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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 10:12



 « La grande distribution pratique des marges injustifiées ! »

C'est la conclusion des UFC-Que Choisir de Toulouse et du Lauragais, après leur dernière campagne de relevé de prix.
Du 26 septembre au 10 octobre, une trentaine d'enquêteurs bénévoles ont visité dix-huit magasins de la région toulousaine. Leur mission, se concentrer sur trois produits alimentaires peu transformés :
 la brique de lait de 1 litre (demi-écrémé de marque Candia et distributeurs), la barquette de deux côtes de porc, et celle de deux escalopes de poulet.
 

L'association de consommateurs a ensuite déterminé une marge moyenne entre le prix agricole de la matière première et le prix pratiqué en magasin.
 Bilan des courses, le différentiel moyen est de 50 centimes pour le lait Candia, de 39 centimes pour le lait distributeurs, de 5,49 euros sur l'échine de porc, et de 9,47 euros sur le poulet. « Nous ne contestons le principe des marges, ce que nous voulons savoir c'est comment elles sont calculées », explique Jean-Bernard Rinaldi, le responsable de l'enquête.
 L'UFC a donc envoyé un courrier à toutes les enseignes, leur demandant d'expliquer le mécanisme de formation de prix.
Et en dehors de quelques lettres types vagues, « pétries de bons sentiments », aucune n'a répondu précisément.

L'UFC-Que choisir a d'autres munitions. « S'agissant du lait, le prix payé à l'éleveur a baissé de 7 % entre septembre 2007 et septembre 2009, insiste Nathalie Debar, la présidente toulousaine. Or, dans le même temps, la brique Candia a augmenté de 5 %, le lait de marque distributeur de 11 % ! »

L'association va écrire aux parlementaires du département, en réclamant des mesures de contrôle des marges.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 11:59



Le 500e Auchan a ouvert en Pologne samedi 21 novembre

A l'international, Auchan poursuit son déploiement avec trois nouveaux hypermarchés ouverts ces derniers jours : un au Portugal (le 30e), un en Ukraine (le 5e) et un en Pologne (le 25e), qui se trouve par ailleurs être le 500e hyper du groupe.

Depuis le début de l'année, Auchan a ouvert 32 hypers dans le monde et prévoit en ouvrir 20 supplémentaires dans les cinq prochaines semaines.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 09:04




 "Nous sommes économiquement morts !"
 

"Les vignerons du Midi sont économiquement morts" . Dès le début de son discours, hier après-midi dans le jardin du Peyrou à Montpellier, devant un parterre de plusi eurs milliers de manifestants, Philippe Vergnes a planté le décor.
Le président du syndicat des Vignerons du Midi est formel. Malgré deux petites récoltes, "les vignerons sont abandonnés sans aucune perspective d'avenir !".
Pour la profession, "la situation ne s'améliorera que si les cours du vin augmentent pour le producteur". Une solution qui passe inévitablement par la grande distribution.
"Je salue le producteur qui a eu l'ingéniosité de déposer un kilo de carottes sur le bureau du Président de la République, poursuit Philippe Vergnes.
Mais face à la grande distribution, les carottes sont cuites !".
Le leader syndical d'argumenter :
"Sous couvert de défense des consommateurs, la grande distribution assassine la viticulture et se gave. Elle marge à plus de 60%. Le prix des vins de pays a augmenté de 14 % alors que le prix payé aux producteurs a diminué de 9 %".

"Travailleurs sans revenu"

Et d'interpeller le Président de la République : "Il est de votre responsabilité de stopper ce truandage. Quinze centimes de plus par bouteille donnerait un peu d'espoir aux vignerons. Nous ne sommes plus des travailleurs pauvres, nous sommes des travailleurs sans revenu. A quand notre intégration dans le commerce équitable ?".

Pour la profession, tout ce gâchis aurait pu être évité. "Les aides à l'hectare étaient la solution", explique Philippe Vergnes. Elles n'ont pas été accordées, notamment sous la pression des syndicats agricoles à vocation générale. "Nous sommes victimes d'une injustice. Il est insupportable que l'Etat français cautionne une telle manoeuvre".
Pour conclure, Philippe Vergnes a lancé un ultime appel au secours au Président de la République : "Nous sommes au bout, c'est la descente aux enfers. Nous ne sommes pas en mesure d'attendre 2013. Nous avons besoin d'une réponse immédiate". Et un avertissement aussi : "Il ne faudra pas s'étonner si certains se révoltent ou se laissent aller au désespoir...".



Source: l'indépendant.fr
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 11:22

 





Il est cool Michel-Edouard Leclerc. Chemise ouverte, éternel sourire aux lèvres, le trublion de la grande distribution, patron des centres qui portent son nom, le chantre de la « vie moins chère », invité lundi soir par l'association de débats et conférences de l'Edhec Business School de Lille, n'a eu aucun mal à se mettre dans la poche l'amphithéâtre archi-comble d'étudiants qui l'avaient invité.



