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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 18:35

L'enseigne de distribution alimentaire Système U vient d'être assignée par Bercy pour "déséquilibre significatif". La notification était, mardi 12 mai, dans la pile de courriers du réseau d'indépendants. Cette action en justice impulsée par le ministère de l'Économie fait suite à une première assignation pour les mêmes motifs adressée en début d'année à Intermarché. L'administration les soupçonne d'imposer à certains de leurs fournisseurs des clauses contractuelles à leur seul bénéfice.

Emmanuel Macron, qui a décidé de porter ces deux dossiers en justice, compte mettre de l'ordre dans les relations commerciales entre distributeurs et fournisseurs particulièrement tendues. Par le passé, Bercy avait déjà poursuivi Système U (23,51 milliards de chiffre d'affaires, plus de 1 500 magasins) pour défaut d'information préalable des fournisseurs. Mais, en 2011, le ministère avait été débouté.

Dans un communiqué de presse daté du 13 mai, Système U explique que le ministère de l'Économie lui reproche "d'avoir négocié des baisses tarifaires postérieurement au 28 février 2014, date de conclusion des conventions annuelles, pour en faire bénéficier les consommateurs [comme le reconnaissent les pouvoirs publics dans l'assignation] et assurer ainsi la compétitivité de ses points de vente". Et d'ajouter : "Système U [...] s'interroge sur le sens de cette démarche, [et] annonce dès maintenant sa volonté de contester l'ensemble des griefs qui lui sont notifiés."

Une "guerre des prix"

D'après nos informations, une petite dizaine d'autres assignations visant la distribution alimentaire - et l'ensemble des enseignes - sommeilleraient, certaines depuis plusieurs années, sur les bureaux de la répression des fraudes. Aucune n'étant frappée par la prescription, l'administration, qui craint... de perdre devant les tribunaux, boucle et reboucle ces dossiers avant de les transmettre à la justice. Une manière aussi de tenir en joue le secteur.

Depuis 2008, tous les réseaux se sont lancés dans une guerre des prix. Objectif : évidemment être le moins cher. Tour à tour, les produits des agriculteurs, des PME et des grands groupes ont été pris pour cible. Selon des données Nielsen, les prix ont baissé de 0,22 % en cinq ans ; les grandes marques ont subi la plus forte baisse (- 1,64 %). Les alliances passées fin 2014 entre Auchan et Système U, Casino et Intermarché, et encore Carrefour et Cora, pour unir leur politique d'achats, sont particulièrement suivies par l'administration, qui craint des excès.

Source: Le point.fr

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:30

Plus de prison et moins d'amendes. C'est en ces termes que le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay s'est prononcé, mardi après-midi, dans le cadre de l'affaire dite de la "remballe" au Super U de Langeac, en Haute-Loire. Des peines de prison avec sursis ont été requises pour 3 des 4 prévenus.

Les faits remontent à mars 2013. Les enquêteurs ont mis au jour une affaire de reconditionnement de viandes et charcuteries périmées dans un supermarché de Langeac (Haute-Loire). Une pratique dite de la "remballe"qui a duré plusieurs années

Fin janvier, quatre personnes comparaissaient devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. En ligne de mire : le réétiquetage de produits à base de viandes et charcuterie dont la date de péremption était dépassée. Cette pratique, dite de la "remballe", a duré plusieurs années au Super U de Langeac, en Haute-Loire. Le 29 janvier dernier, des peines de prison avec sursis avaient alors été requises à, l'encontre de 3 des 4 prévenus.

Mis en délibéré, le jugement a été rendu mardi après-midi. Le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay s'est montré plus sévère au niveau des peines de prison avec sursis. Moins sévère, en revanche, pour les amendes.

Entre 6 et 9 mois de prison avec sursis

La société "Langeac Distribution" a été condamnée à 15 000 euros d'amende. Contre 40 000 euros requis en janvier par le Procureur de la République.

Philippe Boutreux, le propriétaire des Super U de Langeac et d'Aiguilhe (près du Puy), a été relaxé en tant que personne physique.

Le directeur du magasin Langeadois (qui a démissionné depuis l'affaire), a écopé de 9 mois de prison avec sursis et de deux amendes de 2 000 et 300 euros. Contre 3 mois avec sursis et 3 000 euros d'amende requis.

