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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 18:04




Leclerc va devoir restituer 23,3 millions d'euros à 28 fournisseurs pour pratiques abusives. Jamais une somme aussi élevée n'a été exigée par la justice dans un dossier de ce type.





La Cour d'appel de Versailles a confirmé dans un arrêt du 29 octobre un jugement du tribunal de Nanterre
condamnant le Groupement d'achats des centres Leclerc (Galec) à restituer 23,3 millions d'euros à 28 fournisseurs, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du site du journal de grande consommation LSA.


Jamais une somme aussi élevée n'avait été exigée par la justice dans un dossier de ce type.

La Cour d'appel a également condamné la centrale d'achats à une amende civile de 500.000 euros à payer à l'Etat, également fixée par le premier jugement, datant du 17 novembre 2005, pour des "pratiques anticoncurrentielles", selon la même source judiciaire.


L'arrêt de la cour d'appel est susceptible d'un pourvoi en cassation.

La centrale d'achats de Leclerc devra rendre la somme globale à 28 fournisseurs, dont Yoplait et Fleury-Michon, pour avoir perçu de manière rétroactive des remises pour des prestations commerciales non fournies, en violation du code du commerce.

La cour d'appel a confirmé point par point le jugement du tribunal de commerce de Nanterre qui précisait que la centrale d'achats devrait verser la somme exigée au Trésor public, qui la restituerait aux fournisseurs concernés.


L'affaire avait été portée devant les tribunaux par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).


Michel-Edouard Leclerc, président du groupement, avait à l'époque soutenu que les sommes contestées par l'administration correspondaient à un règlement amiable conclu avec les fournisseurs à la suite d'un préjudice subi par son enseigne.

Ben oui, quand c'est l'argent des autres...


Les 28 fournisseurs en question avaient, selon M. Leclerc, consenti de meilleures conditions commerciales à son concurrent Carrefour.

Hou la la,  je croyais que depuis 1949, Leclerc avait les meilleurs defenseurs du "pouvoir d'achat des consommateurs..."
on nous aurait menti à l'issue de notre pleins gré? 

Le "pot-au-rose" une fois découvert, ils avaient accepté,
selon M. Leclerc, de dédommager Leclerc, formalisant la transaction dans deux protocoles d'accord.


Et selon les fournisseurs?

Ce sont ces fameux protocoles qui ont valu à Leclerc sa condamnation, car ils avaient été signés rétroactivement en 2002 et 2003 mais portaient sur les années 1999 à 2001.

L'affaire a connu de nombreux rebondissements judiciaires. Le jugement du tribunal de Nanterre de 2005 avait en effet été infirmé par la cour d'appel de Versailles en 2007, lui-même cassé par la cour de Cassation qui avait renvoyé l'affaire devant la même cour recomposée. Leclerc avait par ailleurs porté l'affaire devant la cour européenne des droits de l'homme en 2008.

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 10:58



Sortir vivant d’une négociation avec Leclerc, c’est comme avoir fait Verdun. Quand on a connu ça, on peut tout supporter.» Olivier Lauriol sait de quoi il parle. Ancien acheteur dans la grande distribution, il est passé dans l’autre camp.
 Au sein du cabinet Arkose, il apprend aujourd’hui aux fournisseurs à ne pas se faire plumer par les hypers.


Avec Leclerc, il a du boulot. Car il n’y a pas de secret : si l’enseigne est la championne des prix bas, c’est parce qu’elle achète moins cher. A cause de sa puissance ? Pas seulement : sa centrale d’approvisionnement (15,9% du marché français) est plus petite que celle de l’ensemble Carrefour-Champion (26,1%) et comparable à celle d’Intermarché et de Casino-Monoprix.
Non, si Leclerc obtient des industriels des tarifs imbattables, c’est d’abord parce que ses acheteurs sont les plus redoutables de la profession.

Le rituel se reproduit chaque automne.

 Après avoir transmis leurs propositions tarifaires pour l’année à venir, les Nestlé, Danone, Panzani et autres Suchard sont convoqués pour un premier «round» de discussions au siège du Galec, le Groupement d’achat de Leclerc, à Ivry-sur-Seine.
La peur au ventre, les émissaires des marques pénètrent dans un «box» spartiate meublé en tout et pour tout d’une table et de quelques chaises.