D'ailleurs, comment peut-on résister à un grand patron qui se dit amateur d'AC/DC et des Artic Monkeys, qui prépare un livre sur la bande dessinée, qui se dit « orphelin de Delors et Rocard », avoue avoir voulu être missionnaire dans son adolescence, et estime que son sens de l'action a été dicté par la lecture de Moby Dick dans son enfance
 (encore un effort et on va verser une petite larme...)
L'enfant de Landerneau, né en 1952, à la tête des centres distributeurs Leclerc depuis 1982 (85 000 salariés, 34,7 milliards de chiffre d'affaires), s'est investi depuis longtemps d'une autre mission : devenir le poil à gratter de la grande distribution, l'empêcheur de tourner en rond du commerce.

 

« La provocation n'est pas dans ma nature, mais se battre oui », estime-t-il. Il a été le premier à vendre de l'essence, des livres, de la parapharmacie en hypermarché, à lancer un site comparateur de prix

(Et d’une terrible fiabilité, il indique que les magasins Leclerc sont moins chers par rapports à TOUS leurs concurrents et ce entre 97 et 98%...)



Aujourd'hui, il fait la une des journaux (une de ses spécialités) en revendiquant le droit de vendre dans ses parapharmacies les médicaments déremboursés. Tout cela, au nom de la lutte en faveur du pouvoir d'achat des consommateurs.

(Mais jamais pour se récupérer un part du gâteau de la vente des médicaments, c’est uniquement pour les vendre moins chers et le pouvoir d’achats des consommateurs…
ben voyons.)


« Arrêtons de dire que le commerçant n'est qu'un tiroir-caisse.
(Ben pourquoi ça me parais pas entièrement faux...)

Moi, je revendique notre fonction sociale. »
 (Vous pouvez developper car là, il y à de quoi gratter...) 

Et lorsqu'un Breton têtu vous l'assène avec autant de conviction, on est prêt à le croire !

« Le Français a toujours été méfiant à l'égard de son commerce.
 Cela remonte à Colbert, Turgot, Quesnay.

(Il n'a pas de raison de l'être sur Carrefour, Leclerc, Auchan, Intermarché, Casino, Cora etc?)

Pour ces élites, seul l'industrie et l'agriculture étaient créatrices de richesses.
 Le commerçant, lui, est suspect. Cela fait trente ans que j'ai à me justifier de mon rôle.
(et ce n'est pas fini, et depuis 4 ou 5 ans ça rame plus dur n'est ce pas?)
 
Dans les pays anglo-saxons, il n'y a pas cette suspicion.(Ha bon...si vous le dîtes...)
 Le combat de Leclerc a été de se battre pour que les grandes marques, le carburant, le textile, la culture soient accessibles au grand public.
On nous a accusé d'avoir tué les petits pompistes, les libraires, c'est faux
.
(Ils seront ravis de l'apprendre...)
 
Ce qui a tué le petit commerce c'est que l'on confond l'individualisme et l'indépendance. Leclerc, ce sont des commerçants qui se battent pour leur indépendance en se mettant en réseau, ce que n'ont pas su faire les petits commerces ».
Le petit commerce à donc disparu, uniquement parce qu’il à confondu  l'individualisme et l'indépendance…Sacrée leçon d’économie.


Aujourd'hui, les pharmaciens tremblent en voyant que Leclerc, qui a été le premier à se lancer dans le juteux marché de la parapharmacie, milite pour pouvoir vendre certains médicaments déremboursés. « Le médicament n'est pas un produit comme un autre, mais il a un prix, et il n'est pas normal que certains fassent des marges de 200% sur le dos des consommateurs.


 (Et les marges des 560 magasins Leclerc, il font quoi sur le dos des consommateurs?)
 
Au moment où l'Etat dérembourse beaucoup de médicaments d'automédication, je revendique le fait de pouvoir les vendre au meilleur prix, dans nos parapharmacies, avec du personnel diplômé ».

Mais jamais pour se récupérer un part du gâteau de la vente des médicaments, c’est uniquement pour les vendre moins chers et le pouvoir d’achats des consommateurs…ben voyons.



Alors tout beau, tout gentil Michel-Edouard Leclerc ? Ce n'est pas forcément ce que pensent les tribunaux de commerce qui viennent de condamner à 500 000 euros d'amende les Centres Leclerc pour clauses abusives envers leurs fournisseurs. « OK, on a mal fait un travail de transaction commercial, mea culpa. Mais l'Etat n'a pas à attiser le feu par une politique de gribouille en mettant le discrédit entre producteurs et distributeurs. Il faut au contraire utiliser le vecteur commercial pour doper la production française, plutôt que diviser nos relations.

