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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 06:31

Carrefour devra verser 316.500 euros d'amende pour avoir payé 211 salariés de l'hypermarché de Quimper en-dessous du Smic, selon un jugement rendu mardi par la cour d'appel de Rennes. 

Carrefour devra verser 316.500 euros d'amende pour avoir payé 211 salariés de l'hypermarché de Quimper en-dessous du Smic, selon un jugement rendu mardi par la cour d'appel de Rennes.

 

Le groupe Carrefour a été condamné à payer 211 amendes de 1.500 euros (soit 316.500 euros) et l'ancien directeur de l'établissement, Guy Le Goec, à 211 amendes de 50 euros, a-t-on appris mercredi auprès du greffe..

 

Carrefour devra également s'acquitter de dommages et intérêts à l'égard des 23 salariés qui se sont portés partie civile et de la CFDT.

 

En première instance, en septembre 2011, le groupe Carrefour et le directeur de l'établissement avaient été condamnés à 400.000 euros d'amende par le tribunal de police de Quimper.

 

"C'est un soulagement pour nous car on se bat depuis 2008", a déclaré mercredi à l'AFP Patrick Mayeur, délégué syndical CFDT de Carrefour Quimper.

 

Le syndicat faisait valoir que le temps de pause ne devait pas être inclus dans le calcul de la rémunération mensuelle. En soustrayant le forfait pause, les salariés étaient rémunérés en-dessous du salaire minimum.

 

"Carrefour se réserve la possibilité de se pourvoir en cassation", a déclaré un porte-parole du groupe à l'AFP, qui avance des divergences d'interprétation du code du travail.

 

"La politique de rémunération des hypermarchés Carrefour a toujours garanti une rémunération supérieure au Smic pour l'ensemble de ses collaborateurs", a-t-il affirmé, en précisant qu'une assistante de caisse reçoit un salaire supérieur de 22% au Smic, à quoi s'ajoute un intéressement, une participation aux résultats, une remise sur les achats de 10% et une mutuelle.

 

La Cour de cassation avait confirmé en mars la condamnation de Carrefour pour non-respect du Smic dans un établissement de l'Allier.

 

Une vingtaine de salariés de l'hypermarché attendent par ailleurs la décision du tribunal des Prud'hommes. Ils exigent le versement de cinq années d'arriérés de salaire.

 

 

source: AFP

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 08:50

Les syndicats de Carrefour craignent un plan de départs volontaires dans les sièges

 

A la veille de la conférence de presse attendue de Georges Plassat le jeudi 30 août se tiendra un comité de groupe extraordinaire portant sur "la situation et les perspectives économiques et sociales dans les sièges". Les syndicats redoutent 600 à 1000 départs sur un total de 7000 personnes.

Quelques heures avant la conférence de presse du patron de Carrefour le 30 août sur les résultats semestriels et moins de deux heures après la clôture de la Bourse, une trentaine d'élus syndicaux sont conviés le mercredi 29 août à 18h30 dans les locaux du siège de Carrefour à Massy, en région parisienne, pour un comité de groupe extraordinaire.

600 à 1000 personnes concernées

Les élus des comités d'entreprise de neuf sociétés concernées (de Carrefour Systèmes d'information France à Carrefour Proximité, Carrefour Merchandising International...) sont également convoqués par la DRH France Isabelle Calvez. Ordre du jour officiel : "informations sur la situation et les perspectives économiques et sociales pour les sièges de Carrefour en France". Joints par LSA, les deux syndicats majoritaires FO et CFDT redoutent l'annonce d'un plan de départs volontaires concernant 600 à 1000 personnes sur les 7000 que comptent les sièges du groupe.

 

Source : LSA.FR

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 07:01

L'écart se resserre entre Leclerc et le groupe Carrefour en France. Selon nos informations, Carrefour a perdu prés de 6% de chiffre d'affaires sur les six premiers mois de 2012, en France. Les ventes de Leclerc sont elles en hausse de 6% environ. Début 2012, le groupement s'était donné quatre ans pour ravir à Carrefour la première place du marché français de la distribution.

  

Michel-Edouard Leclerc est en passe de prendre la place de numéro un des distributeurs alimentaires en France. Le patron des Centres E. Leclerc revendique déjà la place de leader des enseignes alimentaires dans l'Hexagone. Jeudi matin, lors de la présentation de son chiffre d'affaires semestriel, le groupement breton devrait vanter les mérites de ses prix « bas permanents » et de ses drives. Car, depuis le 1er janvier, Leclerc est resté sur sa lancée de 2011, année marquée par un bond de chiffre d'affaires de 5,5%.

