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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 16:03

Les patrons sont parfois séquestrés, les salariés, très rarement. C'est pourtant un tel fait qui a mené quatre dirigeants du supermarché Leclerc de Montbéliard (Doubs) devant le tribunal correctionnel de la ville, jeudi 14 novembre. Ils sont accusés d'avoir séquestré, en 2006, une cinquantaine de salariés durant environ une heure dans une réserve afin de les soustraire au contrôle inopiné de l'inspection du travail. La CGT s'est portée partie civile. Une vingtaine de salariés ont demandé le paiement d'heures supplémentaires ainsi que des dommages et intérêts pour leur enfermement dans la réserve.

L'audience a duré treize heures, le temps d'essayer d'éclaircir de nombreux points de cette affaire exceptionnelle. Le 30 juin 2006, vers 21 h 45, le magasin est en plein inventaire quand arrivent des agents de l'inspection du travail, de l'Urssaf et des policiers. L'inspection enquête sur une comptabilisation suspecte des heures supplémentaires depuis plusieurs mois après des plaintes de salariés. Une partie de ces heures n'étaient ni comptabilisées ni payées. Une ancienne employée a confié, dans L'Est Républicain du 17 novembre 2011, qu'elle avait établi de faux relevés d'heures, mentionnant 37,5 heures par semaine alors que des salariés en faisaient 50 à 60.

A la vue des inspecteurs, le directeur du magasin Leclerc ordonne à une chef de département de cacher une cinquantaine de salariés. Ceux-ci sont conduits dans une réserve. Ils se retrouvent dans le noir, avec interdiction de parler, sans savoirpourquoi ils sont là. "Quand j'ai vu les enquêteurs et la police sur le parking, j'ai paniqué, je savais qu'on ne respectait pas les amplitudes horaires" légales, a reconnu le directeur à la barre. "J'aurais dû réagir mais je ne l'ai pas fait, a admis, de son côté, la chef de département. J'ai suivi [les ordres] sans comprendre les enjeux."

DIFFÉRENTES VERSIONS POUR UNE "FRAUDE MASSIVE"
 

Comment s'est passé la séquestration ? L'enfermement aurait duré de 20 à 60 minutes. Certains salariés ont affirmé que le local avait été fermé à clé, la chef de département disant, elle, qu'elle a maintenu la porte avec son pied. "C'était comme si on nous faisait passer pour des travailleurs clandestins", a souligné une salariée dans L'Est Républicain du 17 novembre 2011, ajoutant avoir été "suivie par une psychologue" ensuite.

Pour Sébastien Bender, avocat du directeur du magasin et de la directrice des ressources humaines (DRH), qui a plaidé leur relaxe, on ne peut pas vraimentparler de séquestration. "Le directeur n'a pas donné l'ordre d'enfermer les salariés mais de les cacher. Et personne ne s'est opposé à aller dans le local", affirme-t-il. Mais peut-on s'opposer aux ordres de son patron ? M. Bender a une autre explication : "Certains salariés ont dit qu'ils avaient pensé qu'ils allaient fairel'inventaire de la réserve, d'autres qu'il y avait le feu. Même dans la réserve, personne n'a demandé à en sortir."

Des salariés ont pourtant indiqué s'être sentis "oppressés" dans le local. Mais M. Bender a un doute. "Une personne a déclaré avoir joué au foot dans la réserve. Il n'y a pas deux versions identiques." De même, il y a plusieurs versions de la libération des salariés. Etait-ce après le départ des inspecteurs ? Ou bien, comme le dit M. Bender, "au bout d'un quart d'heure, quand le directeur a donné l'ordre deremettre les salariés dans les rayons par petits groupes", après avoir réalisé qu'il avait "fait une bêtise" ? Le tribunal devra trancher.

En tout cas, "c'est la première fois qu'on arrive à prouver une fraude massive, a souligné la direction du travail dans Libération du 20 octobre 2006. Mais à côté de ça, il y a quantité d'affaires qui n'aboutissent pas faute de preuves et parce que les gens qui viennent se plaindre d'heures sup non payées veulent rester anonymes. Les heures sup, c'est la grande plaie du secteur de la grande distribution (…). Il y a une chape de silence."

"LE NERF DE CE DOSSIER, C'EST L'ARGENT"

Après cet épisode, le PDG de la société SAS Montdis, qui gère le magasin, "s'est excusé auprès des salariés, indique M. Bender. Une prime a été versée aux 92 qui avaient été présents ce soir-là, dont les 40 qui étaient dans la réserve". La chef de département, qui est la fille du PDG, et la DRH n'ont pas été sanctionnées. Le directeur a reçu une mise à pied de dix jours et est toujours à la tête du magasin. Depuis cet incident, une pointeuse a été installée.

