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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 07:55

 

Mille cinq cents salariés d'Auchan attaquent l'enseigne aux prud'hommes 

Mille cinq cents salariés d'Auchan ont déposé des dossiers auprès du conseil des prud'hommes de Lannoy contre l'enseigne de grande distribution. Ils estiment que leurs temps de pause n'ont pas été payés entre 2000 et 2007et demandent le règlementdes arriérés.

 

L'affaire ne date pas d'hier. En 2004, la CFDT s'aperçoit que les temps de pause des salariés d'Auchan ne sont pas payés depuis 2000 (l'avocat d'Auchan estime que les faits concernés remontent à 2004). « Alors qu'ils devaient obligatoirement pointer 36 h 45, des salariés n'étaient payés qu'au SMIC 35 heures. Auchan a profité du passage aux 35 heures et de la complexité des règles pour digérer le temps de pause dans le temps de travail effectif », explique Guy Laplatine, délégué syndical central CFDT.

Débat sur le SMIC

Toujours selon les syndicats, ce sont essentiellement les personnels au premier niveau de rémunération (ménage, emballage, remplissage des rayons...) qui ont été lésés par cette pratique. « Ils étaient 5 000 à l'époque. Ils ne sont plus que 1 500 à 1 800 aujourd'hui. On estime qu'ils ont perdu jusqu'à 4 000 euros. » La situation a été régularisée en 2007. « Ces salariés sont désormais payés au SMIC 36 heures et 45 minutes. » La CFDT et la CGT ont assigné l'enseigne au tribunal de grande instance de Lille. « Il devrait juger l'affaire cette année. » Aujourd'hui, une audience de conciliation entre Auchan et ses salariés va être menée au conseil des prud'hommes de Lannoy. Les syndicats comme Auchan doutent qu'un accord puisse être conclu.

Me Laurent Marquet de Vasselot, l'avocat d'Auchan dans cette affaire, assure avoir « la certitude que l'enseigne a respecté les dispositions des accords de branche qui incluent le paiement de la pause dans les minima conventionnels ». Il rappelle aussi que cette question concerne l'ensemble de la grande distribution. « Des jugements contradictoires ont été rendus sur ce type de dossiers. Il s'agit d'un débat juridique assez technique sur l'application réglementaire relative au SMIC. » La direction d'Auchan précise par ailleurs qu'avec la rémunération sur treize mois, l'intéressement et la participation, « l'ensemble des salariés d'Auchan perçoivent en moyenne une rémunération globale sur 15,8 mois », et ajoute que « le salaire moyen mensuel des collaborateurs au premier niveau atteint le SMIC + 27 % ».

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 10:48


 


A la demande du SPF Economie, trois professeurs de l'école de gestion HEC de Liège qui ont examiné les rapports entre petits producteurs (PME) et la grande distribution, ont mis en évidence les nombreuses pratiques brutales de la grande distribution, rapporte ce mardi Le Soir. L'étude menée par les professeurs Claude Boffa, Jean Tondeur et Paul Crahay visait à vérifier s'il est nécessaire de légiférer pour mieux régir les relations entre les deux parties. Pour ce faire, les spécialistes ont interrogé plus de 130 interlocuteurs dans les deux camps.

  • L'étude pointe les modifications et ruptures unilatérales des conditions de vente. "Du jour au lendemain, on peut vous annoncer que votre produit est retiré des rayons sans que vous sachiez pourquoi", affirme le professeur Boffa. "Quand vous faites la moitié de votre chiffre d'affaires avec ce client et que vous avez investi pour répondre à ses exigences, vous pouvez imaginer la catastrophe", ajoute-t-il.

  • L'étude pointe encore d'innombrables remises que le distributeur exige de ses fabricants sans raison valable. "L'année dernière, un grand distributeur a demandé 3% de remise à tous ses fabricants, sans justification aucune, si ce n'est sans doute qu'il devait renflouer sa marge bénéficiaire", ajoute le professeur Boffa.


Les experts recommandent dès lors de légiférer mais de façon prudente, en adaptant la législation existante plutôt qu'en votant de nouvelles lois, notamment en réduisant les délais légaux de paiement ou en imposant un préavis et des indemnités en cas de rupture d'une relation commerciale.
 

