Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 08:16

 

Deux cadres du hard discounter, soupçonnés d’avoir donné l’ordre de ne pas engager des étrangers munis d’un certain type de titre de séjour, ont été placés en garde à vue le 28 juin. Mona a recueilli les avis et témoignages des employés et syndicalistes proches de ce dossier.

 

Le 28 juin, deux cadres supérieurs du hard discounter allemand Lidl ont été placés en garde à vue dans les locaux de la Police judiciaire de Creil, dans l’Oise. Les deux hommes auraient donné l’ordre de ne pas recruter d’étrangers titulaires d’un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale », attribué aux conjoints de Français. Pour la première fois depuis la garde à vue de ces deux cadres, des hommes et des femmes, tous employés ou anciens collaborateurs de la société s’expriment et racontent le dessous de l’affaire au Bondy Blog. Selon eux, les ordres étaient clairs : « Le recrutement de candidats étrangers titulaires d’un titre de séjour « vie privée et familiale » était formellement interdit. »

« C’était un excellent élément et je souhaitais la garder dans l’équipe », affirme Olivier K.*, le responsable de réseau par qui tout a commencé. Cet élément, c’est Aissatou S., arrivée en France pour vivre avec son époux français. Son titre de séjour temporaire lui permettant de travailler, elle a rejoint le géant allemand du hard discount alimentaire dans le cadre d’un contrat aidé. Aissatou S. occupait le poste de caissière-employée libre-service dans l’un des magasins dirigé par Olivier M. en Picardie. « A la fin de son contrat, c’est tout naturellement que je lui ai fait part de mon intention de la recruter en contrat à durée déterminée. J’étais satisfait d’elle et j’avais besoin de renfort au magasin, pourquoi recruter une autre personne ? », confie Olivier K.

 

 

Pour constituer le nouveau contrat d’Aissatou S., le responsable de réseau fait alors remonter les pièces du dossier au service des ressources humaines du siège régional de Barbery, en Picardie. Le dossier lui est retourné. Refusé. « Nous avions convenu de nous revoir pour la signature du contrat quelques jours plus tard. Pour moi, ce rendez-vous ne devait être qu’une formalité administrative. » Pourtant, une fois face à Aissatou S., il a dû lui annoncer qu’il ne pouvait plus la recruter malgré le manque de personnel dans le magasin. « J’ai alors tenté de négocier avec mes supérieurs mais le message était clair : Lidl ne recrute plus d’étrangers titulaires d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». »

Par souci de transparence face à cette personne qu’il connaissait et dont il appréciait le travail, Olivier. M. décide de lui expliquer les raisons pour lesquelles son recrutement n’était plus possible. « C’était délicat. J’étais embarrassé alors qu’elle, était humiliée. Aissatou S. a aussitôt porté plainte contre moi pour discrimination à l’embauche », soupire-t-il. « Lors de mon audition par le commissaire de police, j’ai tout dit. J’ai donné le nom de mes supérieurs et expliqué en détails les consignes que nous recevions de nos directeurs et du siège de Strasbourg », raconte Olivier K. 

 

Plusieurs mois après la plainte de la jeune femme, ce sont le directeur régional pour l’Ile-de-France, l’Oise et l’Aisne et le responsable administratif qui ont été placés en garde à vue au commissariat de Senlis, en Picardie. D’anciens collègues ont soutenu Olivier K. et ont également été entendus par la police. Ils ont confirmé que des consignes avaient bien été données afin de ne plus recruter d’étrangers titulaires de ce type de titre de séjour.

« La première fois que nous avons reçu ces directives, nous étions en réunion mensuelle en Picardie. C’était début 2010 », témoignent Charles et Sonia, deux anciens responsables de réseau de la région parisienne. « Nous étions choqués d’entendre de telles choses mais ne pouvions rien faire pour les changer. Il fallait suivre les ordres », expliquent-ils. Quelques mois après cette réunion, une vague de démissions secoue la direction régionale : la moitié des responsables de réseau décide de quitter la société. « Nous n’étions plus en phase avec plusieurs des consignes et le management que l’on nous demandait d’appliquer. Il était courant de recevoir l’ordre de nos supérieurs de licencier, en urgence, un salarié étranger qui avait un titre de séjour « vie privée et familiale » avec une date proche du renouvellement.  C’était à nous de trouver le motif. Difficile quand tout se passe bien », constatent-ils.

« En soutien à Olivier, nous avons réuni autant de preuves que nous pouvions. Les langues se sont déliées. Aujourd’hui, nous avons en notre possession près d’une centaine de dossiers « vie privée et familiale » refusés et retournés en magasin par la direction régionale ainsi que des documents présentés aux réunions au siège strasbourgeois », se félicite Sonia.