(Super nouvelle…Je suis sur que l’on verra moins de produits « Made in China » dans les rayons, des fruits et légumes qui ne viennent plus du Brésil, de Pologne ou du Maroc, sur les étalages des magasins Leclerc…

Les fournisseurs, producteurs et les agriculteurs pourront nous tenir au courant de cette nouvelle et surprenante  orientation de Michel Edouard Leclerc.

Effet d’annonce comme d’hab?)


Alors que l'on dit être dans la crise du siècle, la consommation n'a pas fléchi. C'est bien qu'il y a une réponse adaptée du commerce, qui tire la croissance. La distribution joue son rôle ».
Michel-Edouard Leclerc aura toujours le dernier mot

 

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 08:18





Les employés de Carrefour, à Chartres, ont envoyé leur employeur devant les prud’hommes, hier. Ils accusent la direction de les avoir payés au-dessous du Smic. L’inspection du travail avait adressé plusieurs courriers d’avertissement à Carrefour depuis l’an dernier. L’audience de conciliation n’a rien donné ; rendez-vous le 31 mai prochain pour une audience de jugement.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 18:29




C'est hors de question, comme l'explique le secrétaire de l'Union départementale Force Ouvrière, Pascal Samouth : "c'est un jour de repos commun, il y a toute la vie sociale, les rencontres sportives, associatives, etc. Je ne vois pas pourquoi, sous prétexte que l'on travaille au supermarché Casino, on n'aurait pas le droit de vivre comme tout le monde".

S'il ne respecte pas l'arrêt préfectoral, le magasin devra payer une amende forfaitaire, mais il semble bien parti pour adopter cette alternative. Notons également que pour travailler le dimanche matin, chaque employé recevra une majoration de 6 à 8 €, "des cacahuètes" selon Pascal Samouth.


Contactée, la direction du magasin du Puy n'a pas souhaité réagir.
(comme d'hab en grande distrib...)

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 14:01



 

Le nouveau western de la grande distribution

 

Fini, les fameuses marges arrière. Les distributeurs ont trouvé d'autres méthodes pour faire payer leurs fournisseurs. Bercy a décidé de frapper fort en assignant neuf enseignes. Insuffisant, jugent les industriels.

 

 

 

Ce patron de PME s'est décidé à pousser la porte du bureau départemental de la répression des fraudes de Saint-Brieuc. Reçu anonymement par un fonctionnaire de Bercy, il vide son sac. Il montre les contrats signés avec les distributeurs.

Insiste sur ces nouvelles clauses qui l'obligent, ici à reprendre à sa charge tous les invendus, là à payer de lourdes indemnités parce que son camion de livraison s'est présenté en retard. Méthodiquement, le fonctionnaire prend note, et promet de faire remonter les informations à Paris.

Quelques mois plus tard, au printemps, une armée d'inspecteurs de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) débarque dans les sièges sociaux des grands distributeurs. Au Galec, la centrale d'achats de Leclerc, ils photocopient une dizaine de contrats sur les 4000 signés chaque année. «Le plus compliqué pour nous est de rompre l'omerta très forte qui règne dans ce milieu», explique Francis Amand, chef de la concurrence à la DGCCRF. Un mot de travers et la sanction tombe : le déréférencement.


Des gammes entières de produits sont retirées des rayons pendant une période plus ou moins longue. C'est la raison pour laquelle les directions départementales sont désormais équipées de «confessionnaux». Des bureaux qui recueillent dans la plus grande discrétion les doléances des producteurs locaux.

Sur le terrain, les brigades de Bercy renforcées d'une quarantaine de fonctionnaires recoupent les informations en épluchant les contrats. Cette année, sur les 400 conventions passées au crible, près de 75% présentaient des clauses litigieuses.

En tout cas suffisamment douteuses pour que le secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli, s'invite au 13-Heures de TF1, le 28 octobre, et claironne que neuf enseignes sont assignées, dont la totalité des distributeurs alimentaires. Le gouvernement n'a apparemment pas l'intention de traîner, puisque les premières convocations au tribunal sont fixées du 17 au 20 novembre. De mémoire d'épiciers, c'est du jamais-vu !
Sans surprise, les distributeurs minimisent la portée de ces assignations. Ils ne relèvent que des broutilles qui rythmeraient la vie des affaires.
Tout juste Leclerc reconnaît-il infliger des pénalités aux fournisseurs qui impriment mal leurs codes-barres. Montant de la sanction : 160 euros... par article défaillant, tout de même. Ou encore 160 euros par commande en retard.
«Si les produits annoncés pour une opération promotionnelle ne sont pas en rayon le jour dit, nous risquons une amende de 750000 euros», se défend le groupement. Système U admet exactement les mêmes excès. Quant à Carrefour, la direction «est prête à prouver la légalité de sa démarche devant les autorités compétentes».