Les anciens responsables des rayons boucherie et charcuterie étaient également poursuivis. Le premier a été condamné à 9 mois de prison avec sursis et 2 00 euros d'amende. Requis : 2 mois avec sursis et 2 000 euros d'amende.

La seconde : 6 mois avec sursis. Contre 1 mois avec sursis et 1 000 euros.

En outre, des interdictions d'exercer des postes de direction ou de maîtrise dans le commerce ont été prononcées à l'encontre de l'ancien directeur du super marché et des deux chefs de rayons.

L'association UFC Que Choisir recevra 10 000 euros de dommages et intérêts.

Les personnes condamnées ont dix jours pour faire appel de cette décision.

Source: FR3

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 07:59

Rendu public le 1 avril dernier, ce n'était pourtant pas un poisson. Le contrôle sanitaire aléatoire des services vétérinaires de la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations) de barquettes de viandes de tous types au Super U de Langeac avait mis à jour la pratique : l'emballage avait été refait et la date de péremption repoussée sur l'étiquettage des films plastiques. 

Des salariés au courant depuis de nombreuses années 
Dans son édition de ce mardi 23 avril, le quotidien La Montagne rapporte les résultats de l'enquête menée par les gendarmes de la brigade de Langeac, de la brigade de recherches de Brioude et des services vétérinaires : la supercherie ne concernait pas uniquement la viande, elle était également pratiquée au rayon charcuterie, et cela depuis 2003. « Les salariés connaissaient le système », a même indiqué le procureur de la République du Puy-en-Velay, Jacques Louvier. En outre, certaines saucisses étaient composées de viande dont la date limite de consommation avait été dépassée. Une méthode classique de la "remballe", de la viande qui n'a eu aucune conséquence sanitaire, mais qui est sanctionnable.

De la viande certifiée de Haute-Loire... issue d'une centrale d'achat 

 
Les investigations des enquêteurs de la gendarmerie ont noté que les règles de traçabilité n'avait pas été respectées dans certains cas. De la viande de porc, par exemple, certifiée comme issue de Haute-Loire, provenait en vérité d'une centrale d'achat de Super U. Des pratiques difficilement explicables que le propriétaires du magasin, Philippe Boutreux, nous avait confié vivre « comme une trahison » dans notre article du 2 avril dernier (lire), lui qui parlait d'une initiative personnelle du manager boucherie de Langeac « pour obtenir les primes plus facilement ». 

Jusqu'à deux ans de prison et 37 000€ d'amende 
Le procureur de la République a indiqué qu'une plainte avait été déposée par un client. La peine encourue pour tromperie sur la marchandise peut aller jusqu'à deux ans de prison, et 37 000€ d'amende. « Juridiquement nous prendrons nos responsabilités », avait déclaré Philippe Boutreux début avril, « mais intellectuellement nous ne nous sentons pas responsables puisqu'il ne s'agit absolument pas d'une consigne que l'on donne ; nous sommes trop respectueux de la clientèle et de nos produits pour ça. » 

Langeac uniquement
Un deuxième contrôle a été effectué dans le Super U d'Aiguilhe qui appartient au même propriétaire : aucune anomalie n'a été révélée, ce qui appuierait donc la thèse d'une tromperie locale. Ce mardi matin, Philippe Boutreux n'était pas joignable par téléphone. Le procureur de la République du Puy-en-Velay attend les conclusions de son audition pour déterminer si oui ou non il a une part de responsabilité dans cette affaire.

 

source: http://www.zoomdici.fr

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:32

Sur Twitter, Serge Papin, le président de Système U, a fait part de son "inquiétude" sur la montée en puissance de l'américain Amazon dans le commerce

S'il livre volontiers ses analyses sur Twitter, le patron de Système USerge Papin, évoque rarement la concurrence. Il a pourtant fait une exception lundi en soirée en évoquant "Amazone". Et même s'il orthographie mal le nom de son rival, il a revanche bien compris la menace que constituait la montée en puissance de l'américain. Alors que "Carrefour passe sous la barre des 100 Md$ (NDLR. de chiffre d'affaire), Amazon va les atteindre dans une vingtaine de mois." Le président du quatrième groupe de distribution national y voit un passage de relai symbolique entre une forme de commerce "à l'ancienne" et un commerce d'avenir.

