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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 09:21

Leclerc se sent-il une responsabilité dans la crise de l'agroalimentaire, comme le lui reprochent des hommes politiques ou de nombreux acteurs du secteur ? "C'est du n'importe quoi ! Les entreprises qui licencient en Bretagne vendaient du poulet surgelé aux pays arabes, elles ont vécu sur un système de subvention ! Avec la fin de la PAC qui était programmée depuis 2005, l'Etat a refermé les robinets et ce modèle économique ponctionneur de fiscalité s'arrête avec les drames sociaux que l'on connait mais ils ne vendaient pas sur le marché intérieur, ça n'a rien à voir avec nous", s'est défendu Michel-Edouard Leclerc, le président directeur général de l'enseigne de grande distribution jeudi sur Europe 1. Selon lui, aucune enseigne ne rémunère mieux les producteurs que la sienne.

"Déséquilibre"

Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, a décidé d'assigner E. Leclerc devant le tribunal de commerce de Paris pour "déséquilibre" dans ses relations avec ses fournisseurs, estimant qu'elle fait pression sur eux. "Non, il ne dit pas n'importe quoi", a estimé Michel-Edouard Leclerc à propos du ministre : "Simplement il dit les jours pairs qu'il ne faut pas trop faire descendre les prix et intervient dans la négociation commerciale. Mais reconnaissez que les jours impairs il me demande de casser le prix des lunettes sur internet, de le vendre moins cher par rapport aux opticiens qui disent le contraire..."

"Leclerc, je vais te le polisser"

"Tout le monde reconnaît que les Centres Leclerc sont à peu près de 12 à 20% moins chers que Casino et Monoprix qui sont dans la même centrale d'achat que nous. Pensez-vous que j'achète 12 à 20% moins cher que la troisième centrale d'achat française ? C'est n'importe quoi !", a poursuivi le PDG. " Vendre moins cher, ça veut dire essayer de vendre moins cher qu'un concurrent, avoir un modèle économique. Vous avez parlé des foires au vin : nous sommes le premier vendeur de grands crus de Bordeaux en France. C'est pas du low-cost ! Nous essayons simplement de vendre moins cher que les autres."

Interrogé sur son rapport à la législation française, Michel-Edouard Leclerc affiche sa confiance : "Je m'assois dessus quand elle est faite contre moi. Quand c'est une loi qui détourne le droit pour s'en prendre à des gens que le gouvernement sollicite par ailleurs pour aider les éleveurs, les petits producteurs, les PME ou pour faire baisser le produit de rentrée des classes ou le carburant. Ce sont les mêmes qui après font semblant de me dire : "Leclerc, je vais te le polisser et lui faire augmenter ses prix !" Ça n'a aucun impact sur moi."

 

source: boursier.com

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 16:03

Les patrons sont parfois séquestrés, les salariés, très rarement. C'est pourtant un tel fait qui a mené quatre dirigeants du supermarché Leclerc de Montbéliard (Doubs) devant le tribunal correctionnel de la ville, jeudi 14 novembre. Ils sont accusés d'avoir séquestré, en 2006, une cinquantaine de salariés durant environ une heure dans une réserve afin de les soustraire au contrôle inopiné de l'inspection du travail. La CGT s'est portée partie civile. Une vingtaine de salariés ont demandé le paiement d'heures supplémentaires ainsi que des dommages et intérêts pour leur enfermement dans la réserve.

L'audience a duré treize heures, le temps d'essayer d'éclaircir de nombreux points de cette affaire exceptionnelle. Le 30 juin 2006, vers 21 h 45, le magasin est en plein inventaire quand arrivent des agents de l'inspection du travail, de l'Urssaf et des policiers. L'inspection enquête sur une comptabilisation suspecte des heures supplémentaires depuis plusieurs mois après des plaintes de salariés. Une partie de ces heures n'étaient ni comptabilisées ni payées. Une ancienne employée a confié, dans L'Est Républicain du 17 novembre 2011, qu'elle avait établi de faux relevés d'heures, mentionnant 37,5 heures par semaine alors que des salariés en faisaient 50 à 60.

