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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:47

Pour attirer les clients, les grandes surfaces multiplient les promotions. Le résultat des contrôles de la Répression des fraudes est édifiant : près d'un supermarché sur trois est en infraction.

Vous recevez un catalogue avec les promotions. Mais quand vous arrivez en magasin, l'offre n'est plus disponible. C'est rageant, vous êtes venu pour rien. Mais comme vous êtes là, vous allez quand même faire vos courses. C'est limite. Si la grande surface est en rupture de stock sur une promotion, elle doit impérativement le signaler sur un panneau. Il lui faut soit se réapprovisionner, soit proposer un produit équivalent.

Il y ensuite les faux rabais. On vous annonce 50% de réduction, mais ce n'est pas exact. Des lots en promotion, se révèlent finalement plus chers que les mêmes produits vendus à l'unité. En fait, le prix des articles peut être revu à la baisse ou à la hausse, en fonction de la concurrence. Il arrive que le prix de référence, sur lequel s'appuie la réduction, ne soit plus le bon.

C'est comme cela que les 50% de réduction ne font plus que 25% comparé à l'article sans promotion, ou que des lots deviennent plus chers que l'article vendu à l'unité. Dans ce cas-là , si l'enseigne change le prix de l'article à l'unité, elle doit changer aussi le montant de la promotion.

"2 produits +1", ce n'est pas "3 pour le prix de 2"

Attention aussi aux offres alléchantes, du style "20% de produits en plus" ou "2 produits achetés, un gratuit". Ce ne sont pas des offres promotionnelles. On vous fait payer la quantité en plus. "20% de produit en plus" ne veut pas dire "20% gratuit". Même chose : "2 produits +1" ne veut pas dire "3 pour le prix de 2". Le consommateur est dupé.

Il y a enfin les erreurs de caisse, où les promotions ne sont pas toujours répercutées au moment de payer. D'où l'intérêt de vérifier son ticket. Là, la Répression des fraudes note que ce n'est pas volontaire de la part de l'enseigne. C'est dû à la négligence du personnel ou au manque de personnel, qui n'a pas rectifié le prix.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:30

Plus de prison et moins d'amendes. C'est en ces termes que le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay s'est prononcé, mardi après-midi, dans le cadre de l'affaire dite de la "remballe" au Super U de Langeac, en Haute-Loire. Des peines de prison avec sursis ont été requises pour 3 des 4 prévenus.

Les faits remontent à mars 2013. Les enquêteurs ont mis au jour une affaire de reconditionnement de viandes et charcuteries périmées dans un supermarché de Langeac (Haute-Loire). Une pratique dite de la "remballe"qui a duré plusieurs années

Fin janvier, quatre personnes comparaissaient devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. En ligne de mire : le réétiquetage de produits à base de viandes et charcuterie dont la date de péremption était dépassée. Cette pratique, dite de la "remballe", a duré plusieurs années au Super U de Langeac, en Haute-Loire. Le 29 janvier dernier, des peines de prison avec sursis avaient alors été requises à, l'encontre de 3 des 4 prévenus.

Mis en délibéré, le jugement a été rendu mardi après-midi. Le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay s'est montré plus sévère au niveau des peines de prison avec sursis. Moins sévère, en revanche, pour les amendes.

Entre 6 et 9 mois de prison avec sursis

La société "Langeac Distribution" a été condamnée à 15 000 euros d'amende. Contre 40 000 euros requis en janvier par le Procureur de la République.

Philippe Boutreux, le propriétaire des Super U de Langeac et d'Aiguilhe (près du Puy), a été relaxé en tant que personne physique.

Le directeur du magasin Langeadois (qui a démissionné depuis l'affaire), a écopé de 9 mois de prison avec sursis et de deux amendes de 2 000 et 300 euros. Contre 3 mois avec sursis et 3 000 euros d'amende requis.

Les anciens responsables des rayons boucherie et charcuterie étaient également poursuivis. Le premier a été condamné à 9 mois de prison avec sursis et 2 00 euros d'amende. Requis : 2 mois avec sursis et 2 000 euros d'amende.

La seconde : 6 mois avec sursis. Contre 1 mois avec sursis et 1 000 euros.

En outre, des interdictions d'exercer des postes de direction ou de maîtrise dans le commerce ont été prononcées à l'encontre de l'ancien directeur du super marché et des deux chefs de rayons.