Frais logistiques transférés
Pourtant, à la lecture des assignations, les faits sont là. «Les abus constatés sont classiques, même si tous les ans les distributeurs font preuve d'une certaine innovation», note Francis Amand, à la DGCCRF. Car la liste est évidemment plus longue que celle mentionnée par les distributeurs.
Un fabricant de compléments alimentaires raconte : «Pour trente minutes de retard, mon semi-remorque est renvoyé, chargé de toutes ses palettes.»
 «C'est la grosse différence avec la Grande-Bretagne. Là-bas, le fabricant est noté sur sa qualité moyenne et ne paie pas au moindre faux pas», relève un spécialiste de produits laitiers. Sans parler de l'absence de préavis.
 «Lorsqu'on est déréférencé, cela tombe d'un coup, sans prévenir», se lamente un «blacklisté».
Plus grave encore, la grande distribution ne veut plus assumer le risque de mévente, ce qui est pourtant au coeur de son métier.
 Une multinationale de la confiserie se plaint :
 «A Noël et à Pâques, c'est toujours la même histoire, les distributeurs ne se gênent pas pour me passer délibérément d'énormes commandes de produits saisonniers, car, de toute façon, ils savent que je prendrai les stocks d'invendus à ma charge.»
En fait, l'essentiel des frais logistiques revient aujourd'hui aux fournisseurs.

 «Du jour au lendemain, ils vous demandent de ne plus livrer par camions pleins dans leurs entrepôts, mais d'apporter les palettes personnalisées jusqu'aux magasins. Le tout pour le même prix, bien entendu !» s'insurge Olivier Desforges, le porte-parole des grandes marques.
Transfert de charges, transfert de risques, les assignations relèvent aussi de nombreux abus dans les délais de paiement. Rachel Blumel, la responsable juridique de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), reçoit tous les jours des courriers de patrons de PME désespérés qui lui racontent toujours la même chose : «Avant la LME [loi de modernisation de l'économie. NDLR], les distributeurs pouvaient payer à 90 jours. Aujourd'hui, c'est 60 jours. Certaines enseignes ont évalué leur perte de trésorerie à plus de 300 millions d'euros. Résultat : ils négocient des rachats de délais de paiement auprès des fournisseurs !»
 Certains vont jusqu'à remettre en cause des délais à 30 jours - pour les denrées périssables -, pourtant réglementés depuis dix ans !

Bras de fer quotidien

«La LME réveille une guerre des prix entre les distributeurs qu'ils nous font financer», relève, dépité, un industriel. «Un choix arbitré au plus haut niveau de l'Etat», justifie Hervé Novelli. Pour faire baisser les prix, le gouvernement a redonné plus de liberté aux distributeurs. En échange, le ministère public s'est engagé à accentuer les contrôles. «De là à faire un usage systématique des procès...» regrette Jérôme Bédier, le lobbyiste des distributeurs.
 Patrick Ollier, le président (UMP) de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, est ravi du procès qu'intente Bercy, pour l'exemple : «On avait promis qu'on ne laisserait pas la grande distribution libre d'écraser ses fournisseurs. Voilà qui est fait.»
C'est vite dit. A en croire les industriels, les perversités constatées par Bercy ne sont que la partie émergée de l'iceberg. En fait, la DGCCRF ne s'est pour l'heure contentée que de la paperasse officielle. «E nous fallait conclure l'enquête avant le début des négociations 2010, à l'automne 2009, pour ne pas laisser s'installer les mauvaises habitudes», explique Francis Amand. En dehors des contrats signés entre novembre et mars se déroule un bras de fer quotidien entre fournisseur et distributeur. Rachel Blumel raconte : «L'encre du contrat annuel à peine sèche, nos adhérents sont convoqués pour renégocier. Une fois, deux fois, dix fois dans l'année !» «En général, tout se passe par téléphone», confirme un cadre commercial. Cette «discussion» se déroule généralement jusqu'à ce que le fournisseur cède et signe un avenant pour «couvrir» juridiquement l'opération. Comme les «Spécial anniversaire». Un industriel de la boisson se remémore ce coup de fil reçu d'un acheteur de la grande distribution : «J'ai une bonne nouvelle pour vous, ce sont les 40 ans de notre enseigne. J'en ai pour 30 millions d'euros, combien es-tu prêt à mettre sur la table ?»