A la vue des inspecteurs, le directeur du magasin Leclerc ordonne à une chef de département de cacher une cinquantaine de salariés. Ceux-ci sont conduits dans une réserve. Ils se retrouvent dans le noir, avec interdiction de parler, sans savoirpourquoi ils sont là. "Quand j'ai vu les enquêteurs et la police sur le parking, j'ai paniqué, je savais qu'on ne respectait pas les amplitudes horaires" légales, a reconnu le directeur à la barre. "J'aurais dû réagir mais je ne l'ai pas fait, a admis, de son côté, la chef de département. J'ai suivi [les ordres] sans comprendre les enjeux."

DIFFÉRENTES VERSIONS POUR UNE "FRAUDE MASSIVE"
 

Comment s'est passé la séquestration ? L'enfermement aurait duré de 20 à 60 minutes. Certains salariés ont affirmé que le local avait été fermé à clé, la chef de département disant, elle, qu'elle a maintenu la porte avec son pied. "C'était comme si on nous faisait passer pour des travailleurs clandestins", a souligné une salariée dans L'Est Républicain du 17 novembre 2011, ajoutant avoir été "suivie par une psychologue" ensuite.

Pour Sébastien Bender, avocat du directeur du magasin et de la directrice des ressources humaines (DRH), qui a plaidé leur relaxe, on ne peut pas vraimentparler de séquestration. "Le directeur n'a pas donné l'ordre d'enfermer les salariés mais de les cacher. Et personne ne s'est opposé à aller dans le local", affirme-t-il. Mais peut-on s'opposer aux ordres de son patron ? M. Bender a une autre explication : "Certains salariés ont dit qu'ils avaient pensé qu'ils allaient fairel'inventaire de la réserve, d'autres qu'il y avait le feu. Même dans la réserve, personne n'a demandé à en sortir."

Des salariés ont pourtant indiqué s'être sentis "oppressés" dans le local. Mais M. Bender a un doute. "Une personne a déclaré avoir joué au foot dans la réserve. Il n'y a pas deux versions identiques." De même, il y a plusieurs versions de la libération des salariés. Etait-ce après le départ des inspecteurs ? Ou bien, comme le dit M. Bender, "au bout d'un quart d'heure, quand le directeur a donné l'ordre deremettre les salariés dans les rayons par petits groupes", après avoir réalisé qu'il avait "fait une bêtise" ? Le tribunal devra trancher.

En tout cas, "c'est la première fois qu'on arrive à prouver une fraude massive, a souligné la direction du travail dans Libération du 20 octobre 2006. Mais à côté de ça, il y a quantité d'affaires qui n'aboutissent pas faute de preuves et parce que les gens qui viennent se plaindre d'heures sup non payées veulent rester anonymes. Les heures sup, c'est la grande plaie du secteur de la grande distribution (…). Il y a une chape de silence."

"LE NERF DE CE DOSSIER, C'EST L'ARGENT"

Après cet épisode, le PDG de la société SAS Montdis, qui gère le magasin, "s'est excusé auprès des salariés, indique M. Bender. Une prime a été versée aux 92 qui avaient été présents ce soir-là, dont les 40 qui étaient dans la réserve". La chef de département, qui est la fille du PDG, et la DRH n'ont pas été sanctionnées. Le directeur a reçu une mise à pied de dix jours et est toujours à la tête du magasin. Depuis cet incident, une pointeuse a été installée.

"Le nerf de ce dossier, c'est l'argent", a lancé le procureur lors du procès. La séquestration, a-t-il ajouté, "c'est l'aboutissement d'une gestion uniquement tournée vers le profit financier, jamais vers l'humain." Une vision que conteste M. Bender : "Le magasin gagne autant d'argent, voire plus, maintenant, alors qu'il y a la pointeuse et que 50 salariés ont été embauchés depuis."

Le procureur a requis 200 000 euros d'amende à l'encontre de la SAS Montdis pour travail dissimulée ; 15 000 à l'encontre le PDG pour travail dissimulé, obstacle à la mission de l'inspection du travail et paiement de salaires inférieurs au minimum conventionnel ; 2 500 euros d'amende à l'encontre la DRH et 6 000 euros à l'encontre le directeur du magasin ; ainsi qu'un mois de prison avec sursis assorti d'une amende de 2 500 euros pour la chef de département pour séquestration et obstacle à la mission de l'inspection. La décision du tribunal sera rendue par le tribunal le 23 janvier 2014.