 

Selon Me Olivier Gutkes, l’avocat des deux responsables placés en garde à vue fin juin, tout cela n’a pas de sens : « Il n’y a pas de discrimination à l’embauche chez Lidl. Il suffit de consulter les registres du personnel. Un tiers des employés des magasins de la région de Barbery est étranger. Il semblerait juste qu’une personne n’ait pas obtenu le poste qu’elle souhaitait, et elle a cru opportun de porter plainte », assure-t-il avant d’ajouter que « Lidl détient suffisamment d’éléments qui lui permettent d’être confiant quant à l’issue de cette affaire ». Il précise que pour son client, « seules comptent les valeurs de l’individu et non sa nationalité ou ses origines. »

 

« S’il y avait réellement discrimination, que faisaient les syndicats ? », interroge Me Gutkes. « Pour des raisons évidentes de discrétion, les ordres de cette nature sont toujours adressés oralement », explique Lahouri Tami, secrétaire général du syndicat UNSA. « C’est exactement la même chose avec les cas de harcèlement sexuel sur lesquels nous travaillons, nous ne pouvons intervenir tant que les preuves ne sont pas solides, même lorsque nous savons que cela est réel. Cela nécessite du temps. »

Fatiha Hiraki, chef de magasin et déléguée syndicale UNSA, a obtenu la confirmation de l’existence de ces directives grâce aux bons rapports qu’elle entretenait avec certains responsables « réseau », mais surtout à son poste de chef. « Dès que j’ai eu connaissance de cette pratique, j’ai aussitôt prévenu la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité). »

Pour Fatiha Hiraki, les raisons de cette forme de discrimination sont simples : « Recruter des étrangers avec ce type de titre de séjour exige un personnel dédié au sein du service des ressources humaines. Les échanges avec les préfectures et l’OFII, l’Office français de l’immigration et de l’intégration, sont nombreux et entraînent un surplus de travail. De plus, cela demande une certaine gymnastique dans les emplois du temps du personnel car lorsqu’un salarié étranger doit renouveler son titre de séjour, il ne peut plus travailler et cela peut durer de quelques semaines à plus d’un mois », précise-t-elle.

« Il y a également ceux qui reviennent en magasin avec le document que la préfecture leur remet. Il leur permet de solliciter auprès de l’employeur une prise en charge des frais de renouvellement qui s’élèvent à plusieurs centaines d’euros par an et par salarié. Ne plus recruter cette catégorie d’étrangers simplifie les choses. C’est le calcul qu’a fait le hard-discounter », explique-t-elle.

Le hard-discounter se défend d’être raciste et nie la discrimination. Sonia, ancienne responsable de réseau, fulmine : « C’est honteux de jouer sur les mots avec un tel dossier. Nous ne disons pas que Lidl est raciste, nous disons qu’il y a eu discrimination. »

Aujourd’hui, Olivier M. a retrouvé un emploi, mais reste lié à Lidl par cette plainte qui existe toujours contre lui. « C’est encore très lourd à gérer. Je ne veux plus y penser, j’ai juste envie de passer à autre chose, dit-il. C’est Lidl qui a fait de la discrimination, pas moi. »

 

*Les identités ont été changées

 

Repost 0
Published by Caddyman - dans Lidl
commenter cet article
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 13:44

enseignes.jpg

 

 

Ils avaient prévenu la veille lors de leur rencontre avec le secrétaire d'Etat au commerce, Frédéric Lefebvre, et ils ont tenu parole. Certains hard discounts du département ont eu droit hier matin à des livraisons de pêches et de nectarines tout autant imprévues que spectaculaires. Après deux premiers déversements effectués à la pointe du jour devant le Netto de Prades et devant le LIDL de Thuir, c'est devant les LIDL de Claira et du Bas-Vernet à Perpignan que furent jetées plusieurs dizaines de tonnes de fruits.

Une enseigne qui, depuis quelques semaines, est dans le collimateur de la profession agricole au plan national avec une récente opération promotionnelle qui irrita sérieusement les producteurs de fruits et légumes, comme nous l'explique Aurèlie Pascal, présidente des Jeunes Agriculteurs du Roussillon : "LIDL affiche des promos dans plusieurs départements à 0,79 centimes du kilo pour de la pêche importée d'Espagne ou d'Italie. Même chose pour la tomate à 0,69 euro qui nous arrive des Pays-Bas. C'est inacceptable alors que nos coûts de productions sont d'au moins 1,30 euro. On se demande qui est payé dans cette affaire. Notre action qui visait principalement cette enseigne allemande, comme si ce pays ne nous avait pas déjà suffisamment porté préjudice avec l'affaire de la bactérie, répond à un mot d'ordre national".

 

40 tracteurs remorques


Une action conduite par les J-A et la FDSEA dont le point fort fut donc le déversement devant le LIDL de la zone commerciale de Claira avec, rien que devant ce magasin, 200 tonnes de pêches éparpillées sur le bitume, des pneus brûlés et un rassemblement qui n'allait pas sans rappeler les grandes heures du syndicalisme agricole départemental avec plus de 200 producteurs présents et une quarantaine de tracteurs remorques. Un tableau complété par un placardage d'affiches et quelques beaux embouteillages en plein soleil qui caractérisent traditionnellement le mécontentement agricole dès que les récoltes ne se vendent plus en pleine saison estivale.

 

 

Moraliser le commerce

 
Un fait récurrent dont se passeraient bien les producteurs confrontés, comme nous l'explique Gérard Majoral, arboriculteur à Thuir, à des pertes de revenus qui pourraient bien avoir raison de la filière : "Voilà des années que le problème est posé avec des productions qui arrivent sur le sol français importées de pays ou les coûts salariaux sont au raz des pâquerettes et avec un commerce qu'il faudrait moraliser. On ne peut pas continuer à vivre, dans ce pays, avec des gens qui piétinent notre drapeau en détruisant systématiquement ce pan entier de notre patrimoine qu'est notre agriculture".

