18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 11:18

Le torchon brûle entre les industriels de l'agroalimentaire et la grande distribution. Et l'État a bien l'intention de jouer son rôle d'arbitre. Car la guerre des prix à laquelle se livrent les centrales d'achat lamine les marges de l'agroalimentaire et menace l'emploi.

Selon l'Association nationale des industriels de l'agroalimentaire (ANIA), une entreprise de ce secteur disparaît chaque jour et 6 000 emplois ont déjà été détruits en 2013. Or l'agroalimentaire avec 492 000 salariés (1) est l'un des derniers fleurons industriels français. Mieux, il a généré un solde commercial positif de 8,5 milliards d'euros en 2013. Mais en recul de 7 % par rapport à 2012.

La course aux prix bas

Les rabais accordés au consommateur sont pris sur les marges bénéficiaires et donc la capacité à investir de ce secteur qui comptait 11 852 entreprises. « Que pèsent ces PME face à cinq ou six centrales d'achat. On les pressure. C'est tout simplement inadmissible », dénonce Annick Le Loch, députée PS du Finistère et membre de la commission économique à l'Assemblée nationale.

Mercredi, elle organisait une table ronde à l'Assemblée nationaleavec des représentants de l'agriculture, de la distribution et de l'agroalimentaire. Au coeur des débats, la politique agressive de course aux prix bas conduite par Michel-Edouard Leclerc. Mais ce dernier n'a pas cédé.« Je ne serai pas le mécène des producteurs », a-t-il expliqué. Sur son blog, le distributeur enfonce le clou.

« Sur un an, les cours des produits agricoles ont sérieusement décroché : -30 % sur la pomme de terre, -10 % sur le blé, -12 % sur le maïs, -7 % sur le sucre... Expliquez-nous pourquoi les distributeurs n'auraient pas le droit d'exiger des diminutions de tarifs. »

Jusqu'à 375 000 euros d'amende


« Nous sommes dans une spirale infernale », soupire Thierry Desouches, à la direction de Système U. Depuis plusieurs mois, son président Serge Papin souligne les risques de cette guerre des prix. Tout en y participant. « Leclerc et Carrefour donnent le ton. Nous sommes obligés de suivre. »

Jeudi, à Paris, le gouvernement a haussé le ton lors d'une réunion qui rassemblait les principaux acteurs de ce dossier autour d'Arnaud Montebourg ministre de l'Économie, Stéphane le Foll ministre de l'Agriculture et Carole Delga, secrétaire d'État à la consommation. À défaut de convaincre, il peut frapper au portefeuille. La loi sur la consommation adoptée en mars sanctionne plus durement le non-respect des contrats. Les amendes peuvent aller jusqu'à 375 000 €.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 11:01

Cette fois, c'est Auchan qui a tiré le signal d'alarme. Fin mai, dans une note interne, le distributeur nordiste a fait passer un message musclé à ses équipes françaises : « Gel immédiat de tous les investissements, suspension de tout nouveau projet de drive, abandon des extensions de magasin. » « C'est un électrochoc », assène Pascal Saeyvoet, délégué syndical central FO du groupe de la famille Mulliez.

Auchan n'est pas l'exception. Vendredi 6 juin, les salariés des 26 entrepôts Lidl, leader du hard discount en France, ont observé une journée de grève nationale pour protester contre « les conditions de travail » et un projet d'ouverture le dimanche matin.

Semaine après semaine, le climat se durcit dans la grande distribution française. Début mai, l'annonce de la vente des 865 magasins Dia par sa maison mère espagnole a fait l'effet d'une déflagration.

Quelque 7 500 emplois sont concernés, et le dossier est suivi de près par Bercy.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 18:02

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 10:39

Pour sa première campagne en France, l'ONG allemande Foodwatch - qui vient d'ouvrir des bureaux à Paris - attaque fort. Le spécialiste de la dénonciation des fraudes alimentaires a épinglé cinq produits aux étiquettes mensongères et lancé une pétition contre Michel-Edouard Leclerc, patron de l'enseigne éponyme. L'ONG a examiné plusieurs produits commercialisés par cinq grandes entreprises dans l'Hexagone. L'organisation a écrit à chaque entreprise pour lui poser une série de questions sur l'élaboration, la composition et la provenance de ses produits. Bien souvent, les fabricants et distributeurs y ont répondu partiellement, voire pas du tout.

