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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 08:49

 

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Accusées d’étrangler leurs fournisseurs, les enseignes plaident la faiblesse de leur résultat net. En réalité, tout dépend des rayons : si certains produits d’appel sont vendus à perte, d’autres sont de vraies vaches à lait…

Venus du Lot-et-­Garonne, une poignée d’agriculteurs et leurs 40 tonnes de fruits et légumes ont investi la capitale le 18 août dernier. Place de la Bastille, ils ont cassé… les prix, comme chaque été depuis onze ans.

 

Une fois de plus, les clients se sont rués sur les poires et les tomates à 1,50 euro le kilo, deux fois moins que dans les supérettes parisiennes. Pourtant, même à ce prix, les producteurs du Sud-Ouest ont bien gagné leur vie ce jour-là. Mieux, en tout cas, que le reste de l’année, lorsqu’ils négocient leurs cagettes avec les acheteurs de la grande distribution. C’est d’ailleurs pour dénoncer les ­juteuses marges des Carrefour, Leclerc et Super U que le syndicat agricole Modef organise cette manifestation. Pour les mêmes raisons, des opérations coups-de-poing moins pacifiques se multiplient un peu partout en France : en août, des cultivateurs du Gard ont attaqué des camions de fruits espagnols ; en mai, des éleveurs des Pays de la Loire ont bloqué tout une journée l’accès à deux hypers Leclerc.


Pour ces producteurs, aucun doute, les grands méchants loups de la distribution prospèrent sur leur dos, et sur le nôtre, en appliquant de grosses marges sur les primeurs achetées une bouchée de pain. Et leur colère paraît d’autant plus justifiée qu’un récent rapport de l’Observatoire des prix et des marges agricoles semble leur donner raison. Selon ce document très officiel, le consommateur paie plus cher son lait, sa viande ou ses légumes quand les cours des matières premières s’envolent, sans que les paysans récoltent les fruits de cette hausse… ni que les étiquettes rebaissent quand les marchés agricoles se calment.


Accusées de rouler tout le monde dans la farine, les six enseignes nationales répondent par une défense bien huilée : certes, admettent-elles, leurs marges brutes s’accroissent, mais elles seraient dévorées par des factures de plus en plus lourdes – salaires, loyers, frais de transport… «Au final, notre bénéfice ne dépasse pas les 1,7%», jure ainsi Serge Papin, le président de Système U. Un chiffre dans la moyenne de ceux livrés par la Fédération du commerce et de la distribution. Alors, qui croire ? En réalité, aussi bien les paysans s’estimant volés que les hypers affichant leurs maigres résultats nets ! Car, en épluchant les comptes des magasins rayon par rayon et produit par produit, il apparaît clairement que la grande distribution fait son beurre sur certaines marchandises – dont le frais – tout en bradant les produits d’appel très demandés par les clients.


 

Ainsi, le prix final d’un produit donné n’a pas grand-chose à voir avec son coût de fabrication. Il reflète plutôt la politique commerciale de l’enseigne, voire du magasin lui-même, et le rapport de forces entre le distributeur et son fournisseur au moment de négocier les grilles de tarifs. Certes, pour une grande surface standard, la marge brute tourne toujours entre 25 et 27% du chiffre d’affaires. Mais les combinaisons pour atteindre cette moyenne sont infinies : un hyper peut compter jusqu’à 100 000 références et chaque patron de magasin doit se creuser la tête en permanence pour trouver la marge juste sur chacun de ces produits.

 


Deux constantes toutefois : pour attirer le chaland, on mise toujours sur le carburant et sur les références stars, comme le paquet de couches Pampers ou le pot de Nutella familial. «Les clients connaissent très bien ces produits, rappelle Olivier Geradon de Vera, vice-président de Symphony­IRI. S’ils les trouvent plus chers qu’ailleurs, ils ne reviennent pas.» Or les discussions tarifaires avec ces grands noms de la conso tournent rarement à l’avantage des distributeurs, qui ne peuvent pas se permettre de se passer des gammes de Kellogg’s ou de Palmolive. Ces ­articles très convoités sont donc mis en rayon à

des prix à peine supérieurs au coût d’achat.


Entre autres exemples, le rayon alcool, bourré d’Absolut et de Kronenbourg, ne rapporte presque rien au distributeur. Pour compenser, celui-ci a souvent tendance à gonfler les étiquettes au rayon des biscuits apéritifs, puisque leur achat va souvent avec…

Ainsi, le client ayant fait une bonne affaire sur sa bouteille de pastis a toutes les chances de griller son avantage avec ses emplettes de crackers !