Les petits nouveaux ont droit à un bizutage en règle : ils doivent patienter une bonne heure avant qu’un acheteur Leclerc entre dans la pièce en lançant, l’air peu amène : «On ne m’avait pas prévenu de votre arrivée…» On appelle ça «la marinade».

 

Le secret de ses prix bas ? Ses négociateurs sont des patrons d’hyper, particulièrement résolus. Coulisses…

 

 

Chez Leclerc, les négociateurs sont des propriétaires de magasins volontaires pour prendre en charge les achats de tel ou tel rayon. «Ils se battent donc pour leur argent. Alors que ceux de Carrefour sont des bacs + 5 qui appliquent les techniques apprises dans leurs écoles de commerce», explique Eric Renard, le président d’Avenir, une association de PME. Le système Leclerc est unique dans le secteur : même Système U ou Intermarché, deux autres réseaux de magasins indépendants, emploient des acheteurs salariés et donnent moins d’influence aux patrons d’hyper.


Le groupe taxe de 10% les marques qui osent vendre aussi à Lidl


En trio la plupart du temps, les hommes de Leclerc se répartissent les rôles pour mettre le fournisseur sous pression.
Le premier, spécialiste de la catégorie de produits concernée, mène les débats. Le second, plus jeune, fait office de «gentil». Le troisième, un vieux briscard, joue les gros durs et s’autorise quelques coups de gueule, du genre «tu te fous de nous ou quoi ?».

Une véritable ambiance de commissariat.

Pendant une heure, la triplette d’acheteurs s’efforce d’arracher des concessions tarifaires au fournisseur. Tout en faisant grand cas des immenses faveurs qu’ils accordent en contrepartie à ses produits. Exemples : un emplacement en tête de gondole pendant trois semaines ou bien une jolie photo couleur dans le prospectus distribué dans les boîtes aux lettres.

Il arrive que l’industriel reparte rincé, mais bredouille.
 «Les commerciaux trop tendres ressortent tellement lessivés du premier rendez-vous que leur patron doit parfois les remplacer au deuxième», raconte un familier de ces tête-à-tête. En moyenne, deux ou trois «rounds» sont nécessaires pour boucler un accord.
Mais, à l’issue de ce deal au forceps, le fournisseur n’est pas au bout de ses peines : à ce stade, il est juste référencé.


Pour réellement décrocher une commande, il doit encore aller frapper aux portes des centrales d’achats régionales.
 Il y en a seize en France. Sur place, des patrons d’hyper vont tout faire pour extorquer un nouveau rabiot, moyennant, par exemple, la pose d’une pancarte publicitaire dans les allées. «Une fois qu’ils ont obtenu le maximum, ils nous demandent encore : alors, qu’est-ce que vous nous donnez de plus ?», raconte le patron d’une PME. Un gros industriel s’est même vu réclamer une «taxe Lidl», soit un rabais supplémentaire de 10% pour avoir vendu aussi au hard discounter.
 «Ils sont les seuls à pratiquer ce genre de racket, s’étrangle le dirigeant de cette société. Un comble, quand on entend Michel-Edouard Leclerc réclamer, par ailleurs, plus de concurrence en France !»


Si on lui résiste trop, l’enseigne utilise l’arme suprême : elle menace de retirer les produits de ses linéaires. Première sommation : Leclerc diminue les quantités commandées. Dans le jargon maison, on dit que le fournisseur est passé en «code 4». Deuxième temps : les approvisionnements sont provisoirement suspendus.

C’est l’infamant «code 9». Un fabricant de plats cuisinés de l’est de la France en parle avec des sueurs froides : «Pendant ma mise à l’index, les gens du Galec ne me prenaient plus au téléphone. Au bout de quinze jours, j’ai craqué : j’ai baissé mon prix.» Dans cette guerre d’intimidation, Leclerc s’en prend aussi bien aux multinationales qu’aux PME. Au printemps dernier, certaines références de L’Oréal, d’Ajax et de La Vache qui rit ont été boycottées pendant quelques semaines. A la fin des années 1990, l’épicier breton s’était même illustré en déréférençant plusieurs produits du mastodonte américain Coca-Cola.