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 09:23

Auchan France est poursuivi par des employés qui réclament le paiement de salaires non versés entre 2000 et 2007. L'entreprise dit se conformer aux textes.



Une audience de conciliation est prévue vendredi aux prud'hommes de Lannoy.
Environ 1 400 salariés d'Auchan France, soutenus par la CGT et la CFDT, poursuivent leur employeur devant les prud'hommes. Le conseil de Lannoy, près de Roubaix, examinera ce contentieux vendredi lors d'une audience de conciliation.


Les salariés reprochent à l'enseigne nordiste de ne pas avoir respecté la réglementation sur les salaires entre 2000 et 2007. « L'entreprise a omis de payer la totalité de son obligation en digérant le temps de pause dans le temps de travail effectif », explique Guy Laplatine, délégué syndical central CFDT. Ce dernier dénonce « une tambouille machiavélique », qui aboutit à « une grille des salaires minorée de 5 % ».

« Dans le même temps, les comptes Urssaf, retraites et Unedic ont été spoliés, ajoute-t-il. Ils ont spolié tout le monde ».
« Nous nous sommes toujours conformés aux accords de la branche, dit-on à la direction d'Auchan France. De plus, la contestation porte sur une période passée. Les salaires des collaborateurs de niveau 1 (les plus petits salaires, ndlr) sont désormais supérieurs au SMIC ».
« La situation est régularisée pour l'avenir, pas pour le passé, relève Me Stéphane Ducrocq, l'avocat des salariés. Les choses ont été présentées de manière cachée ».
« On est plus ou moins rassurés sur l'issue », indique Gérald Villeroy (CGT), qui fait allusion à des condamnations prononcées à l'encore d'autres enseignes, dont Carrefour. « Auchan se dit toujours dans la légalité. Il n'y a qu'un juge qui pourrait prouver le contraire » .
Depuis 2005, la CFDT et la CGT ont engagé des actions en justice auprès du tribunal de grande instance de Lille. Elles n'ont pas abouti à cette heure.
Les employés demandent le remboursement des sommes qu'ils estiment dues, jusqu'à environ 4 000 euros pour les salaires les plus modestes, selon les syndicalistes.




Source: Nord Eclair

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 08:37




Prix cassés, prix chocs, promos, remises, avantages clients… Pour séduire le consommateur, les offres rivalisent d’imagination.

Le principe est connu, il consiste à proposer des prix attractifs sur une quantité limitée de références pour attirer le client.

Pratique très répandue et  faite tout à fait  sciemment de la part des enseignes…

  

Mais il faut savoir bien naviguer dans cette jungle des remises et des produits d’appel. Les bonnes affaires n’en sont pas forcément. Godefroy Jordan est éditeur d’un site Internet, qui met en ligne toutes les offres de la grande distribution et du commerce de proximité.


Sur les catalogues publicitaires : des lots donc, du volume en plus, des points à collecter sur une carte de fidélité, des bons d’achat, des remises différées.

 Seulement 5% des prix promotionnels sont véritablement des prix barrés.

Pour essayer de trouver les bonnes affaires, 10 millions de français utilisent régulièrement Internet… mais le bon prix peut aussi se trouver chez le petit commerçant du coin de la rue. Les comparateurs de prix connaissent un franc succès, mais attention, ils ne prennent pas en compte tous les commerçants, les prix comparés ne le sont pas toujours sur la même base et surtout, ces sites peuvent nouer des partenariats commerciaux

17% du chiffre d’affaire de la grande distribution a été réalisé l’an dernier à travers les ventes promotionnelles.

 

 

Une vraie promotion doit faire apparaître le nouveau prix, et l’ancien prix barré.


Il nous faut déjà depuis quelques années, quasiment  avoir un ordinateur, pour savoir exactement le prix d’un produit :

 

1)     Si vous avez la carte de fidélité du magasin

 

2)     Si vous avez une carte de crédit du magasin


3)     Le jour ou vous venez faire vos courses (parfois même l'heure).