Un peu plus loin, un autre agriculteur dénonce : "Des années que l'on vide nos productions devant les enseignes de la distribution. Ce département ne sera bientôt plus qu'une grande friche. Et à la place on construit des grands magasins. Preuve que tout le monde n'y est pas perdant". Et Gérard Majoral de rajouter, concernant l'accentuation des contrôles aux frontières réclamés par Frédéric Lefebvre vendredi :

"Si le préfet a besoin d'un coup de main pour vérifier, dans les camions, les normes et la qualité des marchandises importées, il peut compter sur nous".

 

Repost 0
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 11:03

Carrefour2.jpg

 

 

 

  

 

Incroyable : les employés réclament d'être payés pendant leurs pauses. Mais où va-t-on ?


La nouvelle n'a pas déchaîné les passions, et pourtant : Carrefour Hypermarchés vient d'être condamné par le tribunal de police d'Evry, et déclaré coupable de "paiement par un employeur de salaire inférieur au minimum mensuel garanti". Douze magasins sont concernés dans l'Essonne, la Seine-et-Marne, le Gard, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes et le Rhône. La somme totale des amendes à payer s'élèvera à 3,66 millions d'euros (soit à peu près le salaire annuel du PDG), du moins si Carrefour est vraiment obligé de la payer, car l'entreprise a décidé de faire appel.

 

 

 

Payer les pauses, et puis quoi encore ?

 

Pourquoi cette condamnation ? Depuis le passage aux 35 heures, certaines enseignes intègrent le temps de pause des salariés dans leur salaire de base. Avec 2h30 de pause hebdomadaire, cela permet aux entreprises, dont Carrefour et Auchan, de rémunérer leurs salariés 35 heures pour 37h30 de travail accompli.

 

De nombreuses plaintes ont déjà été déposée et de nombreuses décisions, souvent contradictoires, ont déjà été prise par différents tribunaux. Selon les catégories de salariés, le manque à gagner serait de 4,53 euros à 45,148 euros par mois, d'après une étude de l'inspection du travail.

 

Il n'y a pas de petits profits, et puis rappelons nous : Carrefour doit économiser 2,1 milliards entre 2009 et 2012.

C'est même pour cela que Lars Olofsson a pris la tête du groupe en 2009. Où va l'entreprise, s'il faut payer les employés pendant leur temps de pause ?

 

Attention. Ne sombrons pas dans la démagogie de bas étage. Les employés de Carrefour sont d'heureux veinards : selon Jean-Luc Masset, DRH de l'entreprise, une assistante de caisse "reçoit une rémunération qui est de 22% supérieure au Smic, à laquelle s'ajoute une participation aux résultats, une remise sur achat de 10%, ainsi qu'une mutuelle et une convention collective qui est très favorable". Et - on ne le répètera jamais assez - la chance d'avoir un emploi. (Et donc, de ne pas faire partie des assistés, fustigés dernièrement par un membre éminent du gouvernement).

 

Le boss de Carrefour prend-il des pauses rémunérées, lui ?

 

Il ne faudrait pas davantage prendre les actionnaires de Carrefour pour des radins insensibles. Il y a deux ans, pour attirer Lars Olofsson, star de Nestlé, à la rescousse de leur entreprise, qui menaçait de ne plus faire autant de profit qu'auparavant, ils ont été parfaitement capables de lui concocter une rémunération stimulante, à la hauteur de ce qu'ils attendaient de lui : relancer l'entreprise, augmenter les dividendes, et permettre à ceux qui ont la chance d'être employés chez Carrefour de continuer à avoir un travail.

 

Ils lui ont reconnu d'emblée treize années d'ancienneté. Donc, en décembre 2012, Lars Olofsson aura seize années de présence théorique dans l'entreprise pour le calcul de sa rente. Au taux de 1,5 % de son salaire par année, Lars Olofsson toucherait finalement 24 % (1,5 % x 16) de sa rémunération, plafonnée, pour le calcul de sa rente, à 2,06 millions d'euros. Ce qui fait un petit 500 000 euro par an, sa vie durant.

 

En plus de cela, sa rémunération (fixe et variable) a été, en 2009, de 2,7 millions d'euros, sans omettre un bonus de 1,35 million d'euros.

 

Ensuite, on a évidemment les stock-options : 130 000 unités à 33,70 euros, sans plus-value pour l'instant, mais il faut savoir attendre. Et pour en finir, 165 000 actions gratuites, valorisées à 4,75 millions seront données à Lars s'il remplit les conditions de performances économiques et financières. Cerise sur le gâteau : une allocation de logement égal à 100 000 euros.

 

Eh oui. Paris est devenu hors de prix.



source: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/2435;les-tres-mechants-employes-de-carrefour-face-a-super-patron.html

 

Repost 0
Published by Caddyman - dans Carrefour
commenter cet article
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 10:35

 

geant.jpg

 

 

 

A Marseille, le salarié de Monoprix qui avait récupéré des produits jetés, ne sera pas licencié.

 

 

Kader, un employé de Monoprix, agé de 59 ans, avait été suspendu sur le champ, pour avoir emporté 6 melons et 2 salades, des produits périmés récupéré dans la benne à ordure.

 

Dans un communiqué la direction de Monoprix a indiqué que Kader ne sera pas licencié.

 

Dans un premier temps elle voulait le licencier en expliquant que le réglement intérieur du magasin interdit de se servir dans les bennes.

 

Depuis cet incident la salarié avait reçu le soutien de la plupart de ses collègues de travail ainsi que du syndicat CGT. La déléguée du syndicat avait déclaré : " voilà un homme qu'on met sous la menace d'un licenciement pour avoir pris des légumes dans une poubelle, ça ne se passe pas dans une contrée moyenâgeuse mais en France en 2011, dans une entreprise dont l'actionnaire principal, Casino, vient de battre des records de profits au CAC 40".

