument du distributeur : « parmi les fournisseurs, tous informés de ce dossier, aucun n’a souhaité prendre part à la procédure pour contester la réalité

des prestations accomplies ».

Enfin, Carrefour a déclaré que les accords avec les fournisseurs « sont le fruit d’une négociation entre deux parties disposant de leur libre-arbitre et agissant en dehors de toute contrainte ». Lorsque l’on sait la possible répercussion d’une rupture de contrat entre un distributeur et une PME pour cette dernière, difficile de considérer les négociations entre distributeurs et fournisseurs comme équilibrées…

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 14:22

À la veille des négociations salariales qui se dérouleront ce vendredi à Paris, les syndicats CGT, UNSA et CFTC ont appelé les salariés à débrayer sur l'ensemble de la France. A Ploumagoar, l’entrepôt de Lidl emploie entre 120 et 130 préparateurs de commandes. Ce matin une quinzaine d’employés était présents sur le site. Les syndicats jugent « méprisables » les propositions de la direction visant notamment à supprimer la participation au bénéfice. « Et l’augmentation des salaires proposée est de 1,4 % alors que l’inflation est de 2,4 % selon l’Insee », indique le délégué syndical CGT qui invite également le personnel travaillant en magasin à débrayer.

 

 

Une soixantaine de personnes ont bloqué ce matin, dès 7 h, l’entrée de l’entrepôt Lidl de Sautron. Les salariés demandent une augmentation des salaires de 150 euros ainsi que la remise en place de la participation aux bénéfices, qui a été supprimée.

 

 

Ils étaient une trentaine ce matin devant un feu palette au pied de la plateforme "Lidl" située zone du Pré-Long à Montceau-les-Mines. Préparateurs de commandes, agents de quai, carristes, tous réclament une revalorisation de leur salaire de base ainsi que l'obtention de leur prime annuelle de participation "supprimée pour l'année 2012", assurent-ils.

"Nous souhaitions une augmentation générale des salaires de 2,8 %, la direction nous propose 1,4 % et 0,4 % de rattrapage sur l'année 2011. C'est insuffisant" exprime Didier Malbruneau, délégué syndical Unsa.

Les syndicats réclament un mois de salaire de plus pour les salariés ayant atteint 20 ans d'ancienneté. "La direction fixe le seuil à 25 ans d'ancienneté alors que ce site est ouvert depuis 13 ans", poursuit-il.

Un débrayage national dans le cadre d'une journée intersyndicale destinée à peser sur les négociations salariales qui prennent fin demain.

 

Depuis 2 heures ce matin, une soixantaine de salariés de Lidl bloquent l’accès à l’entrepôt régional de Lunel dans le cadre d’un mouvement national portant sur des négociations salariales.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 11:18

 

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Suite à un appel européen à la grève, une trentaine de salariés ont débrayé durant deux heures, aujourd'hui, à l’hypermarché Carrefour de Thiers.

De 10 heures à midi, dans la galerie marchande, les grévistes ont distribué des tracts et fait signer des pétitions « contre les nouvelles mesures d’austérité qui seront imposées suite au nouveau traité européen que les chefs d’états s’apprentent à signer début mars ».

« La CGT estime qu’il y a d’autres solutions pour sortir de la crise », a souligné Saliha Boulil, représentante syndicale. Suppléant d’André Chassaigne aux prochaines législatives, Éric Dubourgnoux (Front de gauche) s’est rendu sur place pour soutenir le mouvement.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 14:53

aldi

 

 

 

Pour exploiter tranquillement ses salariés jetables le leader européen du hard-discount ne s’embarrasse pas des représentants du personnel.

 

Témoignages.