"Le nerf de ce dossier, c'est l'argent", a lancé le procureur lors du procès. La séquestration, a-t-il ajouté, "c'est l'aboutissement d'une gestion uniquement tournée vers le profit financier, jamais vers l'humain." Une vision que conteste M. Bender : "Le magasin gagne autant d'argent, voire plus, maintenant, alors qu'il y a la pointeuse et que 50 salariés ont été embauchés depuis."

Le procureur a requis 200 000 euros d'amende à l'encontre de la SAS Montdis pour travail dissimulée ; 15 000 à l'encontre le PDG pour travail dissimulé, obstacle à la mission de l'inspection du travail et paiement de salaires inférieurs au minimum conventionnel ; 2 500 euros d'amende à l'encontre la DRH et 6 000 euros à l'encontre le directeur du magasin ; ainsi qu'un mois de prison avec sursis assorti d'une amende de 2 500 euros pour la chef de département pour séquestration et obstacle à la mission de l'inspection. La décision du tribunal sera rendue par le tribunal le 23 janvier 2014.

 

Source: Le Monde

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 08:26

QUAND LECLERC « SE FAIT DE L’ARGENT SUR LE DOS DES CHÔMEURS »

Quand Leclerc emploie des chômeurs... aux frais de Pôle emploi. La CGT reproche à Pôle Emploi de payer 6 semaines de formation aux chômeurs pour devenir préparateurs de commande chez Leclerc Drive à Auxerre. Le poste ne nécessite que quelques heures de formation. Le reste du temps, les chômeurs « en formation » travaillent et c’est Pôle Emploi qui paie.

Sur le site Rue89, un demandeur d’emploi témoigne : « En un quart d’heure tout est expliqué, je prépare quelques commandes avec elle. Une heure plus tard, muni de ma « scannette », je prépare déjà seul mes commandes ».

 

Deux euros versés à Leclerc pour chaque heure de formation

 

Six semaines de travail gratuit pour Leclerc donc et des travailleurs à temps plein qui ne perçoivent parfois pas plus que le RSA soit 492,20 euros par mois. Une employée de Pôle Emploi refuse d’orienter les demandeurs d’emploi vers ces offres : « Qu’on n’attende pas six semaines de formation pour un poste de préparateur de commande. Il n’y a pas besoin de ça. Sachant que les gens ne sont pas payés : celui qui est au RSA qui gagne 493 euros, il gagne 493 euros en travaillant à temps plein pendant 6 semaines. Normalement la période d’essai est payée. En fin de compte, l’entreprise se fait de l’argent sur le dos des chômeurs ».

En plus d’indemniser les chômeurs, Pôle Emploi verse aussi 2 euros à Leclerc pour chaque heure de formation des salariés embauchés à l'issue de leur « formation »… soit 6 720 euros en septembre, pour l’embauche de 16 personnes sur 25.

 

source: RMC

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 18:54

Rouen : des salariés du Carrefour de Mont-Saint-Aignan demandent aux prud’hommes des indemnités pour laver les vêtements de travail 



Justice. Vingt-deux salariés de l’hypermarché Carrefour de Mont-Saint-Aignan ont réclamé hier des indemnités pour laver leur linge de travail ainsi que des dommages et intérêts pour « résistance abusive ».Catherine Adam, déléguée CFDT

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Avec leur avocate Marie-Pierre Ogel, es salariés étaient hier aux prud’hommes (photo Stéphanie Péron)

Avec leur avocate Marie-Pierre Ogel, es salariés étaient hier aux prud’hommes (photo Stéphanie Péron)

 

La procédure fait tache… Le groupe Carrefour ne lave pas son linge sale en famille… Les salariés battent le tambour… de leur machine. Les jeux de mots ne manquent pas pour évoquer le conflit lancinant des salariés de Carrefour qui les oppose à leur direction. Laver une tenue de travail « Carrefour » coûte-t-il 20 € par mois ou 5 €, voire 0,77 € par lessive ou encore 8,70 € par passage au pressing ? Avalanche de chiffres hier au conseil des prud’hommes de Rouen pour une cascade de procédures portant toutes sur le même litige. Depuis 2008, les salariés du groupe (essentiellement les adhérents de la CFDT mais aussi de la CGT) réclament que l’entretien de leurs tenues de travail, qui sont mises à leur disposition, soit indemnisé par la société Carrefour.

