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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 12:11

Patrick Lombrail a une jambe dans le plâtre mais visiblement ce n'est pas son plus gros pépin en ce moment. Pour ce producteur de melons, responsable de la section « légumes- melons » au sein de la FDSEA, le vrai problème du moment… c'est le prix : « Payé 50 centimes au producteur quand on le retrouve 3 à 4 fois plus cher sur les rayons de la grande distribution ».

Installé sur les hauteurs de Saint-Nauphary, ce producteur engagé dans la protection de la filière tarn-et-garonnaise, énumère la chronologie récente d'une production qui figure parmi les trois plus importantes en France. Patrick Lombrail : « En 2007, la production a connu l'orage, la grêle et la maladie. L'an dernier, des problèmes de distribution ont entraîné une mévente. Cette année, le début de campagne est lamentable. Le melon espagnol, d'habitude présent jusqu'à la mi-juin a prolongé jusqu'au 14- Juillet »


Qui se sucre sur le dos des petits producteurs ?


Patrick Lombrail en appelle donc aux pouvoirs publics « afin de protéger la production française » et montre du doigt la grande distribution : « On voit des marges excessives par rapport au prix, sortie de station, et au final un melon vendu entre 2 et 2,40 € au consommateur».

La grande distribution et les expéditeurs sont accusés de se sucrer sur le dos des petits producteurs. Et pour Patrick Lombrail, cela ne peut plus durer : « Il va falloir se mettre autour d'une table dès cet hiver et réduire la production…


« La production locale quercynoise et plus généralement française est à même de se gérer », assure M.Lombrail, « on n'a pas de souci d'écoulement.

Mais avec la production espagnole on arrive à 8 000 tonnes » Et là, ça fait beaucoup quand on sait que la consommation estivale est d'environ 3 000 tonnes par jour, la loi de l'offre et de la demande contribuant elle aussi à cette fixation des prix peu satisfaisante pour les petits producteurs. « Aujourd'hui, il faut 70 centimes au producteur », explique encore notre homme qui estime qu'à 50 centimes, il couvre juste ses frais.

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 08:48




Perpignan/A9: barrage de producteurs

 

Des producteurs de fruits des Pyrénées-Orientales, du Gard et du Vaucluse ont organisé ce matin un barrage filtrant au péage de l'autoroute A9 à la frontière franco-espagnole pour arrêter les camions de fruits venant d'Espagne.

"Nous menons une action symbolique contre l'attitude de la grande distribution et les grossistes qui n'ont pas encore basculé leurs achats vers les produits français, à la différence des autres années", a dit Gérard Majoral, responsable local de la FNSEA et membre de la fédération nationale des producteurs de fruits.

200 manifestants distribuent des tracts d'information ainsi que des tomates, pêches et melons aux automobilistes. "Nous avons choisi la journée de jeudi parce que c'est un gros jour d'approvisionnement pour les grandes surfaces, nous ne voulons pas toucher ni détériorer la cargaison des producteurs espagnols, qui sont aussi dans une situation difficile", dit Gérard Majoral.

Selon le syndicaliste, "la grande distribution profite du différentiel de charges sociales entre la France et l'Espagne, et avec les grossistes ils spéculent contre les producteurs en invoquant une pseudo-crise, alors que les chiffres de consommation sont meilleurs que ceux de 2008, qui était une bonne année".

 

Pour infos : http://anti.grande.surfaces.over-blog.com/article-33244973.html



Source: Le fogaro

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 10:16




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 Malgré la chute du prix de lait payé aux producteurs depuis 2008, les Français ont continué à payer leurs briques au prix fort, distributeurs et industriels ayant conservé, voire augmenté, leurs marges, montrent deux études commandées par le gouvernement.

 

 

 

Ces études, publiées mercredi, avaient été demandées par Bercy et le ministère de l'Agriculture en pleine crise du lait en juin, en réponse aux interrogations des producteurs sur les marges des distributeurs et des industriels.

Une réunion a eu lieu mercredi à Bercy pour les présenter aux producteurs, industriels, distributeurs et représentants des consommateurs.