L'association UFC Que Choisir recevra 10 000 euros de dommages et intérêts.

Les personnes condamnées ont dix jours pour faire appel de cette décision.

Source: FR3

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 07:50

Et oui, quand vous entrez dans un supermarché, vous en ressortez supergrugés.

Consternant. Toutes ces pubs vantant les mérites de Leclerc, de Carrefour, d’Auchan, de Super U me sortent par les yeux. Que ce soit des pubs comparatives, ou bien Daniel Prévost vantant les petits suisses de Super U, l’objectif est le même : vider votre porte monnaie.

A ce propos, je me demande d’ailleurs comment Daniel Prévost, avec son CV, a pu accepter de prêter sa voix pour des pubs aussi mièvres. Vous me direz, chacun fait ce qu’il veut.

Un des rares avantages à faire ses courses dans les hyper reste le prix des matières basiques telles que le sucre, les huiles, le liquide vaisselle, le sopalin, les croquettes pour le toutou etc…

Pour le reste, c’est le désert.

Les viandes sont médiocres, les poissons et fruits de mer également, les plats cuisinés (cuisinés ?) insipides, les poulets à la broche indigestes, les charcuteries industrielles banales, et les fruits et légumes pas mûrs et hors de prix.

Et les gens en redemandent. Incroyable mais vrai. J’ai failli oublier les « délicieux » plats surgelés industriels. Lasagnes sauce boulettes, Saint Jacques sauce ketchup etc… 

En fait, sous prétexte d’économies, on dépense plus dans un supermarché que chez les petits commerçants. D’une part, parce qu’on est tenté à chaque rayon d’acheter plus que nécessaire, mais en plus ils utilisent pas mal de techniques de vente. Je ne vais pas les énumérer toutes mais en voici quelques unes :

Liste non exhaustive. Pour en revenir au label saveur de l’année, c’est une belle arnaque. Les produits ne sont en général pas meilleurs que d’autres, mais par contre ça dope les ventes et surtout ce n’est pas gratuit. Deux liens explicatifs ci-dessus.

Récemment on a vu fleurir les « scans », qui permettent aux gens de suivre leur addition. Ah oui ! Très important de suivre son addition au centime d’euro près. Pensez donc ma brave dame, dès fois qu’on dépenserait 20 centimes de plus ! Tu parles. Sous prétexte que le consommateur moyen va mieux contrôler ses dépenses avec se système. Sauf que c’est faux, puisque les gens achètent quand même sous le coup de l’impulsion. Et puis le slogan « Avec le scan, pas d’attente aux caisses » a enfoncé le clou rapidement.

Les dirigeants des grandes surfaces ont mis le paquet pour le lancer. Comme ils savent le faire. A grand renfort de panneaux publicitaires, prospectus, guichet ouvert avec une charmante blonde, carte gratuite, caisse spéciale scan pour éviter l’attente etc…Pas moyen de l’ignorer. Du coup, la mayonnaise à l’air de prendre.

Côté des producteurs, vendre aux hypermarchés, c’est l’angoisse. Ils sont étranglés de plus en plus. Coincé entre vendre ou ne pas vendre. Autrement dit, manger ou être mangé. Deux liens :

http://www.agrobiosciences.org/arti...

http://www.lanouvellerepublique.fr/...

C’est paradoxal pour le consommateur. Les légumes, fruits, viandes, poissons très cher et très souvent hors de prix, alors que les producteurs vendent aux hyper de moins en moins cher.

Seuls les actionnaires jubilent. Café, pousse café, cigare…

Du coup, je me tourne de plus en plus vers les petits commerçants. Je redécouvre avec bonheur les étals des marchés, l’épicerie du coin, l’artisan boucher sur la place, avec qui il fait bon blaguer. Parce que côté blagues dans les hypermarchés, c’est plutôt coincé ou inexistant.

Surprise. Chez mon épicière, le kilo de Salers à 15€. Pas plus cher que chez Leclerc. Mais avec un goût incomparable. Et puis en discutant avec elle, j’apprends qu’elle torréfie son café, que la machine date de son père, et que c’est un pur arabica. Elle m’en offre même 250 grammes pour goûter. Il est excellent. Bien meilleur que les cafés bas de gamme des grandes enseignes. Prix : 3 € les 250gr.