 

Repost 0
Published by Caddyman - dans Monoprix
commenter cet article
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 11:09

Carrefour2.jpg

 

 

Le géant de la grande distribution Carrefour a été condamné jeudi par les Prud'hommes de Cherbourg à verser 640.000 euros en tout à 117 salariés pour n'avoir pas rémunéré leur pause et n'avoir pas pris en charge le nettoyage des vêtements de travail qu'elle leur fournit.

 

"Carrefour ne pouvait déduire de la rémunération mensuelle minimum le montant du forfait pause, ce qui revient en réalité à annuler le versement du forfait pause en parallèle effectué", écrit le conseil des Prud'hommes dans sa délibération.

La société "doit par ailleurs prendre en charge les frais relatifs à l'entretien" des vêtements de travail qu'elle fournit aux salariés. En conséquence, le conseil "condamne" la société Carrefour à verser aux demandeurs 640.000 euros en tout, ce qui inclut 15 euros par mois et par personne de frais de nettoyage.

"Cela fait en moyenne 5.470 euros par personne.

Quand on sait que ces salariés sont quasiment tous à temps partiel avec un salaire net moyen de 800 euros, c'est énorme", a déclaré à l'AFP leur avocate, Me Elise Brandt.

 

Interrogé par un correspondant de l'AFP, Gregoire Gandy, directeur de l'hypermarché Carrefour de Cherbourg, a indiqué que la société prenait "acte" de la décision du conseil de Prud'hommes et qu'elle allait "prendre le recul nécessaire pour voir la position qu'on prendra".

 

Le 13 juin, le tribunal de police d'Evry a condamné Carrefour à 3,66 millions d'euros d'amendes pour non-respect du Smic auprès d'environ 1.200 salariés en France. La société a indiqué le lendemain qu'elle allait faire appel. Les 117 salariés de Cherbourg ne fait pas partie des 1.200 d'Evry, selon leur avocate.

 

Repost 0
Published by Caddyman - dans Carrefour
commenter cet article
1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 23:50







Jean-Pierre Gontier : le monsieur MDD de Leclerc

  

"Eco+", "Marques Repères" ou encore "Nos Régions ont du Talents", c'est lui. Derrière ces marques dites de distributeur (MDD), les magasins E. Leclerc ont placé Jean-Pierre Gontier, 57 ans. Président de la Scamark, la société coopérative qui conçoit et fait fabriquer toutes les références MDD de l'enseigne, cet amateur de rugby a réalisé un peu plus de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2007. Les autres propriétaires de Leclerc peuvent le remercier d'avoir mis sur pied en quelques années cet arsenal de références qui va de l'eau en bouteille aux conserves, puisqu'il représente aujourd'hui 30% des ventes de l'enseigne. Mais Jean-Pierre Gontier est aussi propriétaire de deux centres Leclerc dans le Loiret. En 2002, ses hypermarchés de Fleury et d'Olivet totalisaient un peu plus de 121 millions d'euros de chiffre d'affaires et un million d'euros de bénéfices. Depuis, il ne publie plus ses comptes, sans doutes pour ne pas faire de jaloux. Car aujourd'hui, il a d'autres ambitions dans son département : un troisième Leclerc. Pour l'heure, son projet à été retoqué à deux reprises. Mais le commerçant  compte bien déposer un nouveau dossier.

 

 

 

Jean-Paul Pageau : un apprenti boucher devenu millionnaire

 

 

 

 

 

 

Boucher de formation, qui a fait ses classes chez Leclerc, Jean-Paul Pageau, 61 ans, est aujourd'hui l'un des hommes les plus puissants de l'enseigne. Ce fils d'agriculteur de Touraine a gravi les échelons un à un. Aujourd'hui, il récolte les fruits de son dévouement auprès de Leclerc, au point de pouvoir se glisser au sein des 500 plus grosses fortunes de France. Il contrôle deux hypermarchés de la région rémoise (Saint Brice Courcelles et Champfleury). Et pas les moindres. Ses deux magasins ont généré 250 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007. Il possède également des participations dans ceux de Vertus et de Romilly sur Seine. Pour assoir son influence, ce sexagénaire cumule les casquettes au sein du groupement. Il préside la Scapest, la coopérative qui ravitaille 40 centres Leclerc dans le grand-est. Ultime preuve de son influence dans le groupement : c'est lui qui a enlevé l'installation dans sa région du centre logistique de B.T.Lec, la filiale de Leclerc chargée d'approvisionner tous les magasins français en produits électroménagers.

 

 

 


Anny Courtade : la star des Leclerc de la Croisette

 

 

 

 

 

 

Ce petit  Ce bout de femme d'origine toscane, mère de deux enfants règne sur les Leclerc de Cannes et des alentours. S'il existe un parcours atypique au sein de Leclerc, c'est bien le sien. Orpheline a 10 ans, veuve à deux reprises, de toutes ses épreuves, Anny Courtade s'est relevé. Et en 1974 elle quitte l'Education nationale et ses élèves de lettres pour prendre la direction d'un centre Leclerc au Cannet. Sa gestion efficace lui fait vite prendre du galon et elle s'invite même un temps à la table du comité stratégique national de l'enseigne. Aujourd'hui, à 69 ans, elle préside Lecasud, la centrale d'achat régionale de Leclerc (37 magasins, 891,2 millions d'euros de chiffre d'affaires), exploite les magasins de Saint-Raphaël et du Cannet (155 millions d'euros à eux deux) et ne serait pas contre une reconversion politique. Elle a plusieurs fois été approchée par Bernard Brochant pour les municipales et son nom a circulé pour les prochaines sénatoriales. Mais pour l'heure elle se concentre sur l'ouverture d'un nouvel hypermarché à Cannes. Dessiné par Wilmotte, il devrait voir le jour en 2011.