 


Pour le consommateur, ces entourloupes sont d’autant plus difficiles à repérer que le rattrapage ne s’opère pas forcément sur les produits les plus chers, au contraire. Ainsi, les articles vendus sous marque de distributeur (MDD) sont une valeur sûre pour remplir le tiroir-caisse d’un hyper, dont ils représentent aujourd’hui le tiers des rentrées d’argent. En rayon, ils sont toujours moins chers que les grands noms. Mais l’écart des prix de revient est encore plus important, si bien que la marge brute réalisée sur une MDD est en moyenne supérieure de 5 points à celle du produit de marque équivalent. Et l’avantage est bien supérieur dans les rayons où ces articles représentent une grosse part des ventes : «Prenez les surgelés, suggère Kai Bandilla, du cabinet Simon-Kucher & Part­ners. Les distributeurs n’y ont plus vraiment de concurrent.

Du coup, ils peuvent choisir les prix qui leur conviennent.» A l’inverse, du côté des yaourts, où la bataille contre les marques nationales fait toujours rage, les MDD ne rapportent pas grand-chose. Cette logique explique même les efforts d’innovation accomplis par les distributeurs ces dernières années.

 

En lançant des gammes thématiques estampillées terroir, bio ou équitable, comme les Mmm ! d’Auchan ou Monoprix Gourmet, ils se retrouvent seuls en rayon, les industriels n’offrant pas de produits comparables, et sont donc libres de gonfler les tarifs.

Leur marge brute atteint alors 45 à 50%, soit un tiers du prix demandé aux clients !


Mais les enseignes ont d’autres vaches à lait, notamment dans les domaines où les fournisseurs, contrairement aux géants de l’agroalimentaire, ne sont pas en position de négocier des prix confortables.

C’est le cas des produits frais : pris à la gorge par la concurrence étrangère, la bactérie E-coli et les soubresauts sur les marchés agricoles, les paysans n’ont qu’à s’estimer heureux de pouvoir écouler leur production !

En face, les hypers peuvent vendre ces produits non transformés – viandes, poissons, fruits et légumes – jusqu’à deux fois le prix d’achat. Quand ils ne se paient pas le luxe de les brader, si cela sert leur tactique commerciale. Daniel Sberna, patron d’un Intermarché niçois, compte ainsi sur ce rayon pour attirer le client à cheval sur son quota quotidien de cinq fruits et légumes. Tomates et salades sont vendues à prix coûtant (en ajoutant seulement la TVA) aux détenteurs d’une carte de fidélité proposée à 7 euros par mois ou 60 euros par an.

 

Les 800 abonnés fournissent à l’ingénieux patron 8% de son chiffre d’affaires. «Je m’y retrouve grâce à l’augmentation de la fréquentation du magasin», se réjouit celui qui est également responsable des relations avec les PME de l’enseigne Intermarché. Pour que les Caddie continuent de sillonner les allées de leur magasin, chaque directeur n’hésite donc pas à perdre de l’argent sur certains produits.

Bien entendu, la formule varie selon le type d’enseigne. Car, si un quart du chiffre d’affaires suffit à financer la logistique d’un supermarché moyen, un patron de Monoprix en centre-ville y laissera plus de plumes (30% du CA), en raison de son loyer plus élevé et de ses efforts de décoration. A l’inverse, un hard discounter pourra se contenter de moitié moins.

Mais, au final, chacun affichera la même marge nette, inférieure à 2%. Pas de quoi ouvrir un coffre-fort à la banque, et c’est à se demander par quel mystère les propriétaires de grandes surfaces se retrouvent toujours parmi les plus grosses fortunes locales. En réalité, l’enrichissement de ces barons ne se joue guère dans les rayons, mais sur le marché de l’immobilier commercial. La poule aux œufs d’or de la grande distribution, ce sont en effet les murs qui abritent ce commerce bien peu rentable. Les groupes intégrés comme Auchan ou Casino l’ont bien compris, puisqu’ils ont tous créé des filiales spécialement vouées à cette activité ­lucrative.


