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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 20:41

 

 

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Le tribunal de commerce de Lille a condamné l'enseigne nordiste à 1 million d'euros d'amende civile pour clauses abusives imposées à ses fournisseurs. Auchan fait partie des neuf enseignes qu'Hervé Novelli, ancien secrétaire d'Etat au commerce, avait assignées en octobre 2009. Castorama avait été le premier condamné.

 


Auchan a été mis à l'amende. Le tribunal de commerce de Lille a condamné l'enseigne du groupe Mulliez à une amende civile de 1 million d'euros pour clauses abusives envers ses fournisseurs. Les motifs du jugement n'étaient pas encore connus en début d'après-midi mercredi. Le distributeur nordiste indique vouloir prendre "le temps d'étudier le contenu de cette décision pour décider des suites à y donner".


Mais d'ores et déjà, par communiqué, l'enseigne persiste "à dire qu'il n'y a pas de déséquilibre significatif dans ses relations avec ses fournisseurs". L'Etat reprochait à Auchan un "déséquilibre significtif" pour fixation de pénalités lors d'une livraison défaillante et de la renégociation de tarifs en cours d'année.

Le tribunal n'a retenu que le deuxième grief, selon Auchan.


Le montant de l'amende est de moitié inférieur aux deux millions d'euros qu'exigeait la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Auchan fait partie des neuf enseignes que le secrétaire d'Etat au commerce, Hervé Novelli, avait assignées en octobre 2009. Carrefour, Darty, Leclerc, Casino, Système U, Cora, Intermarché et Castorama sont les autres enseignes assignées. Pour l'heure, outre Auchan, Castorama a été condamné à 300.000 euros d'amende. 

Annoncées sur TF1, en direct, lors du journal de 13 heures, ces assignations avaient fait grand bruit, quelques mois après la mise en vigueur de loi de modernisation de l'économie (LME). Darty avait alors combattu cette assignation en soulevant une question prioritaire de constitutionnalité. En vain.


Depuis, les relations entre la grande distribution et l'Etat sont restées à vif. La gestion de la flambée des matières premières et leur répercussion dans les prix de vente de produits de grande consommation ont notamment vastement relancé le débat sur les relations entre PME et grandes enseignes. Et, avec lui, avait émergé un débat sur une refonte de la LME qui, depuis début 2009, accorde aux

distributeurs davantage de liberté dans la négociation des tarifs des founisseurs.

 


Ce débat a été enterré par une grand' messe à Bercy. Fin 2010, la grande distribution alimentaire avait fait valoir sa bonne volonté à améliorer ses pratiques envers leurs fournisseurs. A l'exception de Leclerc qui avait décliné l'invitation, toutes étaient venues au Ministère des Finances signer, en grandes pompes, "des engagements" pour "assurer un meilleur équilibre des relations commerciales" avec leurs fournisseurs.

Le sujet revient actuellement sur le devant de la scène. Mi-juillet, Christian Estrosi, député-maire des Alpes-Maritimes, a déposé une proposition de loi visant à "limiter les marges des grandes surfaces à 20% pour chaque produit de première nécessité". Prés de 80 députés UMP la soutiennent.

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 11:22

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Après l’annonce de l’ouverture de l’hypermarché Leclerc de Saint-Jean-de-Linières, le dimanche, Jean-Claude Antonini, président d’Angers Loire Métropole, et Jean-Claude Gascoin, maire de la commune, tiennent à rappeler leur attachement au repos dominical.


« Si la loi permet effectivement aux supermarchés d’ouvrir le dimanche matin, nous regrettons les conséquences de cette dérégulation » précisent les deux élus. « Le dimanche reste pour nous un jour chômé, symbole de repos, de loisirs, de temps consacré à la vie personnelle et familiale. Nous appelons tous les acteurs de la grande distribution à respecter ce trait culturel positif de la société française. Sans compter que cette ouverture est de nature à mettre gravement en danger le maillage des commerces de proximité. »


Pour mémoire, chaque année, les élus d’Angers Loire Métropole adoptent une position commune quant à la non-délivrance de dérogations aux grandes surfaces pour l’ouverture des magasins les dimanches précédant Noël.