Proposition surprise

Hier, au conseil des prud’hommes de Rouen, ce sont 22 salariés du Carrefour de Mont-Saint-Aignan qui réclamaient des indemnités sur les cinq dernières années ainsi que des dommages et intérêts (plus de 5 000 € par salarié) pour « résistance abusive » de la société Carrefour dans ce litige. Le conseil des prud’hommes rendra sa décision le 25 novembre prochain.
Plus que deux logiques qui s’opposent, ce sont deux niveaux d’indemnisation qui s’affrontent. Pour Me Mathieu Hugueville, avocat de la société Carrefour, « les salariés ont droit à une indemnisation, mais toute la question réside dans son montant ». Reprenant la jurisprudence de cette cause nationale, où près d’une cinquantaine de juridictions françaises ont été saisies, l’avocat détaille aussi qu’un accord a été trouvé fin 2012 qui fixe l’indemnisation à 5 € par mois et à 700 € de dommages et intérêts. « S’il le faut, je fais une proposition d’indemnisation tout de suite », déclarait-il alors que Me Marie-Pierre Ogel, pour les salariés, expliquait qu’aucune proposition, qu’aucun chèque n’avait été adressé avant l’audience aux salariés, concernant la période précédant l’accord. La proposition surprise de l’avocat choque la vingtaine de salariés présents. La salle gronde. Certaines font des doigts d’honneur.
Pour les salariés, les comptes de la société Carrefour ne sont pas les bons. « La société joue la montre, parie sur l’épuisement des salariés. Ces vêtements sont portés pour l’intérêt commercial de l’entreprise. Cela fait plus de quatre ans que des litiges animent les conseils des prud’hommes un peu partout en France. Les juridictions en ont marre et fixent des dommages et intérêts de plus en plus élevés ».
« Nous nous battons sur le montant de l’indemnisation, pas sur le principe », souligne Me Hugueville en réponse, qui détaille que si, de 2008 à 2012, la société a contesté le principe de l’indemnisation, elle a rendu les armes après une décision de la cour de cassation.
B. M.-C.


PROCES. L’historique

Depuis 2008, les procès s’accumulent autour du même litige, le nettoyage des vêtements de travail.
En mai 2008, la cour de cassation donne raison aux salariés qui réclament l’entretien de leur linge fourni pour des raisons commerciales.
Les magasins Carrefour d’Anglet, de Cherbourg, d’Angoulins, de Riom, de Caen, du Havre, de l’Isle d’Abeau ont été condamnés depuis.
A Anglet, par exemple, le 29 janvier dernier, 76 employés ont touché 400 000 € pour un litige portant sur les années 2005-2010.


LA VERITE DU PRIX:

« Franchement, la proposition de 5 € bruts par mois, vous trouvez ça bien ? Pour laver tous les vêtements ? », s’indigne Jean-Luc Robin, de l’Union locale CGT de Saint-Etienne-du-Rouvray qui défendait cinq salariés hier. « On leur impose une tenue présentable tous les jours, pour des personnes qui sont parfois au-dessous du SMIC. Et puis, il n’y a pas que la lessive qu’il faut compter. Il y a l’électricité, la flotte, le repassage. Ça coûte du temps, et c’est du temps de travail. C’est presque du travail dissimulé », détaille devant les prud’hommes le syndicaliste avant de demander des indemnités de l’ordre de 15 000 € par salarié.
Si certains sites disent qu’une machine à laver, tous débours confondus, coûte 0,31 € par cycle, certains salariés, via un pressing, détaillaient des coûts de 8,70 €.


Catherine Adam, déléguée CFDT

" Pas contre l'entreprise"

Catherine Adam, délégué CFDT au sein de l’établissement Carrefour de Mont-Saint-Aignan, était hier présente, avec nombre de ses collègues, au procès des prud’hommes. « Nous ne sommes pas contre l’entreprise, notre démarche vise à faire constater et appliquer un droit ». Au niveau national, c’est la CFDT qui a tiré la sonnette d’alarme de ces litiges et les a portés la première devant les juridictions. « C’était un effet de notoriété qui était recherché », a estimé l’avocat de la société Carrefour, une entreprise où le syndicat FO, majoritaire, a signé un accord indemnisant à 5 € bruts par mois l’entretien du linge professionnel. Des élections doivent se tenir dans les prochains mois.