Et - pas de miracle, comme le prédisent les analystes financiers - le groupe Carrefour est toujours à la peine dans l'Hexagone. 

Des ventes en repli de 6,3%

Selon nos informations, la part de marché de Carrefour est à son plus bas historique.

En six mois de temps, le groupe qui opère sous les enseignes Carrefour pour ses hypermarchés et Carrefour Market pour ses supermarchés, a perdu 1,4 point de part de marché. Elle s'est établie à 20,9%, d'après les chiffres de Kantar Worldpanel arrêtés au 10 juin que La Tribune s'est procurés. Ses hypermarchés sont en recul de 0,9 point. Ses supermarchés perdent 0,4 point. Au total, les ventes du groupe seraient en recul de 6,3% sur les premiers mois de 2012, arrêtés au 10 juin, selon des données de TNS. Interrogé par La Tribune, le groupe n'a pas souhaité commenter ces chiffres.

Les pertes de Carrefour alimentent le gain de tous ses concurrents. Au premier rang desquels figure sa bête noire : Leclerc. Le groupement a gagné 1 point de marché en six mois de temps, au 10 juin 2012 : l'enseigne s'adjuge 18,4% des ventes de produits alimentaires et de grande consommation. Résultat, il a atteint avec six mois d'avance sur son calendrier le niveau qu'il s'était fixé pour fin 2012

+25% d'investissements en publicité

Qu'en sera-t-il de l'objectif 2015 ? Leclerc a affirmé pouvoir à cette date dépasser le groupe Carrefour en France. Actuellement, la voie est libre. Car Carrefour, son grand rival, ne se relancera pas en un jour. Georges Plassat, son PDG, l'a indiqué : il lui faudra trois ans, a-t-il prévenu lors de l'Assemblée Générale des actionnaires du groupe Carrefour réunie le 18 juin. Et pour l'heure, la bataille se joue jour après jour, sur le terrain. Leclerc profite de ses drives. Ce nouveau format de vente -  il permet aux clients de prendre livraison sur un parking de commandes effectuées par internet - est la star du moment : il représente désormais 2,6% des ventes de la grande distribution. Leclerc en est la figure montante. Il en exploite 209 sous la forme de points de retrait accessibles en voiture, selon le décompte du paneliste A3Distrib publié par Dauwers. Le groupement profite aussi d'une intense activité publicitaire (+25% d'investissements publicitaires) au mois de mai 2012 par rapport à mai 2011. Le résultat s'est fait sentir dans le tiroir-caisse : les ventes de E.Leclerc auraient bondi de 5,7% à périmètre courant, d'après nos informations.

+58 magasins U

Les challengers des deux ténors du marché français sont aussi en forme. Intermarché gagne 0,8 point à 14,1%. Système U flirte avec les 10% de part de marché à 9,8%, soit un gain de 0,6 point. L'enseigne présidée par Serge Papin profite là de la reprise d'anciens magasins Carrefour du franchisé Coop Atlantique : ses ventes ont bondi de 11% sur les six premiers mois de l'année 2012, grâce notamment à 58 nouveaux magasins ouverts au cours de ce semestre. Comme à l'accoutumée, les performances de ces groupements de détaillants indépendants sont supérieures à celles des enseignes intégrées. Casino perd 0,6 point de part de marché, à 12,5%. Auchan résiste à 11,5%.

L'Espagne et l'Italie, les deux autres points noirs

Les contre-performances de Carrefour en France ne sont pas une surprise. Elles sont amplifiées par la déconsolidation des magasins de Coop Atlantique passés chez Système U et des points de vente Altis passés chez Intermarché. Et elles se cumulent à d'autres gros problèmes, à l'étranger cette fois. L'Espagne, troisième marché du groupe français, plonge dans la récession. A tel point que Danone, gros fournisseur de Carrefour, a révisé à la baisse ses résultats annuels pour s'adapter à la conjoncture espagnole. Et, en Italie, la conjoncture se déteriore. La consommation y a reculé de 0,6% au premier trimestre. Les Italiens contractent leurs dépenses pour faire face aux hausser d'impôt et au chômage.