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 11:19

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Le groupe Carrefour et le directeur de l'hypermarché de Quimper ont été condamnés, hier, à 400.000 euros d'amendes et 15.000euros de dommages et intérêts par tribunal de police de Quimper dans le cadre d'un bras de fer qui l'oppose à ses salariés sur le calcul du Smic.

 

La CFDT, qui s'est porté partie civile, entend en outre réclamer des indemnités devant le conseil des prud'hommes. Quant au groupe de distribution, il a annoncé qu'il ferait appel de cette décision.

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 11:13

 

 

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Bernadette, 47 ans, a eu une grosse frayeur, vendredi soir. L'Armentiéroise s'est retrouvée enfermée dans le magasin Dia (anciennement ED) d'Armentières, son chariot de courses plein à ras bord. ...

 


Seule au coeur des fruits et légumes et des boîtes de conserve, son angoisse a duré plus de vingt minutes. « Je suis arrivée vers 19 h 10, vingt minutes avant la fermeture. J'ai même croisé un des employés à l'entrée qui ne m'a rien dit du tout », raconte l'habituée des lieux.

Le supermarché de 800 m² est à taille humaine seuls quelques rayons ne sont pas visibles de l'îlot central. Pas le genre de surface dans laquelle on imagine se perdre ou être oublié.


Rideaux de fer baissés


Alors que Bernadette choisit des produits au rayon frais, elle n'entend manifestement pas les rideaux de fer s'abaisser. Les lumières sont toujours allumées. « C'est en arrivant à la caisse que je m'en suis rendu compte. Je commençais même à mettre mes courses sur le tapis.

Mon chariot était plein. » Elle crie mais se rend bien vite à l'évidence. Tout est verrouillé. L'alarme de sécurité s'enclenche et crache son cri strident. « Je me suis dit que quelqu'un aller entendre... » Angoissée, elle appelle son mari de son portable : « Je n'avais plus qu'une unité sur mon téléphone.

Heureusement que je l'avais. J'aurais passé la nuit ici autrement. » Son époux alerte les policiers et se rend directement sur place. « Un policier nous a dit qu'il devait forcément y avoir une issue de secours et que je devais trouver cette porte. » La voilà en train de faire le tour du propriétaire cherchant désespérément l'issue. « Je suis allée dans le cagibi, les toilettes et puis j'ai effectivement trouvé une grande porte.

En appuyant bien fort, j'ai réussi à sortir. Mon mari m'attendait sur le parking. » Une délivrance au bout de plus de vingt minutes.

Honnête, Bernadette prend même la peine de tout refermer : « J'ai laissé mes courses pour que l'on ne m'accuse pas de vol. J'étais même prête à aller ranger mes produits au frais... » Hier, nous avons réussi à joindre le chef de secteur. Ce responsable de plusieurs magasins de l'enseigne (groupe Carrefour) n'était pas présent ce soir-là. Il précise que le fait est exceptionnel : « On ne ferme pas les portes comme ça. Il y avait une caissière et une personne en charge des rayons.

 

Cet employé fait toujours le tour du magasin pour prévenir les clients de la fermeture. Il ne l'a tout simplement pas vue, il y avait peut-être un angle mort. Ce qui nous paraît bizarre est qu'elle n'ait pas entendu le bruit des volets. Nous sommes vraiment désolés pour cette cliente. »

Quant aux lumières qui sont restées allumées, l'homme explique : « Par souci d'économie d'énergie et pour éviter que les employés oublient de les éteindre, le système est automatique. Elles s'éteignent à partir d'une certaine heure. »

La direction s'est dite prête à faire un geste commercial. Histoire de ne pas démentir son slogan : « Vous allez aimer le hard discount. » •

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 17:30

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 Les parts de marché du premier distributeur européen fondent en France. Pas de quoi rassurer avant la publication des résultats semestriels mercredi...