50 procès dans les hypermarchés

 

« Localement, la CFDT a proposé uniquement à ses adhérents de se joindre à cette procédure, sachant qu’il y a 420 salariés au Carrefour de Mont-Saint-Aignan. Certains non-syndiqués se sont montrés intéressés mais n’osent pas saisir les conseils des prud’hommes », poursuit Catherine Adam. Comment expliquer que les magasins de Tourville-la-Rivière et de Barentin ne se sont pas manifestés, contrairement au Havre ou à Mont-Saint-Aignan ? L’histoire syndicale sans doute, les deux derniers magasins étant des ex-Continent, où la CFDT a été majoritaire, tandis que FO l’était dans les autres magasins.
« Aujourd’hui, près de 50 procédures ont été lancées au niveau national, sur 120 hypermarchés », poursuit Catherine Adam.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 15:49

Une cinquantaine d'employés du supermarché Carrefour était en grève ce matin.


Devant l'enseigne, les grévistes ont chanté un ironique "Happy birthday", faisant référence aux 50 ans actuellement célébrés par Carrefour, devant les clients quelque peu interloqués.

Leurs revendications portent sur la revalorisation du salaire, les conditions de travail, l'organisation des négociations entre les délégués du personnel et la direction et sur le maintien de 100% des revenus en cas de maladie ou d'accident.

La direction n'a pas souhaité s'exprimer sur ces questions.

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 06:45

Des jeunes en formation auraient été ligotés et humiliés dans un centre logistique à Mahlberg dans le sud de l'Allemagne. La société promet d'enquêter.

 

 

Attachés à un poteau, leur visage barbouillé au feutre indélébile: c'est le rituel auquel étaient soumis les apprentis de l'entrepôt central d'Aldi pour le sud de l'Allemagne. Un ancien manager affirme que la direction était au courant de cette pratique, baptisée Fuxenbrandung» et mise au jour par l'hebdomadaire Der Spiegel.

Un employé aurait même filmé ces bizutages et publié les vidéos sur Facebook. Si les apprentis refusaient de se plier au rituel, ils étaient menacés d'être enfermés dans un congélateur, réglé sur -20 degrés. La direction centrale s'est dite horrifiée et promet de faire la lumière sur cette affaire.

 

http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/15746907

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 11:45

À peine recrutées par le nouveau supermarché Leclerc, elles ont été écartées. Carole Fauconneau, Olga Peaumier et Audrey Camin brisent la loi du silence.

 

Trois anciennes employées du Leclerc du Verdon-sur-Mer, se plaignent de leurs conditions de travail dans le supermarché. L’entreprise s’était appuyée sur l’aide de Pôle emploi pour recruter 17 personnes en CDI, à son ouverture, le 19 juin dernier. Cinq d’entre elles ont été remerciées.

Au départ, tout semblait bien parti. Une réunion est organisée, en février, à la mairie du Verdon, à l’initiative de Pôle emploi et des promoteurs du Leclerc, dont l’ouverture est prévue pour le mois de juin. Une centaine de personnes répondent présent. Il est expliqué à l’auditoire que des tests seront prochainement organisés, à l’issue desquels 17 personnes seront sélectionnées pour intégrer une formation devant déboucher sur la signature immédiate d’un CDI. Ce jour-là, Carole Fauconneau, Olga Paumier et Audrey Camin, trois mères de famille du Verdon, sont présentes. L’opportunité les intéresse. Audrey, parce qu’elle est alors en CDD au Carrefour de Soulac et qu’elle recherche un emploi stable. Olga, au chômage depuis plusieurs mois, y voit l’occasion de mettre à profit son expérience passée dans la grande distribution. Carole, aide à domicile depuis trois ans, cherche quant à elle un travail à mi-temps qui lui permettra de se consacrer à sa fille, gravement malade. Après les tests, toutes les trois sont retenues pour suivre la formation. L’apprentissage s’étale sur 96 heures réparties entre le 19 mai et le 18 juin. Il est assuré par Daquota Distribution, un organisme spécialisé dans la formation professionnelle pour la grande distribution. Le financement est partagé entre Pôle emploi et Forco.

Des employés sous pression

La formation se déroule entre la mairie du Verdon pour la théorie et le centre Leclerc de Lesparre pour la pratique.

« Au début tout s’est plutôt bien passé. Mais les choses ont commencé à se compliquer pendant la dernière semaine. Le directeur, Didier Dupont, nous a fait remplir les rayons du Leclerc avant son ouverture. Il nous demandait de faire des heures supplémentaires, sans nous laisser le choix. On travaillait du lundi au samedi, en embauchant tôt le matin pour terminer tard le soir », explique Olga Paumier. « Un soir, alors que je terminais ma journée, le directeur m’a demandé de rester plus longtemps. Je lui ai dit que je ne pouvais pas. Que j’étais attendue chez moi. Ce à quoi il m’a répondu : “ Vous n’êtes pas à deux heures près. Remettez vos chaussures de sécurité ” », affirme Audrey Camin.

