Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 14:56


Une offre du magasin Leclerc suscite l'incompréhension de dizaines de clients

 

 

 

Trois offres en même temps, dont une prêtant à confusion: certains ne s'y sont pas retrouvés et ont demandé des comptes.

 

Pendant trois jours cette semaine, l'hypermarché Leclerc de Seclin promettait une remise en bons d'achat d'au minimum 20 % sur le chariot de courses, hors produits déjà en promotion. Une offre mal comprise par de nombreux clients qui, frustrés de ne pas entrer dans le cadre de la promotion, ont pour certains fait le pied de grue à la fermeture, obtenant le remboursement de leurs courses. « Le bilan, c'est qu'on ne reconduira pas ce genre d'offre », promet la direction, qui reconnaît s'y être mal prise.

 

Lundi, mardi et mercredi matin, les hôtesses d'accueil de l'hypermarché Leclerc n'ont pas forcément eu la partie facile.
Pendant ces trois jours
, elles ont en effet dû faire face au mécontentement de plusieurs dizaines de clients, venus faire leurs courses à Seclin pour bénéficier d'une offre exceptionnelle... dont certains n'ont pas vu la couleur.


« Un prospectus déposé dans notre boîte à lettres indiquait qu'on pouvait bénéficier de bons d'achats de 20 Epour100 E de courses, jusqu'à 100 E de bons d'achat pour 300 E de courses.
Nous nous y sommes rendus mardi soir, et nous nous sommes retrouvés à l'accueil avec une dizaine d'autres clients, mécontents comme nous de ne pas avoir bénéficié de ces bons », résume ce couple de Seclinois qui, insistant avec d'autres pour que leur chariot leur soit remboursé, empêcheront la fermeture du magasin jusqu'à obtenir satisfaction.


En cause, un alinéa indiquant que l'offre était valable sur les produits figurant en magasin, hors promotion déjà appliquée.
Problème : Leclerc proposait déjà deux promotions, l'une nationale, l'autre régionale, avec des articles soldés jusqu'à 60 %, crédités sur les cartes Leclerc.
 Difficile dans ces conditions de faire un plein de courses sans articles en promotion.


« La multiplication des promotions ces trois jours a prêté à confusion, c'est clair. Il y avait déjà deux catalogues promotionnels, on a voulu rajouter une offre sur le restant du magasin, mais cette mécanique promotionnelle a été mal comprise.


Nous ne la reproposerons pas », tranche Philippe Dabouis, directeur, qui dit comprendre l'émotion de certains. « Une personne s'est déplacée pour faire 300 E de courses. Nous l'avons remboursée, ainsi que deux chariots de 150 et 120 E. Nous n'étions pas obligés car le prospectus était clair. Mais la confusion possible. Néanmoins, quelqu'un qui faisait 300 E de courses ces trois jours repartait en moyenne avec 50 à 70 E sur sa carte et un bon d'achat d'au moins 20 E. Les gens ne peuvent pas dire qu'ils n'ont rien eu. On a voulu trop en faire. Cela restera une leçon. »

 

Pour résumer, le cumul des 3  promotions est fait de telle manière que client lorsqu'il fait ses courses, a des produits des 3 promos  en cours... mais mélangés donc il  ne rentre dans aucun cadre des 3 promotions...CQFD
Pas facile à suivre n'est ce pas...? mais c’est le but recherché.

 




Source: la voix du nord
Repost 0
Published by Caddyman - dans Leclerc
commenter cet article
13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 16:42



CHALONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Une dizaine d’éleveurs de porcs ont manifesté leur colère, hier matin, à Carrefour et Leclerc. Ils dénoncent les marges exorbitantes que se font les grandes surfaces.