 

Source: Le Monde

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 08:26

QUAND LECLERC « SE FAIT DE L’ARGENT SUR LE DOS DES CHÔMEURS »

Quand Leclerc emploie des chômeurs... aux frais de Pôle emploi. La CGT reproche à Pôle Emploi de payer 6 semaines de formation aux chômeurs pour devenir préparateurs de commande chez Leclerc Drive à Auxerre. Le poste ne nécessite que quelques heures de formation. Le reste du temps, les chômeurs « en formation » travaillent et c’est Pôle Emploi qui paie.

Sur le site Rue89, un demandeur d’emploi témoigne : « En un quart d’heure tout est expliqué, je prépare quelques commandes avec elle. Une heure plus tard, muni de ma « scannette », je prépare déjà seul mes commandes ».

 

Deux euros versés à Leclerc pour chaque heure de formation

 

Six semaines de travail gratuit pour Leclerc donc et des travailleurs à temps plein qui ne perçoivent parfois pas plus que le RSA soit 492,20 euros par mois. Une employée de Pôle Emploi refuse d’orienter les demandeurs d’emploi vers ces offres : « Qu’on n’attende pas six semaines de formation pour un poste de préparateur de commande. Il n’y a pas besoin de ça. Sachant que les gens ne sont pas payés : celui qui est au RSA qui gagne 493 euros, il gagne 493 euros en travaillant à temps plein pendant 6 semaines. Normalement la période d’essai est payée. En fin de compte, l’entreprise se fait de l’argent sur le dos des chômeurs ».

En plus d’indemniser les chômeurs, Pôle Emploi verse aussi 2 euros à Leclerc pour chaque heure de formation des salariés embauchés à l'issue de leur « formation »… soit 6 720 euros en septembre, pour l’embauche de 16 personnes sur 25.

 

source: RMC

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 11:45

À peine recrutées par le nouveau supermarché Leclerc, elles ont été écartées. Carole Fauconneau, Olga Peaumier et Audrey Camin brisent la loi du silence.

 

Trois anciennes employées du Leclerc du Verdon-sur-Mer, se plaignent de leurs conditions de travail dans le supermarché. L’entreprise s’était appuyée sur l’aide de Pôle emploi pour recruter 17 personnes en CDI, à son ouverture, le 19 juin dernier. Cinq d’entre elles ont été remerciées.

Au départ, tout semblait bien parti. Une réunion est organisée, en février, à la mairie du Verdon, à l’initiative de Pôle emploi et des promoteurs du Leclerc, dont l’ouverture est prévue pour le mois de juin. Une centaine de personnes répondent présent. Il est expliqué à l’auditoire que des tests seront prochainement organisés, à l’issue desquels 17 personnes seront sélectionnées pour intégrer une formation devant déboucher sur la signature immédiate d’un CDI. Ce jour-là, Carole Fauconneau, Olga Paumier et Audrey Camin, trois mères de famille du Verdon, sont présentes. L’opportunité les intéresse. Audrey, parce qu’elle est alors en CDD au Carrefour de Soulac et qu’elle recherche un emploi stable. Olga, au chômage depuis plusieurs mois, y voit l’occasion de mettre à profit son expérience passée dans la grande distribution. Carole, aide à domicile depuis trois ans, cherche quant à elle un travail à mi-temps qui lui permettra de se consacrer à sa fille, gravement malade. Après les tests, toutes les trois sont retenues pour suivre la formation. L’apprentissage s’étale sur 96 heures réparties entre le 19 mai et le 18 juin. Il est assuré par Daquota Distribution, un organisme spécialisé dans la formation professionnelle pour la grande distribution. Le financement est partagé entre Pôle emploi et Forco.

Des employés sous pression

La formation se déroule entre la mairie du Verdon pour la théorie et le centre Leclerc de Lesparre pour la pratique.