Quand il est vraiment fâché, Leclerc n’hésite pas à passer au retrait définitif. La jurisprudence l’y autorise à condition de respecter un préavis, six mois en général.
( Les autres enseignes pratique de la même façon, ce qui permet de contourner la Loi: Le ou les  produits sont dans la "base" de commande, mais un code interne à l'entreprise indique à l'acheteur qu'il ne faut pas le commander....
De cette façon, l'Enseigne ne peut pas être attaquée pour déférencement abusif...CQFD)


Depuis plus d’un an, un industriel normand, aux marques très appréciées des Français, est ainsi banni de tout le groupement. «Du coup, notre chiffre d’affaires a baissé de 30%», soupire l’un de ses dirigeants. La raison de cette disgrâce ? «Nous n’avons pas voulu baisser notre culotte. Ce qu’ils nous réclamaient nous aurait conduits à vendre à perte».


En 2009, l’enseigne va arracher 2 à 3% à Danone ou Nestlé

La méthode Leclerc donne encore plus de résultats depuis le vote de la loi Chatel, en 2007, puis de la loi dite de «modernisation économique», en 2008. Désormais, les hypers peuvent répercuter dans leurs prix la totalité des remises qu’ils obtiennent de leurs fournisseurs. Une nouveauté qui ne fait pas les affaires de tout le monde, à commencer par Carrefour, dont les actionnaires, Bernard Arnault et le fonds Colony Capital, imposent des ratios de rentabilité extrêmement élévés. Du coup, l’enseigne n’a pas pu baisser ses tarifs. Les centres Leclerc, eux, se sont lancés dans une véritable guerre des prix, quitte à rogner provisoirement leurs marges. Michel-Edouard Leclerc est sûr de lui : «En 2009, nous sommes en train d’obtenir des industriels de l’alimentaire une baisse de 2 à 3%, et nous la ¬rendrons intégralement aux consommateurs.»
Mais bien sûr...



Source: Capital 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 17:53







A la tête de 500 magasins qui portent son nom, Michel-Edouard Leclerc se dit "pessimiste" face à l'optimisme ambiant sur la sortie de crise. "J'ai été épaté comme tous les Français en lisant les journaux cet été, parce que, après nous avoir dit qu'on allait vivre la crise après 29 la plus terrible du monde, (...) on nous dit qu'on est en sortie de crise. Moi je n'y crois pas. La crise financière a été colmatée, le gouvernement français a bien joué avec les banques, etc. Mais l'impact sur l'économie réelle est encore devant nous", analyse-t-il.


"Je me mets en attitude de combat", déclare Michel-Edouard Leclerc,

(ouf,  on est rassuré...et avant il faisait quoi?...)
qui reconnaît que, jusqu'ici, la crise a profité à ses centres : +5% de croissance et 2.500 emplois créés l'an dernier. "Nous sommes incontestablement les magasins de la crise", reconnaît-il, prédisant que "les entreprises qui ne seront pas moins chères, qui ne chercheront pas à répondre à ces problèmes de pouvoir d'achat qui sont celui du commun des Français dégageront".

Aux accusations qui visent la distribution, Michel-Edouard Leclerc répond par sa marge : "1,8% net avant impôt l'an dernier.
Même si on mettait toutes ses marges dans les prix, ça ne ferait pas la révolution", ironise-t-il. "Nous avons énormément dégradé nos marges" (Ben voyons, on va plaindre les adhérents Leclerc  maintenant...) et "on va encore baisser les prix", promet-il.


Parmi ses priorités,
continuer à être "le plus franchouillard des distributeurs français"
 (Si il le dit c'est que ça doit être vrai...On le croit sur parole...) et poursuivre le "combat nécessaire", selon lui, du bio. Il annonce d'ailleurs des baisses de prix dès la fin de l'année sur ces produits.

(annoncer 2 fois en 3 minutes une baisse des prix dans ses magasins, il ne change pas...)

Enfin, interrogé sur les conséquences de la grippe A, Michel-Edouard Leclerc annonce que "peut-être on fermera les supermarchés". "Je ne sais pas si on nous la surjoue cette histoire de grippe" mais "nous avons un plan d'action", annonce le dirigeant. Des millions de masques sont commandés pour les salariés et les clients dont "60% à 70%" sont déjà livrés. Les personnels sont étroitement surveillés et la relation avec les pouvoirs public est très rapide, assure-t-il.





Source Europe 1
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 16:27


Leclerc, premier réseau d'hypermarchés en France, a annoncé mercredi avoir enregistré un chiffre d'affaires hors carburant de 12,58 milliards d'euros au premier semestre, en hausse de 5,1% sur un an.

Hors essence et à magasins comparables, la progression est de 2,5%, précise-t-il dans un communiqué.