Quant aux patrons indépendants, au sein des groupements comme Leclerc ou Intermarché, nombre d’entre eux possèdent leur magasin via des sociétés civiles immobilières et récupèrent ainsi une partie des charges d’exploitation. Loyer après loyer, ils se constituent un joli magot que même une faillite ne risque pas d’entamer…

 

 


Les hypers font de belles marges sur les MDD :


- Prix de 1 kilo de pommes 1,99 euro : marge nette pour le distributeur 28% (0,56 euro)


- Prix d’un poulet de Loué (1 kg) 7,60 euros : marge nette pour le distributeur 13% (0,99 euro) contre Prix d’un poulet MDD (1 kg) 6,25 euros : marge nette pour le distributeur 15% (0,94 euro)

- Prix d’une bouteille de coca-cola (1,5l) 1,33 euro : marge nette pour le distributeur - 19% (- 0,25 euro) contre Prix d’une bouteille de cola MDD (1,5 l) 0,53 euro : marge nette pour le distributeur - 11% (- 0,06 euro)


- Prix d’un paquet de nouilles fines panzani 0,90 euro : marge nette pour le distributeur - 19% (- 0,17 euro) contre Prix d’un paquet de nouilles fines MDD 0,55 euro : marge nette pour le distributeur 1% (0,006 euro)

- Prix d’une bouteille de vin baron de lestac 4,10 euros : marge nettepour le distributeur - 17% (- 0,70 euro) contre Prix d’une bouteille de vin rouge MDD 4,15 euros : marge nette pour le distributeur 4% (0,17 euro)

Ces données moyennes pour l’année 2011 nous ont été fournies par un grand réseau de supermarchés français. Les marges nettes sont calculées à partir du prix d’achat moyen des produits aux centrales de l’enseigne et des charges d’exploitation moyennes des établissements. Les prix incluent la TVA payée par le consommateur. Une marge négative signifie que le distributeur perd de l’argent sur chaque vente.

 

Sources Capital.fr

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 12:32

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Quel est le (véritable) objectif de Carrefour?
Redistribuer gracieusements les jouets au  Secours Populaire où bien d'attirer le clients dans ses magasins...
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 12:18

 

 

carrefoir.market

 

 

 

                          
 
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:25

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Carrefour pourrait être contraint de renoncer à Planet, le nouveau format d'hypermarchés dans lequel il a placé ses espoirs de redressement en France et en Europe.


L'abandon définitif ou temporaire de l'emblématique projet du PDG Lars Olofsson pourrait aussi sceller le sort de ce dernier à la tête d'un groupe en plein désarroi, pris en tenailles entre la chute de ses résultats, la détérioration de son bilan et une croissance européenne en berne.

Jusqu'ici, les grands actionnaires de Carrefour, le fonds Colony Capital et Groupe Arnault -holding familiale du PDG de LVMH Bernard Arnault- disent apporter leur soutien à la stratégie du distributeur, mais nombre d'observateurs pensent que le couperet pourrait tomber début 2012 si les résultats ne sont pas au rendez-vous.


"Le discours officiel, c'est qu'il soutiennent le PDG, jusqu'au moment où ils le lâcheront", souligne un analyste qui a souhaité garder l'anonymat.


Le numéro deux mondial de la distribution, ébranlé par nombre d'errements stratégiques, une valse de dirigeants sans précédent et pas moins de cinq avertissements sur résultats en l'espace d'un an, doit présenter son chiffre d'affaires annuel le 12 janvier.

Il est attendu sur deux sujets cruciaux : l'évolution des ventes de ses hypermarchés en France, où il sous-performe ses concurrents et perd des parts de marché depuis des mois, ainsi qu'un point détaillé sur les ventes de Planet.


Aujourd'hui, nombre d'experts estiment que l'ambitieux programme lancé à grand renfort de publicité il y a un an, concernant 503 hypermarchés en Europe pour un coût de 1,5 milliard d'euros, n'est plus tenable.


"Planet arrive trop tard et ne convient pas à l'environnement économique d'aujourd'hui en Europe", estime Nicolas Champ, analyste de Nomura, pour qui "il est temps d'arrêter le déploiement d'un concept trop consommateur de fonds propres".

Fin août, Carrefour a déjà revu en baisse ses ambitions avec 20 transformations et 19 rénovations de moins que prévu.

Les analystes sont très perplexes quant aux résultats de Planet. Jusqu'ici, Carrefour s'est contenté d'indications de croissance concernant seulement quatre magasins "pilotes", un échantillon jugé bien trop limité pour être représentatif.