Rien ne va plus chez Carrefour. Mercredi, le deuxième distributeur mondial, derrière l'américain Wal-Mart, va annoncer ses résultats semestriels. Et ils seront mauvais. Le groupe anticipe déjà une chute de 23% de son résultat opérationnel courant. Cause principale: des performances médiocres sur le sol français qui représente 40% de son chiffre d’affaires.

 

Perte de parts de marché


Selon les derniers chiffres du bureau d’études Kantar, Carrefour Hypermarchés a encore perdu 0,6 point de parts de marché en juillet à 11,18% après un recul de 1 point entre mai et juin. Du même coup, le groupe s’est fait ravir sa deuxième place par Intermarché (12,4%.) Loin devant, Leclerc trône à 17,6%.

He bien belle perf de la direction de Carrefour, impensable il y à encore 5/6 ans…

Quelque chose me dit que ce n’est pas fini…  

«Les excuses prêtées  à Carrefour fin juin pour expliquer ces faiblesses, notamment la mise en place difficile de la nouvelle organisation informatique, commencent à s’étioler. Les erreurs de gestion en magasin (de nombreuses ruptures de stocks anormales pour un tel groupe) viennent s’ajouter à un décalage des prix face à des concurrents particulièrement combatifs», explique un analyste qui requiert l’anonymat.


Si en plus,  les concurrents sont combatifs…Mais les ruptures en magasin, ce ne sont pas les concurrents, les programmes qui imposent les prix de vente public, qui empêche les responsable de rayons de passer des commande, ce ne sont pas les concurrents, c’est Carrefour.

 

 

En effet, les prix sont de 3 à 5% plus élevés en moyenne que chez Leclerc et Intermarché. Ces derniers n’ont pas répercuté les hausses de prix des fournisseurs. Autre point noir:  le nouveau format d’hyper «Carrefour Planet» qui peine encore à convaincre. C'est dans ce contexte que Noël Prioux le nouveau patron du groupe pour la France, nommé en juin, dévoilera demain son plan d'action.

 

Carrefour Planet est un concept génial : à l’heure des courses en 15mn grâce au Drive dévellopé par les autres enseignes, Carrefour invente des magasins « Parc d’attraction » avec des courses de 4h… 


Expliquez moi comment ça peu fonctionner?

 

 

Pas d’amélioration à court terme


Mais faire revenir les clients dans les magasins est un travail de longue haleine et les analystes ne s’attendent à aucune amélioration significative à court terme vu l’environnement économique qui se dégrade. «Le rattrapage attendu sur la deuxième partie de l’année pourrait être difficile au regard de la poursuite des contre performances en été. Nous pensons que face à l’offensive de Leclerc et d’Intermarché, notamment sur les prix, Carrefour ne pourra pas récupérer l’intégralité du terrain perdu. La démotivation guette. Il y a un gros problème de management», souligne un analyste.

Et les inquiétudes en France se doublent d’incertitudes sur les activités brésiliennes qui représentent  le second marché de Carrefour. En effet, des rumeurs de plus en plus pressantes laissent à penser qu’elles pourraient être cédées à Wal-Mart faisant du leader mondial également le numéro 1 de la distribution au Brésil.

 

Des actionnaires très impatients


Jusqu’ici, le directeur général de Carrefour, Larf Olofsson, a refusé de s’en séparer. Il se dit plutôt ouvert à des partenariats en Amérique latine. Mais il pourrait bien être contraint de plier.  Groupe Arnault et Colony Capital qui détiennent 13,76% des actions de Carrefour exercent une pression très forte pour récupérer leur investissement. En effet, ils sont entrés chez Carrefour pour un prix de revient estimé à 53 euros par action. Or, le titre ne vaut plus que 18,7 euros, en chute de plus de 40% depuis janvier. Virtuellement, les pertes sont colossales. «La vente des actifs au Brésil permettrait à ces deux actionnaires de sortir à bon prix», juge un analyste.