 

 «ON perd de l’argent depuis trois ans ! On s’amuse avec nous. On nous achète le porc à bas prix pour le revendre en grande surface à un prix bien plus élevé », tempête Hervé Lapie, responsable de la Fédération porcine en Marne. Et son collègue Bertrand Laurent d’ajouter :
 « Ils mettent la pression sur les prix avec leurs centrales d’achat. Alors que nous, nous cumulons des prêts à court terme auprès des banques jusqu’au jour où… »

La colère n’est pas retombée d’un pouce depuis la dernière manifestation en octobre dernier. Au contraire, les éleveurs de porcs sont plus que jamais remontés contre les grandes surfaces, qui, selon eux, « s’engraissent sur le dos des éleveurs et des consommateurs ».

1 euro le kilo


Les éleveurs attendent des pouvoirs publics une revalorisation de leur prix de vente de 30 centimes au prix du kilo. « Et encore, c’est pour être à l’équilibre », précise un éleveur.
« Pour l’instant, on ne voit rien venir. Nous sommes toujours scotchés à un cadran à 1 euro.
La viande devrait être moins chère en rayonnage

Ils ont donc décidé de frapper directement là où « le bât blesse », en menant une « Opération vérité sur les prix », hier en fin de matinée à Carrefour puis à Leclerc.
Première étape, le centre commercial Croix-Dampierre, où devant les portes, ils ont bombé sur le sol leurs revendications.
Sous le regard médusé des clients, ils ont ensuite pris d’assaut le rayon charcuterie, balançant jambons, saucissons, lardons,

bacon,… dans les caddies. Même punition au rayon frais, mais cette fois avec les rôtis, côtelettes…
Et pour bien marquer les esprits, ils ont inscrit sur les emballages « 1 euro le kilo ».
« C’est le chiffre à retenir ! », souligne Bertrand Laurent et d’expliquer : « C’est le prix de vente éleveur alors que le prix consommateur, lui, peut osciller, par exemple de 12 à 27 euros le kilo, pour du jambon ».


« Ensemble » pour le pouvoir d’achat

Puis, direction la caisse où des hôtesses, plutôt patientes, ont passé les milliers d’articles entassés par les éleveurs, dans les caddies, tout en sachant que rien ne serait payé.
L’addition est à la hauteur de l’exaspération des éleveurs : environ 3.000 euros.
« Chaque caddie représentait un porc entier, que nous vendons à l’unité 90 euros.
Donc, là où la grande surface engrange 3.000 euros, nous, nous en récupérons 500 euros ! Ce n’est pas normal ! »,
lance Thomas Lapie, un des éleveurs.
« Aujourd’hui, ça devient de la folie, les prix. Il faut que l’on soit tous ensemble, avec vous les consommateurs pour dénoncer les pratiques des grandes surfaces », lance au porte-voix Hervé Lapie face à une ribambelle de clients, plutôt solidaires du mouvement.
Le responsable du magasin, en l’absence du directeur, a préféré laisser faire, sans apporter de commentaires.
Après Carrefour, les manifestants ont rendu visite au Leclerc de Fagnières où la même action a été menée. Aujourd’hui, c’est à Reims qu’ils se sont donné rendez-vous pour une nouvelle opération « transparence » en direction des

consommateurs.



Source: l'Union

Repost 0
13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 15:27



Dans un arrêt rendu mardi, la cour de cassation a mis un terme aux espoirs de Daniel Bernard, ancien patron de Carrefour, concernant le versement de sa retraite chapeau. Le dirigeant avait obtenu de Carrefour le versement d’indemnités complémentaires de retraite à hauteur de 1,2 M€ par an, à compter de ses 60 ans, c’est à dire à partir de 2006. Carrefour avait dès lors provisionné 29 M€, ainsi qu’une indemnité de 9,4 M€, soit 3 ans de salaire, en vertu d’une clause de non-concurrence.



Source: LSA

Repost 0
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 18:38



Un Leclerc assigne des grévistes

 

La direction d'un centre Leclerc à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) a assigné 13 grévistes pour entrave au travail, au quatrième jour d'un conflit sur les conditions de travail et des pressions de la direction, a-t-on appris auprès des salariés.

La direction s'est refusée à tout commentaire. La décision sera rendue vendredi à 10H00, selon la même source. Les 13 grévistes ont été assignés en référé devant le tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence, pour entrave au travail et à l'accès au magasin, selon eux.