Ces mauvais indicateurs incitent les analystes financiers à penser que, lors de la publication de son chiffre d'affaires semestriel, Carrefour pourrait donner des indications précises sur son résultat opérationnel au premier semestre. Ce serait 45 jours avant l'heure. Georges Plassat, PDG du groupe, doit normalement les dévoiler fin août. Les publier jeudi lui permettrait de se concentrer à cette date sur la présentation de son plan de relance. Dans l'intervalle, Michel-Edouard Leclerc aura rappelé combien il est bon d'opérer « dans un groupement de détaillants indépendants » sans avoir à rendre compte à des actionnaires chagrins. Le titre Carrefour a perdu 25% de sa valeur depuis janvier. 

 

source: La tribune

 

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 07:34

                                                                   intermarch-2.jpg

 

 

Pêche mensongère

 

 

Militant contre la pêche aux chaluts profonds, l'association Bloom a déposé plainte pour publicité mensongère contre le groupe Mousquetaires-Intermarché qui possède sa propre flotte (Scapêche) et affiche des arguments et un logo évoquant son engagement pour une pêche responsable.

Un abus intolérable, selon Claire Nouvian, présidente de Bloom: «La pub induit le public en erreur en prétendant qu'Intermarché réalise en mer des actions qu'il ne mène pas.»

Les techniques utilisées pour pêcher les poissons des profondeurs, comme la lingue bleue ou le sabre noir, sont dénoncées par de nombreux chercheurs et des ONG alors que les nations ont pris l'engagement d'éliminer d'ici à 2012 les pratiques de pêche destructrices.

 

source: le Figaro

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 18:25

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Carrefour serait devenu l'un fournisseur officiel des autorités chinoises. Le géant de la distribution français aurait ouvert un magasin spécialement pour les officiels du parti communiste au pouvoir

L'enseigne a pourtant eu mauvaise presse au sein de l'Empire du milieu, notamment durant les jeux olympiques de 2008 à Pékin où carrefour a été boycotté par la population chinoise. Plus récemment, un sms circulait dans toute la Chine, où le géant de la distribution était accusé de supporter financièrement le Dalaï-Lama.

En plus d'avoir démenti soutenir les "organisations politiques illégales", voilà que Carrefour s'implique totalement auprès du gouvernement chinois

 Source:  le China Digital Times

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 16:14

L'enseigne devra s'acquitter de 10 000 euros d'amende. Deux responsables écopent de prison avec sursis pour avoir refusé l'embauche d'une femme étrangère.

Le tribunal correctionnel de Senlis (Oise) a condamné mercredi deux responsables de l’enseigne hard-discount Lidl à six et quatre mois de prison avec sursis pour avoir refusé d’embaucher une jeune femme étrangère.

Le parquet avait requis lors de l’audience, le 16 mai, huit mois de prison avec sursis à l’encontre des deux hommes - le directeur régional Ile-de-France nord et un responsable administratif chargé des ressources humaines - poursuivis pour «discrimination à l’embauche» par une caissière du magasin Lidl de Nogent-sur-Oise (Oise).

Les deux responsables ont également été condamnés à respectivement 5 000 et 3 000 euros d’amende, et à suivre un stage de citoyenneté à leurs frais. Lidl, qui comparaissait en tant que personne morale, a été condamnée à 10 000 euros d’amende, et à verser solidairement 10 000 euros de dommages et intérêts à chacune des parties civiles.

Outre la plaignante et neuf autres salariés, le syndicat Unsa et l’association SOS Racisme s'étaient constitués parties civiles dans ce procès qui avait fait l’objet de trois renvois.

La plaignante, une jeune femme d’origine ivoirienne qui a depuis obtenu la nationalité française, avait saisi la justice début 2010 parce qu’elle n’avait pas été embauchée en CDI, en raison, selon elle, de sa situation de ressortissante étrangère en possession d’un titre de séjour «vie privée vie familiale».

Ce titre de séjour, d’un an renouvelable, permet à des étrangers une résidence en France au motif de liens personnels et familiaux. Il donne droit à l’exercice d’une activité professionnelle.

Source : Libération

 

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 06:59

                                                            intermarch-2.jpg

 

 


Le Jury de déontologie publicitaire (JDP) épingle une publicité du groupement des Mousquetaires (Intermarché) qui se targuait de « jouer un rôle déterminant dans le maintien durable de la pêche en France ».