François Levieux : un puissant patron beau-frère de Michel-Edouard

 

 

On n'est jamais mieux servi que par sa famille... d'adoption. Beau-frère de Michel-Edouard Leclerc, François Levieux a épousé Hélène, la sœur du médiatique représentant du groupement. Rien ne prédestinait pourtant cet énarque à faire carrière dans la grande distribution. Son beau-père lui a proposé de prendre la tête d'un des plus gros hypermarchés Leclerc de France, celui de Saint-Médard-en-Jalles, près de Bordeaux. Cet immense magasin de 12 000 m² a réalisé 150,3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007. Sur ce dernier critère, c'est le 5e plus gros Leclerc de France. Et si l'on ajoute le Brico Leclerc, l'agence de voyages et l'espace culturel du même centre commercial, les intérêts de la famille Levieux s'élèvent à 170 millions d'euros de chiffre d'affaires, sans compter les participations qu'ils détiennent dans d'autres supermarchés du Sud-ouest. Avec cette fortune, cet amateur de bons vins, père de trois enfants, s'est offert quelques domaines viticoles dont Châteaux Lagnet, Roques-Mauriac et Labatut. Nuls doutes que le vin soit en bonne place dans ses linéaires.

 

 

 

 

 

Famille Jaud 

 

La famille Jaud, c'est un peu l'Etat dans l'Etat. C'est que cet ancien cégétiste n'est pas étranger au succès de Leclerc dans l'Hexagone. Lieutenant d'Edouard Leclerc depuis le milieu des années 60, il a bâti un véritable empire familial : il est lui-même propriétaire de deux magasins à Laval. Il a confié la gestion du premier à sa femme, Marie-Ange et celle du second à son fils, Vincent. Ses deux unités réalisent 165 millions d'euros de chiffre d'affaires et près de 5 millions d'euros de bénéfices. Son frère Hervé règne à La Roche-sur-Yon sur deux hypermarchés, son beau-frère Michel Payraudeau s'est implanté dans la région nantaise et son cousin, Rémy Nauleau, dirige les deux plus grands Leclerc de France, à Toulouse. Qui plus est, c'est lui qui a cornaqué Michel-Edouard Leclerc à son entrée dans l'entreprise, en 1978. Autant dire qu'il fait partie des meubles et que l'avis de cet amateur de tennis compte dans la gestion quotidienne du réseau. Véritable homme fort du groupement, il co-préside le Galec, la centrale d'achat nationale des centres Leclerc en France.

 

 

 

 

Rémy Nauleau, propriétaire des deux plus gros Leclerc de France

 

 Cousin d'André Jaud, l'un des parrains du groupement, Rémy Nauleau règne à 59 ans sur l'agglomération toulousaine avec ses deux énormes hypermarchés de Blagnac et de Saint-Orens-de-Gameville. A eux deux, ils totalisent 355 millions d'euros de chiffre d'affaires selon les estimations du mensuel Linéaires et 28 460 m² de surface commerciale. S'il dirige celui de Blagnac en propre, il a confié à Chantal, son épouse la direction de celui de Saint-Orens, tout en gardant le fauteuil de président. Dans ses magasins, on trouve un manège à bijoux et une agence de voyages siglé Leclerc. Normal, c'est lui qui en a eu l'idée et qui s'est chargé de diffuser le concept auprès des autres adhérents. Rémy Nauleau détient également des participations dans quatre plus petits Leclerc dans le Tarn. Le succès de ce baron du réseau lui a permis de s'offrir le célèbre Château-Cransac, dans le bordelais. Aujourd'hui il dirige également l'activité téléphonie mobile de Leclerc. Une entité qui affiche un chiffre d'affaires d'un peu plus de 4 millions d'euros, mais qui peine à engranger ses premiers bénéfices.

 

 

Jacqueline Saint-Laurent : la patronne des Leclerc béarnais

 

Un père épicier, une rencontre avec Edouard Leclerc, voilà les ingrédients qui ont fait de Jacqueline Saint-Laurent la patronne des Leclerc béarnais. C'est son père, grossiste à Tarbes à la fin des années 50, qui entend parler d'Edouard Leclerc. Il trouve le concept du Breton génial et ouvre avec sa fille un magasin de 80 m². En 1966, Jacqueline Saint-Laurent succède à son père et devient la tête de pont de l'enseigne dans sa région. Entre les Pyrénées Atlantiques, le Gers, la Haute-Garonne et les Landes, elle a parrainé l'ouverture de 18 centres Leclerc dont un qu'elle a réservé pour sa sœur Nicole. Pour son compte, elle s'est gardé quelques pépites en ouvrant des hypermarchés à Pau, Lourdes, Orleix et surtout Ibos, son vaisseau amiral aux 133 millions d'euros de chiffre d'affaires. Au total, son empire pèse aujourd'hui 266 millions d'euros de chiffre d'affaires. Toujours présidente de ses hypers à 75 ans, Jacqueline Saint-Laurent passe progressivement la main. Ce sont ses deux neveux, Brice et Davy Saint-Laurent, qui gèrent au quotidien les quatre magasins.