 

4)     Les promotions croisées : Si vous achetez un baril de lessive en promo + 1 anticalcaire, vous avez droit à une réduction sur 1 autre produit (pourquoi pas, sur une choucroute « maison », j’ai déjà vu en magasin des «  foires à la foire »…)

 

5)      Les points de fidélités qui sont eux même parfois « doublés » certains jours

 

Bravo à vous, si vous arrivez à vous y retrouver.


 

 

 

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 08:28


 La grande distribution serait-elle dans l’œil du cyclone ?  Le lecteur de presse serait tenté de répondre oui :
un salarié licencié du côté de chez Auchan parce qu’il montait une section syndicale (raison évoquée par le salarié en question, appuyé par un rapport de l’Inspection du travail selon la CFDT, lire
l’article de Libélille) ;

27 employés qui attaquent Carrefour en justice dans le Valenciennois pour avoir été payés en dessous du SMIC (sur
L’Observateur du Valenciennois) ;

Match et sa valse du dimanche à Lille (l’enseigne doit finalement fermer un jour par semaine, en lire plus sur 20 Minutes) ;
ajoutez-y un directeur d’Intermarché entreprenant du côté de Dunkerque (
plus d’infos sur La Voix du Nord)

et d’innombrables petites affaires bénéficiant de moins de retentissement médiatique, et le tableau serait loin d’être idyllique à première vue entre salariés (et syndicats) et directions de la grande distribution.

Un dialogue plus difficile quand le côté économique ne suit pas

« Je plaiderais plus pour un concours de circonstances, répond en premier lieu Bruno Delhaye, délégué syndical CFTC à Auchan (première organisation syndicale au sein du fleuron Mulliez). Les affaires n’ont pas grand-chose à voir entre elles, de plus, certaines ne sont pas jugées, on ne peut pas trop se prononcer. » Il n’empêche que le syndicaliste remarque quand même quelques tensions depuis quelques mois. Récession économique oblige selon lui.  « Le dialogue est forcément plus difficile quand le côté économique ne va pas bien.  Il y a des réorganisations dans les modes de travail et nos entreprises appliquent désormais stricto-sensu des règles alors qu’il y a quelques années, on pouvait encore s’arranger entre managers et salariés. »  Les arrangements entre syndicats-salariés-direction, l’une des constantes qui ressort lorsque l’on interroge les différents syndicats. Genre Jean-Yves Debucquoy, secrétaire général CFDT Commerces Lille et Environs, qui lui va plus loin (il faut dire que la CFDT est la plus remuante – au moins médiatiquement parlant – en ce moment) : « Il n’y a plus de dialogue social depuis trois ans. Avant, on pouvait discuter, maintenant, ils ne veulent plus rien savoir : les ressources humaines ont changé. Les « anciens » sont partis, les jeunes sortent de l’école, deviennent plus arrogants. » Et appliquent peut-être des consignes à la lettre. Parfois en méprisant le syndicalisme selon lui : « Ils font de l’anti-syndicalisme primaire. Un directeur de magasin m’a reçu avec 1h15 de retard alors qu’on avait rendez-vous, il savait que j’étais là. Ça n’aide pas aux bonnes relations. »

Pas forcément plus d’affaires, mais des salariés qui relèvent la tête

Auchan, Carrefour, Match et consorts n’accepteraient donc plus le dialogue ? Nous les avons bien sûr contactés pour qu’ils s’expriment sur cette question : pas de réponse du côté de Carrefour et Match, mais Auchan a pris le temps de détailler les actions en faveur d’un dialogue social de qualité : l’entreprise annonce « mettre à la disposition des partenaires sociaux des moyens pour fonctionner au mieux, tels qu’autorisations d’absence diverses, réunions, prise en charge des frais…, prévus par l’accord sur le développement du dialogue social signé en 2000 afin de créer les meilleures conditions pour un dialogue responsable et de qualité » En ajoutant : «  Pas moins de 51 réunions (CCE, paritaires, bilan des accords…) ont eu lieu avec les partenaires sociaux. Au total, 12 accords et avenants ont été signés sur les salaires, l’organisation du temps de travail, la politique de partage, les frais de santé… »