J’en vois certains qui vont me dire qu’ils trouvent du café à 1,50€ chez Carrefour. Peut être, mais il est infect. Si vous voulez du café potable dans les grandes surfaces, il faut mettre au minimum 2,50€ les 250gr. La différence n’est pas si grande.

Et puis, quel plaisir de faire ses courses sur les marchés. Les fruits et légumes sont en général pas plus chers qu’ailleurs mais beaucoup plus mûrs et gouteux. L’ambiance est de plus bon enfant, convivial, et détendu. Le bonheur.

J’en ai marre de subventionner tous ces actionnaires qui ne pensent qu’à eux-mêmes et surtout pas au bien être du producteur et du consommateur. Les monopoles ont toujours été dangereux, car pas de concurrence. C’est bien là le drame.

Trop de petits commerçants ont disparus. Aidons ceux qui restent, car sinon nos villes, nos villages seront bien désert. Il ne restera bientôt plus que des enseignes. Pas de surprise. Vous pourrez trouver un Gifi partout, mais un bon boucher, beaucoup moins sur.

 

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/souriez-vous-etes-supergruges-139429

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 07:45

Le point commun entre la Fnac, Nestlé, Sanofi Aventis et les abattoirs de porcs ? Ils ont été épinglés par le gendarme de la concurrence pour pratiques anticoncurrentielles. Avec 540 millions d'euros d'amendes infligées à 57 entreprises, le dernier rapport de l'Autorité de la concurrence est un bon cru. Florilège !

 

 

"540 millions d'amendes récoltés en 2012... pour une institution qui n'en coûte que 20 !". Et déjà 126 millions d'euros pour le premier trimestre 2013: Bruno Lasserre est content. Le patron de l'Autorité de la Concurrence, l'instance qui remplace depuis 2009 le Conseil de la Concurrence, affiche un tableau de chasse flatteur dans sonrapport annuel publié le 10 juillet. Voici les entreprises et secteurs qui ont été dans le collimateur du gendarme de la concurrence en 2012-2013.

Croquettes pour chiens et chats : 35 millions d'amis... et d'amendes !

Médor floué ? Nestlé, Mars Inc., Colgate-Palmolive et leurs filiales spécialisées en pet food (nourriture pour animaux domestiques) ont écopé de 35 millions et quelques euros d'amendes pour avoir limité la concurrence, au stade de la distribution en gros de leurs produits. Royal Canin et Nestlé Purina Petcare France ont notamment mis en place des prix de revente imposés et des restrictions territoriales dans toute la France pendant 5 ans !

Toujours dans les produits de grande consommation, le gendarme de la concurrence a sanctionné 11 meuniers français pour entente illicite sur le marché de la farine, et deux structures communes de commercialisation. Pour avoir roulé le consommateur et verrouillé le marché national, les rois de la farine ont dû payer 146,9 millions d'euros. "L'Autorité veille au grain!", rigole l'un de ses membres...

Les abatteurs de porcs bretons se sont eux aussi fait tirer l'oreille en février dernier pour s'être entendus dans le secteur de l'abattage et de la commercialisation. Ils s'étaient accordés pour payer moins cher l'achat des animaux, au détriment des éleveurs. Et aussi pour vendre ensuite la viande plus cher à la grande distribution. Montant de l'amende pour ce tour de cochon: 4,57 millions d'euros.

Médicaments : une douloureuse de 40,6 millions pour Sanofio-Aventis

Après une enquête lourde (2097 relevés dans 177 officines), l'Autorité de la concurrence a constaté des écarts de prix de un à quatre pour les médicaments non remboursés. Elle a réalisé une consultation publique dans le secteur de la distribution du médicament avant de rendre ses conclusions définitives fin 2013. Mais l'institution a d'ores et déjà épinglé les pratiques anti-concurrentielles de plusieurs laboratoires pharmaceutiques. Elle vient ainsi de sanctionner Sanofi Aventis pour avoir mis en place une stratégie de dénigrement des médicaments génériques de Plavix. Montant de la douloureuse : 40,6 millions d'euros !

Autre pratique épinglée le "pay-for-delay" : un laboratoire fabricant des génériques accepte de retarder l'entrée de son générique sur le marché contre rémunération du laboratoire du médicament non générique (princeps). Dernier constat du gendarme de la concurrence : le paracétamol n'est toujours pas inscrit au répertoire des génériques, alors que les brevets de ce médicament sont depuis longtemps tombés dans le domaine public! "Partout en Europe le paracétamol est substitué, à l'exception de la France", s'étonne Bruno Lasserre. Voudrait-on protéger la manne Doliprane ? La marque de paracétamol de Sanofi-Aventis a été en 2012 le 5ème médicament le plus remboursé en France : 276 millions d'euros!