Cette performance est largement au-dessus de celles enregistrées par les groupes de distribution Casino et Carrefour, qui ont annoncé leur chiffre d'affaires semestriel la semaine dernière. Hors essence et à magasins comparables, Carrefour a accusé un recul de ses ventes de 0,6% en France et Casino de 2,4%.


Pour le second semestre, Leclerc prévoit une progression de 2% à 2,5% de son chiffre d'affaires, à périmètre constant et hors essence.


Leclerc explique ses performances du premier semestre par une "politique offensive de prix". Citant les chiffres du cabinet TNS Worldpanel, Leclerc dit avoir gagné 0,5 point de part de marché entre juin 2008 et juin 2009, à 16,8%.

Concernant le second semestre, le groupe "anticipe une stabilisation" du niveau des prix "si de nouveaux épisodes spéculatifs sur les matières premières ne viennent pas perturber la fin d'année".

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 17:06




Le magasin Leclerc d'Etampes a été condamné à des pénalités pour ouverture illégale.

 

L'enseigne installée à Etampes est condamnée à payer 1,2 millions d'euros par jour.

On se souvient que le 10 mars dernier le tribunal administratif de Versailles interdisait à l'enseigne Leclerc de s'installer à Etampes dans l'Essonne. L'hypermarché a tout de même ouvert, (la loi, je ne la contourne pas, je m'assoie dessus... Michel Edouard Leclerc) malgré l'arrêté de fermeture remis par un agent de la Répression des fraudes. Ce qui lui vaut aujourd'hui des pénalités exorbitantes.

Le magasin doit payer 150 euros/m² et par jour d'ouverture. Au total, il s'agit d'une somme atteignant 1 237 500 millions d'euros par jour !

 

Pour rappel, l'enseigne Leclerc ne pouvait ouvrir pour des erreurs de procédures. La chambre de commerce avait donné son aval pour l'ouverture en comité restreint et non en assemblée générale, comme cela est la règle. Les commerçants de Dourdan, inquiets de l'arrivée du magasin, s'en sont aperçus et ont alors saisi le tribunal admnistratif, qui a annulé l'autorisation d'ouverture.

Mais l'hypermarché pourrait trouver une porte de sortie. Cet après-midi, son dossier est à nouveau réexaminé afin d'obtenir le fameux sésame, qui mettrait fin aux pénalités.


Source: France 3

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 16:17



À Granville, les agriculteurs sont indésirables au centre Leclerc. En cause, la crise du lait et un PDG ulcéré de voir son magasin bloqué par des manifestants. Depuis lundi, 180 cartes de fidélité sont rejetées à la caisse. Et toutes appartenant à des clients du monde agricole : actifs ou retraités, syndiqués ou pas. Même une maraîchère en a fait les frais.

 

« L’enseigne Leclerc a des réactions bizarres, vis-à-vis des agriculteurs, qu’ils soient éleveurs de porcs, de bovins, retraités agricoles et, bien sûr, producteurs laitiers, témoigne l’une des « victimes ». En présentant, mercredi, ma carte de fidélité, elle a été refusée. Raison invoquée : ‘ Vous êtes agricultrice, et la direction a décidé de bloquer vos cartes.’ N’est-ce pas un délit de faciès ? »

Et cet autre récit : « Mardi, à la caisse centrale, une personne m’a demandé quel était mon métier. Je lui ai répondu que j’étais agricultrice. Elle m’a dit : ‘ On ne prend plus la carte fidélité des agriculteurs.’»


Le PDG du supermarché, Didier Levionnais, se refuse à tout commentaire. Mais certains clients ont reçu cette explication par écrit, avec sa signature : « Le monde agricole nous a démontré par sa violence verbale et par sa manifestation à bloquer uniquement notre magasin sur le canton granvillais à quel point la haine et le dépit l’emportent sur notre enseigne. Vous comprendrez que nous ne pouvons pas continuer à privilégier, par notre carte, une corporation professionnelle qui nous reproche, sans fondement, les problèmes européens du lait… »

 

Des excuses publiques

La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs vont saisir la          commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour « utilisation abusive d’informations personnelles et discrimination ». « Le directeur du Leclerc m’avait informé, samedi, qu’il allait sortir de son fichier tous les agriculteurs et agriculteurs retraités, soit quelque 180 noms, indique Pascal Ferey, président de la FDSEA de la Manche. Je trouve choquant qu’il dispose d’autant de données sur ses clients et qu’il détourne l’utilisation de son fichier. Il a franchi les limites. Nous lui demandons de réintégrer ces clients agriculteurs dans sa liste et nous lui demandons des excuses publiques. »