La première, réalisée par l'Observatoire des prix et des marges, porte sur le lait, le yaourt nature, le beurre et l'emmental. La seconde, réalisée par la Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes, se penche sur l'évolution des prix entre janvier 2007 et avril 2009 des produits laitiers de grandes marques et des marques de distributeurs (MDD).

"Ces études montrent que les producteurs et les consommateurs sont trompés", soutient Jean-Bernard Bayard, secrétaire général adjoint de la FNSEA, principal syndicat agricole.

Le gouvernement, lui, n'a pas commenté ces travaux.

L'une des études indique que pour les yaourts, l'emmental et le beurre, les consommateurs ont pu profiter de la baisse des prix payés au producteur à partir de 2008.

 

 

Le consommateur paie actuellement 1,79 euro le litre de yaourt, contre 1,93 euro début 2008, 5,48 euros pour le kilo de beurre contre 5,93 en 2008 et 7,39 euros pour l'emmental contre 7,47 auparavant.

En revanche, le lait en brique est pointé du doigt, la chute des prix à la production n'étant pas répercutée aux consommateurs. Le litre de lait au producteur a chuté de moité en 2009 par rapport à 2008, à 25 centimes contre 40. Or le prix de la brique au consommateur est passé de 70 centimes à ... 69.

"Sur les briques de grandes marques, ce sont les industriels qui se sont accaparés la marge, quand la grande distribution n'a pas augmenté les siennes. En revanche, la grande distribution a augmenté ses marges sur les briques de lait MDD", explique Olivier Andrault, responsable de l'alimentation à l'UFC-Que Choisir, membre de l'observatoire.

La marge des industriels dans le prix payé par le consommateur est passée à 52,1% au deuxième trimestre 2009, contre 39,2% fin 2007, juste avant la chute des prix aux producteurs.

"Ce n'est pas en baissant nos tarifs, que nous allons régler les problèmes des producteurs", assure Jéhan Moreau, directeur de la fédération des industries laitières. Ces études ne traduisent pas les difficultés du secteur, "c'est-à-dire les fortes importations de fromages et de lait, un prix au producteur non compétitif et des sociétés de lait qui ne se portent pas bien".

La part de la marge des distributeurs est restée relativement stable sur la même période, s'établissant à 17,1% contre 16,7%.

Pourtant les producteurs estiment qu'elle reste excessive. "Les distributeurs récupèrent une marge importante rien que pour mettre les produits en rayon", soutient M. Bayard.

Cette marge sert également à payer les salariés et les coûts du magasin, répond Jérôme Bédier, président de la fédération des distributeurs, indiquant qu'elle reste inférieure à la marge moyenne sur les autres produits (25%).

L'UFC-Que Choisir relève, elle, que les prix élevés du lait sont également le fait d'une absence de concurrence, deux groupes (Lactalis et Sodiaal) accaparant 75% du marché.



Quand 2 fournisseurs qui détiennent 75% du marché travaillent avec 5 ou 6 groupes de distributeurs qui eux détiennent 90% du marché de la distribution alimentaire, il ne faut pas s’étonner de l’existence de bons arrangements entres (gros) amis…

 

 

Mais c’est le Xième rapports /commissions/études etc commandés par les différents gouvernements de gauche comme de droite et ce depuis le début des années 90 (oui, vous avez bien lu…)  mais rien ne bouge dans nos rayons à part la valse des étiquettes qui elle ne s’arrête pas…

Alors que Madame le Ministre Christine Lagarde arrête de brandir son bâton (même les restaurateurs en ont peur…) et nous faire des loi  type LME, mais qu’elle prennent enfin de mesure applicable sur le terrain pour le bien du consommateur, du producteur et…du pouvoir d’achat.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 14:40





La Commission européenne envisage de toiletter certaines règles de concurrence en matière de distribution, afin de tenir compte de l'influence croissante des grandes chaînes de supermarchés et de la montée en puissance du commerce en ligne, a-t-elle indiqué mardi.

Depuis juin 2000, les entreprises qui ont moins de 30% de part de marché dans un secteur donné dans l'UE n'ont plus besoin de demander un feu vert de Bruxelles pour leurs accords avec des distributeurs.