C’est peu dire que Larf Olofsson a intérêt de rassurer les investisseurs demain. «Il est sur la sellette», avertit un analyste. A la moindre erreur, ce sera la porte.

 

Avec son chèque en €uromillions, son parachute doré, sa retraite chapeau et ses stocks options…

C’est vrai qu’à son âge (63 ans) on peut se demander quelle est sa priorité…

L’avenir de Carrefour ou pouvoir profiter de sa juteuse retraite le plus rapidement…


La réponse est bien sur dans la question.

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 13:49

 

 

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 CARREFOUR : une offre d'UBS sur Carrefour Brésil ?


Wal-Mart Stores aurait mandaté UBS comme banque conseil en vue d'étudier un éventuel rachat de Carrefour Brésil, qui regroupe les activités brésiliennes du groupe français selon les sources de l'agence Reuters. En juillet dernier, Carrefour avait tenté d'opérer une fusion entre sa filiale brésilienne et Grupo Pao de Açucar, sans succès.

 

 

 

Voilà on y est...

Au travail Lars...


Colony et Blue capital te regardent

 

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 09:25

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La justice a interdit à Auchan d'ouvrir son magasin de Perpignan le dimanche, comme le géant nordiste de la distribution avait commencé à le faire cet été.


Les syndicats qui avaient saisi le juge des référés, et pour leurs avocats, se sont félicités de cette décision, y voyant une victoire du droit au repos dominical contre les atteintes de la grande distribution.


La direction de l'hypermarché Auchan de Perpignan a dit ce samedi son intention de faire appel du jugement rendu hier vendredi.

Celui-ci interdit à l'hypermarché Auchan de Perpignan d'ouvrir le dimanche sous peine d'astreinte de 100.000 euros par jour d'ouverture irrégulière.

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 09:21

 

Parti vendredi du magasin Lidl du boulevard du Général-Leclerc à Clichy, le mouvement de grève d’une partie des employés de la chaîne discount s’est étendu hier à d’autres sites : Clichy-Victor-Hugo, Franconville (Val-d’Oise) et Championnet (Paris XVIIIe).

Des débrayages afin de soutenir une caissière licenciée pour

« suspicion de manipulation frauduleuse ».


« Nous faisons le tour des magasins, souligne une déléguée du personnel Unsa. Il est inadmissible d’accuser quelqu’un sans preuve. » L’employée licenciée devrait saisir les prud’hommes.

 

 

Le Parisien.fr

 

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 08:32

Eric Calleya, 53 ans et 13ans de boîte, risque le licenciement. Il nie les faits qui lui sont reprochés

 

"Les pêches avec lesquelles je suis sorti m'ont été offertes par un producteur qui s'installe sur le parking d'Aldi. Je n'ai rien volé", clame Eric Calleya, responsable du magasin istréen, qui risque le licenciement.


A près treize années passées au sein de l'enseigne Aldi Marché, Eric Calleya, 53ans, n'imaginait pas "être traité comme ça".

 

Responsable du magasin istréen aux Cognets depuis trois ans, il a été mis à pied le 23juillet dernier. Ce qui lui est reproché? "Des agissements fautifs qui appellent une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement", indique la lettre de convocation qui lui a été remise.

"On m'accuse de vol, alors que je n'ai absolument rien à me reprocher", clame Eric Calleya.


"C'était vendredi soir (le 22juillet, Ndlr), à la fermeture du magasin, raconte-t-il. Je suis sorti avec un sac de pêches qu'un producteur m'avait données le matin. Comme j'avais oublié ma gamelle du midi, je suis retourné à l'intérieur du magasin. C'est là que mon responsable de secteur est intervenu pour effectuer ce qu'on appelle «un contrôle tard»." Autrement dit un contrôle inopiné, au cours duquel le personnel est fouillé, et qui est pratiqué "environ tous les mois". Ce soir-là, le responsable de secteur trouve, près d'une caisse, un carton rempli de produits provenant du magasin Aldi. "Je comptais les acheter et les emporter chez moi. Mais il était tard, je n'ai pas eu le temps de les faire encaisser car les caisses étaient clôturées; je pensais donc les récupérer le lendemain, se justifie Eric Calleya

. Je sais qu'il y a des contrôles réguliers, je sais ce que ça peut me coûter de voler; je n'aurais jamais pris ce risque."