Dans les cas, rares, où le fournisseur refuse déjouer le jeu, c'est la guerre. Selon la bonne vieille méthode de l'escalade des rétorsions. D'abord, «on vous met en gamme restreinte, témoigne ce directeur commercial. Et 20% de références en moins, c'est 3% de chiffre d'affaires perdu. Ensuite, on vous tortille sur les promos». Adieu têtes de gondole et prospectus qui font exploser les volumes. Avaient-ils été négociés de longue date ? Tant pis. Et si cela ne suffit pas, «on casse vos prix». Histoire d'éveiller l'appétit des enseignes concurrentes, qui réclameront un alignement des tarifs. «On peut aussi interdire les magasins à notre force de vente, poursuit l'industriel. Et enfin, l'arme fatale : le déréférencement total.» Une mesure brutale qui coûte cher. Evincé d'Intermarché l'an dernier pour avoir refusé de baisser son prix de 3 points supplémentaires, ce fournisseur de produits frais y a laissé 50% de ses volumes. Illustration avec Coca-Cola, sorti des rayons de Lidl pendant plusieurs mois, faute d'avoir cédé. On croyait la hache de guerre enterrée depuis quelques semaines. Jusqu'à ce que le hard discounter affiche sur un tract publicitaire les six canettes à 1,89 euro. Un prix qui fait bondir les concurrents de Lidl : «En ramenant son prix au plus bas, Leclerc n'arrive qu'à 2,01 euros !» rappelle un concurrent. Un coup de Lidl pour faire payer à Coca de longs mois de négociations infructueuses, ou un moyen radical d'obtenir 6% de ristourne ?

L'Etat monte au créneau
Pour arrondir ses fins de mois, la distribution a d'autres astuces encore. «La nouvelle mode, ce sont les audits», soupire un vendeur. Régulièrement, les fournisseurs reçoivent des auditeurs envoyés par les clients pour «recouvrer les manquements». Rémunérés au pourcentage des sommes récupérées, ces contrôleurs épluchent les contrats passés entre les deux partenaires en remontant jusqu'à sept ans en arrière ! La moindre faute oubliée jusqu'alors est sanctionnée. Telle commande de 2003 devait être livrée en une fois. Elle l'a été en deux. Ce sera tant.
Parfois, ces dérapages se soldent au tribunal. Le plus souvent, c'est l'Etat qui engage ce bras de fer en se substituant aux fournisseurs. D'après le rapport de la commission d'examen des pratiques commerciales, il y a quelque 250 condamnations pénales par an. En 2006 et en 2007, les distributeurs n'y ont déboursé que 1 million d'euros environ. Mais c'est sans compter les dommages et intérêts versés au titre des procédures civiles, beaucoup plus lourdes. La condamnation toute récente de Leclerc l'illustre : 500 000 euros d'amende et 23 millions d'euros à restituer à 28 fournisseurs lésés. Leclerc leur avait infligé une pénalité pour avoir osé accorder à Carrefour un avantage tarifaire. La sanction n'effraie pas le distributeur. Michel-Edouard Leclerc prend un malin plaisir à écrire dans son blog que 17 fournisseurs ont déjà affirmé par courrier qu'ils ne souhaitaient pas récupérer les sommes. Jean-René Buisson, le président de l'Ania, vocifère : «Ces lettres sont une preuve de plus que les relations commerciales baignent dans un climat de terreur !» «Nous avons pris nos précautions, assure la DGCCRF. C'est le Trésor qui récupère les montants, et qui les redistribuera sans que Leclerc sache à qui cela revient.» C'est oublier l'esprit imaginatif des distributeurs, qui recourent de plus en plus aux transactions à l'amiable pour éviter la peine et la mauvaise publicité. De 19 en 2006, elles sont passées à 101 en 2007.
Pauvres malheureux fournisseurs ? Pas si sûr. Car les industriels, rompus à ces méthodes, finissent par intégrer les surcoûts dans leurs calculs. Ce qui majore d'autant le prix de vente final fixé par les grandes surfaces. Pour l'UFC-Que Choisir, ces pratiques ne sont donc pénalisantes que pour... le consommateur ! L'association a fait condamner Carrefour le 28 janvier à 150000 euros d'amende pour des contrats de coopération fictive. Et a plaidé, le 13 octobre, contre Intermarché. Mais avec 2% de marge nette en moyenne, la grande distribution a-t-elle les moyens de rentrer dans le rang ?

 

RECENTS REGLEMENTS DECOMPTES

 

Un directeur commercial, énumérant l'échelle des sanctions des distributeurs

«D'abord, on vous met en gamme restreinte. Ensuite, on vous tortille sur les promos, on casse vos prix... Enfin, l'arme fatale : le déréférencement.».

 

Source: Challenge

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 13:59





Bonjour,


Je vous donner mon avis sur la société LIDL et notamment sur le poste de Responsable Réseau. En aucun cas je viens critiquer toute la société, il s'agit juste de mon ressentis suite à mon expérience.