"Affirmer que les ventes sont nettement supérieures à celles des hypers traditionnels ne veut absolument rien dire", déplore l'un d'eux manifestement exaspéré. Car toute rénovation de magasin, chez n'importe quel distributeur, est suivie d'une progression à deux chiffres des ventes, ajoute-t-il.


Pour Natalie Berg, analyste de l'institut Planet Retail, "une pause serait logique compte tenu de la baisse de la rentabilité du groupe en Europe". Planet coûte le double d'un hypermarché traditionnel et le retour sur investissement n'est pas là pour justifier de telles dépenses, souligne-t-elle.


"Il faudrait mettre le projet au placard", tranche James Monro, analyste de Standard & Poor's.

Alors que Carrefour doit encore consentir des baisses de prix pour réduire l'écart avec son grand concurrent Leclerc, mais aussi combler son retard sur les formats de proximité, le drive et le e-commerce, tous s'accordent à dire qu'il doit allouer plus efficacement ses ressources.

Planet, c'est "un cautère sur une jambe de bois (...) Il faut qu'ils s'attèlent aux vrais sujets", plaide Bryan Roberts, directeur au sein du cabinet de conseil Kantar Retail.


Car la génération de cash-flow du groupe est limitée par la chute de ses résultats. Elle est aussi amputée de 10% à 15% par la scission de Dia, spécialiste du hard discount mis en Bourse en juillet à la demande de Colony et Groupe Arnault.

"Une pause dans Planet, se serait une décision stratégique lourde qui pourrait être prise par un nouveau management", estime un analyste.


L'atmosphère est tellement viciée en interne que le départ de Lars Olofsson pourrait accélérer les chantiers, surtout s'il est remplacé par un distributeur, ajoute-t-il.

Mais si les jours de Lars Olofsson semblent comptés à la tête de l'entreprise, l'homme providentiel qui le remplacerait est difficile à trouver.


Des analystes estiment que l'ancien directeur financier Pierre Bouchut, nommé en août à la direction des marchés de croissance, serait un solide prétendant, ainsi que le Suisse Thomas Hübner, arrivé en juillet chez Carrefour pour diriger les opérations du groupe en Europe (hors France).


BILAN FRAGILISÉ, CESSIONS D'ACTIFS


Certains estiment que Colony et Groupe Arnault pourraient ne pas attendre l'échéance de janvier, date à partir de laquelle Lars Olofsson pourra toucher une retraite chapeau, risquant de provoquer un tollé semblable à celui qui avait suivi le départ en 2005 de Daniel Bernard, qui avait finalement dû renoncer à ses indemnités.


L'étau s'est encore resserré sur Carrefour le 10 novembre. L'agence Standard & Poor's a abaissé à "négative" sa perspective sur la note de crédit du groupe, invoquant l'érosion de ses résultats et de ses parts de marché en France.

S'il veut préserver sa notation (BBB+), Carrefour va devoir arbitrer, selon Nomura, entre dividende et investissements.


Or une baisse du dividende semble difficilement acceptable par Colony et Groupe Arnault compte tenu des pertes colossales qu'ils accusent à ce jour. Entrés au capital de Carrefour pour un prix moyen estimé entre 47 et 50 euros, leur investissement a plus que diminué de moitié. Le titre Carrefour s'échange autour de 19,00 euros, celui de Dia aux environs de 3,00 euros.

Les analystes de JP Morgan jugent pour leur part que pour maintenir son dividende et procéder aux baisses de prix encore nécessaires, Carrefour va devoir céder des actifs pouvant totaliser plus de 5,0 milliards d'euros en Europe (Grèce, Portugal, Turquie, Roumanie) et en Amérique latine (Colombie).


Le fonds activiste Knight Vinke -qui avait mené avec succès la fronde contre le projet d'introduction en Bourse d'une partie de l'immobilier du distributeur au printemps dernier et réclame aujourd'hui la nomination d'un président indépendant des charges opérationnelles et de deux directeurs généraux, pour l'Europe et les pays émergents- semble lui aussi plaider pour un démantèlement. Mais plus radical.

"Je pense que le débat sur un démantèlement reste ouvert au sein du conseil", commente un analyste.

Colony comme Groupe Arnault se sont refusés à tout commentaire.