Le danger, selon lui, pour les enseignes en dur c'est que le modèle économique d'Amazon n'est pas basé sur la marge. D'ailleurs malgré son gigantisme et sa croissance spectaculaire (+41% en 2011 à 48 milliards de dollars), son résultat net lui n'était "que" de 631 millions de dollars sur la période, en baisse de 45%. Au-delà du business model, Serge Papin note les avantages dont joui le site américain en étant une enseigne virtuelle et "apatride": "pas de jour de fermeture, pas de taxe grande surface, une fiscalité off shore...". Bref un cauchemar pour la concurrence qui ne peut lutter à armes égales.

Défaitiste le patron de Système U? "Réaliste", corrige-t-il dans un tweet ultérieur. Mais proactif aussi. "Ça nous pousse à développer les drives et surtout les métiers de bouche pour des magasins plus accueillants." En gros, s'infiltrer dans les quelques brèches laissées par Amazon: le conseil, le service, l'alimentaire, le magasin. En espérant qu'Amazon reste timoré sur ces aspects-là...

 

source: LSA

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:48

                                                                      super-U.jpg

 

 

 


Leur viande a quitté les rayons de l'hypermarché 

 

5 200 exploitations agricoles des Pays de la Loire pratiquent la vente directe de produits fermiers. Pas toujours un long fleuve tranquille. Des éleveurs vendéens de Sainte-Cécile racontent.

L'histoire

C'est fini. Les quatre éleveurs vendéens détenteurs de la marque collective Le boeuf cécilien ont mis un terme à quinze ans de partenariat avec l'Hyper U de Chantonnay.« On a laissé tomber. Les conditions proposées par la nouvelle direction ne nous convenaient plus », commente Gilbert Croué, éleveur de 140 parthenaises à Sainte-Cécile.

Organisés en groupement d'intérêt collectif, les éleveurs ont écoulé jusqu'à 185 bêtes par an auprès de la grande surface. « Tout le monde s'y retrouvait, indiquent-ils. 

En fournissant des animaux de qualité bouchère sous notre marque locale, nous avons contribué à la notoriété du rayon boucherie du magasin.

De notre côté, nous bénéficiions d'un prix stable à l'année, nous apportant de la visibilité pour investir et installer des jeunes. »


Mais cette belle entente s'est lézardée. La centrale d'achat des magasins U a mis en place cette année sa propre marque de produits locaux.

 Il est proposé aux éleveurs de Sainte-Cécile de se fondre dedans, de l'approvisionner en renonçant à leur marque fétiche. « Le cahier des charges reste le même : des bêtes nées, élevées, abattues en Vendée. La différence, c'est que l'approvisionnement s'élargit à d'autres éleveurs vendéens », détaille Hervé Puaud, directeur de l'Hyper U de Chantonnay.

Pour les quatre de Sainte-Cécile, c'est une complète redistribution des cartes. Ils ne fixent plus leur prix en début d'année. C'est la centrale d'achat qui donne le tempo en indexant le paiement des bêtes sur les cotations hebdomadaires. « On retrouve les montagnes russes du marché traditionnel », se rebellent les éleveurs.

Autre modification de taille : ce ne sont plus les éleveurs qui font abattre les animaux à l'abattoir voisin Charal de La Châtaigneraie et qui livrent en camion frigo les pièces découpées dans des barquettes.

 La centrale travaille avec trois abattoirs et alimente tous ses magasins. 

« Nous ne maîtrisons plus la commercialisation », contestent les éleveurs.

C'en est fini de la filière courte « gagnant gagnant » jugée exemplaire par Henri Séché, l'ancien directeur de l'hyper de Chantonnay : « Nos bouchers notaient la qualité de la viande (tendreté, couleur...). Pour une fois, les éleveurs avaient de la grande distribution le retour de leur travail. On a évité un tas d'intermédiaires, on a progressé en qualité, les consommateurs ont été fidélisés, les marges de chacun étaient confortables. Au lieu de passer du temps à arracher des remises, on en passe sur la qualité. C'était la preuve vivante d'un partenariat équitable entre grande distribution et éleveurs. »

Les quatre mousquetaires du boeuf cécilien ont rebondi : ils fournissent en direct une boucherie et une supérette à Sainte-Cécile et à L'Oie. « Un bête et demie par semaine. Un nouveau challenge ! »

Source : Ouest France 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 10:09

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La liste des récriminations est longue comme celle de courses d’une famille de quatre personnes.