Un « détournement illégal d’informations » que confirme le député UMP de la Manche Philippe Gosselin, commissaire à la Cnil : « Si ces faits devaient être confirmés, il s’agit d’une sanction privée, arbitraire, ne visant pas un individu en rupture contractuelle, mais une catégorie professionnelle. C’est une dérive. Et dans des cas pareils, la Cnil peut faire un contrôle et prononcer des sanctions. On est dans un état de droit. On ne se fait pas justice soi-même. Cette affaire peut aller très loin. »


Interrogée, la direction parisienne de l’enseigne Leclerc précise « qu’il s’agit d’une initiative isolée d’un adhérent indépendant ».


Source : Ouest France

 

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 16:10



Un système biaisé qui permet à la grande distribution de faire ses marges aux dépens des producteurs. Leclerc qui s'offre une page de com' dans le Figaro en rejetant la responsabilité sur les industriels. Et le ministre Barnier. Mais que se passe t-il dans le monde de l'agriculture ?

 

 

 

Un « gâchis pour les agriculteurs qui sont apparus comme des casseurs ». Les casseurs apprécieront donc la main tendue de Michel-Edouard Leclerc, manifestement inspiré dans les colonnes très ouvertes du journal de Dassault qui lui consacre une demi page au lendemain d’un accord entre le gouvernement et la FNSEA.

 

Un double discours très ambigu

« Michel Barnier ne s’est pas grandi en désignant la distribution comme bouc émissaire. » Leclerc a décidé d’attaquer fort, il n’épargnera pas le gouvernement cette fois-ci : « il fallait laisser Michel Barnier gagner les élections européennes ». Et maintenant que c’est passé, que le contrat est rempli, il n’hésite pas à rappeler que c’est précisément Michel Barnier qui avait accepté « la dérégulation des marchés agricoles puis Bercy (qui avait) interdit la fixation professionnelle des prix du lait. » Des contradictions qui ne laissent pas indifférent puisqu’elles sont effectivement à l’origine de la crise du lait. Et le patron de l’enseigne de botter par la suite en touche en expliquant que le prix des produits est fixé au gré d’accords entre industriels et producteurs. 

 

Mais comment expliquer alors que la grande distribution traîne des pieds pour participer activement à l’observatoire des marges établi en 2008 à la demande des producteurs, un observatoire précisément mis en place pour associer la grande distribution à l’élaboration de prix raisonnables.
Michel-Edouard Leclerc n’en est pas à une contradiction près. 

 

En témoigne cette interview d’un jeune agriculteur interrogé par Thomas Chauvineau sur France Inter dans l’émission Service Public  : « quand Leclerc parle de moyenne à propos des marges, il joue sur les mots. » Il explique ainsi que la grande distribution fait peu de marges sur des produits génériques comme Coca-Cola, n’ayant aucun moyen de pression sur ce type de multinationale. Ce qui n’est pas le cas, bien au contraire, sur d’autres produits, tels le lait, « le lait bio revendu par exemple 5 fois plus cher ».

 

Des ententes au sein de la grande distribution ?

 

Les grands distributeurs sembleraient ainsi s’entendre pour maximiser leurs marges en profitant d’un oligopole, c’est-à-dire d’une situation d’hégémonie de quelques grandes centrales d’achat. Conclusion, Michel-Edouard Leclerc est pour la dérégulation des marchés, de manière à tirer vers le bas les prix de ses fournisseurs, mais à condition que la grande distribution puisse renforcer sa situation oligopolistique comme le lui permet la Loi de Modernisation de l’Economie, en augmentant par exemple la surface des grands magasins. Et de rejeter in fine la responsabilité de la crise sur les industriels. La boucle est bouclée... 