Depuis lundi, une vingtaine de salariés, la moitié du magasin selon la CGT, bloque l'un des accès au parking. Les grévistes dénoncent des pratiques de harcèlement et d'humiliation qui "ont conduit 40% du personnel à la démission depuis l'arrivée de la nouvelle direction en juin 2008", selon Avelino Carvalho, de l'Union départementale CGT pour le commerce. Ils demandent l'arrêt de licenciements jugés abusifs et des recours excessifs aux CDD.

"Je suis effondrée! Ca m'a mis un coup quand on m'a convoquée samedi pour me signifier ma mise à pied à titre conservatoire, en vue d'un licenciement dont j'ignore le motif!", a témoigné Nathalie Hesse, 47 ans, responsable informatique, salariée chez Leclerc depuis 15 ans.


Source: Le Figaro

Repost 0
Published by Caddyman - dans Leclerc
commenter cet article
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 18:38



CONFLIT / Des salariés de l'hypermarché dénoncent leurs conditions de travail

Pour la plupart, nous sommes sous antidépresseurs. On va bientôt craquer". C'est par ces mots que les salariés de Leclerc ont introduit hier leur réunion, à l'union locale CGT.

 Avec en ligne de mire "les méthodes violentes"de leur direction. "Nous travaillons avec la boule au ventre. Les caissières n'ont quasiment plus de pauses, ni de chauffage. Certaines travaillent en vestes polaires pour ne pas tomber malade", assure Nadine, hôtesse de caisse.
 Muriel, elle, reste traumatisée par le braquage du manège à bijoux, survenu le 12 mars dernier. "Je me suis mise en arrêt. Encore aujourd'hui, je consulte un psychologue. Durant mon absence, la direction ne s'est pas souciée de mon état de santé. À mon retour, on m'a ordonné de nettoyer au décapant l'intégralité des rayons, comme une punition, déclare Muriel.
Une collègue enceinte a été placée au rayon chiens et chats. Porter des sachets de croquettes qui pèsent 20 kilos, avec un enfant dans le ventre, c'est inhumain", poursuit-elle. Le malaise ambiant se caractérise par un chiffre. 40% du personnel de l'hypermarché aurait démissionné ces derniers mois. "Si on me dit de partir, je le fais sur le champ. Je bosse près de 70 heures par semaine, alors que ma fiche de pointage indique 36 heures", clame un salarié.
Cet été, Armenio Gomes, chef de rayon, aurait été agressé par un supérieur. "L'enquête est toujours en cours, mais il s'avère que mon agresseur était un repris de justice, qui a fait de la prison à Fleury-Mérogis (ce que ne dément pas la direction, ndlr) pour braquage.
 Depuis, il a été licencié", témoigne Armenio. M. Gueguen, directeur du centre Leclerc, prône l'accalmie face à la fronde des salariés: "A la mi-novembre, nous allons mettre en place des groupes d'expression libre. Et si des chefs de rayons exercent des pressions sur des employés, ils seront sévèrement sanctionnés."Du côté de la Centrale d'achat du sud, qui gère l'hypermarché, le ton monte rapidement. "Depuis l'arrivée de M. Gueguen, notre chiffre d'affaire a augmenté de 10%.
Nous respectons le code du travail et on préserve les emplois.
Si ça ne suffit pas, ça va être très simple, nous allons fermer"
, lâche fermement la directrice.

Repost 0
Published by Caddyman - dans Leclerc
commenter cet article
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:01



Depuis plusieurs années des dizaines de travailleurs de Carrefour Claira sont aux prises avec leur patron pour obtenir le paiement des salaires au smic. La bataille juridique a été initiée par le syndicat CGT.