 

 

 

Benjamin Voisin, un autodidacte devenu le financier de Leclerc

 

 

 Parisien de 56 ans possède l'un des plus importants hypermarchés Leclerc de France. En 2007, avec son magasin de Moisselles, dans le Val d'Oise, il a engrangé un million de bénéfices pour 135 millions de chiffre d'affaires. Il préside la Scapnor, la puissante centrale d'achat du groupe pour tout le nord de Paris et possède également quelques participations dans le centre Leclerc de Gonesse. Homme de confiance des adhérents, il a présidé jusqu'à l'année dernière la banque Edel, la banque du mouvement Leclerc. Une banque un peu particulière puisqu'elle n'a comme que clients que les adhérents. Sous sa responsabilité, la banque Edel a traité jusqu'à 5,6 milliards d'euros de transactions par carte bleues et installé des centaines de distributeurs automatiques. Véritable autodidacte, il est devenu au fil des années un fin connaisseur des questions financières. Une compétence qu'il a mise au service de Leclerc. C'est lui qui a mis sur pied les moyens nécessaires au passage à l'euro, des caisses aux logiciels de comptabilité en passant par la sensibilisation du public.

 

 

 


Pierre Chartier, un jeune à la barre

 
Gendre de Joseph Fourage, autre figure de Leclerc, Pierre Chartier, 47 ans, est un véritable baron local au sein du groupement. Son beau-père, encore propriétaire d'un hypermarché à Nantes, lui a mis le pied à l'étrier. Et aujourd'hui, cet excellent régatier amateur dirige le 4e plus gros Leclerc de France, à Saint-Herblain, dans la périphérie nantaise. En 2007, selon le magazine Linéaires, son magasin de 11 700 m² a réalisé 152 millions d'euros de chiffre d'affaires. Il est vrai que l'emplacement d'Atlantis, c'est son nom, est particulièrement propice aux affaires. Il côtoie une énorme galerie marchande et un Ikea. Un temps responsable des équipes d'achat du groupement, Pierre Chartier dispose de participations dans d'autres Leclerc bretons, dont celui de Saint Grégoire, près de Rennes. Il a également son strapontin dans les conseils d'administration de tous les organes stratégiques du mouvement Leclerc. Il est très écouté à celui de Scamark, la division MDD de l'enseigne.



Roland Loury teste les nouveaux concepts

 

 

 A  58 ans, Roland Loury fait partie de la caste des barons locaux du réseau Leclerc. Son territoire : Franconville, dans le Val d'Oise, à 30 0160kilomètres de Paris. Là se dresse son hypermarché, 82 millions d'euros de chiffre d'affaires et 365 000 euros de bénéfices en 2007. En 2006, c'est lui qui le premier a lancé un Optique E.Leclerc, une boutique de lunettes à prix cassés. Normal c'est lui qui en a eu l'idée. Pour l'instant, le succès est mitigé, mais plusieurs adhérents ont déjà repris le concept. Trésorier du club de football local, Roland Loury est aussi le patron de la Scaparf, la centrale d'achat des produits cosmétiques et de parfumerie du groupe. Une entité qui pesait un peu moins de 260 millions d'euros en 2007. Son avis compte également à la Scamark, la filiale dédiée aux MDD de Leclerc et à la centrale d'achat régionale pour l'Ile de France.

 

 

 

 

Denis Picard carbure au Leclerc

 

 

 
Denis Picard, c'est le Normand du groupe. Il règne très discrètement en Haute-Normandie sur deux centres Leclerc, celui d'Elbeuf et de Louviers. Il publie seulement les comptes de ce dernier : 67 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007 et 1,5 million d'euros de bénéfices. Mais cette éminence du Lions Club -en charge du recrutement des nouveaux membres- a depuis quelques années confié la gestion quotidienne de ses magasins à d'autres. Il préfère se concentrer sur des activités hautement stratégiques du groupement. Les adhérents l'ont nommé PDG de Siplec, la société d'importation de Leclerc. Une énorme machine au 7,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires qui s'occupe principalement d'approvisionner les quelques 500 stations-service Leclerc réparties à travers la France à des prix hyper compétitifs. C'est lui qui a lancé la carte Energeo, la carte de fidélité maison pour que les clients n'aillent pas à la concurrence. Une fonction qui l'a presque naturellement mis en première ligne pour élaborer la stratégie de l'enseigne à l'étranger.

 

 

 


Jean-Jacques Exmelin, le monsieur textile


 
Si vous achetez une écharpe ou une couette premier prix dans un Leclerc, Jean-Jacques Exmelin y est pour quelque chose. Responsable national des rayons textile-chaussures de l'enseigne, c'est lui qui a lancé les premières collections Marques Repères et qui a eu l'idée d'investir de nouveaux créneaux pour les MDD comme le linge de maison. Discret, mais influent, il est propriétaire d'un des plus grands Leclerc de France. Son magasin de 9 800 m² situé à Bois d'Arcy, dans les Yvelines près de Paris, aurait réalisé 167,1 millions d'euros, selon le magazine Linéaires. Ce qui en fait le troisième plus grand Leclerc de France. En 10 ans, Jean-Jacques Exmelin aura ainsi réussi à augmenter de 50% le chiffre d'affaires de son hypermarché. Il détient par ailleurs des participations substantielles dans un centre Leclerc au Havre qui dépasse les 90 millions d'euros de chiffre d'affaires. Il fait également partie du conseil d'administration de Siplec, la très importante filiale d'importation des Leclerc.