 

Bref, le gouvernement s’inscrit dans une politique au coup par coup qui ne satisfait apparemment personne, ni les producteurs, ni les industriels, ni la grande distribution. Voilà pourquoi le Vice-Président de la FNSEA nous confiait qu'il nourrissait peu d'espoirs envers « un gouvernement qui se cherche ». Visiblement, Leclerc, lui, ne se cherche pas en affirmant sans hésitation que l'agriculture est « une filière qui fait vivre trop de gens et mal ». Là encore, les intéressés apprécieront. Des intéressés qui n'hésitent pas à affirmer : « on est pris pour des cons, très concrètement, par les gens qui transforment nos produits et par les gens qui les vendent... »

 

source: Marianne

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 07:14



Jean-Paul Charié : «Il faut appliquer la loi »

 

 


Il est urgent de restaurer l'intérêt général dans les relations fournisseurs-distributeurs. Michel-Edouard Leclerc est très fort pour allumer un incendie. Les producteurs ont fait des efforts importants de modernisation et n'en ont pas profité, les consommateurs non plus. L'accord est une base de travail. Il a été signé par deux parties, il en manque une.
 La clé est chez les distributeurs. Des distributeurs sont d'accord pour dire OK à un prix plancher. Les Allemands, les Anglais l'ont fait.

 En France, tout le système est à reprendre. Bruxelles applique de manière tout à fait rigide la concurrence. Au nom de l'entente, on empêche une interprofession de fixer des règles minimums. Dans le même temps, Bruxelles accepte des fusions d'entreprises qui sont un retour au monopole.

L'heure n'est pas à changer la loi mais à la faire appliquer. Il faut s'engager à mieux sanctionner, plus rapidement, les abus tarifaires de la grande distribution. Le ministre de l'Economie peut saisir la justice pour réclamer des indus. Cela peut aller jusqu'à deux millions d'euros. Il ne faut pas hésiter à saisir la Commission d'examen des pratiques commerciales (CEPC). Elle garantit l'anonymat le plus complet. Des contrôles sont en train d'être faits par la Répression des fraudes dans tous les départements concernés pour voir la bonne application de la loi dans le secteur laitier. La CEPC se mobilise aussi sur le porc et les fruits et légumes.









A

près le long conflit sur le prix du lait, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs appellent désormais à une mobilisation nationale contre les marges des distributeurs, qui concernera encore les producteurs de lait, mais aussi ceux de fruits et légumes et de porcs. A partir de jeudi 11 juin au soir et pour 48 heures, des plates-formes d'approvisionnement de grandes surfaces seront bloquées. Des opérations ont d'ores et déjà commencé.

 

 

Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, n'exclut pas des risques de débordements. Il appelle le gouvernement à imposer la transparence sur les prix et les marges, et la grande distribution à se comporter en "partenaire".

Qu'attendez-vous de cette nouvelle mobilisation ?

Une prise de conscience du gouvernement. Nous devons obtenir la vérité sur les prix et les marges. Il ne suffit pas d'annoncer un observatoire, et constater qu'il ne fonctionne pas. Il faut faire en sorte que tout le monde joue le jeu et qu'il soit loyal. Sur le terrain, cela bout depuis longtemps sur cette question de transparence, il est logique que cela explose aujourd'hui. Il est aussi nécessaire de réguler le marché agricole, il faut casser la spéculation. En ce moment pour les agriculteurs, la situation n'est pas tenable.

N'allez-vous pas vous attirer l'hostilité des consommateurs ?

Nous n'agissons pas par plaisir. Le consommateur peut être agacé ponctuellement des perturbations dans les supermarchés, mais au final, je pense qu'il comprend le monde paysan. Nous travaillons sur la question de la transparence avec l'association de consommateurs UFC-Que choisir, et nous sommes en phase : les profits des enseignes se font sur le dos des producteurs et des consommateurs.

Mais le client veut des prix bas...

Je pense qu'il ne veut pas que les prix soient très bas puis très élevés, il veut comme nous qu'ils soient stables.

Pourquoi s'attaquer uniquement à la grande distribution ?

Avec la Loi de modernisation de l'économie (LME), le gouvernement a cédé aux demandes de distributeurs, et en particulier à Michel-Edouard Leclerc qui lui disait :
 
"Laissez-nous négocier les tarifs, et les prix baisseront !" C'est trop simple.

Et le pire c'est que le gouvernement l'a cru 
 Etrangler les producteurs pour, quelquefois, en faire profiter les consommateurs, n'est pas une démarche citoyenne. Il faut que la transparence des marges soit faite, mais aussi celle des pratiques commerciales.

Rien n'a changé dans l'attitude excessive des distributeurs. Il y a toujours des anniversaires (de magasins) à célébrer, et c'est toujours les fournisseurs qui paient la fête.

Chez Leclerc, il a 3 anniversaires par an:
Celui de l'enseigne, celui de la centrale d'achat et enfin celui du magasin...