Pour atteindre le smic, les patrons de la plupart des enseignes de la grande distribution (dont Carrefour est le N° 1 en Europe) incluaient le temps de pause, donnant lieu à une indemnité conventionnelle, dans le travail effectif, pour pouvoir dire qu'ils appliquaient le smic. Cette arnaque concerne des centaines d'employés du commerce dans le département des Pyrénées-Orientales, des dizaines de milliers au niveau national. Pour Carrefour par exemple, concernant la période de juillet 2004 à septembre 2008, ce sont 1 300 à 1 800 euros par employé qui sont dus aux salariés qui remplissent les rayons.

Vingt-sept employés de Carrefour Claira ont donc gagné au total plus de 30 000 euros de rattrapage des salaires. Le mois de novembre sera payé plus que double pour certains.

Le fait que Carrefour ait abandonné les procédures fait que les jugements deviennent définitifs et les condamnations irréversibles.

En agissant ainsi le patron de Carrefour évite un jugement de la Cour de cassation qui aurait fait jurisprudence pour tous les employés de Carrefour, et au-delà.

À Carrefour Claira, 25 autres dossiers sont aux Prud'hommes et d'autres sont en préparation. Il y a aussi des employés Carrefour Canet et de Carrefour Market Saint-Estève, toujours dans les Pyrénées-Orientales, qui ont aussi engagé des procédures.

Au niveau national, des dizaines de milliers de salariés du commerce sont concernés par cette bataille juridique.
Repost 0
Published by Caddyman - dans Carrefour
commenter cet article
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 19:23


Tous les grands noms de la distribution au tribunal

Castorama, Darty, Intermarché Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc, Cora et Système U comparaîtront devant les tribunaux entre le 17 et le 20 novembre.


On connait désormais toutes
les enseignes assignées en justice par le gouvernement pour pratiques abusives à l'égard de leurs fournisseurs. Castorama, Darty, Intermarché viennent s'ajouter à la liste avec Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc, Cora et Système U.

Les neuf groupes doivent comparaître devant les tribunaux de commerce d'Evry, Bobigny, Créteil, Lille, et Meaux entre le 17 et le 20 novembre selon une source proche du dossier. Le gouvernement les a assignés devant les tribunaux pour des pratiques envers leurs fournisseurs jugées abusives par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a précisé la même source.


Clauses injustes


Parmi les clauses sur la sellette dans les contrats entre distributeurs et fournisseurs figurent des pénalités considérées "excessives en cas de retard de livraison ou d’erreurs dans les codes d’identification des produits", a précisé la source proche du dossier.

Sont également remises en cause des clauses où le distributeur "n’assume plus le risque normal de son métier de commerçant", comme le retour des produits dégradés par la clientèle, la reprise des invendus, le remboursement par le fournisseur de la dépréciation du stock ou la rupture des engagements en cas de mévente des produits.


De même, sont mises à l'index des clauses "beaucoup plus favorables pour le distributeur que pour le fournisseur" en termes par exemple de délais de paiement ou de mode de règlement.

Figurent enfin des clauses relatives aux conditions tarifaires. L'une d'elles prévoit par exemple une baisse automatique des prix des fournisseurs lorsque les prix des matières premières baissent, mais impose des conditions drastiques pour augmenter les prix des fournisseurs lorsque les cours des matières premières augmentent.

Repost 0
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 19:21


Ouvert le 4 novembre, l’hypermarché Jumbo de Guimarães occupe une surface de vente de 10.000 m²...
Repost 0
Published by Caddyman - dans Auchan
commenter cet article
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 19:13



Le courrier du comité d'hygiène et de sécurité de l'hypermarché Auchan La Couronne est arrivé hier sur le bureau du directeur de l'enseigne: l'instance représentative du personnel dénonce «une dégradation des conditions de travail» au sein du service chargé de la sécurité de la grande surface (14 salariés, sur 400). Trois employés seraient «victimes de surveillances particulières afin de les mettre sous pression». Une situation telle, selon le CHSCT, que deux employés sont, ou ont été, en arrêt de travail «pour cause de stress». En parallèle, jure le comité, «il nous a été fourni des éléments prouvant que des agents ou chef d'équipe commettent des fautes», mais, eux, «ne sont pas inquiétés».