« La publicité relative à l’activité de pêche du groupement Les Mousquetaires ne respecte pas la recommandation de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) sur le développement durable ». Telle est la décision rendue par le Jury de déontologie publicitaire (JDP) qui a demandé à l’ARPP de prendre des mesures pour que cette campagne publicitaire ne soit pas reconduite. Cette décision fait suite à la plainte pour publicité mensongère déposée en mars dernier par l’association Bloom, une ONG qui se donne pour mission de sensibiliser le public à la protection des milieux marins. Dans un encart publié fin 2011 (1) dans plusieurs magazines (L’ExpressLe PointMarianneLe Figaro Magazine et Courrier International), les Mousquetaires prétendaient « jouer un rôle déterminant dans le maintien durable de la pêche en France » et donnaient l’assurance aux consommateurs « de trouver chaque jour dans leurs rayons un poisson d’une qualité irréprochable, à savourer sans l’ombre d’un doute… et pour longtemps encore ».


Pour le JDP, c’était sans doute pousser le bouchon un peu trop loin, même si les attendus de sa décision reconnaissent qu’Intermarché « ne se prévaut pas de manière injustifiée ou abusive des termes "pêche durable" ou "pêche responsable" ». Il est vrai que le premier armement français (17 navires), la Scapêche (Société centrale des armements Mousquetaires), s’est engagé depuis 2006 dans une démarche de pêche responsable. Notamment avec l’adoption d’un cahier des charges privé, validé et contrôlé par le bureau Véritas, qui s’articule autour de quatre grands axes : préservation de la ressource halieutique et de la faune marine, respect du bien-être et de la sécurité des équipages et satisfaction du consommateur (traçabilité, garantie d’origine, fraîcheur du poisson).  Un engagement reconnu par le JDP qui souligne que « l’impartialité et l’objectivité, tant du bureau Véritas que de la méthode de certification à laquelle il se réfère, ne peuvent être mises en doute »

Le chalutage incompatible avec une pêche durable

Seul problème : certains navires de la flotte d’Intermarché pratiquent le chalutage en eaux profondes, « une forme de pêche qui met en péril les écosystèmes marins comme les organismes profonds, qu’il s’agisse des espèces ciblées ou des prises accidentelles »assure l’ONG. Très décriée (à juste titre) à ses débuts dans les années 90 par les associations écologistes, la capture d’espèces des grandes profondeurs (lingue bleue, sabre noir) fait aujourd’hui l’objet d’une règlementation draconienne : limitations de l’effort de pêche, contingentement du nombre de navires autorisés, zones de protection des écosystèmes marins, embarquement d’observateurs scientifiques, etc. Des mesures qui ne sont plus contestées par la profession. Question de survie. « En une dizaine d’années, j’ai vu les mentalités de pêcheurs changer du tout au tout. On est passé du déni complet de l’épuisement des ressources à des demandes de pêches de plus en plus sélectives »,affirme Tristan Douard, le directeur général de la Scapêche. « Notre action se base sur le code de conduite établi par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) pour une pêche responsable. Pour la lingue bleue, par exemple, nous avons d’ores et déjà atteint le Rendement maximal durable (RMD) fixé par l’Europe pour 2015-2020 »

C’est donc moins sur le fond que sur la forme que les Mousquetaires se sont fait épingler. Par exemple, le Jury a estimé que l’auto-label « Pêche responsable » du distributeur présentait une forte ressemblance avec celui du Marine Stewardship Council (MSC), un label indépendant mondialement  reconnu caractérisant le caractère respectueux de l’environnement de la pêche, et entraînait donc un risque de confusion pour le consommateur (visuel ci-dessous). « Les deux logos sont pourtant très différents », se défend Tristan Douard. « De plus, les critères de certification ne sont pas les mêmes. Le label du MSC ne prend en compte que la préservation des ressources halieutiques, alors que celui des Mousquetaires s’engage aussi sur l’aspect social et la qualité du poisson ». D’ailleurs le MSC, qui dispose d’importants moyens financiers et juridiques, n’a jamais considéré que ce logo puisse prêter à confusion.

 

 

 

 

 

Source: UFC que choisir

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 09:54

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La chambre sociale de la cour d’appel de Limoges a rendu une décision importante en matière de droit du travail dans la grande distribution. Elle estime que le système de rémunération des cadres, au forfait jour, les faisant travailler parfois 60 heures par semaine n’exonère pas l’employeur des règles sur l’amplitude de travail et le repos obligatoire. 

La grande distribution risque de lire avec attention et une certaine crainte l’arrêt de la chambre sociale de la Cour d’appel de Limoges rendu le 4 juin. Pour la première fois en France, le système des forfaits jour appliqué dans la grande distribution est sérieusement mis à mal.