 

 



Christophe Bacot s'occupe de l'électroménager


 

 Ancien de Carrefour, Christophe Bacot est passé chez Leclerc au début des années 90. Peu de temps après, il rachète le magasin de Verdun. Il partage la propriété et la gestion aves son épouse, Pascale. Le magasin est une bonne affaire. Il réalise 71,6 millions d'euros de chiffre d'affaires et un peu plus de 2 millions d'euros de bénéfices. Une situation confortable qui a permis à Christophe Bacot d'agrandir son magasin de 1 700 m² en 2004, portant ainsi sa surface commerciale à 7 113 m². De quoi proposer des dizaines de références supplémentaires à ses clients, comme des téléviseurs ou des frigos. Car Christophe Bacot est aussi le président de BT Lec, la société d'approvisionnement de tous les Leclerc de France en produits blancs (réfrigérateur, machine à laver...) et bruns (téléviseur, chaîne hifi). Une activité qui représente 303,8 millions d'euros sur toute la France.

 

 

 


Pierre Le Corre, l'homme du développement international

 

Grâce à Pierre Le Corre, la marque Leclerc a enfin franchi les frontières françaises. Avant son arrivée, le réseau peinait à trouver des volontaires pour aller installer des hypermarchés en Slovénie. Au début des années 2000, Pierre Le Corre a repris le dossier en main et multiplié des partenariats avec des groupements locaux de commerçants indépendants. Des Leclerc se sont mis à pousser en Italie, en Pologne... et en Slovénie aussi. On en compte près de 80 dans cinq pays, principalement en Europe. A 62 ans, c'est toujours lui qui dirige Unilec, la structure qui coiffe le développement international : en 2007, elle pesait 245 millions d'euros de chiffre d'affaires. Une réussite qui lui a ouvert les portes du Galec, l'entité qui représente les propriétaires de l'enseigne. On y écoute le puissant propriétaire du Leclerc de Rouen (105 millions d'euros de chiffre d'affaires et 2 millions de bénéfices en 2007). Il peut également imposer ses vues au sein de Scanormande, la centrale d'achat locale qui pèse 876 millions d'euros.

 

 

 


Frédéric Bonaparte, le jeune loup qui monte


A 43 ans, Frédéric Bonaparte est l'une des valeurs montantes du mouvement Leclerc. Très discret sur le plan médiatique il se trouve néanmoins à des postes clefs. Membre du conseil d'administration du Galec, il a un regard sur la stratégie commune aux 500 supermarchés français. Il siège également au conseil de la Scapmar, la centrale d'achat des produits de la mer, mais aussi de L Telecom, la filiale mobile du distributeur. Mais c'est en région parisienne qu'il a le plus d'influence. Il dirige la centrale d'achat de Savigny le Temple (729 millions d'euros de chiffre d'affaires) qui approvisionne tout l'est parisien. Frédéric Bonaparte est enfin propriétaire de l'hypermarché de Bonneuil, en Seine et Marne. Un hypermarché qui réalise 105 millions d'euros de chiffre d'affaires. Depuis sa rénovation en 2001, les 150 000 clients qui le fréquentent chaque mois lui font gagner un million d'euros par an. Un pécule qu'il complète grâce aux  magasins qu'il possède dans la galerie marchande attenante, parmi lesquels une agence de voyage, une cafétéria et un kiosque.

 

Repost 0
Published by anti.grande.surfaces - dans Leclerc
commenter cet article
1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 07:49

Bonjour,

 

Nous constatons l'utilisation illicite de notre logo sur votre blog.

 

 

 Indépendemment (Vous n’utilisez pas le correcteur automatique Word chez Lidl,

 au service communication ?) 

 

des propos qui y sont tenus et qui vous appartiennent, nous vous rappelons qu'il est formellement interdit d'utiliser ou reproduire un logo de marque déposé sans autorisation.

 

Merci de procéder immédiatement au retrait de notre logo de l'ensemble des pages de votre blog, sous peine de vous exposer à des poursuites.

Sincères salutations,

 

Responsable Communication Lidl France

 

 

 

 

 Mail + message dans Témoignage Lidl N°5.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Caddyman - dans Lidl
commenter cet article
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 20:40

Les 23 salariés du service après-vente Sud-Ouest Carrefour à Portet-sur-Garonne, près de Toulouse, ont commencé jeudi à 17h l'occupation de leur établissement pour empêcher sa fermeture, prévue dans la soirée, a-t-on appris auprès du syndicat CFDT. Une quinzaine d'entre eux ont prévu de passer la nuit sur le site.

En conflit avec leur direction depuis novembre 2007, date à laquelle le groupe Carrefour a annoncé la fermeture de quatre de ses sept services après-vente en France, dont celui de Portet-sur-Garonne, ces salariés dénoncent la "pression" qu'ils subissent depuis trois ans.

"Depuis mardi, les salariés reçoivent un courrier de dispense d'activité à partir du 1er juillet au motif que les portes de l'établissement seront définitivement fermées. Pourtant, leur licenciement ne leur a pas encore été notifié. Carrefour veut isoler les derniers salariés en les contraignant à rester chez eux alors que leur contrat de travail n'a toujours pas été rompu. Nous avons décidé d'occuper le site pour que Carrefour honore ses contrats de travail", a déclaré à l'Associated Press François Chicano, délégué CFDT.