La formation arrivée à son terme, Olga, Carole et Audrey signent leur CDI le 19 juin. Le contrat prévoit une période d’essai de deux mois. Aucune d’elles ne passera le cap.

Carole Fauconneau, qui n’avait jamais travaillé dans un supermarché auparavant est rapidement dépassée. « On m’a donné six rayons à gérer toute seule du jour au lendemain. Je devais passer moi-même les commandes et gérer le stock alors qu’on ne m’avait jamais appris comment faire pendant la formation », raconte-t-elle. La pression est d’autant plus grande que la direction demande à ses employés d’augmenter leur cadence de travail. « Des réunions étaient fréquemment organisées au mois de juillet pour nous demander de travailler plus vite », indique une saisonnière, qui tient à garder l’anonymat.

Accusée de vol

Le 5 août, Carole Fauconneau est convoquée dans le bureau du directeur. « Monsieur Dupont m’a expliqué qu’il n’avait rien à me repprocher au niveau de mon travail, mais qu’il ne pouvait pas me garder », explique Carole. Le lendemain, c’est au tour d’Olga Paumier d’être convoquée. « Le directeur m’a reproché d’avoir voleé de l’argent en quittant ma caisse la veille. Je lui ai dit que c’était faux. Il m’a répondu que j’avais perdu sa confiance et qu’il souhaitait mettre fin à mon contrat », affirme Olga. Excédée, après seulement quelques jours de travail, Audrey Camin a pour sa part décidé de partir d’elle-même le 4 juillet.

Deux autres personnes seront également évincées dans l’été, parmi le groupe des 17 qui a suivi la formation de base. Ce qui fait au total, un taux d’échec de 35 %. Un chiffre que Nicolas Hervé, le directeur de l’agence Pôle emploi de Pauillac, a du mal à comprendre. « L’objectif de ce dispositif était de permettre à des personnes très éloignées du marché de l’emploi de retrouver un travail. Tout le monde semblait avoir joué le jeu », explique-t-il.

Didier Dupont, le directeur du Leclerc du Verdon, affirme pour sa part avoir géré son personnel « de manière humaine », tout en admettant que « dans l’effectif de départ, on savait que l’on aurait des corrections à apporter ».

Carole Fauconneau, Olga Paumier et Audrey Camin, pensent attaquer leur ancien employeur aux Prud’hommes.

 

Source: Sud ouest

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 07:50

Et oui, quand vous entrez dans un supermarché, vous en ressortez supergrugés.

Consternant. Toutes ces pubs vantant les mérites de Leclerc, de Carrefour, d’Auchan, de Super U me sortent par les yeux. Que ce soit des pubs comparatives, ou bien Daniel Prévost vantant les petits suisses de Super U, l’objectif est le même : vider votre porte monnaie.

A ce propos, je me demande d’ailleurs comment Daniel Prévost, avec son CV, a pu accepter de prêter sa voix pour des pubs aussi mièvres. Vous me direz, chacun fait ce qu’il veut.

Un des rares avantages à faire ses courses dans les hyper reste le prix des matières basiques telles que le sucre, les huiles, le liquide vaisselle, le sopalin, les croquettes pour le toutou etc…

Pour le reste, c’est le désert.

Les viandes sont médiocres, les poissons et fruits de mer également, les plats cuisinés (cuisinés ?) insipides, les poulets à la broche indigestes, les charcuteries industrielles banales, et les fruits et légumes pas mûrs et hors de prix.

Et les gens en redemandent. Incroyable mais vrai. J’ai failli oublier les « délicieux » plats surgelés industriels. Lasagnes sauce boulettes, Saint Jacques sauce ketchup etc… 

En fait, sous prétexte d’économies, on dépense plus dans un supermarché que chez les petits commerçants. D’une part, parce qu’on est tenté à chaque rayon d’acheter plus que nécessaire, mais en plus ils utilisent pas mal de techniques de vente. Je ne vais pas les énumérer toutes mais en voici quelques unes :

Liste non exhaustive. Pour en revenir au label saveur de l’année, c’est une belle arnaque. Les produits ne sont en général pas meilleurs que d’autres, mais par contre ça dope les ventes et surtout ce n’est pas gratuit. Deux liens explicatifs ci-dessus.