Téléphonie mobile : non mais allo quoi !

Orange et SFR se sont vus infliger 183 millions d'euros d'amendes pour avoir mis en place des manoeuvres anticoncurrentielles sur le marché de la téléphonie mobile.
Il était reproché aux deux opérateurs d'avoir commercialisé des offres limitant les appels en illimité uniquement au sein de leurs réseaux (des offres dites "on net"). Les appels sur les réseaux concurrents ("off net" ) étaient tarifés beaucoup plus cher. "Ces offres ont freiné la concurrence de deux façons", explique l'Autorité de la concurrence : "d'une part elles ont contribué à figer le marché en attirant les consommateurs vers les deux plus gros réseaux, et en les verrouillant de fait une fois le choix opéré. D'autres parts, ces offres ont affaibli le troisième opérateur Bouygues Télécom".

Billeterie/Spectacles : Fnac, France Billet et Ticketnet étaient de concert

Au nom de sa politique antitrust, l'Autorité de la concurrence a"allumé" fin 2012 la Fnac, France Billet et Tickenet. Qui ont dû passer à la caisse pour régler 9 378 000 euros d'amendes."La Fnac, France Billet et Ticketnet ont " accordé leurs violons " sur le montant des commissions demandées aux producteurs pour la commercialisation des places de concerts afin que ces commissions soient les plus élevées possibles", a relevé le gendarme de la concurrence. "Leurs dirigeants se mettaient d'accord, le plus souvent par échanges d'e-mails, pour augmenter le niveau de ces commissions et ainsi faire échec à toute tentative de baisse de ces commissions qu'auraient été tentés d'obtenir les producteurs".

 

source: l'express

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:05

JUSTICE: Carrefour et Leclerc jugés pour de fausses promotions.

 

Carrefour France s'est désisté et ne fait plus appel de la décision du tribunal correctionnel de Rouen qui l'a condamné à 30 000 euros d'amendes pour « pratiques commerciales trompeuses », lors d'opérations de promotion, le 28 avril 2012. Trois hypermarchés Carrefour de la Seine-Maritime étaient concernés par ce jugement : ceux de Mont-Saint-Aignan, Barentin et Tourville-la-Rivière.


UFC Que choisir a maintenu son appel et la décision sera connue aujourd'hui. « L'association a demandé 50 000 euros de dommages et intérêts à Carrefour, précise Michel Guerrier, chef de service à la direction départementale de la protection des populations (DDPP). Si les dirigeants de Carrefour se sont désistés c'est qu'ils pensent sûrement qu'ils ne peuvent plus gagner et qu'ils acceptent la sanction du tribunal. » Leclerc a également fait appel de la décision ; le délibéré sera connu le 7 mars prochain. UFC Que choisir a maintenu les dommages et intérêts qu'elle avait demandés en première instance.

Deux Leclerc de la Seine-Maritime étaient concernés par ces allégations de gratuité trompeuses.

Celui d'Yvetot, condamné à 30 000 euros, et celui de Rouen Saint-Sever condamné lui à 10 000 euros.

« La Cour d'appel devrait confirmer la première instance », commente Michel Guerrier. Les premières plaintes de clients concernant ces « pratiques commerciales trompeuses » remontent à 2007. « Ces grandes surfaces affichaient des taux de gratuité inférieurs à ceux annoncés », explique Michel Guerrier.

A l'époque, la DDPP avait donc lancé une grande enquête régionale et avait commencé ses premiers contrôles dans les enseignes concernées.

Lors de la première instance, les conseils de Carrefour France et Leclerc avaient plaidé en rejetant la faute sur les fournisseurs.

 

« Il fallait des sanctions dissuasives pour que ce système cesse, poursuit le chef de service de la DDPP. Mais ce problème n'est pas propre au département, il existe dans toute la France. »

 

Source: Paris Normandie

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 16:10

 

 

 

 

 Les deux enseignes pointent les fournisseurs du doigt, mais doivent néanmoins payer 140.000 euros d’amendes.