La mesure ciblait entre autres à l'époque les brasseurs et les compagnies pétrolières qui passaient des accords exclusifs de distribution avec des débits de boisson ou des stations-services, et visait à soulager les services de la concurrence en leur épargnant l'examen d'accords de portée limitée.


Elle expire néanmoins le 31 mai 2010. Aussi la Commission a-t-elle lancé mardi une consultation publique sur son renouvellement jusque 2020 avec quelques adaptations.

"La Commission considère que ces règles fonctionnent de façon globalement satisfaisante et qu'elles ne devraient pas être fondamentalement modifiées", selon un communiqué.

Bruxelles veut toutefois tenir compte "des récentes tendances du marché, notamment l'augmentation du pouvoir d'achat de la grande distribution et l'évolution des ventes en ligne sur internet".


Dans un projet de texte, la Commission ajoute notamment une condition supplémentaire pour qu'un accord de distribution soit exempté d'examen: non seulement le fournisseur, mais aussi le distributeur ne devrait pas disposer d'une part de marché de plus de 30%.

Le pouvoir grandissant des Carrefour, Auchan et autres chaînes de supermarchés en matière de fixation des prix est régulièrement critiqué dans l'UE.

L'an dernier, les eurodéputés avaient même demandé à la Commission d'ouvrir une enquête sur la concentration du secteur de la grande distribution, accusant un petit nombre d'acteurs d'abuser de leur pouvoir d'achat pour obliger leurs fournisseurs à tailler dans leurs prix.

La consultation publique est ouverte jusqu'au 28 septembre. Ensuite, Bruxelles précisera ses propositions.

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 07:37




Carrefour inaugure un hypermarché à Kunming


Le groupe Carrefour a inauguré au mois de juillet le 138e Supermarché en Chine, sa surface fera  8300m2 un nouvel hypermarché. Le magasin se trouve au Kunming Century Town.

  

Carrefour chine, c’est :

       1 million de clients par jour,

  • 138  Hypermarchés.
  • 40 000 employés dont 98 % sont Chinois.

     (Sans prendre trop de risque, on peu dire qu'il y à presque autant que les produits chinois vendu dans leur rayons non alimentaire...)

 

La conquête de l’empire du milieu par Carrefour aura pris à peine 12 ans, et ce n’est peut-être qu’un début. Certes, la concurrence dans la grande distribution y est devenue la plus dure au monde, les prix explosent et l’inflation réduit les marges,
 mais Carrefour continue son expansion.

Sur quelles bases? Comment Carrefour négocie avec Pékin...

Uniquement sur une libre et saine concurrence et la bonne parole de chacun, où bien sur des promesses et des engagements de CA des produits  achetés en Chine puis revendu dans les rayons des magasins Carrefour du monde entier ?

 

Dans un hypermarché Carrefour en Chine, le panier moyen est en moyenne de 120 RMB(12 euros) par visite (20-30 euros dans les grandes villes et 7 euros dans les provinces de l’intérieur du pays). Notons que les activités de Carrefour, en Chine, n’ont pas été affectées par le ralentissement économique.

Carrefour a l’intention d’ouvrir 28 hypermarchés en Chine cette année après en avoir ouvert 22 l’année dernière, annonce Patrick Ganaye, vice-président de Carrefour Chine.

Belle croissance.
 Si de temps en temps Carrefour pourrait se rappeller
 qu'elle est (était?) un entreprise Française...
Mais bon ce temps en bien loin maintenant...
Bien plus loin que la Chine.

 

 

 

 

 

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 16:27


Leclerc, premier réseau d'hypermarchés en France, a annoncé mercredi avoir enregistré un chiffre d'affaires hors carburant de 12,58 milliards d'euros au premier semestre, en hausse de 5,1% sur un an.

Hors essence et à magasins comparables, la progression est de 2,5%, précise-t-il dans un communiqué.