Une argumentation sans surprise du géant de la grande distribution (qui a eu au moins le mérite de répondre, soyons beaux joueurs). Retour du côté des syndicats pour un troisième avis sur la question :  et si finalement toutes ces affaires n’étaient finalement pas dues à un réveil des salariés, hypothèse défendue par Vincent Delbar, secrétaire général de l’Union locale CGT Lille ? « Ça se durcit pas mal partout. Il n’y a certainement pas plus d’affaires, mais les gens sortent, le font savoir. On en parle plus. Avant les salariés partaient, démissionnaient. Maintenant, ils se battent et relèvent la tête. Aussi parce que le dialogue social selon moi s’efface de plus en plus derrière le droit. » Faites disparaître l’humain derrière le juridique et les humains se serviront du juridique. Singulier retour de bâton dans un secteur qui est pourtant connu comme l’un des faibles au niveau de la mobilisation syndicale…

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 08:41




 

Etranges bouteilles repérées par un de nos riverains dans un supermarché en Lombardie, région plutôt tolérante avec l'extrême droite (cf les résultats électoraux de la Ligue du Nord). Cette photo a été prise dans le « GS » de la ville de Cuveglio,
un supermarché exploité en franchise du groupe français Carrefour (qui possède près de 1600 magasins dans le pays)…

Ces bouteilles sont une idée du producteur de vin italien Alessandro Lunardelli, qui a lancé une gamme de vins associés à des grands personnages historiques, Hitler et Mussolini en tête.

Interrogé en 2007, Lunardelli s'est défendu de toute affection pour les deux dictateurs :

« Ces bouteilles font partie d'une collection historique qui compte au total une cinquantaine de personnalités, dont celles de Bob Marley ou Jean Paul II. Les gens aiment ces personnages, ils donnent lieu à de bonnes conversations à table. Je n'ai pas l'intention de m'arrêter. »

S'il a décidé de gommer les croix gammées sur les étiquettes, les saluts fascistes sont en revanche toujours présents.

Contactée par Rue89, la direction de Carrefour s'est aussitôt dite « très inquiète » par la découverte de notre riverain :

« Nous n'étions pas au courant de cette affaire. Ce supermarché est une de nos franchises, et comme toute franchise, le gérant est libre d'y installer les produits qu'il souhaite. »

Avec toutefois une obligation : les piocher dans la centrale d'achat de Carrefour, chose que ce directeur s'était bien gardé de faire.

Dans la journée de lundi, le président de Carrefour Italie, Giuseppe Brambilla, a fait son mea culpa. Il a demandé le retrait total de ces bouteilles des linéaires du magasin. En revanche, le viticulteur transalpin peut continuer de produire sa piquette moustachue en toute liberté.




Source: Rue89
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 10:24



 

Une caissière allemande de supermarché a connu la célébrité internationale pour avoir été renvoyée après 31 ans à cause d'un détournement de 1,30 euro, mais les tribunaux font face à toute une série d'affaires similaires qui font les choux gras de la presse.

"Emmely", alias Barbara E., a été licenciée sans préavis début 2008, accusée d'avoir utilisé à son profit deux bons de consigne d'un montant de 48 et 82 centimes oubliés par un client. Cette mère quinquagénaire a été érigée en symbole de l'injustice par les syndicats à un moment où les plans de sauvetage des banquiers se négociaient à coups de dizaines de milliards d'euros.

Un tribunal a néanmoins estimé légitime ce licenciement pour faute, une décision confirmée en deuxième instance en février. Le dossier est pendant au Tribunal fédéral du travail. La caissière affirme avoir payé pour sa participation à des grèves, mais les tribunaux n'ont pas retenu l'argument.

1,36 euro
A Friedrichshafen, près du lac de Constance (sud), une vendeuse de boulangerie a été limogée sans préavis en début d'année parce qu'il manquait 1,36 euro dans sa caisse. Son licenciement a été entériné par la justice, mais avec préavis.

Plus chanceux, un employé d'une chaîne de boulangeries a obtenu gain de cause vendredi en deuxième instance. Son employeur l'avait remercié sans préavis pour un petit pain indûment tartiné: le vendeur de 26 ans avait bien acheté le pain mais n'avait pas payé la cuillerée d'aromates versée dessus pour l'assaisonner. Benjamin Lassak avait été licencié pour vol.