Mieux vaut acheter un seul produit à prix bas qu’avoir un cinquième gratuit mais payer les quatre premiers au prix fort. C’est le sens du jugement rendu vendredi par le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime) à l’encontre de trois distributeurs accusés de «pratiques commerciales trompeuses». 

Carrefour a écopé de l’amende la plus élevée: 100.000 euros pour des publicités relevées dans trois hypermarchés par des enquêteurs de la direction départementale de la protection de la population.

Deux magasins Leclerc de la région ont aussi été condamnés à 40.000 euros. Par ailleurs, l’UFC-Que choisir recevra 2000 euros de dommages et intérêts.

Les distributeurs ont argué que seul le fabricant décide du message publicitaire - «20% gratuits», «0,30 euro remboursé»- imprimé sur l’emballage.

Une défense qui risque de ne pas plaire aux fournisseurs.

Des procès de ce type, basés sur des relevés en magasin et surtout sur l’étude de milliers de prospectus, sont relativement fréquents. Mais surtout très chronophages: l’enquête à Rouen a pris presque cinq ans, contre deux ans en moyenne.

Bataille sur les prix

Le jugement de Rouen intervient dans un contexte de bataille sur les prix plus intense.

 Leclerc reste le leader incontesté sur ce point et le fait régulièrement savoir. Sa dernière publicité, incitant les consommateurs à comparer les étiquettes à l’aide de leur smartphone, vient d’être détournée par Auchan.

L’enseigne du Nord a formulé il y a un mois l’ambition de «dépasser Leclerc pour devenir leader en image prix très vite».

Contrairement à son rival, Auchan concentre ses efforts sur les produits frais (14 produits à moins d’un euro par jour) et ses marques propres, estimant que le consommateur regarde le bas du ticket de caisse.

«Cibler E. Leclerc comme seul concurrent, c’est dire opportunément que notre enseigne est la moins chère», a réagi Michel-Édouard Leclerc, qui compte poursuivre cette année la prise de parts de marché afin de détrôner Carrefour en 2015.

La nouvelle riposte de Carrefour ne devrait pas tarder. L’enseigne n’a pas cessé de travailler sur sa première réponse: de 500 produits de marque nationale pour lesquels l’enseigne clame être la moins chère, le nombre est passé à 1500 articles dans certains hypermarchés.

 

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:00

                                       enseignes.jpg

 

 

Le magazine "Que Choisir" fait le point sur les prix dans la grande distribution : son chariot témoin a augmenté de 6.8% en un an, une hausse bien supérieure à l'inflation.

Dans son numéro de janvier, le magazine a relevé les prix d’un chariot rempli d’une trentaine de produits de marques pour pouvoir comparer d’une enseigne à l’autre. Ce sont des produits de grande consommation : des rayons épicerie, boissons, ultra frais, surgelés mais également des rayons hygiène-beauté, entretien, bébé et animaux domestiques.

Avec cette liste de courses, Que choisir a relevé les prix dans plus de 1.700 grandes surfaces, aussi bien des hypers que des supermarchés, dans pratiquement toute la France.

Au final, plus de 120.000 prix ont été décortiqués.

Entre 2010, date d’un précédent relevé, et 2011, les prix ont augmenté de 6,8 %. Alors que le chariot coûtait en moyenne 46,74 € en 2010, en 2011, il a fallu débourser 49,93 € pour acheter les mêmes produits.

Comparé à l’inflation officielle calculée par l’Insee qui est de l’ordre de 2,5 % en 2011, c’est plus du double.

Parmi les produits ayant le plus augmenté, on peut citer la viande, surtout la viande bovine, mais aussi le café, l’huile, les produits laitiers, les céréales, les biscuits, les boissons aux fruits et sodas.

Avec pour certains de ces produits des hausses à deux chiffres : + 23 % pour certaines marques de café, + 15 % pour de l’huile de tournesol ou de colza, + 12 % pour certains desserts lactés ou des pâtes à tartiner aux noisettes.

Quelques baisses aussi, moins de 1 % de diminution, donc il vaudrait mieux parler de prix qui stagnent. La seule véritable baisse relevée concerne de la charcuterie, des rillettes du Mans, en baisse de 4 %.