Cette performance est largement au-dessus de celles enregistrées par les groupes de distribution Casino et Carrefour, qui ont annoncé leur chiffre d'affaires semestriel la semaine dernière. Hors essence et à magasins comparables, Carrefour a accusé un recul de ses ventes de 0,6% en France et Casino de 2,4%.


Pour le second semestre, Leclerc prévoit une progression de 2% à 2,5% de son chiffre d'affaires, à périmètre constant et hors essence.


Leclerc explique ses performances du premier semestre par une "politique offensive de prix". Citant les chiffres du cabinet TNS Worldpanel, Leclerc dit avoir gagné 0,5 point de part de marché entre juin 2008 et juin 2009, à 16,8%.

Concernant le second semestre, le groupe "anticipe une stabilisation" du niveau des prix "si de nouveaux épisodes spéculatifs sur les matières premières ne viennent pas perturber la fin d'année".

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 16:43





Les producteurs de légumes entendent dénoncer les « marges excessives » pratiquées par la grande distribution.

 

Hier, 15 h : une quinzaine de jeunes maraîchers nantais investit le rayon fruits et légumes du hard-discount Ed (1), à Sainte-Luce. Les prix et la qualité des produits sont épluchés sous le regard médusé des clients et des huit salariés de l'enseigne. « Regardez ! Le poireau est à 1,69 € alors qu'on l'a vendu 0,45 € le kg, lance Laurent Bergé, producteur de légumes à Basse-Goulaine. Et la courgette est à 1,29 € alors qu'elle était autour de 0,40 € à son arrivée à la centrale d'achats... Aux producteurs les charges, aux distributeurs les marges ! ».

Et de citer encore le prix du kilo de tomates, celui des concombres...

Des « marges excessives »

Les jeunes maraîchers nantais, rattachés à la Fédération des maraîchers nantais (160 entreprises adhérentes), ont entrepris de mener cette opération coup de poing pour dénoncer « les marges excessives » réalisées par la grande distribution. « Les prix en magasin sont souvent exorbitants », déplore David Dubois, à la tête d'une exploitation maraîchère de 40 ha à La Planche. « L'écart entre le prix payé au producteur et le prix de vente du produit est conséquent alors qu'il y a moins d'intermédiaires. Nous réclamons plus d'équité sur l'étiquette. Car pendant ce temps-là, nos trésoreries sont exsangues. J'ai fait le calcul : mon exploitation de 18 personnes (saisonniers inclus) perd en moyenne 30 000 € de chiffre d'affaires par semaine par rapport à juillet 2008 ».


Comme un péage d'autoroute

Pour Laurent Bergé, qui dirige deux exploitations employant 47 personnes, la grande distribution s'apparente à un péage d'autoroute : « Le producteur paye à l'entrée et le consommateur paye à la sortie ! ». Et de fustiger « l'effet entonnoir » provoqué par « la multitude de producteurs obligés de traiter obligatoirement avec quelques centrales d'achats ». Les jeunes maraîchers nantais (30 adhérents) déplorent, en parallèle, la concurrence exercée par d'autres pays, qui « cassent les volumes français ».

Hier après-midi, à Sainte-Luce, ils ont symboliquement vidé un rayon en remplissant au passage des palettes, pour stigmatiser « la mauvaise qualité de certains produits ». Pour eux, « il n'est pas question de périr sans réagir ». Et de promettre au passage d'autres actions d'éclat si d'aventure le message n'était pas entendu. « On ne cible pas spécialement le magasin Ed de Sainte-Luce, souligne Laurent Bergé. Nous aurions très bien pu aller ailleurs. Et rien ne dit qu'on ne le fera pas dans les semaines à venir... ».

« Surpris »

En attendant, cette intrusion à peine interrompue peu avant 16 h par l'arrivée des gendarmes a provoqué un certain émoi chez Ed.

« Ils sont entrés brutalement sans se présenter, regrette Sonia Delaporte, une responsable commerciale du magasin. Nous avons eu peur. Curieusement, ils ont choisi notre enseigne, pas une autre... C'est peut-être plus facile de venir chez nous qu'ailleurs ».