Prétexte
En deuxième instance, le tribunal du travail de Hamm (ouest) a estimé ce limogeage abusif, jugeant la faute "extrêmement" ténue -la somme volée étant inférieure à 10 centimes. Le vendeur était délégué du comité d'entreprise, dans une firme de 350 personnes où la création même du comité d'entreprise fut un chemin de croix, à en croire la presse allemande. Pour son syndicat (NGG), "le vol n'était qu'un prétexte pour se débarrasser d'un salarié encombrant". Le jeune vendeur a retrouvé son emploi.

Peccadilles
"En ces temps de crise on licencie facilement, dès qu'il y a un motif", dit Martina Perreng, juriste en droit du travail, et "l'attention des médias est aiguisée". "Toutefois ce genre d'affaires, des personnes licenciées pour le vol de peccadilles, est courant depuis un jugement du Tribunal fédéral du travail dans les années 1980, selon qui ce n'est pas la valeur du vol qui importe mais la relation de confiance", ajoute-t-elle.

Vols de raviolis
Le tribunal du travail de Radolfzell (sud) doit trancher ce mardi le cas d'une employée de maison de retraite limogée pour avoir dérobé quatre "Maultaschen", des raviolis souabes. La fondation hospitalière de Constance qui l'employait l'accuse de vol et l'a éconduite sans préavis.

L'employée affirme qu'il s'agissait des restes du dîner des pensionnaires et que, devant suivre un séminaire de formation interne dans la foulée, elle n'avait pas eu le temps de rentrer chez elle pour manger. L'employeur juge la relation de confiance rompue.

On pourrait ajouter le cas de six employés d'une autre chaîne de supermarché à Rinteln (nord) mis à la porte pour avoir mangé des sucreries périmées qui étaient vouées au rebut. La direction a proposé aux six voleurs, dont deux étaient employés depuis plus de 25 ans, de démissionner discrètement pour éviter des poursuites et un licenciement. Ils avaient démissionné... puis porté l'affaire en justice. Le tribunal du travail de Hameln vient de leur donner raison.


Source 7sur7.be

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 10:07



 Il a «sonné» à la sortie sans achat de Carrefour à Auch. Il a été immédiatement poursuivi et rattrapé par le cerbère du jour. Il a vidé ses poches, bien entendu.

Il a été aussi invité sans autre ménagement à enlever son pantalon.

C'est à la hanche gauche que le cerbère a cru repérer l'origine de la sonnerie. Il ne s'était pas trompé. Sauf que l'alarme se déclenchait sous l'effet d'une puce intégrée à une étiquette que le distrait consommateur n'avait pas songé à découdre lors de l'achat bien antérieur du pantalon en question.

Il fut alors admis que le vêtement était bel et bien sa propriété. Ce n'était donc pas un voleur.

Mais, brièvement ridiculisé en public lorsqu'interpellé et humilié pour avoir eu à «baisser (son) froc», il venait de se faire voler un peu de son honneur.


Un bon d'achat de 100 euros lui fut offert par la maison en manière de réparation. Il note surtout que son cerbère a été dans l’incapacité de murmurer un semblant d’excuse.

Ce monde est heureux où la finance est censée faire office de politesse...




Source: Libération

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 15:41

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 11:08



HARCÈLEMENT, DÉTOURNEMENT DE FONDS... |


Aurélien Amodru, le gérant de l'Intermarché situé route de Furnes, a été mis en examen, hier, par un juge d'instruction de Dunkerque, mais laissé libre sous contrôle judiciaire, contre une caution de 15 000 E. Il est poursuivi pour harcèlement moral et sexuel, abus de confiance, détournement de fonds, faux et usage et faux, mise en vente de produits impropres à la consommation. Son contrôle judiciaire lui interdit de gérer une entreprise, d'entrer en contact avec les salariés de la grande surface ou de se rendre au magasin.


Depuis le début de sa garde à vue, lundi matin, jusqu'à sa présentation devant le juge d'instruction, hier en fin de matinée, Aurélien Amodru a nié la totalité des faits pour lesquels il est poursuivi.