« Au début tout s’est plutôt bien passé. Mais les choses ont commencé à se compliquer pendant la dernière semaine. Le directeur, Didier Dupont, nous a fait remplir les rayons du Leclerc avant son ouverture. Il nous demandait de faire des heures supplémentaires, sans nous laisser le choix. On travaillait du lundi au samedi, en embauchant tôt le matin pour terminer tard le soir », explique Olga Paumier. « Un soir, alors que je terminais ma journée, le directeur m’a demandé de rester plus longtemps. Je lui ai dit que je ne pouvais pas. Que j’étais attendue chez moi. Ce à quoi il m’a répondu : “ Vous n’êtes pas à deux heures près. Remettez vos chaussures de sécurité ” », affirme Audrey Camin.

La formation arrivée à son terme, Olga, Carole et Audrey signent leur CDI le 19 juin. Le contrat prévoit une période d’essai de deux mois. Aucune d’elles ne passera le cap.

Carole Fauconneau, qui n’avait jamais travaillé dans un supermarché auparavant est rapidement dépassée. « On m’a donné six rayons à gérer toute seule du jour au lendemain. Je devais passer moi-même les commandes et gérer le stock alors qu’on ne m’avait jamais appris comment faire pendant la formation », raconte-t-elle. La pression est d’autant plus grande que la direction demande à ses employés d’augmenter leur cadence de travail. « Des réunions étaient fréquemment organisées au mois de juillet pour nous demander de travailler plus vite », indique une saisonnière, qui tient à garder l’anonymat.

Accusée de vol

Le 5 août, Carole Fauconneau est convoquée dans le bureau du directeur. « Monsieur Dupont m’a expliqué qu’il n’avait rien à me repprocher au niveau de mon travail, mais qu’il ne pouvait pas me garder », explique Carole. Le lendemain, c’est au tour d’Olga Paumier d’être convoquée. « Le directeur m’a reproché d’avoir voleé de l’argent en quittant ma caisse la veille. Je lui ai dit que c’était faux. Il m’a répondu que j’avais perdu sa confiance et qu’il souhaitait mettre fin à mon contrat », affirme Olga. Excédée, après seulement quelques jours de travail, Audrey Camin a pour sa part décidé de partir d’elle-même le 4 juillet.

Deux autres personnes seront également évincées dans l’été, parmi le groupe des 17 qui a suivi la formation de base. Ce qui fait au total, un taux d’échec de 35 %. Un chiffre que Nicolas Hervé, le directeur de l’agence Pôle emploi de Pauillac, a du mal à comprendre. « L’objectif de ce dispositif était de permettre à des personnes très éloignées du marché de l’emploi de retrouver un travail. Tout le monde semblait avoir joué le jeu », explique-t-il.

Didier Dupont, le directeur du Leclerc du Verdon, affirme pour sa part avoir géré son personnel « de manière humaine », tout en admettant que « dans l’effectif de départ, on savait que l’on aurait des corrections à apporter ».

Carole Fauconneau, Olga Paumier et Audrey Camin, pensent attaquer leur ancien employeur aux Prud’hommes.

 

Source: Sud ouest

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 09:24
Trente ans après avoir fait plier les pétroliers en servant du super dans ses hypers, il compte bien s'attaquer au marché des médicaments sans ordonnance le plus tôt possible.


Publié fin juin, un arrêté a autorisé la vente de 4.000 médicaments sans ordonnance sur internet écartant les supermarchés. Pas de quoi décourager Michel-Eddouard Leclerc qui donne des coups de boutoir aux pharmacies depuis 5 ans, et espère bien commercialiser des médicaments dans ses magasins le plus tôt possible. Du moins, ceux sans ordonnance, dits OTC (de l’anglais “over the counter”), qui ne sont pas remboursés.

Son objectif ? Pratiquer des prix inférieurs de 25 à 30% à ceux des officines. S’attaquer aux monopoles est presque une habitude pour ce trublion de la grande distribution. Après l’essence dans les années 1980, il a réussi à imposer des bijoux, des voyages, des objets culturels... “L’enseigne maintient sa croissance grâce à cette diversification, explique Yves Marin, consultant au cabinet de conseil en stratégie Kurt Salmon. La santé est un vecteur de développement parmi d’autres. Avec un avantage, Leclerc y apparaît comme légitime.”