Pour certaines directions « un bon syndicaliste est un syndicaliste morne ». Emoussés par les pressions, provocations, mépris et traquenards quotidiens les représentants du personnel d’Aldi Marché n’ont pas la tache facile.
    Quand l’exploitation des salariés passe par leur assouvissement la moindre contestation doit être brisée.
    Smaïl Khoulali délégué CGT au CE et au CHSCT d’Aldi fête bientôt ses dix ans de boite, une belle longévité pour un syndicaliste d’Aldi. « Chaque matin en arrivant au boulot on se demande ce qui va nous arriver ». Cela peut commencer par un « contrôle tôt ». Car tout chez Aldi a son appellation bureaucratique. Ici la méthode est toujours la même. « Le responsable de secteur reste caché quand on arrive le matin, explique Bamba Mbaye, secrétaire CFE-CGC du CHSCT, puis on ouvre et il surgit sur le parking à fond de caisse et s’arrête au frein à main avant de se jeter sur nous ». Et comme tous les responsables de magasin (RM) ont été braqués au moins une fois, ils sont totalement ébranlés quand le responsable de secteur (RS) inspecte dans les moindres détails le magasin et le bon respect des infinies procédures. Lors d’un « contrôle tard », la même chose mais à la fermeture, Eric Calleya, responsable d’un magasin d’Istres avait laissé traîner des pêches données selon lui le matin par le maraîcher d’en face. Le RS a considéré qu’elles avaient été volées à Aldi et en estimait le prix à 26 euros. Eric Calleya, syndiqué, 53 ans, 13 ans d’ancienneté, a été viré. Il est au prud’homme.

« Faire virer celle là »

 
    A leur arrivée dans la société Smaïl Khoulali et Bamba Mbaye ont connu le même bizutage. « Le RS m’a demandé de faire un "test achat" », se souvient Smaïl en poste à Cavaillon. C'est-à-dire de voler du jambon entre deux packs d’eau avec pour instruction du responsable de secteur « de faire virer celle là ». Une caissière déléguée CGT. « J’ai refusé et depuis je ne progresse pas dans la boite », explique celui qui a pris la relève syndicale de la caissière.
    « Le RS m’avait demandé de mettre un produit périmé dans les rayons d’un magasin pour en virer le responsable, délégué CFE-CGC », se souvient Bamba Mbaye qui avait refusé. Et d’autres histoires : celui qui avait laissé traîner ses clefs de voiture si bien qu’un RS l’avait chargé de marchandise puis avait fait ouvrir le coffre pour crier au vol. Viré. Un responsable de secteur toujours, qui compresse un kiwi d’une main le déclarant invendable.

Travail dissimulé
    Il y a cette cadence de 3 000 articles enregistrés par heure imposée aux caissières. Ces « observations caisse » inopinées où le responsable de magasin note scrupuleusement tout ce qui est hors protocole de la part de la caissière. Protocole intenable.
    Mais il y a surtout cette « valorisation horaire de productivité ». Une VHS qui impose un chiffre d’affaire de 500 euros par heure et par employés. Inatteignable. « Donc on vient travailler pendant les congés, les repos, on arrive plus tôt et on repart plus tard », explique Smaïl Khoulali. Du travail dissimulé, tout simplement, dont le moteur n’est autre que la pression quotidienne sur des salariés serviles terrorisés par le chômage. « On reçoit plus de 600 CV par magasin », assure Bamba Mbaye. Lorsque Aldi jette un salarié par une fenêtre, il y a déjà la queue devant sa porte.

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 14:45

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Hier matin, la manifestation a été reconduite devant l’hypermarché Auchan. Globalement, la mobilisation contre le travail le dimanche reste intacte.

Hier matin, le parking d’Auchan était une nouvelle fois le théâtre d’une manifestation de lutte contre le travail le dimanche. Cette fois, une vingtaine de salariés étaient présents pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de la direction de Schiever, parmi un groupe de 80 manifestants selon les organisateurs.

La lutte semble difficile, mais ils ne comptent pas lâcher et reconduisent la manifestation tous les dimanches, appuyés en cela par de nombreux soutiens. Ainsi, hier, la CGT, la CFDT, FO et le PCF étaient représentées. Les élus de Gueugnon, Christian Bonnot, conseiller général, et Béatrice Pennel, déléguée syndicale de Géant Casino, se sont également déplacés pour soutenir les salariés d’Auchan.

Les clients, eux, ont réagi de manière diverse à ce mouvement. Certains ont soutenu les salariés en faisant demi-tour à l’entrée du magasin. Toujours selon les organisateurs, il y avait moins de clients à gros chariots que le dimanche précédent.

En coulisses, les discussions se poursuivent. La direction a envoyé aux salariés un accord signalant qu’elle s’engageait à offrir un jour et demi de repos la semaine suivant le dimanche travaillé. Elle demande également à convoquer individuellement les salariés afin de connaître leurs motivations à ne pas vouloir travailler le dimanche. Mais cet accord a été jugé inacceptable par Maxime Jacquet (représentant du personnel) et les salariés, qui l’ont donc refusé.