Les distributeurs ont le droit de bien gagner leur vie, mais ils doivent se comporter comme des partenaires.

La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) se dit prête à apporter les données que vous réclamez, mercredi 10 juin, lors d'une réunion de l'Observatoire des marges...

C'est amusant. Il faut que l'on bouge pour qu'ils viennent autour de la table ! Ils auraient pu ne pas attendre...

Les industriels ne sont-ils pas eux aussi en cause ? Notre exigence de transparence vaut tout au long de la chaîne.

Vous réclamez la transparence, mais dans le conflit du lait, des industriels ont dénoncé, dans les calculs, l'absence de prise en compte des aides européennes touchées par les producteurs...

C'est malhonnête. Qu'ils aient le courage de mettre tous leurs résultats sur la table, comme les agriculteurs le font. Tout le monde sait combien je livre de lait, et quel est le montant de mes primes.

Cette nouvelle mobilisation n'est-elle pas un moyen pour la FNSEA de faire oublier un accord sur le prix du lait contesté sur le terrain ?

Non, la colère sur les marges couvait depuis longtemps. Quant au prix du lait négocié, je comprends que les producteurs ne soient pas satisfaits, mais l'accord était indispensable.

Les opérations ont débuté avant votre signal. Contrôlez-vous la situation ?

La FNSEA assume, mais je souhaite qu'il n'y ait pas de débordements, que la mobilisation se fasse dans le respect des biens et des personnes. Nous sommes touchés par la crise après d'autres secteurs. Pour nous aussi, tenir les troupes n'est pas facile. Le gouvernement et les distributeurs doivent prendre ce coup de semonce au sérieux.




Source: Le Monde

près le long conflit sur le prix du lait, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs appellent désormais à une mobilisation nationale contre les marges des distributeurs, qui concernera encore les producteurs de lait, mais aussi ceux de fruits et légumes et de porcs. A partir de jeudi 11 juin au soir et pour 48 heures, des plates-formes d'approvisionnement de grandes surfaces seront bloquées. Des opérations ont d'ores et déjà commencé.
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 10:30




Licenciés de Leclerc pour avoir réintroduit la grève ?

Le centre Leclerc du Méridien, à Ibos, non loin de Tarbes, est un endroit un peu particulier. Au sein de cet hypermarché qui emploie 560 personnes, les délégués du personnel sont invisibles, et le syndicat n'existe plus depuis sept ans. Aucune grève en trente ans.

Alors, quand la direction prend connaissance de la mobilisation du 19 mars, et de la banderole déployée par ses employés (« Salariés du Méridien : Les prix Les salaires les plus bas »), elle voit rouge.

Convoqués par la direction

Peu après la manifestation du 19 mars, la totalité du personnel est convoquée en petits groupes par la direction. Apparemment pour réinstaurer le dialogue, parler d'avenir, rassurer en quelque sorte. Selon les salariés, l'objectif est tout autre : repérer les individus les plus impliqués dans le mouvement.

Trois d'entre eux, employés à l'espace culturel de l'hypermarché, reçoivent le 12 mai une convocation préalable à licenciement. Motif invoqué : des ventes en baisse dans le secteur du disque.

Pourtant, les années 2006 et 2007 avaient été fructueuses dans les hypermarchés Leclerc du département, qui appartiennent tous à la même famille. Le centre du Méridien avait permis de dégager 2 430 000 euros de dividendes à l'issue de chaque année.

En outre, le centre du Méridien doit être prochainement agrandi (le projet a été accepté en commission d'équipement commercial), comme vient de l'être celui de Lormond, à Tarbes.

Enfin, les dirigeants ont décidé d'accorder aux salariés de plus de dix ans d'ancienneté une prime, de 500 à 1000 euros, pour fêter les 50 ans du magasin. Un extra d'une valeur totale de 450 000 euros.

Tous ces signes positifs rendent les salariés de l'établissement sceptiques : ils en sont certains, les motifs invoqués pour ces licenciements ne sont qu'un prétexte.

C'est en tous cas ce qu'affirme Yves Rolland, délégué syndical du Leclerc de Tarbes. Pour lui, « l'objectif est de casser le mouvement et d'instaurer un rapport de force avant les élections du comité d'entreprise de novembre ».

Contactée par Eco89, la direction du Leclerc n'a pas souhaité faire de commentaire.