J'ai intégré la société pendant plusieurs mois et aujourd'hui j'ai démissionné du poste de RR.

Je suis diplômé d'un Master de Commerce et j'ai donc aussitôt été embauché par le Roi du HD. Plutôt intéressant ce job de RR à première vue mais attention à l'envers du décor...


Les avantages : un salaire net de 2200€/mois + une belle Audi A4.

Les conditions de travail : vous travaillez 5J sur 7, vous dormez quasiment 7J/7 à l'hôtel (attention à la vie de couple !), vous faîtes beaucoup de kilomètres, vous travaillez tous les jours de 6h à 20h (soit 70H pas semaine). J'ai déjà travaillé plusieurs fois jusqu'à 3 h du matin pour recommencer à 6h pour l'implantation d'un magasin dans ce cas vous dormez dans votre superbe Audi. Vous mangez style FAST-FOOD ou petit sandwich en magasin tous les jours mais vous perdez énormément de poids car le travail est physique avec beaucoup de pression (pour ma part j'ai perdu 7 Kg en 2 mois).
Ne vous inquiétez pas vous passerez dans votre maillot de bain cet été... plus besoin de régime : « avec LIDL vous perdez du poids ».

L'ambiance : les RR en place vous parlent pas ou presque pas (d'ailleurs on vous vouvoie même si vous avez le même statut).
Si vous êtes plusieurs recrutés en même temps vous avez de la chance car vous êtes tous dans la même galère. Soyez solidaire !!! 50% d'échec

La formation : une formation mal construite...
Vous passez par plusieurs postes : caissier, Chef Caissier, Chef Magasin et ensuite Responsable Réseau mais le problème n'est pas là. Attention, pendant cette formation vous êtes quand même RR donc c'est à vous de diriger le bateau même si vous ne connaissez pas le fonctionnement de la société et du magasin. Vous devez voir tous les problèmes et tout gérer même si on ne vous a pas formé.... (Pour ma part au bout de 3 semaine je me suis fait « embroché » car il y a avait un problème (non visible) dans le magasin et que c'était totalement de ma faute et que je n'ai mis aucun plan d'action.).
 Vous êtes donc RR et c'est à vous de manager le personnel. Vous apprenez le métier par les employés Caissière, Chef Caisse et Chef Mag mais c'est à vous de les diriger. Impressionnant : comment diriger une personne qui connaît mieux le fonctionnement du magasin que vous et qui travaille depuis plus de 10 ans à ce poste. Totalement incohérent, non ? Vous perdez votre crédibilité face au personnel.


Le travail : vous avez très peu d'autonomie car il s'agit uniquement de normes. Pendant la période de formation, vous apprenez à tout faire : caisse, gestion du coffre, mise en rayon, commande, planning, livraison, (5 piliers : fraîcheur, propreté, prix et affichage, attente en caisse, rupture). Votre travail consiste à de l'audit et strictement à cela pour un poste de Cadre Commercial ce n'est pas très enrichissant car pour les plans d'action vous avez très peu de liberté. Vous travaillez sur tous les rayons et notamment le non-food et là c'est du rangement en permanence mais on vous fera la remarque que tout est mal fait. De plus, vous avez très peu de moyen : crayon, calculatrice, bloc note et un fax. L'ordinateur portable est trop onéreux pour une société qui fait énormément de bénéfices !



Le management : le management chez LIDL est connu pour être particulier et de ce que j'ai pu voir c'est une vérité incontestable. LIDL est en totale contradiction notamment avec une de ses « valeurs » : LE RESPECT.
Tout d'abord, il y a le management qu'on exerce sur vous. On vous met une pression incroyable, vous essayez de faire de votre mieux mais vous n'avez aucun encouragement, aucun retour. Dès que votre supérieur a un reproche à vous faire, il vous dit « Mme (Mr) venez dans le bureau et vous passez une sale ½ heure. Tout ce que vous faites c'est nul...
Cette pression horrible vous la subissez de la part de votre DR, du Chef des Ventes, du RR en place et du Chef Magasin. Si vous manquez une info c'est la « cartouche », on vous dit que vous êtes un moins que rien.
Vous êtes cadre, donc vous n'avez pas d'horaire mais le Chef Magasin vous dit de faire des 6h à 20h tous les jours et c'est une obligation.
La pression + les horaires : vous faites des erreurs. Et même si vous êtes récent dans l'entreprise vous devez tout connaître sinon vous passez dans le bureau.