La première parapharmacie E.Leclerc a en effet ouvert ses portes en 1988. Elles sont aujourd’hui près de 180 et emploient 200 docteurs en pharmacie. Un chiffre important : c’est sur leur présence que se joue l’autorisation ou non de commercialiser de vrais médicaments. “Quel que soit le champ à investir, Michel-Edouard Leclerc adopte la même stratégie, poursuit Yves Marin. Il fait parler de son combat via des campagnes médiatiques chocs, qui irritent les professionnels du secteur et lui valent des procès.

En parallèle, il pratique un intense lobbying pour faire évoluer les législations, aussi bien nationales qu’européennes.” La France est l’un des derniers bastions à préser­ver le monopole des pharmacies. Le groupe vend déjà des médicaments en Italie, où il a profité de la libéralisation du secteur, en 2006. Si la bataille est rude, c’est que le marché est juteux. Les OTC représenteraient un tiers des dépenses de médicaments, soit 2 milliards d’euros. Ils sont aussi les produits les plus rentables pour les officines puisqu’elles peuvent librement établir leurs prix.

source: capital.fr

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 08:25

Lundi 3 juin, à Avrillé, près d’Angers, à l’appel de la FDSEA et de Jeunes agriculteurs, une quarantaine d’éleveurs ont sorti des rayons du Leclerc les viandes dont l’origine n’est pas mentionnée.

 

Les agriculteurs ont rempli 24 chariots de supermarché : saucissons, tranches de jambon, escalopes de dinde, grignotes de volailles, saucisses, lardons… Ce « butin » a été rassemblé dans l’allée centrale du magasin, estampillé d’un stick « viande d’origine incertaine », entouré d’un ruban de chantier. « Nous voulons signaler au consommateur qu’il est trompé sur l’origine des viandes. L’enseigne affiche les logos « viande porcine française, viande bovine française, viande de volaille française », à l’entrée du magasin. Mais, en réalité, seule une petite partie des produits est d’origine française. Elle cache une grosse masse de production importée sans mention du pays d’origine »,s’indigne Jean-Marc Lézé, président de la FDSEA de Maine-et-Loire.

 

Produits transformés

 

 

Du côté de chez Leclerc, on se défend : « Notre atelier de découpe ne travaille que des viandes d’origine France. Nous mettons en avant des produits locaux en porcs, volailles, agneaux, bœuf et veau. Les agriculteurs visent surtout les produits transformés. Les industriels n’ont pas une démarche suffisante de traçabilité et de mention de l’origine sur l’emballage », indique un responsable de l’hyper Leclerc.

 

Des actions similaires ciblant la grande distribution ont été conduites par les différentes FDSEA des Pays de la Loire : dans la Sarthe, vendredi soir (Auchan) et ce lundi à Laval (blocage du Carrefour) et à La Roche-sur-Yon (blocage du Leclerc).

 

Source: Ouest France

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 08:09

On savait qu’en bon Leclerc, Michel-Edouard adorait bousculer l’ordre établi et faire de la provocation. Mais, cette fois, il est allé au-delà de ses espérances…

Un immense portrait de Che Guevara, une affiche publicitaire rappelant Mai 68… La décoration de son bureau en dit long sur Michel-Edouard Leclerc : il aime la castagne et adore le faire savoir. Ces derniers mois, il a été servi ! Fournisseurs, agriculteurs, concurrents, tout le monde lui est tombé sur le dos… Pour l’instant, la révolte n’a pas gagné les pousseurs de Caddie : l’année dernière, son enseigne a encore vu son chiffre d’affaires progresser de 7,5%, à 43,7 milliards d’euros.

Pourtant les temps sont compliqués pour le défenseur autoproclamé du pouvoir d’achat des Français : son refrain sur les prix bas sonne mal, alors que des industriels vacillent faute de marges suffisantes et que les agriculteurs appellent au secours. Sans compter les scandales alimentaires que certains attribuent à cette pression incessante sur les fournisseurs. Sollicité par Capital, «MEL», comme on le surnomme, n’a pas souhaité commenter cette poussée de fièvre généralisée.