« Les gens ont peur »

Un collectif de soutien, créé à l'initiative de syndicats (CGT, CFDT, FSU, PS), de partis (Parti de gauche, Front de gauche, NPA, Gauche unie, LO) et d'une association (Attac), passe rapidement à l'action. Le mercredi 20 mai, une mobilisation réunit 250 personnes sous le slogan « Liberté syndicale » :

« Ici, les gens ont peur, raconte Florence Andrieu, l'une des trois personnes menacées de licenciement. Après la manifestation du 19 mars, il planait comme une menace. On a surveillé mes horaires, on m'a écarté de certaines de mes fonctions. Je veux parler de pression, d'humiliation, d'atteinte au droit de grève et à la liberté d'expression. »

Florence Andrieu compte bien aller aux prud'hommes. Le collectif de soutien est également prêt à poursuivre l'action : un nouveau rassemblement est prévu ce vendredi à Idos.

« Si vous n'êtes pas contents, vous allez voir ailleurs »

Les propriétaires, les frères Brice et Davy Saint-Laurent possèdent les quatre Leclerc des Hautes-Pyrénées : Tarbes, Ibos, Lourdes et Orleix, comptant environ 1200 salariés. Au total, ils dirigent tout les deux 45 entreprises selon infogreffe, dont 39 dans les Hautes-Pyrénées, ce qui fait d'eux les premiers employeurs du département.

Les quatre établissements leur ont été confiés par leur mère Jacqueline, qui les avait elle-même hérités de son père en 1996 et menait la barque jusqu'à peu avec son frère Jean-Claude. Leur soeur, Nicole Bélit, dirige un centre Leclerc à Pau, et détient au total 12 entreprises.

Hasard ou pas, l'article publié sur le site du quotidien local, La Dépêche du Midi, ne mentionne nulle part le nom de Leclerc. Les médias locaux évitent de parler de l'affaire. L'enseigne est l'un des plus gros annonceurs de la région. Difficile de résister à leur « potentat local », confie un journaliste local :

« Leur crédo, c'est si vous n'êtes pas content, vous allez voir ailleurs. Et je peux vous dire qu'il sera alors très dur de retrouver du travail dans le coin. C'est pour cela que personne n'ose parler. »


Source ECO89

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 14:39




Une promotion sur des pommes d'origine brésilienne vendues à un euro le kg dans les centres Leclerc révolte les producteurs français. Dans une lettre adressée à Michel-Edouard Leclerc, patron des centres éponymes, la fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) fait état de sa "stupéfaction" et dénonce un "prix inaccessible".

 

 

Malgré la distance et le transport, les pommes brésiliennes sont deux à trois fois moins chères que les françaises, vendues entre 2 et 3 euros  le  kg.


Les producteurs de pommes citent par ailleurs une récente publication du gouvernement brésilien qui révélait des chiffres "alarmants" sur les taux de résidus phytosanitaires contenus dans les fruits et les légumes cultivés au Brésil.
Les producteurs français rappellent qu’ils sont tenus à des cahiers des charges "très stricts".

Ils menacent d’intervenir dans les rayons si les magasins Leclerc ne cessent cette promotion, à l’image de ce qui s’est passé mercredi dans une plate-forme logistique des magasins Ed (goupe Carrefour) au Plessis-Pâté, dans l’Essonne. Des producteurs de fruits et légumes ont saccagé plusieurs dizaines de palettes de marchandises importées. Ils n'avaient trouvé que deux palettes de production française sur 70 à 80.


C’est sur ce genre de pratique que Michel Edouard Leclerc est un peu (voire même beaucoup) fort de café…Ils nous rappelle à longueur d’année  depuis 10 ans qu’il est le 1er distributeur écologique (grâce à ses sacs payant, qui lui ont fait une bonne réserve de trésorerie…) et il va chercher à l’autre bout du monde des pommes…Vu comment elles sont traitées et en plus le transport (lieu de la récolte + lieu de stockage au Brésil + transport routier jusqu’au porte containers + camion jusqu'à la plateforme de logistique + camion pour livrer la marchandise au point de vente…) l’écologie de Mr Leclerc dans les pratiques n’est pas vraiment  celle dont il se répand dans les médias…

Pourquoi la grande distribution va chercher à l'autre bout du monde ce qu'elle peut trouver au pied de sa porte...
Est ce que un telle différence de prix mérite vraiment à elle seule d'importer des fruits revendu 1€/kg... 








Source: europe1.fr

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