Des preuves


"Le responsable a insisté pour me faire admettre que j'avais eu l'intention de partir avec les produits sans payer, de les voler, reprend-il. C'est faux! Ensuite, il m'a parlé des pêches avec lesquelles j'étais sorti du magasin. Ces fruits ne proviennent pas de chez Aldi." Et de présenter une attestation signée de ce producteur "qui s'installe depuis plusieurs années sur le parking et qui nous donne souvent des fruits, à moi comme à d'autres employés d'ailleurs." L'intérimaire qui travaillait ce jour-là avec Eric Calleya confirme également, par écrit, que "le sac lui a été remis le matin, à l'ouverture, en ma présence."

Des preuves que le responsable du magasin ne manquera pas d'apporter ce jeudi 4août. Convoqué par sa hiérarchie, il risque de perdre son emploi. "A partir de jeudi, la direction a un mois pour se décider, indique Gérald Varlet, du syndicat CFTC, qui assistera Eric Calleya le jour de l'entretien. En attendant, mis à pied à titre conservatoire, Eric Calleya ne comprend pas "ce qui lui tombe dessus". "Je suis dans la boîte depuis 13 ans, je n'ai jamais eu de problèmes. Tout ça, est-ce pour me faire partir parce que je suis trop vieux?", interroge-t-il.

De son côté, la direction nous a fait savoir qu'elle ne souhaitait faire aucun commentaire sur une procédure en cours.

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 06:20

 

Des cadres de Lidl se livrent. En pleine polémique sur les formes de discrimination qu’aurait pratiqué l’enseigne, ils racontent les conditions de travail dans certains magasins du hard discounter.

Deuxième partie de leur récit.


Pour le recrutement des caissiers employés libre-service, les critères de sélection seraient très stricts. Tout semble très étudié. Selon les témoignages, tout le monde ne peut pas être embauché au poste de caissier au sein des magasins de ce hard discounter.

Des profils de poste seraient spécialement élaborés pour un recrutement optimal. Au cours des sessions de formation, les futurs responsables de réseau apprennent à sélectionner le salarié idéal.

« Pas d’étrangers avec des titres de séjours précaires ; cela engendrerait trop de paperasserie et les personnes devraient s’absenter le temps du renouvellement. Nous devions également préférer les personnes qui avaient déjà occupé des emplois pénibles comme la restauration rapide ou la manutention en entrepôt», assure Charles*, ancien responsable de réseau dans les Hauts-de-Seine. « On nous demandait, poursuit-il, de privilégier les femmes aux hommes car ces derniers auraient davantage tendance à piocher dans le magasin ou dans la caisse.»

Pour Lidl, la situation de famille serait également un critère de sélection : « Les femmes célibataires sans enfants étaient très recherchées car elles pouvaient rester un peu plus au magasin et ne s’absenteraient pas très souvent » résume Charles.

 


Ces consignes biens particulières, ne se ferait qu’à l’oral. Par précaution, pas d’adresse électronique ou au compte-gouttes. «Ils ont trouvé un bon moyen de ne laisser aucune trace» affirme Sonia*, ancienne responsable de réseau à Paris. Les rares qui en ont fait la demande, ont dû attendre plusieurs années et signer de nombreux documents garantissant la confidentialité avant d’obtenir une adresse professionnelle. « Sur l’ensemble de la direction régionale de Barbery en Picardie, seule trois adresses électroniques ont été créées » assène Charles.