En clair, ce n’est pas parce qu’on est cadre avec un système de forfaits jour que les journées de travail peuvent être extensibles à souhait… Ce n’est pas parce qu’ils possèdent ce statut que les cadres, au gré de leur employeur, peuvent travailler 12 à 13 heures par jour sans que soient respectés les temps de repos et les règles sur l’amplitude de travail.

La convention de forfait jour appliquée par l’hypermarché Carrefour de Boisseuil à un chef de rayon qui effectuait plus de 60 heures par semaine a été purement et simplement annulée par la Cour d’appel. Selon elle, en effet, le forfait jour s’applique aux cadres disposant « d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps ». Or comme l’avait noté en première instance le conseil de Prud’hommes de Limoges, la Cour estime qu’il existe « un doute » sur l’autonomie du chef de rayon, Carrefour lui imposant au quotidien un planning de travail à respecter.

Carrefour a été ainsi condamné à payer un peu plus de 100.000 euros au total pour le licenciement, jugé sans cause réelle et sérieuse, dont 30.000 euros au titre des heures supplémentaires et « 15.000 euros pour non respect des règles relatives à l’amplitude journalière et au repos obligatoire ».

C’est l’avocat limougeaud maître Richard Doudet qui vient d’obtenir cette condamnation pour son client. Potentiellement, l’ensemble des cadres de la grande distribution pourraient engager des démarches identiques et obtenir gain de cause devant les Prud’hommes.

« Avec le système des forfaits jour, certains employeurs ont eu tendance à penser que les journées de travail, c’était no limit… », indique maître Richard Doudet.

« Cette décision peut changer la vie de ces pseudos cadres qui travaillent parfois plus de 60 heures », estime l’avocat. Elle pourrait en tout cas faire tâche d’huile dans la grande distribution… mais également dans tous les domaines où les cadres sont au forfait jour.

Pour l’avocat « le non respect de ces règles de droit social constituait aussi une grave rupture d’égalité entre les employeurs. Le petit commerçant qui doit payer chaque heure supplémentaire subissait de plein fouet la concurrence déloyale des grandes enseignes. »

Le chef de rayon gagnait certes 2.365 euros brut par mois. Mais en travaillant aux alentours de 67,5 heures par semaine, « il gagnait au taux horaire presque autant que sa collègue caissière travaillant aux 35 heures. »

Pour l’instant, les cadres, faute d’être informés de cette décision, sont rares à avoir entamé des démarches pour demander une application stricte de leur droit. Mais ils sont nombreux dans ce cas et légitimes, au regard du droit européen, à pouvoir prétendre à un strict respect des horaires de travail et des temps de repos.

 

Source: Le Limousin

 

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 09:37

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Le nouveau patron de Carrefour a demandé lundi trois ans pour redresser le géant français de la distribution par des économies de structure et des arbitrages sur sa présence à l'étranger, sans précision sur l'emploi au sein du groupe, numéro deux mondial du secteur. | Philippe Huguen

 

Le nouveau patron de Carrefour a demandé lundi trois ans pour redresser le géant français de la distribution par des économies de structure et des arbitrages sur sa présence à l'étranger, sans précision sur l'emploi au sein du groupe, numéro deux mondial du secteur.


Aux commandes depuis avril et promu PDG fin mai, Georges Plassat a étrillé devant les actionnaires le bilan de son prédécesseur Lars Olofsson, parti avec une retraite chapeau et une prime de non-concurrence de 1,5 million d'euros en laissant derrière lui un groupe qu'il a qualifié de "défiguré".

 


Il faut "revenir à des principes simples", a martelé M. Plassat pour son premier grand oral devant l'assemblée générale de Carrefour, en marge de laquelle près d'une centaine de salariés étaient venus manifester pour l'emploi à l'appel dessyndicats CGT et CFDT.


Tournant le dos sur pratiquement tous les sujets à son prédécesseur, M. Plassat a dit vouloir "réduire des frais généraux beaucoup trop importants" et les coûts liés aux structures centrales et au marketing, au bénéfice des magasins.
Il n'a pas précisé ses intentions sur l'emploi, en France notamment où il est le premier employeur privé (115.000 salariés sur 410.000 dans le monde), mais entend "faire les choses proprement, si nécessaire".
"Tout le monde sait que le groupe est trop lourd en amont de ses réseaux de magasins", a-t-il affirmé.


Après s'être retiré partiellement de Grèce la semaine dernière, M. Plassat a promis des "arbitrages" sur l'international.