(1) Ed appartient au groupe Carrefour

Source: presse.océan

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 05:35








Trois employés de caisse d'un magasin Dia d'Oyonnax ont été licenciés pour "insubordination" et "non respect des horaires planifiés". Ils avaient refusé de travailler le dimanche, invoquant des raisons familiales.

 

 

Trois employés de caisse d'un magasin d'un magasin Dia (ex-ED) situé à Oyonnax, dans l’Ain, ont été licenciés après avoir refusé de travailler le dimanche, apprend-on par France 2, alors que l'examen du texte sur le travail dominical se poursuit vendredi 10 juillet. Motif avancé : insubordination et non respect des horaires planifiés.
Ces salariés avaient refusé de travailler le dimanche à deux reprises, invoquant des raisons familiales. Le magasin avance, lui, la convention collective, qui autorise les magasins d'alimentation à ouvrir un dimanche sur trois. Et rappelle que les salariés travaillant le dimanche sont payés 20% de plus.
Interrogée par Libération, Etelvina Fernandes, l'une des employées de caisse licenciées, parle d'une prime de 5,03 euros. " Je leur ai dit que je ne pouvais pas. Ma vie de famille pour 5 euros ?", déclare-t-elle au quotidien.
Les trois salariés ont l'intention de porter plainte aux Prud'hommes pour entrave à la vie familiale

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 12:49





Haïe du monde paysan, la grande distribution
est-elle aussi mal-aimée des consommateurs ? Est-elle passée du statut d'"ami public numéro un", premier défenseur de son pouvoir d'achat, à celui d'"ennemi public", comme l'affirme
Georges Chétochine, consultant spécialiste du secteur ? Le désamour des consommateurs ne va sans doute pas aussi loin. Toutefois, en silence, les Français soutiennent le combat des agriculteurs à l'encontre de Leclerc, Auchan, Carrefour, Intermarché ou Casino, accusés d'étrangler les producteurs pour empocher de confortables bénéfices. Selon un sondage du Figaro.fr, 80 % des personnes interrogées comprennent la colère des agriculteurs.

Les Français ne sont pas - ou plus - dupes:
 "Ils ont bien compris qu'au cours des dernières années la grande distribution a développé des marges largement exagérées",
atteste
Alain Bazot, président de l'association de consommateurs UFC-Que choisir. "L'image de la grande distribution est écornée", poursuit-il.

Les ventes des hypermarchés fléchissent. La fréquentation baisse. Les consommateurs leur préfèrent de plus en plus les petits épiciers et les marchés de quartier, quitte à payer, parfois, un peu plus cher. Selon le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), les Français ont développé jusqu'à un "désir de vengeance" à l'encontre des acteurs de la grande distribution.

Car l'histoire a changé. Dans les années 1970 et 1980, les hypermarchés contribuaient à la désinflation. Grâce à eux, des ménages modestes dans les villes, dans les campagnes, ont pu s'acheter un téléviseur, un aspirateur et, surtout, des produits alimentaires frais.

Aujourd'hui, en dépit d'un discours agressif et militant, la grande distribution ne rime plus avec bon marché. "Entre 2000 et 2003, la grande distribution a été inflationniste et l'est encore depuis 2008", observe Nicolas Bouzou, économiste chez Asteres. Le débat incompréhensible sur les marges arrière a au moins fait comprendre au public que
les pratiques du secteur étaient pour le moins opaques. Certains osent dire déloyales.


Pour le consommateur, l'hypocrisie soupçonnée du combat des distributeurs contre la vie chère est devenue manifeste avec la crise. S'il a pu se résigner à voir enfler les prix des pâtes alimentaires, début 2008, du fait de la flambée des cours du blé, il était plus délicat d'accepter que les prix ne baissent pas après que ces mêmes cours eurent rechuté. La grande distribution s'est dite victime. En vain.


Le consommateur, plus averti, fait le bilan : ceux qui se revendiquent épiciers figurent depuis plusieurs années déjà en bonne place dans le palmarès des plus grandes fortunes de France. Quant à leurs "épiceries", ce sont bien souvent des multinationales cotées au CAC 40.