Les concurrents : ils veulent lui voler la vedette sur le terrain de la communication

Nous, on ne se prend pas pour le Jésus-Christ du consommateur !» C’est net, Georges Plassat, le patron de Carrefour, commence sérieusement à s’agacer de la posture médiatique de Leclerc. «C’est même devenu une obsession, sourit Olivier Dauvers, spécialiste du secteur. Plassat l’attaque à chaque intervention publique.» Idem dans ses campagnes publicitaires  : le deuxième distributeur mondial se prend au jeu de «Qui est le moins cher», chiffres à l’appui. Piqué au vif, MEL a réagi sur son blog, titrant l’un de ses billets «Carrefour, fais-moi peur».

Dans un autre style, Système U aussi monte au front. Depuis plusieurs mois, le groupement de Serge Papin dénonce la guerre des étiquettes engagée par Leclerc et ses effets destructeurs pour les PME françaises : suppressions d’emplois, fermetures d’usines…

«Veut-on que la France bénéficie encore d’une industrie agroalimentaire forte dans dix ans ?», feint-on de s’interroger chez U.

Michel-Edouard a beau ironiser sur la rhétorique de son concurrent – «les cocos de Paimpol financent le cola d’Atlanta» – il sent bien que ces arguments font mouche. «Leclerc a commis une erreur et ça l’énerve, raconte un bon connaisseur. Il a laissé libre un espace de communication sociétal que Serge Papin s’est empressé d’exploiter.»

Les petits fournisseurs : ils ne supportent plus de se faire pressurer

Pas un mois sans une manifestation d’agriculteurs sur un parking Leclerc. En mars, ils bloquaient l’accès du magasin de Morlaix ou plaquaient des autocollants rageurs sur les produits du centre de Brissac. En avril, ils investissaient les rayons d’un hyper nordiste…

Entre l’épicier et les paysans, la polémique est montée d’un cran. Les éleveurs ne lui pardonnent pas ses cris d’orfraie lors du scandale des lasagnes au cheval. «C’est trop facile de s’offusquer de ces pratiques, s’emporte François Thabuis, président des Jeunes Agriculteurs. En réalité, Leclerc veut faire oublier ses responsabilités.»

Sa guerre des prix est «devenue insoutenable et est destructrice de valeur», ajoute Xavier Beulin, le président de la FNSEA.

Même son de cloche du côté des PME. Son plan de soutien aux petits patrons annoncé en décembre n’a pas convaincu. «Il agit comme un grand prince qui donnerait l’aumône, ce n’est pas ce que les entreprises lui demandent, s’énerve Alexander Law, directeur économie et innovation à l’Ania (Association nationale des industries alimentaires). Elles voudraient seulement être traitées de manière équitable.» Industriels de la volaille, de la charcuterie, laiteries…

Tous sont vent debout, n’ayant pas réussi à passer les hausses de prix qu’ils jugent indispensables pour compenser la flambée des matières premières, céréales, soja, etc. «C’est Leclerc qui donne le tempo et tire tout le monde vers le bas, soupire le patron d’une PME alimentaire. Certains distributeurs plus conciliants seraient prêts à répercuter l’augmentation des coûts, mais ils exigent qu’il le fasse aussi.» Et l’Ania d’annoncer des défaillances d’entreprises et des pertes d’emplois en pagaille (3.500 à 5.000 en 2013) dans l’agroalimentaire : Michel-Edouard, responsable de tous les maux ? «Cette désignation systématique devient malsaine», rétorque un de ses lieutenants.

Les gros industriels : ils lui reprochent ses exigences tarifaires sans contreparties

Les relations entre Leclerc et ses fournisseurs n’ont jamais été tendres mais, cette année, c’est la guerre. «A force de gagner des parts de marché, il prend ses aises et frôle l’abus de position dominante, accuse l’un d’eux. Il nous impose des conditions commerciales à la limite de la loi.» L’enseigne leur ferait ainsi signer des accords sur les tarifs sans valider de plan d’affaires précis, ces contreparties auxquelles s’engagent les distributeurs en termes d’animations ou de mises en avant des produits.