Non, il n'a pas harcelé moralement et sexuellement son personnel. Non, il ne se promenait pas dans l'établissement, un revolver gomme-cogne à la ceinture pour créer un climat de terreur. Non, il n'a pas demandé au personnel, sous la menace, de rédiger de fausses attestations stipulant que tout se passait idéalement dans le magasin, sur le plan des horaires et des rémunérations. Non, il n'a pas utilisé les cartes bancaires de la société pour son enrichissement personnel. Non, il n'aspergeait pas de bombe insecticide, le soir, les fruits et les légumes pour les rendre plus présentables.

 Tout au plus, Aurélien Amodru se définit-il comme « un dirigeant à poigne ».


Pourtant, le parquet de Dunkerque a estimé disposer d'éléments matériels suffisants pour ouvrir une information judiciaire visant ces faits, rallongeant la sauce en retenant un abus de confiance.

Accumulation d'éléments

«  L'enquête préliminaire est partie d'une procédure prud'homale classique de la part d'un salarié. Puis une plainte a été déposée pour faux témoignage lié à du harcèlement moral. Le parquet a décidé d'engager des investigations plus poussées. Au fur et à mesure de l'enquête, des éléments s'accumulaient. Beaucoup d'employés évoquaient les mêmes choses, les problèmes sexuels et les problèmes d'hygiène », précise le procureur de la République de Dunkerque, Philippe Muller, qui admet qu'il reste «  des éléments à affiner, notamment sur l'aspect purement commercial et les détournements de fonds, en fait l'abus de biens sociaux ». l'administration fiscale a été associée au dossier.

De même, si la justice se contente pour le moment de poursuivre pour harcèlement moral et sexuel, certaines plaignantes, elles, vont jusqu'à dénoncer des attouchements. Là encore, l'enquête confiée au juge d'instruction devra confirmer ou infirmer ces faits.

Chape de plomb

La garde à vue d'Aurélien Amodru et de ses proches (1) - son père, sa soeur, son frère, son épouse - a permis de soulever la chape de plomb qui pesait sur le personnel et de faire s'échapper la pression. Devant les services de police, les langues se sont déliées et les témoignages des salariés se sont durcis.

Une première constitution de partie civile défendue par Me Mougel est annoncée dans ce dossier. Il s'agit de la responsable du rayon boulangerie qui avait, début 2008, engagé une procédure aux prud'hommes pour un problème d'heures effectuées non payées.

Elle dénonce aussi un harcèlement moral. Depuis cette affaire, le médecin du travail l'a déclaré en inaptitude physique à poursuivre son métier au sein du supermarché.

Sur les seize plaignants qui se sont manifestés, beaucoup dénoncent des pressions, des humiliations, du chantage à l'emploi. D'autres disent franchement leur peur de se faire coincer au fond d'une remise, pendant la pause, et de subir les avances du patron.

Là encore, en l'état de l'enquête, il faut recevoir ces paroles avec beaucoup de précautions. Le climat délétère qui régnait au sein du supermarché ne serait-il pas de nature à noircir le tableau ?

Chacun reconnaît néanmoins que les relations de travail s'étaient dégradées depuis la reprise de la direction du magasin par Aurélien Amodru, âgé de 25 ans.

Franchisé (2), cet Intermarché pris en main par le père du mis en examen en 1997 - il en est l'administrateur - a toujours fait l'objet d'une gestion familiale.

Personnalité appréciée

Ce qui demeure troublant dans cette enquête, c'est le décalage entre les dires des salariés et la personnalité d'Aurélien Amodru. En dehors de ses fonctions, l'homme est décrit par tous comme quelqu'un de dynamique, généreux et qui a toujours souhaité s'investir dans la vie associative et municipale de Coudekerque-Branche. Il est d'ailleurs trésorier du conseil de quartier du Petit Steendam. •

(1) : Ils ont tous été libérés entre lundi et mardi soir. Rien n'a été retenu contre eux.

(2) : Les magasins Intermarché franchisés ne dépendent plus du groupe et font l'objet d'une gestion autonome. L'image de marque de ces magasins ne peut ainsi être remise en cause.




Source: La voix du Nord

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