Récemment on a vu fleurir les « scans », qui permettent aux gens de suivre leur addition. Ah oui ! Très important de suivre son addition au centime d’euro près. Pensez donc ma brave dame, dès fois qu’on dépenserait 20 centimes de plus ! Tu parles. Sous prétexte que le consommateur moyen va mieux contrôler ses dépenses avec se système. Sauf que c’est faux, puisque les gens achètent quand même sous le coup de l’impulsion. Et puis le slogan « Avec le scan, pas d’attente aux caisses » a enfoncé le clou rapidement.

Les dirigeants des grandes surfaces ont mis le paquet pour le lancer. Comme ils savent le faire. A grand renfort de panneaux publicitaires, prospectus, guichet ouvert avec une charmante blonde, carte gratuite, caisse spéciale scan pour éviter l’attente etc…Pas moyen de l’ignorer. Du coup, la mayonnaise à l’air de prendre.

Côté des producteurs, vendre aux hypermarchés, c’est l’angoisse. Ils sont étranglés de plus en plus. Coincé entre vendre ou ne pas vendre. Autrement dit, manger ou être mangé. Deux liens :

http://www.agrobiosciences.org/arti...

http://www.lanouvellerepublique.fr/...

C’est paradoxal pour le consommateur. Les légumes, fruits, viandes, poissons très cher et très souvent hors de prix, alors que les producteurs vendent aux hyper de moins en moins cher.

Seuls les actionnaires jubilent. Café, pousse café, cigare…

Du coup, je me tourne de plus en plus vers les petits commerçants. Je redécouvre avec bonheur les étals des marchés, l’épicerie du coin, l’artisan boucher sur la place, avec qui il fait bon blaguer. Parce que côté blagues dans les hypermarchés, c’est plutôt coincé ou inexistant.

Surprise. Chez mon épicière, le kilo de Salers à 15€. Pas plus cher que chez Leclerc. Mais avec un goût incomparable. Et puis en discutant avec elle, j’apprends qu’elle torréfie son café, que la machine date de son père, et que c’est un pur arabica. Elle m’en offre même 250 grammes pour goûter. Il est excellent. Bien meilleur que les cafés bas de gamme des grandes enseignes. Prix : 3 € les 250gr.

J’en vois certains qui vont me dire qu’ils trouvent du café à 1,50€ chez Carrefour. Peut être, mais il est infect. Si vous voulez du café potable dans les grandes surfaces, il faut mettre au minimum 2,50€ les 250gr. La différence n’est pas si grande.

Et puis, quel plaisir de faire ses courses sur les marchés. Les fruits et légumes sont en général pas plus chers qu’ailleurs mais beaucoup plus mûrs et gouteux. L’ambiance est de plus bon enfant, convivial, et détendu. Le bonheur.

J’en ai marre de subventionner tous ces actionnaires qui ne pensent qu’à eux-mêmes et surtout pas au bien être du producteur et du consommateur. Les monopoles ont toujours été dangereux, car pas de concurrence. C’est bien là le drame.

Trop de petits commerçants ont disparus. Aidons ceux qui restent, car sinon nos villes, nos villages seront bien désert. Il ne restera bientôt plus que des enseignes. Pas de surprise. Vous pourrez trouver un Gifi partout, mais un bon boucher, beaucoup moins sur.

 

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/souriez-vous-etes-supergruges-139429

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 09:24
Trente ans après avoir fait plier les pétroliers en servant du super dans ses hypers, il compte bien s'attaquer au marché des médicaments sans ordonnance le plus tôt possible.


Publié fin juin, un arrêté a autorisé la vente de 4.000 médicaments sans ordonnance sur internet écartant les supermarchés. Pas de quoi décourager Michel-Eddouard Leclerc qui donne des coups de boutoir aux pharmacies depuis 5 ans, et espère bien commercialiser des médicaments dans ses magasins le plus tôt possible. Du moins, ceux sans ordonnance, dits OTC (de l’anglais “over the counter”), qui ne sont pas remboursés.

Son objectif ? Pratiquer des prix inférieurs de 25 à 30% à ceux des officines. S’attaquer aux monopoles est presque une habitude pour ce trublion de la grande distribution. Après l’essence dans les années 1980, il a réussi à imposer des bijoux, des voyages, des objets culturels... “L’enseigne maintient sa croissance grâce à cette diversification, explique Yves Marin, consultant au cabinet de conseil en stratégie Kurt Salmon. La santé est un vecteur de développement parmi d’autres. Avec un avantage, Leclerc y apparaît comme légitime.”