«Il nous demande aussi de payer pour que nos marques soient vendues dans les drive, ajoute un fabricant. Tout est prétexte à nous prendre de l’argent.»

Les négociations annuelles, cet hiver, ont été rudes au siège de Leclerc, à Ivry-sur-Seine (94), où les industriels vont toujours à reculons. «C’est toujours pareil, vous vous retrouvez dans un petit box avec quatre patrons 
de magasins qui n’hésitent pas à se montrer agressifs, raconte un fournisseur. Aussi gros que vous soyez, ils peuvent vous virer au bout de trois minutes.»


Le gouvernement : il veut modifier une loi que certains jugent taillée pour Leclerc

Dans certains cabinets, on a très envie de se le payer», confie un habitué des couloirs ministériels. Ce qui agite ce petit monde ? L’aménagement de la LME (loi de modernisation de l’économie), ce texte qui était censé clarifier les négociations entre industriels et distributeurs. La loi, adoptée sous Nicolas Sarkozy, avait été rebaptisée «loi MEL», car elle donnait l’avantage à ceux qui ont le plus gros pouvoir de négociation. «Il était ami avec le président, glisse un ancien patron d’enseigne. Au temps fort des discussions, il se rendait toutes les semaines à l’Elysée.» Dans un texte qui sera étudié par l’Assemblée en juin, le gouvernement prévoit de nouveaux aménagements, comme obliger les partenaires à renégocier les tarifs en cours d’année en cas d’explosion des matières premières.

Leclerc a-t-il toujours l’oreille des ministres ? On remarque que Benoît Hamon, le ministre délégué à la Consommation, impliqué dans ce dossier, est breton lui aussi. Un point commun qui facilite les relations ? «Je n’ai rien contre lui mais il ne suffit pas de me dire Kenavo pour qu’on s’entende», sourit le ministre. En gage de bonne volonté, l’épicier de Landerneau a récemment inauguré des rayons made in France dans quelques magasins tests. De quoi faire plaisir à Arnaud Montebourg. «Ne vous inquiétez pas pour Leclerc, il a beaucoup de réseaux et il est prêt à utiliser toutes les cartes…», ajoute un proche du gouvernement. Son forfait mobile aussi : plusieurs parlementaires auraient eu l’honneur d’un coup de fil ces derniers mois.

Les pharmaciens : ils l’accusent de ne pas faire à l’étranger ce qu’il promet en France

C’est devenu une ritournelle. Début février, Michel-Edouard Leclerc a de nouveau réaffirmé son projet de vendre des médicaments non remboursés dans ses 180 parapharmacies, promettant des rabais de 25 à 30%. Mais, quand on touche à leur pré carré, les apothicaires ont du répondant. La FedMed, l’un des syndicats de la profession, s’est ainsi payé pour 20.000 euros une websérie humoristique (Jenaibesoin.com) où l’on voit un gogo dépenser une dizaine d’euros d’essence pour se rendre chez Leclerc alors qu’il a une pharmacie en bas de chez lui.

Quant à l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo), elle a sorti sa calculette. Elle estime d’abord que les achats de médicaments non remboursés se chiffrent à 30 euros par an et par Français. Economiser 10 euros dans l’année, la belle affaire ! Et encore, ce n’est même pas sûr. «Dans les pays où il a déjà remporté cette bataille, comme au Portugal, il n’est pas 30%, ni 25% moins cher, mais seulement 2% en moyenne», assure son président, Gilles Bonnefond. Pis, selon lui, en Italie, où le marché a aussi été libéralisé, Leclerc vend le Nurofen 6,50 euros quand on le trouve à 3 euros en France. Conclusion du pharmacien : «Leclerc est un manipulateur d’opinion.» On a hâte de lire la réplique du Robin des bois sur son blog.

Source Capital

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:21
Une trentaine d'agriculteurs ont déversé plusieurs tonnes de fumier devant un supermarché, à Riorges (Loire), samedi au petit matin, pour faire pression sur la grande distribution avant une table ronde nationale sur le prix du lait. Les manifestants, qui répondaient à un appel de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs, ont rassemblé des chariots au centre du parking d'un Centre  sur lesquels ils ont déversé du lisier amené par cinq tracteurs, indique la même source. 