A priori rien de répréhensible. Le rôle d'une entreprise est de grossir et de gagner de l'argent. Les attaques contre les distributeurs peuvent paraître d'autant plus injustes qu'au regard d'autres professions leurs marges - de l'ordre de 2 % à 6 % - ne sont pas exorbitantes. Du fait de la crise, les profits des plus grands acteurs ont même reculé de plus de 20 % en 2008. Et, avant la crise, leurs résultats restaient sans comparaison avec ceux de leurs concurrents anglo-saxons, les géants Tesco ou Wal-Mart.

Pour la plupart des Français, "tout ce qui est grand est nuisible à l'économie, à la planète", signale le sociologue Gérard Mermet, auteur de La Francoscopie. "Small is beautiful", dit-il, et dans le combat du "global face au local", le Français choisit, comme à l'accoutumée, de défendre le plus petit si ce n'est le plus faible.

Et peu importe que le commerce et la distribution, avec 650 000 salariés, soit le premier employeur privé du pays.
 Le public retient le sort de ces caissières payées au smic après dix ans d'ancienneté et remplacées peu à peu par des automates. Il est consterné d'entendre des cas, certes, et bien heureusement, exceptionnels, de certaines d'entre elles licenciées pour une erreur de caisse dérisoire ou sanctionnées pour avoir fait grève.


Le ressentiment envers la grande distribution n'est pas rationnel. Il est émotionnel. Le consommateur aime consommer mais il culpabilise. "Consommer, c'est détruire", explique M. Mermet. La montée de la préoccupation environnementale n'est pas étrangère à ce sentiment. Les grandes surfaces paient d'être des lieux de tentation. Discompteurs mis à part, elles sont, pour les ménages modernes, une caricature de la société de consommation.

Les stratégies de développement des enseignes n'ont fait que renforcer ce jugement. Les hypermarchés sont devenus des "gigamarchés" de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés dans lesquels les chefs de rayon se déplacent en patins à roulettes. Pour offrir toujours plus de choix, les magasins se sont transformés en laboratoires marketing testant le consommateur pour lui faire acheter plus, plus souvent. Et il n'est pas rare de voir aujourd'hui en rayon plus de cinquante références de brosses à dents...

Les "hypers" sont allés trop loin. Les Français saturent. Mais la grande distribution, habituée aux attaques en règle, n'a sans doute pas dit son dernier mot.

 


Source: Le Monde.fr

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 07:37




Une fois de plus, fruits et légumes se vendent mal, et, une fois de plus, nombre d'agriculteurs sont dans une passe difficile. Samedi matin, Jean-Pierre Marchand, porte-parole de l'association DDMR (Défense du monde rural), a demandé et obtenu une entrevue avec le député de Marmande.


Le fond du problème est toujours le même : « les pratiques de la grande distribution ». Les agriculteurs ont deux griefs principaux : primo le fait que l'on importe des fruits et légumes quand eux-mêmes sont en pleine période de production. Secundo, quand on achète leurs produits, que ce soit à des prix intenables pour eux. Jean-Pierre Marchand a repéré un nouvel exemple édifiant : des salades Batavia, payées 0,18  à leur producteur marmandais, qui se sont retrouvées en rayon dans une enseigne bordelaise à 1,20.


Ces problèmes de fond, récurrents, sont aggravés cette année par les séquelles de la tempête du 24 janvier. Six mois après, les agriculteurs n'ont pas encore perçu les aides attendues. Or, ils ont engagé des frais pour remettre leurs exploitations en route et ont ainsi « asséché » leur trésorerie... C'est dans ce contexte que leurs créanciers (charges sociales notamment), qui avaient d'abord reporté les échéances, commencent à les relancer : « Comment voulez-vous que nous payions ? Ils devront attendre encore ».

Le député a indiqué qu'il avait déjà soulevé ce problème avec le préfet.

Jean-Pierre Marchand était accompagné d'André Dupuy, agriculteur retraité, qui désirait quant à lui évoquer une revendication spécifique des retraités : la possibilité, pour eux, d'effectuer moyennant salaire quelques heures de travail sur les exploitations reprises par leurs enfants.

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