 

Harcèlement et pressions morales, plannings de travail délivrés au compte-gouttes parfois le dimanche soir à 21 h pour des prises de poste à 6 h le lendemain, réflexions désobligeantes, matériel en mauvais état et inadapté pour mener leur mission à bien, heures supplémentaires effectuées et non payées, travail dissimulé… Trois employés, préparateurs de commande (l’un a démissionné récemment) du service Courses U, livraison à domicile, et Drive, caddie emporté, ont eu le cran hier de dénoncer des conditions de travail drastiques et continuant de se dégrader à l’intérieur l’Hyper U.

 

"Les témoins devaient être sept, ils ne sont que trois car les autres ont eu peur de représailles. Et ils parlent au nom d’au moins de la moitié des 180 salariés, précise Nathalie Villepreux, déléguée FO et membre du CHSCT. La Caisse régionale d’assurance-maladie a déjà signalé dans un courrier à la direction que le magasin était dans le rouge en ce qui concerne les arrêts maladie, la médecine du travail a également fait des remarques lors de la tenue de CHSCT, comité d’hygiène, de sécurité et de condition de travail. Rien n’y fait."

 

Il y a peu encore, le service des préparateurs de commandes comptait douze personnes. Aujourd’hui, huit seulement. Cinq sont en arrêt, trois de travail, deux pour maladie. "La direction fait appel à des intérimaires, ils sont plus malléables et coûtent moins chers à l’entreprise," souligne la syndicaliste.

 

Les employés en raison des baisses d’effectifs sont passés de six commandes à réaliser en 45 minutes à huit ou dix. "Ils ont vu qu’on pouvait le faire alors ils ont insisté" témoigne cette employée. Avant de décrire le local et le quai d’embarquement des commandes passés : un local de stockage sans aération, sans fenêtre, ni chauffage ou climatisation, et un lieu d’embarquement en plein-vent et sous la pluie où les clients viennent chercher leur commande. "Avec une décoration pour faire joli."

 

La direction contactée hier n’a pas pour l’instant souhaité répondre à la presse.

 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 11:01

super-U.jpg

 

 

Les salariés de Super U jugent l'augmentation qui leur est proposée trop faible.

 


Ils ont sorti les après-ski, les bonnets et les gants et ont empilé les couches de vêtements pour ne pas trop souffrir du froid. Hier, ces salariés de la plateforme d'approvisionnement Super U de Langon n'ont pas pris le travail à 5 heures comme prévu. Toute la journée, ils sont restés devant leur entreprise pour observer un mouvement de grève à l'appel de leurs syndicats CGT, FO et CFDT qui parlent d'une seule voix. Il s'agissait, pour les uns et les autres, de protester contre la proposition faite par la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires.

« L'an dernier, on avait 1,2 % d'augmentation mensuelle pour le pouvoir d'achat expliquent Stéphane Darniche pour la CGT, Thierry Portets pour FO et Jean-Louis Ducasse de la CFDT. Il était entendu que cette augmentation s'arrêtait le 31 décembre 2010. Et qu'une progression de 1 % des salaires était acquise pour 2011 pour suivre l'inflation.

Tout cela était acquis dès 2010. »

 

 

Cette année, les syndicats sont arrivés aux négociations annuelles obligatoires avec une demande de progression des salaires de 4 à 5 %. « Nous demandions une revalorisation de la grille. Mais immédiatement, la direction des ressources humaines nous a dit que ce ne serait pas possible parce que notre grille serait supérieure à celle de la branche et les choses pourraient déraper. La direction veut juste nous donner des primes à objectifs, c'est-à-dire nous donner de l'argent juste quand elle est sûre d'en gagner ».

 

Pas d'accord

 

Les deux parties n'ont pu se mettre d'accord lors des trois réunions NAO qui se sont tenues les 4, 11 et 18 janvier. « Finalement, la direction, comme c'était prévu, a supprimé l'augmentation de 1,2 % de 2010 et l'a remplacée par une augmentation de 1,7 %. Ça fait donc un différentiel de 0,5 %. Et même de 0,49 % quand on affine les chiffres. Et sur les 1,7 %, 1 % était déjà prévu l'an dernier…

En plus, elle nous accorde une augmentation de 100 euros sur la prime annuelle des vacances qui est portée à 1 000 euros brut. Et 1 euro sur le ticket restaurant qui passe à 7 euros. Mais ce n'est pas ce que l'on voulait », se plaignent les représentants syndicaux.