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 08:48

 

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Fin octobre, Cora a fait une erreur. Une caissière de l'hypermarché de Mondelange (Moselle), également élue CGT, est menacée de licenciement après avoir ramassé un ticket de caisse au dos duquel figurait une offre promotionnelle McDonald's. Finalement, après une forte mobilisation sur les réseaux sociaux, la procédure est abandonnée : la caissière a été « sauvée par le Web ».

Autre bourde, mais cette fois-ci, ce n'est peut-être pas directement de la faute des hypermarchés. Le 5 septembre, un reportage concernant les hypermarchés Cora passe sur la jeune chaîne régionale Air. Bidonné, le sujet commence par un témoignage faussé.

Le film concerne le nouveau concept « drive » du groupe – les clients font leurs courses sur Internet et viennent ensuite les récupérer en voiture. Il est diffusé dans une rubrique, le « Rendez-vous des entreprises », présenté chaque lundi par Fabrice Genter, vice-président de la chambre du commerce et de l'industrie, qui a pour objectif de faire connaître « les entreprises qui marchent en Moselle ».

Une cliente... aussi assistante de direction

MME X, qui est présentée dans le reportage comme une cliente conquise et régulière du « drive » de Cora, est en réalité (aussi) une assistante de direction de l'hypermarché Cora de Moulins-les-Metz.

Au début du reportage, elle dit, élogieuse, à propos de l'utilisation du service :

« Ça me permet de gagner du temps. Je prépare des listes de courses, j'envoie ça, le matin quand je suis au travail, directement sur le site et puis ça me permet de récupérer mes courses le soir en sortant du travail [...].

Ça me permet de gagner du temps pour m'occuper de mes enfants. »

 

Hypers Cora : encore une cliente trop contente pour être vraie

Fin octobre, Cora a fait une erreur. Une caissière de l'hypermarché de Mondelange (Moselle), également élue CGT, est menacée de licenciement après avoir ramassé un ticket de caisse au dos duquel figurait une offre promotionnelle McDonald's. Finalement, après une forte mobilisation sur les réseaux sociaux, la procédure est abandonnée : la caissière a été « sauvée par le Web ».

Autre bourde, mais cette fois-ci, ce n'est peut-être pas directement de la faute des hypermarchés. Le 5 septembre, un reportage concernant les hypermarchés Cora passe sur la jeune chaîne régionale Air.

Bidonné, le sujet commence par un témoignage faussé.

Le film concerne le nouveau concept « drive » du groupe – les clients font leurs courses sur Internet et viennent ensuite les récupérer en voiture. Il est diffusé dans une rubrique, le « Rendez-vous des entreprises », présenté chaque lundi par Fabrice Genter, vice-président de la chambre du commerce et de l'industrie, qui a pour objectif de faire connaître « les entreprises qui marchent en Moselle ».

Une cliente... aussi assistante de direction

Mme X, qui est présentée dans le reportage comme une cliente conquise et régulière du « drive » de Cora, est en réalité (aussi) une assistante de direction de l'hypermarché Cora de Moulins-les-Metz.

Au début du reportage, elle dit, élogieuse, à propos de l'utilisation du service :

« Ça me permet de gagner du temps. Je prépare des listes de courses, j'envoie ça, le matin quand je suis au travail, directement sur le site et puis ça me permet de récupérer mes courses le soir en sortant du travail [...].

Ça me permet de gagner du temps pour m'occuper de mes enfants. »

 

Joint par Rue89, MME X, refuse de répondre à nos questions : « Je ne veux pas. » Au siège, à Paris, on nous explique sereinement :

« Ce film, tourné par Air, a été réalisé pour un usage interne de Cora. Il a un usage interne pour nous et ne devait pas être diffusé.

Par ailleurs, il n'y a rien de bidonné. Les salariés de Cora en sont aussi des clients assidus.

 

MME X, en est une. Elle explique dans le reportage de façon personnelle les avantages qu'elle y trouve. Elle a participé en tant que cliente. Il n'y a pas de polémique à chercher ici. »

Le rédacteur en chef : « Je rentre du Cap-Vert »

Mais pourquoi la chaîne Air diffuserait-elle des films « corporate » dans une émission « consacrée à l'actualité de la Lorraine » ? Jean-Luc Bertrand, ex-présentateur vedette de la chaîne RTL9, qui est le rédacteur en chef de l'émission et directeur des programmes nous répond, mal à l'aise :

« Je rentre d'un reportage au Cap-Vert. Je vais revoir tout ça et je vous rappelle tout de suite. Vous vous appelez comment déjà ? »

Il n'a jamais rappelé. Lancée en février 2011, la chaîne généraliste Air TV est diffusée sur le canal 21 de la TNT et concerne le Grand duché du Luxembourg et la région Lorraine. « Air, l'autre télé », dit le slogan. Oui, mais laquelle ?