Cette action des salariés intervient après un long bras de fer juridique qui a commencé en octobre 2008 avec la décision du tribunal de grande instance de Toulouse d'annuler le plan de sauvegarde de l'emploi présenté par Carrefour et contesté par son personnel, le jugeant "insuffisant" au regard des moyens du groupe de distribution. Cette décision a été confirmée en appel en janvier 2009.

En novembre 2010, un nouveau plan social a été annoncé par la direction programmant le licenciement des 36 salariés restants du site de Portet-sur-Garonne. Entre temps, dans son rapport rendu en octobre 2010, la Médecine du travail avait pointé "des situations de travail hors normes fortement délétères pour la santé physique et mentale des salariés" au sein du service après-vente Sud-Ouest Carrefour.

Suspendu le 3 février 2011 par le TGI de Toulouse jusqu'à consultation du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), le nouveau PSE a finalement été mis en oeuvre le 23 avril dernier. A l'issue de la période de volontariat, 13 salariés sur 36 ont signé des ruptures d'un commun accord pour motif économique. Les 23 salariés restants n'ont toujours pas reçu de lettre de licenciement alors que la fermeture de leur établissement doit intervenir en fin de journée.

"Carrefour, 1er employeur français avec 140.000 salariés, 101 milliards de chiffre d'affaires et trois milliards de résultat opérationnel en 2010, ne peut pas invoquer le motif économique pour fermer le site alors depuis trois ans, la direction exerce une pression permanente et harcèle les salariés pour les pousser à partir. Cela fait deux ans qu'on ne me donne pas de travail, cinq que je n'ai pas été formé, les salariés sont désoeuvrés", indique François Chicano, technicien télé et vidéo, délégué CFDT.
En marge de cette occupation, le comité d'établissement du SAV Sud-Ouest Carrefour et la CFDT 31 ont de nouveau saisi jeudi le TGI de Toulouse pour demander l'exécution de leur contrat de travail et la réouverture du site.

 

Repost 0
Published by Caddyman - dans Carrefour
commenter cet article
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 20:29

Carrefour2.jpg

 

 

 

Le géant de la grande distribution Carrefour a été condamné jeudi par les Prud'hommes de Cherbourg à verser 640.000 euros en tout à 117 salariés pour n'avoir pas rémunéré leur pause et n'avoir pas pris en charge le nettoyage des vêtements de travail qu'elle leur fournit.

 

"Carrefour ne pouvait déduire de la rémunération mensuelle minimum le montant du forfait pause, ce qui revient en réalité à annuler le versement du forfait pause en parallèle effectué", écrit le conseil des Prud'hommes dans sa délibération.

La société "doit par ailleurs prendre en charge les frais relatifs à l'entretien" des vêtements de travail qu'elle fournit aux salariés. En conséquence, le conseil "condamne" la société Carrefour à verser aux demandeurs 640.000 euros en tout, ce qui inclut 15 euros par mois et par personne de frais de nettoyage.

"Cela fait en moyenne 5.470 euros par personne. Quand on sait que ces salariés sont quasiment tous à temps partiel avec un salaire net moyen de 800 euros, c'est énorme", a déclaré à l'AFP leur avocate, Me Elise Brandt.

Gregoire Gandy, directeur de l'hypermarché Carrefour de Cherbourg, a indiqué que la société prenait "acte" de la décision du conseil de Prud'hommes et qu'elle allait "prendre le recul nécessaire pour voir la position qu'on prendra".

Le 13 juin, le tribunal de police d'Evry a condamné Carrefour à 3,66 millions d'euros d'amendes pour non-respect du Smic auprès d'environ 1.200 salariés en France. La société a indiqué le lendemain qu'elle allait faire appel. Les 117 salariés de Cherbourg ne fait pas partie des 1.200 d'Evry, selon leur avocate.

 

Repost 0
Published by Caddyman - dans Carrefour
commenter cet article
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 16:56

 

 

enseignes.jpg

 

 

La cour d'appel de Paris a ordonné à plusieurs supérettes parisiennes de respecter les règles relatives au repos dominical, c'est-à-dire de ne pas ouvrir le dimanche après 13 heures et d'observer un jour de fermeture hebdomadaire, a-t-on appris mercredi de sources syndicales.

 

Dans un communiqué commun, les syndicats (CGT, CFDT, FO, SUD, CFTC et CFE-CGC) indiquent que dans un arrêt rendu mardi, la Cour d'appel ordonne aux sociétés Monop', Avidis, Touatis et Zoveco Dis qui exploitent des enseignes Monop', Franprix et Carrefour city de respecter les règles du repos dominical et hebdomadaire en vigueur à Paris.

 

 

La législation permet aux commerces alimentaires d'ouvrir le dimanche jusqu'à 13H00 et, à Paris, un arrêté préfectoral exige un jour de fermeture hebdomadaire le dimanche ou le lundi.

  

Repost 0

Présentation

  • : Le vrai visage de la grande distribution
  • Le vrai visage de la grande distribution
  • : Le ras le bol du discours de la grande distribution, qui nous jure les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, qu'elle se bat pour notre pouvoir d'achat... alors que toutes les enseignes font depuis des années d'énormes bénéfices sur le dos des consommateurs...
  • Contact

Vidéos sur la Grande distrib..


 














Recherche

Pages

Emmision À Revoir...