La première parapharmacie E.Leclerc a en effet ouvert ses portes en 1988. Elles sont aujourd’hui près de 180 et emploient 200 docteurs en pharmacie. Un chiffre important : c’est sur leur présence que se joue l’autorisation ou non de commercialiser de vrais médicaments. “Quel que soit le champ à investir, Michel-Edouard Leclerc adopte la même stratégie, poursuit Yves Marin. Il fait parler de son combat via des campagnes médiatiques chocs, qui irritent les professionnels du secteur et lui valent des procès.

En parallèle, il pratique un intense lobbying pour faire évoluer les législations, aussi bien nationales qu’européennes.” La France est l’un des derniers bastions à préser­ver le monopole des pharmacies. Le groupe vend déjà des médicaments en Italie, où il a profité de la libéralisation du secteur, en 2006. Si la bataille est rude, c’est que le marché est juteux. Les OTC représenteraient un tiers des dépenses de médicaments, soit 2 milliards d’euros. Ils sont aussi les produits les plus rentables pour les officines puisqu’elles peuvent librement établir leurs prix.

source: capital.fr

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 07:45

Le point commun entre la Fnac, Nestlé, Sanofi Aventis et les abattoirs de porcs ? Ils ont été épinglés par le gendarme de la concurrence pour pratiques anticoncurrentielles. Avec 540 millions d'euros d'amendes infligées à 57 entreprises, le dernier rapport de l'Autorité de la concurrence est un bon cru. Florilège !

 

 

"540 millions d'amendes récoltés en 2012... pour une institution qui n'en coûte que 20 !". Et déjà 126 millions d'euros pour le premier trimestre 2013: Bruno Lasserre est content. Le patron de l'Autorité de la Concurrence, l'instance qui remplace depuis 2009 le Conseil de la Concurrence, affiche un tableau de chasse flatteur dans sonrapport annuel publié le 10 juillet. Voici les entreprises et secteurs qui ont été dans le collimateur du gendarme de la concurrence en 2012-2013.

Croquettes pour chiens et chats : 35 millions d'amis... et d'amendes !

Médor floué ? Nestlé, Mars Inc., Colgate-Palmolive et leurs filiales spécialisées en pet food (nourriture pour animaux domestiques) ont écopé de 35 millions et quelques euros d'amendes pour avoir limité la concurrence, au stade de la distribution en gros de leurs produits. Royal Canin et Nestlé Purina Petcare France ont notamment mis en place des prix de revente imposés et des restrictions territoriales dans toute la France pendant 5 ans !

Toujours dans les produits de grande consommation, le gendarme de la concurrence a sanctionné 11 meuniers français pour entente illicite sur le marché de la farine, et deux structures communes de commercialisation. Pour avoir roulé le consommateur et verrouillé le marché national, les rois de la farine ont dû payer 146,9 millions d'euros. "L'Autorité veille au grain!", rigole l'un de ses membres...

Les abatteurs de porcs bretons se sont eux aussi fait tirer l'oreille en février dernier pour s'être entendus dans le secteur de l'abattage et de la commercialisation. Ils s'étaient accordés pour payer moins cher l'achat des animaux, au détriment des éleveurs. Et aussi pour vendre ensuite la viande plus cher à la grande distribution. Montant de l'amende pour ce tour de cochon: 4,57 millions d'euros.

Médicaments : une douloureuse de 40,6 millions pour Sanofio-Aventis

Après une enquête lourde (2097 relevés dans 177 officines), l'Autorité de la concurrence a constaté des écarts de prix de un à quatre pour les médicaments non remboursés. Elle a réalisé une consultation publique dans le secteur de la distribution du médicament avant de rendre ses conclusions définitives fin 2013. Mais l'institution a d'ores et déjà épinglé les pratiques anti-concurrentielles de plusieurs laboratoires pharmaceutiques. Elle vient ainsi de sanctionner Sanofi Aventis pour avoir mis en place une stratégie de dénigrement des médicaments génériques de Plavix. Montant de la douloureuse : 40,6 millions d'euros !

Autre pratique épinglée le "pay-for-delay" : un laboratoire fabricant des génériques accepte de retarder l'entrée de son générique sur le marché contre rémunération du laboratoire du médicament non générique (princeps). Dernier constat du gendarme de la concurrence : le paracétamol n'est toujours pas inscrit au répertoire des génériques, alors que les brevets de ce médicament sont depuis longtemps tombés dans le domaine public! "Partout en Europe le paracétamol est substitué, à l'exception de la France", s'étonne Bruno Lasserre. Voudrait-on protéger la manne Doliprane ? La marque de paracétamol de Sanofi-Aventis a été en 2012 le 5ème médicament le plus remboursé en France : 276 millions d'euros!