La chaîne dépend de Mira Services, boîte de production et de conseil. Les films corporate de Mira passent peut-être, de temps en temps, sur Air, se dit-on. Avec une double fonction : remplir les cases éditoriales et faire de la publicité aux clients-annonceurs.

« Une petite erreur déontologique si vous souhaitez »

Alexandre Mensuelle, directeur de Mira Services, nous a dit qu'il allait regarder le film et nous rappeler dès qu'il le pourrait, tout en précisant que « Bienvenue chez vous » n'est pas une « émission d'actualités », « mais un magazine », comme si ce dernier genre journalistique exonérait de toute rigueur.

Puis, il nous a rappelé pour nous dire qu'il n'avait jamais tourné de films d'entreprise – à usage interne – pour Cora (ils ont seulement fait une publicité pour eux, « qui n'a rien à voir avec le drive »).

Ceci était donc bien un reportage, nous dit-il. Et sur le bidonnage, il explique :

« La dame est une cliente réelle de Cora et aussi une collaboratrice, c'est vrai. Mais l'objectif du sujet était d'illustrer un outil, c'était un sujet d'illustration d'un mode de consommation, pas d'information. Il y a peut être eu une petite erreur déontologique si vous le souhaitez. »

Méfiance, les hypermarchés sont remplis de petites erreurs déontologiques.

 

En septembre 2009, Luc Chatel avait croisé des mères de famille exaltées par les prix de la rentrée et qui étaient aussi des sympathisantes UMP.

 

Source: Rue 89

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 08:37

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Les dirigeants de la société SAS Mondis, qui possède l'hypermarché Leclerc de Montbéliard, sont jugés aujourd'hui pour séquestration d'employés.

 

Il y a cinq ans, le 30 juin 2006, ils avaient soustrait cinquante employés à un contrôle de l'URSSAF en les forçant à se cacher


 

L'inventaire d'été était sur le point de se terminer ce soir là, il y a cinq ans à l'hypermarché Leclerc de Montbéliard.

C'est à ce moment, alors que les patrons pensaient que le plus dur était passé, que la police a fait irruption dans les locaux, accompagnée d'inspecteurs de l'URSSAF. Ils enquêtaient sur des soupçons de travail dissimulé.


Et de fait, les dirigeants de la société SAS Mondis, qui exploite l'hypermarché sous l'enseigne Leclerc, ne sont pas en règle avec la législation.

 

Paniqué, le patron fait chercher une cinquantaine de salariés et les enferme dans une remise.

Toute la question dans ce procès, est de savoir si il y a eu séquestration.

 

Des employés concernés assurent que la porte de la remise a été fermée à clé, qu'ils ont reçu l'ordre de se taire et de couper leurs portables. La CGT, qui est à l'origine de l'affaire, parle d'un cas exemplaire. C'est la première fois qu'on accuse des patrons d'avoir séquestré des employés.

 

D'habitude, les tribunaux voient plutôt passer la situation inverse.

 

 

Source: France Infos

 

 

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 09:52

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 09:32

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Carrefour Chine a inauguré trois nouveaux hypermarchés.


Le 8 octobre, Carrefour Chine a inauguré son 193ème hypermarché : Nan Ya.
Situé dans la ville de Kunming, le magasin s’étend sur une surface de 8652 m². Il dispose de 36 caisses et d'un parking de 1000 places.


Le 9 octobre, Carrefour Chine a inauguré son 194ème hypermarché : Zhong Yin Ming Du.
Situé dans la ville de Lian Yan Gang, le magasin s’étend sur une surface de 6532 m². Il dispose de 22 caisses et d'un parking de 290 places.


Le 24 octobre, Carrefour Chine a inauguré son 195ème hypermarché : Fu Xing.
Situé dans la ville de Suzhou, le magasin s’étend sur une surface de 8149 m². Il dispose de 34 caisses et d'un parking de 328 places.