L’envolée des cours de certaines matières premières ces deux dernières années a indiscutablement renchéri le coût de fabrication. C’est le cas pour le café, le blé… Pour autant les industriels n’en ont-ils pas profité pour accroître leur prix de vente ? La grande distribution l’affirme. Et Michel-Edouard Leclerc a été le premier à monter au créneau pour dénoncer ces hausses inadmissibles qui venaient amputer le pouvoir d’achat des ménages. Et, pour rendre encore plus crédibles ces propos, il a refusé par exemple de vendre dans ses magasins les produits Lactalis, c’est-à-dire le lait Lactel, le beurre et le camembert Président.

Mais la grande distribution ne mérite pas pour autant un prix de vertu. Que choisir constate que dans un contexte de hausse des prix de fabrication,

l’occasion est trop belle pour les grandes surfaces d’en profiter pour pousser les étiquettes et accuser l’industrie agro-alimentaire.

Le rapport Chalmin remis d’ailleurs en juin dernier au Président de la République ne fait que confirmer les analyses de Que Choisir : Quand les prix augmentent au niveau de la production, la grande distribution profite de l’aubaine pour accroître ses marges. Quand les prix baissent à la production, les prix dans les grandes surfaces baissent rarement, au mieux, ils stagnent.

 

Comme hier et comme demain...

 

Source : France Info / Que Choisir

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 10:08

 

 

distributeurs s

 

 



 

 

 

 

Quelques mythes français :

 

 

 

 

 

 



Les champignons de Paris.

 

De Paris, ils n'ont que le nom.

 

 Pire: 88% d'entre eux viennent de
l'étranger, les rayons des supermarchés regorgeant le plus souvent de champignons issus des États-Unis, de la Chine ou des Pays-Bas, les trois principaux pays producteurs.

 

   

 

 

 

En France, s'ils ont pendant longtemps été élevés dans la capitale, les fameux champignons ne poussent désormais plus qu'à Saumur. La ville dans le Maine-et-Loire regroupe 70% de la production nationale, mais 12 % seulement du global consommé...

 


La charcuterie corse.


Elle est présentée comme un des plus purs produits du terroir
français. Et pourtant la charcuterie corse ne dispose d'aucune «
Appellation d'origine contrôlée ».

 Le consommateur ne trouvera donc sur les rayons des supermarchés du continent que des produits dont les matières premières proviennent d'ailleurs à plus de 90 %.

Ainsi, par exemple, malgré les têtes de Maure et les mentions

 « produit de l'île de Beauté » sur les étiquettes,

 le saucisson d'âne est importé d'Argentine et les jambons sont pour la plupart composés de carcasses issues de Chine.

 


Le jambon d'Aoste.


Voilà une des plus belles et des plus juteuses

 escroquerie «marketing » !

 

C'est l'un des jambons les plus consommés de France, mais
ce dernier n'a rien à voir avec

la charcuterie de la ville italienne d'Aoste...

 

Ce produit est en fait fabriqué en France à partir de
carcasses chinoises et américaines, dans une commune du même nom mais située en... Isère.

Et contrairement à son homologue transalpin, qui
est un jambon cru, il s'agit d'un jambon mi-cuit.

 

 Le subterfuge a fonctionné pendant des années puisque la marque déposée « Jambon d'Aoste » a été la propriété du groupe Aoste (Cochonou/Justin Bridou), leader français de la charcuterie.

Il aura fallu que la Commission européenne interdise récemment (2008) l'utilisation de cette appellation qui prête à confusion pour que l'ambiguïté cesse.


La marque a depuis été renommée « Jambon Aoste »

 et non plus « Jambon d'Aoste »...

 

 



L'A.O.C de Bretagne.


Présentée comme de purs produits du terroir français, les
charcuteries de Bretagne disposent d'une « Appellation d'origine
contrôlée » qui n'oblige les fabricants qu'à une seule chose: posséder au moins un lieu d'emballage

 ou de transformation en Bretagne.

Le consommateur trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82 % des matières premières

 proviennent du monde entier.

 Ainsi, les carcasses de porcs, souvent issues de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande, importé d'Argentine et du Vietnam, et les boyaux d'andouille importés pour la plupart de Corée.

 

L'andouille dite de Vire, et autres charcuteries « De Bretagne », rejoignent ainsi la mythologie des produits bretons, comme le beurre et la pâtisserie,

dont 73% proviennent de la communauté Européenne et d'Asie.

 

La moutarde de Dijon.


Pour faire de la moutarde de Dijon, il faut du vinaigre, de
l'eau, du sel et des graines du... Canada!