En l'absence de réponse satisfaisante, l'ONG a dénoncé des pratiques «inacceptables». Le plus alarmant, selon Foodwatch, c'est que «les ruses de l'industrie agroalimentaire sont parfaitement légales». «Les fabricants en profitent, confortés par des réglementations laxistes et le laisser-faire de la plupart des pouvoirs publics. Là est le véritable scandale», dénonce Ingrid Kragl, directrice de l'information de l'ONG. Pour Foodwatch, «le but n'est pas que le fabricant change de recettes mais qu'il joue la transparence, éventuellement qu'il modifie certains ingrédients». Et la grande distribution a également sa part de responsabilité en mettant des produits en rayons sans les contrôler, critique encore l'ONG qui a présenté l'ensemble de ses analyses lors d'une conférence presse ce mardi. Palmarès.

1- La «dinde à l'eau» de E.Leclerc

Alors que l'emballage mentionne «qualité supérieure» et «100% filet», les tranches de filet de dinde ne contiennent que «84% de viande, le reste c'est de l'eau, des additifs et du sel», observe l'organisation. «Ainsi le consommateur paye six tranches de dinde, en réalité l'équivalent d'une tranche sur 6 n'est que de l'eau», explique une vidéo mise en ligne sur le site de l'ONG. Scandalisée, l'ONG a décidé de lancer une pétition destinée aux consommateurs qui ne veulent pas être pris pour «des dindons de la farce». 36.800 internautes l'ont déjà signée.

En face, Michel-Edouard Leclerc n'a pas tardé à réagir. Sur son blog, le patron des hyper et supermarchés éponymes a dénoncé un «coup de comm'» de l'organisation qui cherche à faire le «buzz». «Non, il n'y a pas de malveillance, il n'y a pas tromperie, il n'y a pas de mensonge», a-t-il écrit avant de justifier le choix de ses fameux filets de dinde. «On peut choisir un produit avec des taux de saumure différents (eaux avec une forte concentration de sel. NDLR), mais si le législateur a encadré et prévu qu'on mentionne ces taux (ce que la marque ciblée a fait), c'est bien pour qu'il y en ait pour tous les goûts», a-t-il souligné. Et de conclure non sans ironie: «Si l'on veut du jambon sans eau, ça s'appelle du jambon sec...et il s'en vend aussi chez E.Leclerc!».

2 - La soupe «Maggi boeuf-carottes»...sans boeuf!

Chez Nestlé, la «soupe Maggi boeuf-carottes aux vermicelles» comporte malgré son nom, 0% de boeuf et «1,1% de jus de cuisson» avec «5,5% de carottes», selon Foodwatch: interpellé, l'industriel a fait valoir que son produit respectait «le code de bonnes pratiques». Or ce code a été «élaboré par le Syndicat national des soupes et potages dont la mission est de défendre ses adhérents!», souligne Mme Kragl, qui conteste cette double casquette de juge et partie.

3 - La vinaigrette Puget qui n'a qu'1% de tomate séchée

Quant à la vinaigrette «huile d'olive extra, vinaigre balsamique, tomates séchées» de Puget, elle ne contient que 1% de tomates, et surtout de l'huile de colza et du vinaigre blanc, des ingrédients meilleurs marché. La marque d'huile d'olive préférée des Français a répondu dans une lettrequ'elle ne voulait pas «saturer» le goût du produit avec un arôme trop prononcé de tomate séchée.

4 - Les tortellini «au jambon cru et parmesan» pauvres en jambon

La farce des tortellinis est seulement composée de 24% de jambon et d'une «petite cuillère de parmesan». Le reste n'ést que fécule et flocons de pomme de terre et poitrine de porc. Lustucru a refusé de répondre.