« Malgré nous, nous discriminions à notre tour. Nous obéissions aux ordres. C’était le cas lorsqu’il a fallu mettre fin au recrutement de salariés étrangers titulaires d’un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale »», regrette l’ancien responsable. Sonia précise : «Depuis début 2010, dès que le service des ressources humaines constatait qu’il s’agissait d’un titre de séjour ‘vie privée et familiale’, on nous demandait de rompre le contrat de travail au plus vite. A l’annonce de leur licenciement, les employés pleuraient, suppliaient. Ils avaient besoin de cet emploi et me demandaient des explications ».


Des explications pour justifier un licenciement ?

Lidl se serait chargé d’enseigner à ses jeunes recrues comment en fabriquer. «On nous demandait de piéger les employés et d’accumuler les preuves contre eux», rapporte Charles. Et pour se faire, « la procédure dite du ‘’Caddie test’’ fait partie des outils mis à notre disposition». L’employé est alors soumis à un contrôle visant à vérifier s’il respecte parfaitement les procédures caisse. Sur les 11 points de contrôle, le salarié doit en respecter 10 pour pouvoir réussir le test. « Difficile pour une personne en poste depuis 4 jours de ne rien oublier et de retenir par cœur les 70 codes du rayon fruits et légumes» raconte Charles. Le temps de scan des produits était également pris en compte ; pas moins de 45 articles par minute et 30 secondes pour éditer le ticket de caisse,  encaisser et rendre la monnaie. « Sans oublier de replacer quelques articles dans le Caddie et dire au revoir au client » sourit Charles, amer .


Selon cet ancien cadre, chaque responsable de réseau avait l’obligation d’effectuer des contrôles d’un genre particulier. Dès que les employés étaient hors de vue, « je fouillais dans  leurs sacs et le coffre de leur voiture. Je vérifiais également les bacs à ordures afin de m’assurer si des produits n’y avaient pas été placés en vue d‘être récupérés plus tard. Les employés étaient constamment considérés comme des voleurs en puissance », explique Sonia.


Le mode de recrutement des responsables réseaux semble tout aussi original que celui de caissiers-employés libre-service.  Le profil idéal ? Avoir moins de 30 ans, n’avoir jamais travaillé, être diplômé d’une école de commerce, être célibataire, sans enfant et de préférence de sexe masculin. « On m’a fait comprendre que mon recrutement était une faveur que Lidl me faisait», témoigne Samir*, ancien responsable de réseau en Seine-Saint-Denis. « Il fallait que je m’estime heureux, car qui recruterait un jeune diplômé issue de la banlieue, à  43 000 euros par an avec un forfait repas de plus de dix-sept euros journalier auxquels s’ajoutent une grosse cylindrée allemande et l’ essence gratuite en illimitée ? »


«On vous recrute jeunes car vous êtes plus malléables et vous n’avez pas encore connu d’autres environnements professionnels. Vous n’êtes donc pas en mesure de comparer. Nous allons vous modeler à la Lidl » aurait dit Mme M., responsable Formation nouveaux entrants. « On a signé un pacte avec le diable. Dès que l’on en prend conscience, on quitte le navire » confie Charles.

 


Une fois recrutés, et malgré leur statut de cadre, tous les responsables de réseau semblaient loger à la même enseigne. «C’était épuisant d’être sans cesse rabaissé et humilié. Je me souviens avoir passé une partie de la nuit à quatre-pattes à gratter les vieux chewing-gums collés au sol parce qu’il y avait un contrôle du siège le lendemain matin » se rappelle Sonia.

« Nous étions taxés de fonctionnaires et de fainéants si nous faisions moins de douze heures de travail par jour ou si nous ne répondions pas aux dizaines d’appels téléphoniques les jours de repos », raconte Samir.

 


Des rythmes et une pression décrits comme insupportables, de nombreux cadres ont aujourd’hui quitté Lidl. Au cours des treize derniers mois, dix-huit des vingt-cinq responsables de réseaux de la seule direction régionale de Barbery ont démissionné. La tendance semble même avoir atteint les cadres supérieurs ; la responsable achat et le responsable entrepôt ont quitté la direction de Barbery il y a quelques jours.

 

Mona Choule

 

Source:

 

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