 Contrairement à ce que l'on
pourrait croire, la moutarde utilisée dans la préparation de la fameuse pâte ne vient pas de la région de Dijon.

 Une explication à cette bizarrerie : à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place de la Politique agricole commune, les agriculteurs se sont désintéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l'Union européenne. Résultat : 90% de la production utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.

 


Le savon de Marseille.


Avec le pastis et la lavande, c'est l'autre symbole de la
Provence. Seul hic, les savons estampillés « savon de Marseille » ne
sont pas fabriqués dans le Sud-est.

 Car si les savonniers marseillais
ont inventé le procédé de fabrication au Moyen-âge l'appellation n'est pas protégée.

 Résultat : les plus gros fabricants sont aujourd'hui les
Chinois et les Turcs !
Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication du savon,
notamment l'huile de palme, proviennent de l'étranger, les savons
passant à Marseille uniquement pour être parfumés et emballés.

 

Le melon charentais.


C'est l'emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon
charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture.

 Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charente ne possède pas d'AOC.

 Résultat : 80 % des melons charentais que l'on
trouve sur les étals ne viennent pas de Cognac mais d'Espagne, du Maroc des Caraïbes, de Chine et du Sénégal...

 

 

Le camembert.

 


Emblème suprême de la gastronomie française, le camembert de
Normandie est de loin le fromage le plus copié dans les rayons des
supermarchés.

Une explication à ce phénomène : tombé dans le domaine
public, le nom « camembert » peut-être utilisé par n'importe quel
producteur de n'importe quel pays.
 

Et malgré une AOC « Camembert de Normandie », qui existe depuis 1983, de nombreux fabricants utilisent le terme très proche de «Camembert fabriqué en Normandie ».

 Les différences : du lait pasteurisé au lieu du lait cru, un affinage raccourci et une fabrication qui n'est soumise à aucune règle...

 

 Ils sont présentés comme les fleurons du terroir, mais quand on y regarde de plus près on découvre que leur appellation est douteuse.

 

 Matières premières importées de l'étranger,
(30 %du lait vient de Chine, 50% de toute l'Europe), Étiquetage souvent mensonger, additifs non précisés, fabrication hors des limites de la région

 ou seuls existent de vagues bureaux de courtiers.

 

 Dans les rayons des hyper et super, il faut vraiment les chercher :

 les vrais Camenbert ont l'estamplille  « Appellation d'Origine Contrôlée »

 et sont spécifiés « au lait cru ».

 

 



L'huile d'olive.


Rare et chère, l'huile d'olive française est certainement le
produit qui compte le plus d'étiquetages frauduleux.

 

 En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient « conformes » à la réglementation, certaines bouteilles contenant jusqu'à 50% d'huile de tournesol ou présentant une fausse indication d'origine ou de variété d'olive.

 

 Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7
appellations d'origine protégée et une AOC « Huile de Provence », de nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non econnues comme « huile de Provence Côte d'azur ». Sans parler de l'une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l'huile d'olive par l'huile de grignons d'olive, un résidu de la pâte d'olives difficile à détecter pour le simple amateur.

 


De plus, la circulation des fruits étant totalement libre en Europe,
des camions entiers d’olives espagnoles ou italiennes arrivent de
préférence de nuit ! dans les moulins à huile provençaux et
languedociens…pour faire de la bonne huile « de chez nous » !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 14:57

distributeurs s

 

 

 

« Les fruits et légumes ne sont pas très chers, en France, faut pas abuser »

Difficile de répondre à son collègue, à son ami, ou à sa voisine lorsque de tels propos sont lâchés en pleine conversation.

Quel argument trouver, sinon tenter la comparaison des chiffres entre pays ?

Finalement il y a plus parlant, en tout cas pour l’agriculture : il y a les prix payés aux agriculteurs et le prix que nous, consommatrices – consommateurs, payons. 

 

 

L’autre matin, les agriculteurs manifestaient encore leur ras le bol.

 

Ils venaient exprès de Marmande, place de Paris Bastille.
« La France quel pays de râleurs ! » diront certainement nos touristes. Sauf que, comme à chaque fois, nos politiciens gagnent du temps voire oublient leurs promesses, et tous les ans, nous nous retrouvons avec les mêmes crises (cf la guerre du Lait), tous les ans, les mêmes mots d’ordre de grève, tous les ans, les mêmes qui abusent : la Grande Distribution et les intermédiaires.