Il n'y avait pas de mot d'ordre national pour cette action qui s'est déroulée entre 4 et 5 heures du matin.

Des employés du supermarché nettoyaient les lieux dans la matinée.

 

 

Le Parisien.fr

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 20:19

Comme l'avait annoncé la Fédération régionale ovine, une quinzaine de militants a mené une opération de sensibilisation samedi vers 11h dans le centre commercial

de l'avenue Bon Pasteur.

 

A grand renfort de drapeaux, tracts et de moutons sur le parking, ils ont exprimé les difficultés de la filière face à l'importation d'agneaux étrangers en France.

Une opération du même type était organisée au Leclerc de Bourg-les-Valence dans la Drôme.

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 10:25

Pour Maurice, les six prochains jours seront les plus longs de ces 24 dernières années. A seulement « deux ans de la retraite », il vient d’être mis à pied par le magasin Leclerc Nice-Saint-Isidore (Alpes-Maritimes) pour vol et consommation de quatre beignets aux pommes.

Mercredi dernier, la journée a démarré comme d’habitude, à 5 heures du matin, pour cet agent de maîtrise, qui s’occupe des entrées et des sorties des marchandises.

« C’est là qu’il a sorti le paquet de biscuits »

Vers 9 heures, « un cadre » l’informe qu’il est convoqué dans le bureau de la direction. Maurice se retrouve face à son directeur :

« Il me demande si je sais pourquoi il me convoque. Je lui réponds que je ne comprends pas. C’est là qu’il a sorti le paquet de biscuits et me dit que j’ai volé l’entreprise. »



 

Le directeur du magasin lui présente l’emballage et annonce qu’il dispose d’une autre preuve tangible. Un enregistrement vidéo obtenu via une des caméras de surveillance du magasin.

« J’ai reconnu que j’avais mangé les biscuits. »

Maurice est immédiatement mis à pied et rentre chez lui, profondément affecté. Il s’agit d’une mise à pied conservatoire, une procédure qui dispense le salarié de venir travailler en attendant un entretien avec son employeur.

Des « doutes persistants » sur le salarié

Le magasin envisage de licencier Maurice pour faute grave, mais ne compte pas « prendre de décision hâtive ».

L’entretien postérieur est programmé pour le 21 mars prochain, à 11h30. Première étape avant le licenciement envisagé. Contacté par Rue89, le directeur du magasin se dit « désagréablement surpris » par l’attitude de son salarié. Il fait état de « doutes persistants » à propos de la conduite de Maurice :

« Depuis combien de temps ça dure ? Quelques années, quelques mois, quelques jours ou peut-être jamais. Il a reconnu ses torts. Ce geste était délibéré. Il avait caché le paquet entamé. Ce n’était pas du grignotage, les dates des produits étaient de la journée ou de la veille. Ce n’était pas du tout des produits périmés. »

Maurice réfute cette version et jure que les gâteaux en question étaient « destinés à partir à la poubelle » :

« Ce sont des produits à deux jours de la date de péremption. Ils n’étaient plus en rayon. Je ne me sentais pas bien, il fallait que je mange quelque chose. »

Le directeur du magasin :

« Je suis ouvert. On peut manger sur le lieu de travail. Il y a une salle de pause et les salariés peuvent acheter en magasin. »

« Aucune décision n’a encore été prise »

Maurice dit qu’il n’a pas vu ce qu’il y a sur la vidéo qui l’incrimine. Après « 24 ans sans reproche », il a « du mal à digérer » ce qui lui arrive. Pas de syndicaliste dans l’entreprise pour prendre sa défense. Un délégué du personnel, que nous avons contacté, doit l’accompagner lors de l’entretien, mais il ne sait rien de cette histoire.

Maurice « ne compte pas démissionner » de son poste mais il a peur à l’idée de revenir dans l’entreprise.

La directeur du magasin dit qu’« aucune décision n’a encore été prise ».

 

source: rue 89

 

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Published by Caddyman - dans Leclerc
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