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 14:31

ikéa

 

L'entreprise aurait fouillé dans les fichiers de police pour obtenir des informations sur ses salariés.

"On a un collaborateur qui vient de l'ANPE et roule en Porsche Carrera, pouvez-vous me dire à quel nom elle est immatriculée ? Et si ce nom est différent du collaborateur ?". Selon des informations du Canard Enchaîné, ce mail aurait été envoyé par Ikéa à des officines privées de sécurité. Moyennant rémunération, le géant du meuble aurait eu accès aux fichiers de police réservés au service de l'État.

Objectif : en savoir plus sur les salariés ou les clients récalcitrants de l'entreprise. "Son discours est antimondialiste, ses méthodes 'vieille garde CGT' (se bouche les oreilles et répète sans cesse la même chose concernant ses acquis). Syndicalisme ? Correspond pas trop au profil de sa dame. Prosélytisme divers ? ATAC ou autres ? Risque de menace écoterroriste ?", peut-on lire sur l'extrait du mail auquel le journal satirique a eu accès.

80 euros la consultation

Les clients n'ont pas été épargnés par ces pratiques d'espionnages douteuses. Le journal révèle en effet qu'à Morlaix, dans le Finistère, une cliente qui réclamait 4.000 euros à Ikéa, aurait été espionnée. "Pourriez-vous me faire une recherche sur cette adresse et me dire : 1 - Qui est propriétaire des lieux (ou locataire) de façon officielle ? 2 - Cette personne est-elle connue des services ?", demande l'entreprise.

Extraits de casier judiciaire, numéro de téléphone portable, numéro de plaque d'immatriculation, adresse personnelle… les demandes de renseignements sont variées. Selon le Canard Enchaîné, une centaine de mails ont été envoyés par le directeur de la gestion de risque d'Ikéa. Ce dernier est d'ailleurs suspecté d'avoir mis son nez dans les fichiers de police pendant plusieurs années.

En échange de 80 euros, les responsables d'officines privés auraient accepté de fournir les informations des fichiers de police, les cartes grises, les permis de conduire, ou encore les factures téléphoniques.

Des plaintes bientôt déposées

Les clients ne comptent pas en rester là. Une dizaine de délégués syndicaux FO des trois magasins Ikea situés à Franconville (Val d’Oise), Roissy Paris-Nord (Seine-Saint-Denis) et Thiais (Val-de-Marne) ont annoncé qu’ils allaient porter plainte contre X, rapporte Le Parisien. Ils comptent aussi dans les prochains jours créer une "association de défense des victimes d’Ikea" pour demander "la prise en charge des victimes, la vérité et la justice" pour tous les salariés, délégués syndicaux et clients concernés.

Les avocats Yassine Yakouti et Sofiane Hakiki ont déclaré sur France Info qu'ils allaient porter plainte pour "utilisation frauduleuse de données personnelles". "Les faits rapportés par Le Canard sont très graves. La mise en place, la révélation et la mise en lumière d'un tel système est quelque chose d'unique en France", a commenté Me Yassine Yacouti. Si les faits sont avérés, l'entreprise risque au minimum 5 ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende.

Ikéa veut que toute la "lumière soit faite"

Forcé de s'expliquer, le directeur de la communication d'Ikea a déclaré que l'entreprise "souhaitait faire toute la lumière" sur les pratiques de "flicage" de son personnel et de clients. le groupe va "entreprendre des vérifications", a indiqué mercredi son directeur de la communication. "On désapprouve de façon claire et vigoureuse toutes ces pratiques illégales qui peuvent porter atteinte à des valeurs importantes" comme "le respect de la vie privée", a-t-il ajouté.

De son côté, le PDG de Sûreté International, joint par Rue 89, "dément formellement" les informations du journal d'investigation. "Certains de mes salariés ont monté un cabinet parallèle, en profitant des connexions qu'on avait avec la direction. Ils ont été licenciés pour faute en 2004 [notamment Yann Messian, mentionné par le Canard, ndlr], et il y a eu un procès pour concurrence déloyale", a-t-il déclaré.

 

 

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