 

Hier, ils ont décidé cet appel à la grève qui a été lancé non seulement sur le site de Langon, qui compte 135 salariés, mais aussi sur celui de Bon-Encontre, dans la banlieue d'Agen, forte d'autant de personnels, et sur les trois sites de Vendargues, près de Montpellier. « Nous n'avons pas choisi cette date au hasard. En effet, au siège de Vendargues se tient aujourd'hui un conseil d'administration de cette coopérative en présence de tous les patrons des magasins Super U du secteur. »

 

Cet appel à la grève a été lancé sur tous les sites, auprès des 1 200 salariés. « Chaque année, depuis trois ans, la direction fait des propositions de plus en plus basses pour les augmentations de salaires. Sans doute pense-t-elle que nous acceptons puisque nous ne réagissons pas. Si ça continue comme ça, elle nous donnera 0.

Nous voulons engager un rapport de force et l'obliger à ouvrir de vraies négociations et non une parodie comme en janvier. »

 

Activité réduite

 

Une demi-douzaine de salariés aidés par une dizaine d'intérimaires ont tenté, hier, de charger les camions venus prendre leurs commandes, en lieu et place de 40 salariés présents d'habitude. Certains camions sont repartis à vide. Normalement, le travail doit reprendre ce matin, mais l'activité devrait encore être perturbée.

Rappelons que les plateformes d'Agen et de Montpellier sont spécialisées dans les produits frais tandis que celle de Langon fournit les magasins en épicerie, liquide, droguerie et hygiène.

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 11:18

super-U.jpg

 

 

L'ex-patron harcelait ses employés

L'ex-directeur du Super U a été condamné à 4 mois de prison avec sursis pour avoir harcelé moralement deux salariés.

 

 

 

 

 

 

C'est un type d'affaires qui arrive rarement jusqu'aux prétoires, prouver le harcèlement moral étant loin d'être aisé. Mais dans le dossier qu'avait à examiner le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan, mardi, les témoignages de salariés accablant l'ancien directeur du Super U de Biscarrosse, Mr X, ne manquent pas.

Deux employées, aujourd'hui en arrêt maladie pour dépression, ont déposé plainte contre lui et sont à l'origine de cette procédure judiciaire dans laquelle est également poursuivi le responsable des produits frais. Ce dernier sera finalement relaxé contrairement à MR X qui, malgré ses dénégations, a été condamné à 4 mois de prison avec sursis, comme l'avait requis le parquet.

C'est en mars 2007 que Mr X, 53 ans prend les rênes de ce supermarché. « Un établissement en perte de vitesse que la coopérative Système U voulait vendre.

La mission de mon client était claire : une reprise en main de ce Super U pour le présenter à la reprise avec de bons chiffres », indique l'avocate du principal prévenu, Me Duvignac.


 « Pression permanente »


Une reprise en main pour le moins musclée à en croire la dizaine d'attestations d'employés lues par la présidente. Elles décrivent « une pression permanente » exercée par le directeur, « un Roi avec sa cour » qui « avait ses chouchous » et « rabaissait » les autres, n'hésitant pas à « les insulter devant les clients ».

Un climat dont Fabienne et Mariane (1), les deux parties civiles, ont fait les frais.


« Victime de cette politique d'épuration », selon son avocat Me Lamorère, la première est alors caissière depuis 6 ans. « Du jour au lendemain, j'ai été la cible de vexations et tracas constants. Plus personne ne m'adressait la parole sur ordre de Mr X qui me répondait que j'étais une salariée périmée avec mes cheveux blancs quand je lui demandais conseil pour suivre une formation », raconte-t-elle dans sa déposition.

« Faux, réplique le mis en cause. J'ai dit ça à la cantonade et je n'ai jamais harcelé qui que ce soit de toute ma carrière. »


Et Mr X d'expliquer que tout s'est dégradé avec cette salariée lorsqu'un problème sur sa caisse a été découvert. « J'aurais dû la licencier pour faute, cela m'aurait

évité tous cesennuis », argumente-t-il.