Pour la direction, «le système n'est pas défaillant»

L'un des employés cité, dépité par cette situation, a décidé à s'afficher au grand jour:
  Mr X travaille au service sécurité depuis 2001 et il n'a aucun scrupule à dénoncer les «vexations», les «sanctions arbitraires» et les «petites choses accumulées au fil des ans», qui font qu'aujourd'hui, selon son analyse, l'ambiance est «insupportable».


«On sent une volonté de nous prendre en faute», insiste celui qui a récemment porté plainte pour dénoncer des faits de différentes natures. Et de citer des exemples concrets, comme l'oubli de l'un des surveillants de fermer une grille. «D'autres font les mêmes erreurs ou pire sans être jamais sanctionnés», confirme Vincent Gascoin, du CHSCT d'Auchan.

Mr X raconte un autre exemple de «vexations»: son supérieur aurait ainsi sanctionné un salarié pour «avoir utilisé, en pleine nuit, le matériel de vidéo surveillance d'Auchan pour observer un couple occupé à folâtrer dans une voiture stationnée sur le parking». Au lieu de prévenir le collègue chargé de les faire décamper, il aurait préféré «zoomer» pour les observer à distance.

Face à ces remarques, le directeur d'Auchan, Bertrand Houseaux, veut d'abord insister sur un point: «Ces déclarations ne doivent pas donner l'impression que la sécurité ne fonctionne pas à Auchan. Le système n'est pas défaillant». L'entrepreneur ne prend pas le sujet à la légère. «Dès qu'on est saisi de questions où des salariés sont en souffrance, on les accueille avec sérieux», affirme-t-il. Pourtant, il ne cache pas ses doutes: «Le médecin du travail n'a jamais noté de soucis de harcèlement». Et de tacler Mr X: «Je trouve paradoxal que, pour souligner une mauvaise ambiance, on choisit de dénoncer ses petits camarades.»

Le patron d'Auchan balaie enfin un argument sous-jacent à cette procédure selon lequel «l'affaire» serait révélatrice d'un climat plus général de l'entreprise: «Nous sommes dotés d'un moyen de mesure ultra-confidentielle des conditions de travail. Résultat: plus de 85 % des gens ont un sentiment qui va de ''très agréable'' à ''agréable''.»

Des soucis au service sécurité d'Auchan La Couronne, ce n'est pas une première. En 2004, le numéro deux de ce même service a été mis à la porte pour avoir dénoncé les magouilles de son chef. A l'époque, l'adjoint a attaqué sa direction aux prud'hommes pour licenciement abusif.

Repost 0
Published by Caddyman - dans Auchan
commenter cet article
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 12:15



Des hypermarchés sans personnel

Avec le 50e anniversaire, « le positif est de retour » avec un plan d’économies sur les salaires de 500 millions d’euros. Dans l’hyper du XXIe siècle, les métiers tels que boulanger, boucher ou caissière sont mis au rencart. C’est une hécatombe.

Répondez à notre question du jour : des hypermarchés sans personnel, est-ce un progrès ?
 

De l’aveu même de la direction générale du groupe Carrefour les effectifs salariés en France sont passés de 123 043 à 119 853 entre juin 2008 et juin 2009.
« 3 190 équivalents temps complet » ont disparu des rayons où les contrats à temps partiel sont légion ce qui, selon une estimation de la CGT porterait à plus de 5 000 le nombre de salariés qui ont dû pointer au chômage.

 Et le « massacre de l’emploi » affirme le syndicat s’est poursuivi tout l’été. Pour les seuls hypermarchés le nombre total de suppressions de poste se monterait à « au moins        5 000 » depuis le début de l’année.
Du jamais vu dans toute l’histoire de la multinationale tricolore, commencée voilà pile cinquante ans par l’ouverture d’un supermarché à un… carrefour routier d’Annecy.
En cause, selon la direction générale : « la crise ». Cumulée sur les neuf premiers mois de l’année la baisse du chiffre d’affaires en France est de 3,8 %, de 5,1 % dans les hypermarchés. Pourtant cette même direction crie victoire : « nous sommes en bonne voie pour atteindre les objectifs 2009 ! ».