"Nous ne pourrons pas défendre nos positions partout" a-t-il ajouté, s'interrogeant sur sa présence en Turquie, et soulignant par contre l'importance du Brésil.
Outre la France, Carrefour est en difficulté dans le sud de l'Europe frappé par la crise, mais a entrepris de se développer dans les pays émergents, notamment en Amérique latine.


"Regreffer la tête sur un canard"

 
Affront supplémentaire à M. Olofsson, M. Plassat "souhaite" revenir sur la "convergence des marques" c'est-à-dire le fait que tous les magasins soient exploités sous l'enseigne Carrefour (Carrefour Market, Carrefour Express...).
M. Plassat a d'ailleurs enterré le projet d'hypermarché nouvelle génération Carrefour Planet porté par son prédécesseur, qui "disparaît de sa belle mort".
Inventeur du concept d'hypermarché, délaissé ces dernières années par les consommateurs, Carrefour veut y développer les rayons alimentaires et les produits frais, au détriment du non-alimentaire qui s'y vend moins bien.
Pour autant, "nous aurons du vent de face", a prévenu le PDG, au vu de la situation très délicate du groupe, dont le bénéfice a chuté l'an dernier de 14% à 371 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 91,5 milliards sur ses 33 pays d'activité préservé (+0,5%) par les émergents.


"Peut-on regreffer la tête sur un canard? c'est toute la question qui se pose à nous. Je pense que oui", a dit M. Plassat.
Le nouveau patron se dit soutenu par l'actionnaire de référence Bernard Arnault, qui serait "tout à fait conscient de la situation", selon M. Plassat.
Témoignage de leur grogne à l'égard du passif laissé par Lars Olofsson, les actionnaires n'ont avalisé que de justesse, à 51,3%, la retraite-chapeau et l'indemnité de non-concurrence attribuées à l'ancien PDG, au grand dam des syndicats mais aussi des petits porteurs.


Ces derniers lui reprochent notamment d'avoir avoir fait plonger le cours de Bourse de moitié depuis début 2011. Ils ont également rejeté de peu deux motions réservant des options de souscription d'actions, gratuites ou non, aux salariés et aux dirigeants.


"Que M. Oloffson parte avec une retraite chapeau, après seulement trois ans à la tête du groupe, et 1,5 million d'euros d'indemnités liées à une clause de non-concurrence, est insupportable vu ses résultats",

a déclaré de son côté à l'AFP Claudette Montoya, déléguée centrale CGT du groupe.

 

Source: leparisien.fr


 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:17

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Leclerc condamné en appel pour publicité trompeuse

 

La cour d'appel de Colmar a confirmé, mardi 12 juin, la condamnation du groupe Leclerc à verser 260 000 euros de dommages et intérêts à un groupement de pharmaciens et à l'un de ses membres pour une publicité comparative sur des produits de parapharmacie jugée "trompeuse".

Le 9 février, le groupe de distribution avait été condamné par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Colmar à verser 60 000 euros à l'Union des groupements de pharmaciens d'officine (UDGPO, plus de trois mille cinq cents pharmacies), et 200 000 euros à l'un de ses membres, le groupementUnivers Pharmacie (cent quarante-sept pharmacies sous enseigne).

Les plaignants s'estimaient lésés par une campagne publicitaire parue dans la presse et sur Internet à la fin de 2011, dans laquelle Leclerc mettait en avant les prix plus bas de ses produits de parapharmacie par rapport à ses concurrents. Outre des erreurs dans l'identification des officines, la chambre avait relevé que "le panel de produits (n'était) nullement représentatif".

VICTOIRE DE LA PHARMACIE SUR LA GRANDE DISTRIBUTION

Leclerc avait fait appel, estimant sa publicité "licite en principe par application des règles européennes". Il imputait également les erreurs au fournisseur du fichier utilisé pour les comparaisons de prix.

Dans son arrêt rendu mardi, la cour d'appel a jugé que la publicité était bien"trompeuse", car elle donnait "bien l'apparence à la suite d'une lecture rapide (...) qu'elle (était) une comparaison du niveau général des prix", alors "qu'elle ne concernait qu'un échantillon" de produits. Cette publicité "était donc de nature àinduire en erreur par son apparence un peu ambiguë un nombre significatif de consommateurs", selon la cour.

Daniel Buchinger, président d'Univers pharmacie et de l'UDGPO, a salué dans un communiqué "une victoire éclatante de la justice". Elle "permet aux petites corporations dont fait partie la pharmacie d'officine d'avoir confiance en nos institutions face à l'hégémonie de la grande distribution", a-t-il ajouté.

 

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