De ce fait, le management que vous devez exercer est le même que vous avez subi. Vous devez mettre une pression incroyable sur le personnel. Il s'agit de personnes faisant un travail physique (beaucoup de femmes) mais on vous demande de les réprimander sans cesse. Vous devez aussi les fliquer en faisant des caddies test, de regarder en combien de temps mettent-ils pour défaire une palette. Vous contrôlez la vitesse de scannage (une caissière chez un grand distributeur quelconque doit scanner 20 produits/minute, chez LIDL on demande 45 produits/minutes pourtant LIDL veut une satisfaction totale de sa clientèle. Là on mélange qualité du service et productivité : totalement incohérent). Toujours plus vite tout en gardant le sourire avec une pression énorme. Une simple erreur et vous devez les « plomber ». J'ai vu des choses horribles notamment avec un Chef Mag qui prenait les employés pour de la M... en les insultant, en cassant des objet...
Au final des salariés démotivés qui parfois se mettent en pleur mais comme vous le diront les RR : « Pas de pitié pour les salariés ».Bref du grand management. !!! (Selon les conventions, les standards de temps et pour avoir réalisé les plannings des salariés : sur une journée de 6h un employé à le droit à 7 minutes de pause).

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 13:54

 




 Bonsoir


alors ce qui va suivre ne va certainement pas plaire à tout le monde, mais je vais m'exprimer car ca aidera peut-être certains pendant leur réflexion et leur choix à venir...

Je tiens à rester anonyme c'est pour cela que je donnerai le moins de repères possibles.
J'ai voulu LIDL, j'ai vu LIDL mais j'ai pas vaincu !

J'ai été responsable réseau (RR) 2 mois et ai été remercié pour une raison aussi laconique qu'irréfléchie : manque d'investissement.

Dans le détail, on me reprochait de ne pas être assez présent, pas assez motivé, pas assez rapide... Je vois ici des gens qui prennent comme 'base' 50h hebdomadaires considérant qu'en faisant 50h, ils sont dans la fourchette haute. A titre d'info, et après petit calcul que j'ai fait a posteriori, j'arrivais à 90h par semaine chez LIDL. Je vous rappelle avoir été viré pour manque d'investissement...

En effet, on vous demande clairement d'apprendre vite, et que pour cela il faut toujours être là pour voir tout ce qu'il se passe : donc faire toutes les ouvertures, toutes les fermetures. Le jour de libre, bien sûr, il se passe toujours quelque chose : le retrait des fonds, comptage coffre, ou passe d'un vente... alors ben, il faut être là aussi.

Ah, aussi, il faut avoir un téléphone portable jamais éteint, sinon on va vite vous le reprocher. Normal, à 22h alors que vous avez réussi à avoir UN libre, on vous appelle pour aller aider un magasin qui a une panne. Quand vous arrivez, il n'y a plus rien, surprise ! Mais c'est un moyen de voir votre investissement.

Pour les diabétiques, inutile de penser à postuler chez LIDL : les hypoglycémies, on s'en moque... vous avez 10 minutes pour déjeuner le midi, comprendre à 17h pcq avant, il faut finir, le frais, la VV, jeter un oeil aux FL et aider en caisse.

A 20h, vous faites la fermeture, on vous prévient qu'après la fermeture, grand cortège de voitures et on part en "réimplantation" à 50km de là. Comprendre réimplantation nocturnes : tout doit être fini pour l'ouverture du lendemain matin : 8h30.
Admettons que vous avez fait l'ouverture de votre magasin le matin, vous n'allez pas finir votre journée avant le lendemain 8h30.
C'est carrément illégal je sais, mais personne ne s'en plaint...

Enfin pour ma part, j'ai fini par ouvrir ma gueule, normal quand après ce genre d'exemple, on manque de peu de se prendre un arbre avec la jolie voiture de fonction sur le chemin du retour ! Suite à quoi j’ai signé avec aucune émotion la fin de mon contrat.

Maintenant je relativise pour certains :
après enquête je suis tombé sur une DR qui fonctionne à l'ancien temps... où tous les RR ont subi ce 'traitement' et en sont fiers (d'avoir résisté), et bien sûr ne comprennent pas si on commence à faire un peu de ce qu'ils considèrent de social dans leur boite... Pour avoir un membre proche de ma famille cadre sup dans une autre DR, je sais que ces exemples sont maintenant clairement réprimés par la gérance qui veut justement sortir son image de tueurs... La nouvelle politique n'était sans doute pas encore arrivée dans cette DR...

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 13:19

Suite à la campagne publicitaire lancée par l'enseigne E. Leclerc pour réclamer le droit de vendre des produits de médication familiale en grande surface, la présidente du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens, Isabelle Adenot (en photo), vient d'apporter sa réponse. De son côté, l'AFIPA oppose également une fin de non recevoir.