5- Le yaourt bio aux «arômes pas bio du tout»

Enfin les yaourts Vrai, estampillés «bio aux fruits rouges», ne contiennent pas un gramme de fruit, mais «seulement des arômes pas bio du tout» à hauteur de 1,1%, remarque encore l'ONG.Interrogé sur l'absence de bio dans son produit, Triballat Noyal assure que l'arôme utilisé est «100% naturel» et «provient essentiellement directement du fruit rouge». D'où vient-il? Le fabricant botte en touche.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:30

Plus de prison et moins d'amendes. C'est en ces termes que le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay s'est prononcé, mardi après-midi, dans le cadre de l'affaire dite de la "remballe" au Super U de Langeac, en Haute-Loire. Des peines de prison avec sursis ont été requises pour 3 des 4 prévenus.

Les faits remontent à mars 2013. Les enquêteurs ont mis au jour une affaire de reconditionnement de viandes et charcuteries périmées dans un supermarché de Langeac (Haute-Loire). Une pratique dite de la "remballe"qui a duré plusieurs années

Fin janvier, quatre personnes comparaissaient devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. En ligne de mire : le réétiquetage de produits à base de viandes et charcuterie dont la date de péremption était dépassée. Cette pratique, dite de la "remballe", a duré plusieurs années au Super U de Langeac, en Haute-Loire. Le 29 janvier dernier, des peines de prison avec sursis avaient alors été requises à, l'encontre de 3 des 4 prévenus.

Mis en délibéré, le jugement a été rendu mardi après-midi. Le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay s'est montré plus sévère au niveau des peines de prison avec sursis. Moins sévère, en revanche, pour les amendes.

Entre 6 et 9 mois de prison avec sursis

La société "Langeac Distribution" a été condamnée à 15 000 euros d'amende. Contre 40 000 euros requis en janvier par le Procureur de la République.

Philippe Boutreux, le propriétaire des Super U de Langeac et d'Aiguilhe (près du Puy), a été relaxé en tant que personne physique.

Le directeur du magasin Langeadois (qui a démissionné depuis l'affaire), a écopé de 9 mois de prison avec sursis et de deux amendes de 2 000 et 300 euros. Contre 3 mois avec sursis et 3 000 euros d'amende requis.

Les anciens responsables des rayons boucherie et charcuterie étaient également poursuivis. Le premier a été condamné à 9 mois de prison avec sursis et 2 00 euros d'amende. Requis : 2 mois avec sursis et 2 000 euros d'amende.

La seconde : 6 mois avec sursis. Contre 1 mois avec sursis et 1 000 euros.

En outre, des interdictions d'exercer des postes de direction ou de maîtrise dans le commerce ont été prononcées à l'encontre de l'ancien directeur du super marché et des deux chefs de rayons.

L'association UFC Que Choisir recevra 10 000 euros de dommages et intérêts.

Les personnes condamnées ont dix jours pour faire appel de cette décision.

Source: FR3

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 09:53
La direction d'Auchan a annoncé ce matin un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) portant sur les postes de 17 vendeurs, selon le syndicat F.O. Dix-sept vendeurs qui auraient refusé un avenant à leur contrat de travail suite au changement de statut modifiant fortement leur rémunération variable. Les élus de F.O ont demandé la nomination d'un expert afin de mesurer l'impact économique de la rémunération de ces 17 vendeurs sur les résultats de l'entreprise.
PRESSION AU VOLONTARIAT
"Si Auchan persistait dans la mise en place de ce PSE, démonstration serait faite que les beaux discours qui accompagnent la communication des plans de transformation auprès du grand public n'apportent aux salariés qu'une seule issue : tu acceptes le volontariat ou ton emploi tu perdras". F.O est le deuxième syndicat représenté chez Auchan derrière la CFTC. Cette annonce fait suite à un plan important annoncé le 30 janvier 2014 et portant sur la suppression de 800 postes.
Source: LSA

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 16:16
Le groupe de grande distribution  a annoncé vendredi la suppression d'environ 300 postes sur la période 2014-2016, confirmant des informations syndicales publiées la veille à l'issue d'un comité central d'entreprise.