 

 

 

Ca licencie en France, l’enseigne est plus présente dans les pages des faits  divers, ça mets en place de nouveaux concept des magasins « parcs d’attractions », joujou du Patron mais qui ne marchent pas, mais qui permettent de réduire le personnel,  des assortiments de produits toujours moins nombreux mais toujours plus de « Made in China », et de plus en plus dans les produits alimentaires…

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 07:37

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Leclerc dénonce «un climat d'insécurité»

 

Michel-Edouard Leclerc, patron des centres du même nom, a annoncé hier qu'il demanderait à des fournisseurs de s'engager, lors de la signature des contrats annuels qui les lieront au groupement, à le soutenir si jamais le gouvernement attaquait ces textes en justice.

 

Le distributeur souhaite ainsi se prémunir contre d'éventuelles poursuites de l'Etat, qui a déjà dénoncé à plusieurs reprises en justice des clauses qu'il juge «abusives» dans les contrats entre distributeurs et fournisseurs, au détriment de ces derniers. L'Etat considère que ceux-ci risquent d'être évincés des rayons s'ils agissaient eux-mêmes. Les distributeurs alimentaires et leurs fournisseurs s'apprêtent à négocier les contrats annuels qui les lieront à partir du 1ermars, pour la quatrième fois depuis que la Loi de modernisation de l'économie (LME) a modifié les règles du jeu, en donnant aux distributeurs et aux fournisseurs la possibilité de négocier les tarifs. La LME a notamment introduit le principe de «déséquilibre significatif», censé protéger les plus faibles dans ce rapport de force, mais sans définir cette notion, le gouvernement comptant sur la justice pour établir une jurisprudence et lui donner un sens. L'ancien secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli a notamment assigné en 2009 neuf distributeurs pour des clauses présumées abusives dans leurs contrats, décelées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Pour l'instant, deux enseignes ont été condamnées, Castorama et Auchan.

«Ne plus perdre son temps»

Hier, lors d'une conférence sur les négociations commerciales organisée par le magazine spécialisé LSA, Michel-Edouard Leclerc a déploré un «climat d'insécurité pour les acheteurs» des centrales d'achat, compte tenu de procédures juridiques lancées par le gouvernement qui durent trois à quatre ans. Il a déclaré ne plus vouloir «perdre son temps sur la négociation une fois qu'elle est finalisée».

 

Source: Le Télégrame de Brest

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 07:31

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Les salariés d'Auchan ont-ils perdu de l'argent avec le passage aux 35 heures en 1999 ? La CFDT et la CGT n'en démordent pas, c'est oui.

La direction groupe nordiste s'en défend et l'affaire, complexe, dure depuis bientôt sept ans. Aboutira-t-elle le 23 novembre ?

 

À cette date, le tribunal de grande instance (TGI) de Lille rendra sa décision sur la base des plaidoiries d'avocats d'hier après-midi. Face à face, hier, les mêmes protagonistes que le 4 novembre 2010, c'était devant la justice prud'homale. Il y a un an, 885 salariés avaient poursuivi Auchan avant d'être tous déboutés par le juge du travail à Lannoy. « Déboutés et dégoûtés ! », s'était indigné Guy Laplatine, délégué central pour la CFDT à Auchan France, fustigeant « une justice des riches » contre « une justice des pauvres ».

Hier, les syndicats ont réarmé : « Depuis 1999, il faut pointer 36 h 45 pour être payé 35 heures. C'est inadmissible pour une entreprise qui prétend faire du social. Le temps de pause n'est pas payé, soit 5 % du temps de travail effectif, entre 30 et 50 E par mois, formant des sommes colossales dont les salariés sont spoliés depuis toutes ces années. »


La réponse de la direction d'Auchan ne varie pas non plus. « Les salariés ont perdu devant le juge du travail et le contentieux en paiement du salaire ne relève pas du TGI. Les demandes n'y sont donc pas recevables », assure Laurent Marquet de Vasselot, avocat d'Auchan.


Avec une riposte sur le fond : « Avant les 35 heures, la durée du temps de travail effectif était de 37 h et 8 mn et 5 % de temps de pause en plus, soit 1 h 52. Après les 35 heures, le temps de pause est passé à 1 h 48, soit toujours 5 % du temps de travail effectif (35 h). Le temps de pause a été payé ! »

« On ne lâchera rien, même s'il faut aller en cassation pour qu'Auchan revienne à la négociation et rende justice », tranche Guy Laplatine.

 

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Published by Caddyman - dans Auchan
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