Téléphonie mobile : non mais allo quoi !

Orange et SFR se sont vus infliger 183 millions d'euros d'amendes pour avoir mis en place des manoeuvres anticoncurrentielles sur le marché de la téléphonie mobile.
Il était reproché aux deux opérateurs d'avoir commercialisé des offres limitant les appels en illimité uniquement au sein de leurs réseaux (des offres dites "on net"). Les appels sur les réseaux concurrents ("off net" ) étaient tarifés beaucoup plus cher. "Ces offres ont freiné la concurrence de deux façons", explique l'Autorité de la concurrence : "d'une part elles ont contribué à figer le marché en attirant les consommateurs vers les deux plus gros réseaux, et en les verrouillant de fait une fois le choix opéré. D'autres parts, ces offres ont affaibli le troisième opérateur Bouygues Télécom".

Billeterie/Spectacles : Fnac, France Billet et Ticketnet étaient de concert

Au nom de sa politique antitrust, l'Autorité de la concurrence a"allumé" fin 2012 la Fnac, France Billet et Tickenet. Qui ont dû passer à la caisse pour régler 9 378 000 euros d'amendes."La Fnac, France Billet et Ticketnet ont " accordé leurs violons " sur le montant des commissions demandées aux producteurs pour la commercialisation des places de concerts afin que ces commissions soient les plus élevées possibles", a relevé le gendarme de la concurrence. "Leurs dirigeants se mettaient d'accord, le plus souvent par échanges d'e-mails, pour augmenter le niveau de ces commissions et ainsi faire échec à toute tentative de baisse de ces commissions qu'auraient été tentés d'obtenir les producteurs".

 

source: l'express

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:41

Un calcul du Smic prêtant à caution vaut à l'enseigne d'hypermarchés d'être assignée en justice par des salariés devant les prud'hommes d'Evry.

 

L'enseigne de grande distribution Carrefour est accusée par des salariés d'appliquer des règles de calcul de salaire bien à elle. Conséquence directe: le conseil de Prud'hommes d'Evry a examiné vendredi les plaintes de 51 salariés qui assignent l'hypermarché en justice, notamment pour non-respect du Smic. 

La décision doit être rendue le 6 septembre.

Un taux horaire inférieur à la valeur légale

Les salariés demandent le paiement de rappels de salaires antérieurs à 2009, avant que Carrefour ne régularise la situation. 
    
Avant cette date, "Carrefour indiquait sur les fiches de paie un taux horaire du Smic inférieur à la valeur légale", a expliqué le représentant des salariés, Me Stéphane Bruschini-Chaumet.
    
Pour calculer la rémunération mensuelle, l'enseigne comptabilisait le temps de pause de ses employés, tandis que les salariés faisaient valoir que ce temps de pause devait être exclu du salaire de base afin que le Smic soit respecté. 
    
"Certes avec les compléments de salaire, les salariés touchent plus que le Smic, mais c'est un raisonnement vicié", a estimé Me Bruschini-Chaumet. "Un tour de passe-passe" pour Philippe Bouvard, délégué syndical central CFDT.  

Carrefour déjà condamné à plusieurs reprises

L'enseigne d'hypermarchés a déjà été condamnée à plusieurs reprises pour des rémunérations inférieures au Smic. En mars 2012, la Cour de Cassation a confirmé la condamnation de Carrefour pour ce motif. 
    
Carrefour "a pris acte" de cette jurisprudence, a déclaré l'avocat de l'enseigne, Philippe Clément, reconnaissant qu'il n'y avait "pas d'issue favorable" pour le groupe sur cette question. 
    
"En 2009, Carrefour a pris la décision unilatérale de verser un salaire de base hors pause supérieur ou égal au Smic", a-t-il rappelé. "Le débat ne porte pas sur le principe mais sur le montant".
    
En juin 2013, deux hypermarchés Carrefour de l'agglomération de Rennes avaient dû verser au total 162.325 euros à 47 salariés, soit des sommes de 1.500 à 5.000 euros chacun.
    
Ce vaste dossier fait l'objet de nombreux recours dans plusieurs juridictions, comme à Caen où 296 salariés attendent la décision des prud'hommes.

 

source: BFM

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Published by Caddyman - dans Carrefour
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