Dans le cadre d'un «plan de modernisation» lié aux transformations de ses métiers en magasin, le groupe prévoit «une diminution des effectifs de l'encadrement en magasin d'environ 800 postes», et la «création d'un minimum de 500 postes supplémentaires d'employés libre-service». Drive à bout de souffle

Ceux-ci «effectueront une partie des tâches effectuées auparavant par les salariés devenus employés commerciaux», précise Auchan dans un communiqué.

Le groupe souhaite que ces transformations s'effectuent «sur la base du volontariat» et permettent «à toutes les personnes dont les postes peuvent être concernés, de bénéficier si elles le souhaitent de la mobilité interne, au sein d'Auchan , mais aussi de Groupe Auchan». L'avis du comité central d'entreprise sur ce dispositif sera recueilli le 25 février prochain.

Une mauvaise  ?

La CFDT reconnaît «des faits positifs», mais s'inquiète de «l'impact sur l'emploi» de cette annonce. Et le syndicat de préciser : «Tout projet apportant du progrès économique et social sera validé, cependant la CFDT alerte sur les mauvais choix qui entreraient dans une logique de déflation économique et sociale».

«Nous insistons sur le fait que les salariés ne doivent pas payer la note du plantage de 2013, nous serons vent debout contre toute tentation de modération salariale et surtout dans ces temps de crise aiguë du chômage, de suppressions d'emplois», est-il ajouté dans le communiqué.

Le directeur général d'Auchan France, Vincent Mignot, avait reconnu lors du comité central d'entreprise que des erreurs stratégiques avaient été commises en 2013, d'après Guy Laplatine, délégué général central CFDT Auchan France. Sur les six premiers mois de 2013, Auchan avait enregistré un bénéfice net de 317 millions d'euros, en hausse de 33,7%, soutenu en partie par des plus-values de cessions. La France, principal marché du groupe, avait enregistré un recul de 0,9% de ses ventes.

                                                           source: LeParisien.fr

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 08:00
  •                                                                             distributeurs s

 

Le distributeur a été puni pour avoir voulu contraindre ses fournisseurs à ne pas se retourner contre lui.

 

La cour d'appel de Paris a condamné le géant de la distribution Leclerc à une amende de 500.000 euros pour des "clauses déséquilibrées" insérées dans des contrats avec des fournisseurs selon la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).
L'arrêt de la cour d'appel de Paris, rendu le 18 décembre, faisait suite à une décision du tribunal de commerce de Créteil qui avait débouté, en décembre 2011, le ministère de l'Economie qui avait assigné en justice le distributeur. Procédure lancée en 2009. Hervé Novelli, alors secrétaire d'Etat au Commerce, avait poursuivi neuf enseignes de la grande distribution en octobre 2009 afin de faire "sanctionner plusieurs clauses du contrat type et des conditions générales d'achat", rappelle le communiqué de la DGCCRF.
Cet arrêt "enjoint l'enseigne de cesser pour l'avenir la pratique consistant à mentionner ces clauses dans ses contrats commerciaux", explique la DGCCRF dans son communiqué. Cette décision a permis la poursuite des procédures judiciaires engagées en 2009 par le                 gouvernement contre neuf distributeurs, dont Carrefour, Auchan, Casino et Cora pour "pratiques abusives".
Un autre contentieux. Pour rappel, les ministres de l'Economie Pierre Moscovici et de la Consommation Benoît Hamon ont également décidé en novembre dernier d'assigner le distributeur devant le tribunal de commerce de Paris pour "déséquilibre significatif" dans ses relations avec ses fournisseurs. Le distributeur avait inclus dans ses contrats une clause interdisant les fournisseurs à se retourner contre l’enseigne si un contentieux apparaissait à l’origine d’ “un tiers au contrat, y compris le ministre chargé de l’économie”.

source: europe 1

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 10:45

Elles ont peur. Peur de leur patron. C’est pourquoi, elles ont insisté pour rester anonymes. Elles, ce sont des employées d’Intermarché. Depuis 2008, elles disent subir des humiliations répétées et un management par la terreur de leur directeur. Certaines ne sont plus dans l’entreprise, d’autres s’accrochent.