Dans la salle, Fabienne, la seule partie civile à avoir fait le déplacement, enrage. Elle a toujours nié avoir commis la moindre transgression.

Mariane, elle, n'est pas venue. « Elle n'a pas eu le courage de les affronter. Elle a toujours peur et est en grande souffrance », indique son avocat Me Dutin. Cette femme était responsable du rayon charcuterie. « Elle n'avait pas le titre et son rayon avait de mauvais chiffres », insiste Mr X.

« Mais elle exerçait des responsabilités, comme passer les commandes », reprend la présidente. Une gratification que Mariane perd suite à un arrêt maladie.


À son retour, elle découvre également que ses horaires, qui n'ont pas bougé depuis une dizaine d'années, ont été totalement revus. « Et puis, il y a ces petites vexations comme ce tablier neuf dont tout le monde est doté sauf elle. Goutte d'eau après goutte d'eau et c'est la dépression », poursuit son défenseur.

« Cette dame était surtout femme de gendarme », rétorque l'ancien directeur laissant sous-entendre que la salariée a été maintenue pendant des années à ce poste pour cette raison. Le tribunal ne l'a pas suivi sur cette voie, tout comme avant lui la direction départementale du travail et la commission disciplinaire de Système U qui a licencié le directeur.

Outre sa condamnation pénale, Mr X devra verser 1 500 euros de dommages et intérêts à Mariane et 2 000 euros à Fabienne.

(1) Les prénoms des parties civiles ont été modifiés.

 

 

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 12:15

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Huit de ses employés avaient porté plainte. Le directeur d'un supermarché de la banlieue d'Albi a été condamné jeudi soir à 10 mois de prison avec sursis et à 3.000 euros d'amende pour harcèlement moral.
 Il devra également verser 40.000 euros de dommages et intérêts aux plaignants.




Le directeur du supermarché SuperU de Puygouzon, dans la banlieue d'Albi, au centre d'une affaire de harcèlement moral. Huit des 50 employés de ce magasin avaient porté plainte contre leur directeur. Il a été condamné jeudi soir par le tribunal correctionnel d'Albi à 10 mois de prison avec sursis et à 3.000 euros d'amende. Il a en outre été condamné à verser 40.000 euros de dommages et intérêts aux plaignants.


Le tribunal a été au delà des réquisitions
du vice-procureur de la République, Pascal Suhard, qui avait demandé une peine de 6 mois de prison avec sursis estimant que "l'entreprise avait mis en péril la santé du personnel".


"Arrêts maladie, dépressions, licenciements, brimades discriminatoires
... Cette pression vécue au quotidien était vraiment invivable et difficile à supporter. Certains d'entre nous ont même pensé au suicide", explique un employé du magasin.


De son coté, Me Thibault Terrié
, l'avocat d'un des plaignants estime que "mê
me si le directeur a nié les faits à la barre, nous avons ses aveux faits à la gendarmerie. Il y revient sur ces détails de management et reconnaît ce mode de gestion caractéristique du harcèlement".


Source: AFP

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 12:36




 

Le directeur d'un Hyper U de Vendée a été condamné à huit mois de prison avec sursis, 15.000 euros d'amende et 117.000 euros de dommages et intérêts au bénéfice de 13 salariés.

 

Les faits remontent à la période entre janvier 2006 et octobre 2007. De 40 (selon le patron) à 70 personnes (selon les salariés) ont démissionné d'un Hyper U de Vendée qui comptait 216 salariés. Vingt-deux salariés ont déposé plainte pour harcèlement, parmi lesquels 13 se sont portées parties civiles.

Le directeur de la grande surface a été condamné pour harcèlement moral à huit mois de prison avec sursis, 15.000 euros d'amende et 117.000 euros de dommages et intérêts au bénéfice de 13 salariés.

Les salariés, très éprouvés selon l'inspection du travail, avaient expliqué notamment avoir été victimes de façon régulière de propos humiliants et dégradants de la part de leur directeur.

Le patron d'un cinquantaine d'années s'était défendu en affirmant avoir été lui-même la proie de l'«acharnement» de Système U, de la mairie de Chantonnay où était installé la grande surface et de la presse.

Il avait quitté son poste en novembre 2008 et le groupe Système U avait aussitôt repris la gestion en direct de la grande surface.


Source: Libération

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