D’où l’obligation des agriculteurs de recommencer leurs opérations.
Faisons donc du concret. Prenons le prix de vente du kilo de nectarine. Un mets bien trop coûteux pour bon nombre de nos concitoyens, les plus précaires, même en pleine saison.
Prix vendu sur les étales de vos hypers : 4 euros le kilo.
Prix payés aux agriculteurs : 70 à 80 centimes le kilo

Prix vendu à l’occasion de la manif’ : 2 euros le kilo à destination unique de l’agriculteur.
Alors monsieur Leclerc, envie de se reprendre pour le Robin des Bois des consommateurs avec votre marge arrière ?

 

 

Un épiphénomène ? Prenons le prix du lait.

Dans cette fameuse guerre du lait, où l’on retrouve comme par hasard le financier de Sarkozy, Albert Frère, dans le camp des industriels avec Sodiaal, nous obtenons le même prix aberrant pratiqué en super et hypermarché.
Prix vendu : entre 0,70 et 0,85 euros le litre.
Prix du litre 0,30 euros le litre (sur la base de 301 euros / 1000 litres dernier accord signé entre les producteurs et les transformateurs) :
Du simple au double ici.

 

Si vous avez le malheur d’acheter du bio, il faudra débourser 1,10 euros le litre environ.

 

Votre Leclerc, votre Carrefour, votre Cora etc… n’étant visiblement pas prêts à rogner sur leurs marges pour vous faire profiter d’un meilleur lait, moins pollué en pesticides.

 

 

 

 

Après, ses marques peuvent toujours afficher :

 « le positif est de retour »,

« la qualité est là »,

« des prix bas bien moins cher »

ou vous donner généreusement des bons d’achats à la sortie des caisses.

Si les grands distributeurs avaient un minimum de franchise, ils oseraient :

« Chez nous, on arnaque mais avec la vaseline »

 

 

 

 

 

Source: www.cpolitic.com

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 10:07

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Une peine de trois ans de prison, dont deux ans ferme, a été requise mardi devant la cour d'appel de Nîmes à l'encontre d'un ancien directeur de supermarché du Gard, soupçonné d'avoir remis à la vente de la viande avariée et des produits périmés préalablement reconditionnés.
 
Le ministère public a en outre requis une amende de 65.000 euros. En première instance, Emmanuel Alcaraz, directeur d'un supermarché à Roquemaure, avait été condamné à trois ans d'emprisonnement dont 21 mois avec sursis et 60.000 euros d'amende. Le tribunal avait prononcé l'interdiction définitive de l'exercice d'une profession dans le commerce ou l'industrie alimentaire, à nouveau réclamée mardi. Son épouse de l'époque et associée avait écopé d'une peine de 18 mois d'emprisonnement, dont 12 avec sursis, et 35.000 euros d'amende. Cette dernière s'est désistée de son appel mardi, seul son ex-époux comparaissant pour
"falsification de denrées alimentaires, exposition ou vente de denrées alimentaires corrompues et nuisibles à la santé, tromperie sur la marchandise entraînant un danger pour la santé".
 
C'est sur la foi de plusieurs dénonciations émanant d'anciens employés du supermarché que les gendarmes avaient interpellé le couple, en novembre 2004.

Dans leurs dépositions, relues mardi, ceux-ci faisaient état de viande périmée, reconditionnée dans des emballages neufs et bénéficiant d'une nouvelle date limite de consommation, de poissons invendus puis remis à la vente une semaine plus tard, de fromages également reconditionnés et bénéficiant eux aussi de nouvelles dates de péremption.

 

Ces pratiques auraient ainsi duré pendant trois ans. Une trentaine de kilos de viande avariée, dont une partie avait été retrouvée baignant dans une "marinade" garantissant son apparence, avaient notamment été saisis.

Certains produits dont la date de péremption était dépassée de 65 jours avaient aussi été découverts par les services sanitaires.
 
M. Alcaraz a nié une nouvelle fois, mardi, les accusation portées contre lui et évoqué un complot mené par plusieurs de ses anciens salariés. La cour a mis son arrêt en délibéré au 1er juillet. Trois anciens salariés, dont deux bouchers, avaient aussi été condamnés à des peines de prison avec sursis mais n'avaient pas fait appel.

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