« Dès son arrivé, à l’inventaire de cession, il nous a annoncés : Je suis là pour vous faire pleurer. » La pression est alors montée crescendo. « Aux réunions le matin, il lui arrive de taper du poing, de nous dire que nous ne sommes pas bons et de nous monter les uns contre les autres. »

Pour certains, les charges de travail auraient été multipliées. « Il nous demandait des choses impossibles, plusieurs tâches à faire en très peu de temps. C’est de l’esclavage. »

Certaines ont craqué et

sont en arrêt maladie

Derrière, les sanctions n’ont pas tardé. À coup d’avertissements reçus par lettre recommandée avec accusé réception, de notes de service à tire-larigot, et de convocations dans le bureau.

« Parfois, nous sommes convoquées sans raison apparente. On y va avec une boule au ventre. De toute façon, pour lui, si nous ne sommes pas sortis en pleurant, ça ne va pas. Il n’est pas seul dans le bureau. Il nous menace, on en prend plein la tête, il nous rabaisse. »

En perte de confiance et d’estime, quelques-unes vont voir leur santé se dégrader pour finalement craquer et se mettre en arrêt maladie. « Mon dernier jour, je faisais 18 de tension. Aujourd’hui, j’ai encore du mal à sortir de chez moi », atteste l’une et une autre d’ajouter :« Nous n’avions pas de problèmes avec les anciens patrons. Nous, ce que l’on veut, c’est qu’il nous respecte. »

Par ailleurs, des employées n’auraient pas reçu leurs fiches de paie depuis des mois. « Il faut leur envoyer des lettres recommandées pour les avoir et encore. »

Quant aux autres témoignages, ils sont affligeants : « Pute, conne, bourrin, voilà comme il traite les employés »« Ici, ça marche à coups de poing dans la gueule, si vous n’êtes pas content, la porte est grande ouverte ». Ce harcèlement moral, elles comptent bien le faire reconnaître. Certaines ont d’ailleurs entamé des procédures auprès des autorités compétentes.

Contactée à plusieurs reprises par téléphone, nous n’avons pu obtenir aucune information de la part de la direction d’Intermarché, qui aura tout loisir de pouvoir s’exprimer dans nos colonnes ultérieurement.

 

Source: L'union Ardenais

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 08:47

A l'appel du syndicat Force Ouvrière et après consultation des employés, une partie des salariés de l'hypermarché Auchan d'Escaudoeuvres devrait entamer une grève ce lundi toute la journée. Ils protestent notamment contre la dégradation des conditions de travail, un manque de reconnaissance, et l'absence de primes.


 

" Horaires changés au dernier moment, manque de matériel et matériel vieillissant, 20 % de moins de personnel sur une surface de magasin augmentée de 20%, surcharge de travail, départs en congés peu ou pas remplacés, absentéisme en progression, pression hiérarchique... " Telle est la liste - non exhaustive - des contestations à l'origine de ce mouvement social.

 

Par conséquent, depuis dimanche minuit pour les équipes de nuit, et tout au long de la journée de lundi - la plus grosse de l'année attendue par l'hypermarché cambrésien - une partie des salariés d'Auchan va se mettre en grève. 

 

" Nous demandons un changement immédiat et radical des ressources humaines, un investissement immédiat sur les conditions de travail, et la convocation de la commission Prime de progrès, pour réfléchir à un remplacement de celle-ci par un réel partage du bénéfice magasin et une prime exceptionnelle de 250€ nets pour tous les employés ", revendique le syndicat FO auprès de la direction d'Auchan France.

 

FO reconnaît qu'il lui est " difficile " de quantifier la participation du personnel à ce mouvement en raison " de la pression hiérarchique " en cette veille des fêtes de Noël. 

 

Source: l'Observateur du Cambraisis

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