Un ancien de Nestlé

Le tout premier de ces objectifs est de faire dès cette année quelque 500 millions « d’économies » par la baisse de la masse salariale. Ce n’est que la première phase d’un vaste plan d’austérité pour le travail et le maintien des privilèges pour le capital, amorcé dès sa prise de fonction le 1er janvier dernier par le nouveau directeur général du groupe, Lars Olofsson. Il s’agit pour cet ancien de Nestlé sorti des meilleures universités suédoises de réaliser d’ici à 2012 de l’ordre de 4,5 milliards d’euros d’économies dont 3,1 milliards sur les « frais de fonctionnement ». Son conseil exécutif a ainsi lancé sa campagne des « sept initiatives ». Parmi elles, « enchanter la clientèle ».
D’où le slogan publicitaire en forme de rêve nostalgique qui fleure bon les années soixante-dix : « le positif est de retour ». Plus ancrée dans la réalité, une autre initiative-phare (la n° 6) pourrait, elle, s’avérer des plus négatives pour l’emploi. Lars Olofsson entend ni plus ni moins « réinventer l’hypermarché ». Selon des documents internes que l’Humanité s’est procuré, des « expérimentations » sont en cours, un peu partout en France pour « tester » les réactions de la clientèle et des employés vis-à-vis de nouvelles technologies qui marqueraient cet « hyper » du 21e siècle.

Des hypers sans salariés

Le projet « boucherie » expérimenté dans des magasins dont le chiffre d’affaires de ce rayon est inférieur à trois millions d’euros (1) consiste à faire livrer par le fournisseur la viande déjà présentée sous barquette.

 Le projet « boulangerie » testé dans quatre magasins (2) porte sur le remplacement de la fabrication sur place de pains et viennoiseries par la livraison de surgelés crus industriels.
 Les métiers de boulanger et boucher seraient donc amenés à disparaître. Des emplois à l’encaissement sont aussi sur la sellette. 90 des 109 magasins expérimentaux sont déjà équipés de caisses en libre-service.
La « pesée intelligente » effectuée par un scanner qui sait différencier une pomme d’un abricot est en service dans les rayons fruits et légumes de quatre magasins (3). Expérimenté à Auteuil, le « self scanning » qui permet au consommateur, grâce à une douchette portative, d’établir sa facture devrait être étendu à cinq autres magasins (4).


Á cela s’ajoutera la suppression de la plupart des standards téléphoniques, (c'est déja le cas chez Auchan)  la réduction du personnel d’accueil, la restructuration complète du back-office (administration) ou encore « raccourcissement du parcours client » au rayon Hi-Fi-électroménager, le vendeur étant dans le futur chargé de l’encaissement ainsi que de la livraison « à emporter ».
 Enfin le manager des années 2010, imaginé par Lars Oloffson n’aura plus de bureau, mais un ordinateur portable fixé sur son bras !

Bref, il n’y aurait plus guère d’employés dans les rayons des « Carouf » du futur. Du barouf en perspective du côté des salariés et des consommateurs ?


(1) Calais, Coquelles, Troyes, La Roche-sur-Yon, Saint-Martin-en-Läert, La Chapelle-Saint-Luc.
(2) Villejuif, Limay, Fourmies, Condé-sur-Escaut.
(3) Meylan, Wasquehal, Francheville, le Carré Sénart.
(4) Monaco, Rennes, Chambourcy, Portet-sur-Garonne, Bonneveine Marseille.

Repost 0
Published by Caddyman - dans Carrefour
commenter cet article

Présentation

  • : Le vrai visage de la grande distribution
  • Le vrai visage de la grande distribution
  • : Le ras le bol du discours de la grande distribution, qui nous jure les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, qu'elle se bat pour notre pouvoir d'achat... alors que toutes les enseignes font depuis des années d'énormes bénéfices sur le dos des consommateurs...
  • Contact

Vidéos sur la Grande distrib..


 














Recherche

Pages

Emmision À Revoir...