L'arrêt rendu en octobre par la Cour de cassation qui avait jugé légale la précédente campagne du groupe E. Leclerc - attaquée par un groupement de pharmaciens comme par des syndicats représentatifs de la profession -, n'a pas suffit à l'actuel dirigeant de l'enseigne qui rassemble dans ses magasins quelque 134 parapharmacies. En décidant de relancer une nouvelle campagne publicitaire pour expliquer aux consommateurs qu'il est celui qui sait « casser les prix », au besoin des produits de médication familiale, Michel-Edouard Leclerc vise une fois encore le monopole officinal. Celui là même qui interdit la vente de médicaments - princeps, génériques et OTC - hors du monde des officines pilotées par des pharmaciens, « docteurs » en pharmacie dûment inscrits au conseil de l'Ordre des pharmaciens.

Un commerce comme les autres 

A peine lancée, la campagne du fils de l'épicier de Landernau a d'ores et déjà reçu la réponse de l'Ordre des pharmaciens. « C'est l'Etat, et lui seul, comme l'a récemment confirmé la Cour européenne de justice, qui a la responsabilité de l'organisation des soins sur le territoire français, précise Isabelle Adenot, dans une lettre ouverte parue cette semaine, pour mieux souligner que les 22 500 officines réparties sur le territoire français assurent un maillage territorial qui garantit à tous les Français un accès équitable au médicament. « Il n'y a pas de "désert" pharmaceutique », souligne la présidente du CNOP pour couper court à toute critique qui voudrait que les Français n'aient pas accès au médicament en tout point du territoire. Mais l'argument qu'entend défendre cette dernière est surtout que « la pharmacie n'est pas un commerce comme les autres » et que « le médicament, bien de santé, n'est pas un produit comme les autres ». « Le médicament touche à l'essentiel : notre vie, notre santé, la sécurité de notre intégrité physique (...). C'est pourquoi tous les salariés, pharmaciens adjoints et préparateurs en pharmacie, tous professionnels de santé, ne peuvent avoir d'intéressement financier sur les ventes de médicaments. »

Incompatibilités 

« Dans une pharmacie, aucun "profilage" marketing des patients n'est imaginable, ajoute Isabelle Adenot. Car sous la croix verte, ce n'est pas un simple "distributeur" de médicaments qui exerce : le pharmacien assure de manière indépendante et sous sa responsabilité personnelle, un ensemble de services essentiels. » Sous-entendu, les pratiques de profilage des consommateurs en vigueur dans la grande distribution pourraient rapidement s'étendre à des patients captés par la grande distribution. Pour bien souligner que cette « ouverture » attendue par la maison Leclerc n'aura pas lieu - l'Etat français et sa ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, se sont déjà clairement prononcés pour le maintien en l'état du monopole officinal - la présidente de l'Ordre des pharmaciens souligne que cinq millions d'officinaux ont à ce jour déployé le dossier pharmaceutique (DP). « Le dossier pharmaceutique, devenu le premier dossier national de santé, permet d'éviter des interactions médicamenteuses et des redondances de traitements. Il améliore le conseil des pharmaciens pour un bon usage du médicament, qu'il soit prescrit ou  délivré sans ordonnance », précise dans ce cadre Isabelle Adenot. On voit mal comment les produits OTC, qui doivent à leur délivrance figurer dans ce DP, pourraient être dispensés par des grandes surfaces qui n'auront aucunement accès à ce même dossier et de ce fait ne sauront rien des éventuels risques iatrogéniques auxquels pourraient être soumis des consommateurs/patients. « Acquérir un produit de santé n'est jamais un acte anodin et n'est pas compatible avec une consommation de masse, incarnée par d'autres circuits de distribution », note dans ce registre la présidente de l'Ordre. « La longue histoire de confiance entre la population et les pharmaciens d'officine n'a jamais été démentie et n'est pas près de se terminer », conclut Isabelle Adenot.

Opposition des industriels

De son côté, l'Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (AFIPA), qui rassemble les producteurs de produits OTC, vient également de faire savoir que les industriels demeurent opposés à la vente de médicaments en grande surface. « Nous n' avons pas changé de position », a fait savoir Daphné Lecomte-Somaggio, sa déléguée générale. Une position en faveur du monopole officinal qui s'est déjà manifestée lors de la précédente campagne publicitaire initiée en avril 2008. Cette nouvelle bataille contre le monopole officinal lancée par l'enseigne Leclerc ne surprendra pas les analystes avertis.


Elle ne fait qu'agir comme un écran de fumée sur des pratiques connues et largement dénoncées par les syndicats d'officinaux lors de la campagne précédente :

celles des pressions exercées par les grands de la distribution sur les producteurs de tous horizons qui donnent lieu bon an mal an à des « marges arrière » bien supérieures au déficit annuel de la Sécu. Des marges que les consommateurs sont par ailleurs loin de retrouver dans les prix des produits proposés.



Source: Phamaceutique.com

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