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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 07:45

Le point commun entre la Fnac, Nestlé, Sanofi Aventis et les abattoirs de porcs ? Ils ont été épinglés par le gendarme de la concurrence pour pratiques anticoncurrentielles. Avec 540 millions d'euros d'amendes infligées à 57 entreprises, le dernier rapport de l'Autorité de la concurrence est un bon cru. Florilège !

 

 

"540 millions d'amendes récoltés en 2012... pour une institution qui n'en coûte que 20 !". Et déjà 126 millions d'euros pour le premier trimestre 2013: Bruno Lasserre est content. Le patron de l'Autorité de la Concurrence, l'instance qui remplace depuis 2009 le Conseil de la Concurrence, affiche un tableau de chasse flatteur dans sonrapport annuel publié le 10 juillet. Voici les entreprises et secteurs qui ont été dans le collimateur du gendarme de la concurrence en 2012-2013.

Croquettes pour chiens et chats : 35 millions d'amis... et d'amendes !

Médor floué ? Nestlé, Mars Inc., Colgate-Palmolive et leurs filiales spécialisées en pet food (nourriture pour animaux domestiques) ont écopé de 35 millions et quelques euros d'amendes pour avoir limité la concurrence, au stade de la distribution en gros de leurs produits. Royal Canin et Nestlé Purina Petcare France ont notamment mis en place des prix de revente imposés et des restrictions territoriales dans toute la France pendant 5 ans !

Toujours dans les produits de grande consommation, le gendarme de la concurrence a sanctionné 11 meuniers français pour entente illicite sur le marché de la farine, et deux structures communes de commercialisation. Pour avoir roulé le consommateur et verrouillé le marché national, les rois de la farine ont dû payer 146,9 millions d'euros. "L'Autorité veille au grain!", rigole l'un de ses membres...

Les abatteurs de porcs bretons se sont eux aussi fait tirer l'oreille en février dernier pour s'être entendus dans le secteur de l'abattage et de la commercialisation. Ils s'étaient accordés pour payer moins cher l'achat des animaux, au détriment des éleveurs. Et aussi pour vendre ensuite la viande plus cher à la grande distribution. Montant de l'amende pour ce tour de cochon: 4,57 millions d'euros.

Médicaments : une douloureuse de 40,6 millions pour Sanofio-Aventis

Après une enquête lourde (2097 relevés dans 177 officines), l'Autorité de la concurrence a constaté des écarts de prix de un à quatre pour les médicaments non remboursés. Elle a réalisé une consultation publique dans le secteur de la distribution du médicament avant de rendre ses conclusions définitives fin 2013. Mais l'institution a d'ores et déjà épinglé les pratiques anti-concurrentielles de plusieurs laboratoires pharmaceutiques. Elle vient ainsi de sanctionner Sanofi Aventis pour avoir mis en place une stratégie de dénigrement des médicaments génériques de Plavix. Montant de la douloureuse : 40,6 millions d'euros !

Autre pratique épinglée le "pay-for-delay" : un laboratoire fabricant des génériques accepte de retarder l'entrée de son générique sur le marché contre rémunération du laboratoire du médicament non générique (princeps). Dernier constat du gendarme de la concurrence : le paracétamol n'est toujours pas inscrit au répertoire des génériques, alors que les brevets de ce médicament sont depuis longtemps tombés dans le domaine public! "Partout en Europe le paracétamol est substitué, à l'exception de la France", s'étonne Bruno Lasserre. Voudrait-on protéger la manne Doliprane ? La marque de paracétamol de Sanofi-Aventis a été en 2012 le 5ème médicament le plus remboursé en France : 276 millions d'euros!

Téléphonie mobile : non mais allo quoi !

Orange et SFR se sont vus infliger 183 millions d'euros d'amendes pour avoir mis en place des manoeuvres anticoncurrentielles sur le marché de la téléphonie mobile.
Il était reproché aux deux opérateurs d'avoir commercialisé des offres limitant les appels en illimité uniquement au sein de leurs réseaux (des offres dites "on net"). Les appels sur les réseaux concurrents ("off net" ) étaient tarifés beaucoup plus cher. "Ces offres ont freiné la concurrence de deux façons", explique l'Autorité de la concurrence : "d'une part elles ont contribué à figer le marché en attirant les consommateurs vers les deux plus gros réseaux, et en les verrouillant de fait une fois le choix opéré. D'autres parts, ces offres ont affaibli le troisième opérateur Bouygues Télécom".

Billeterie/Spectacles : Fnac, France Billet et Ticketnet étaient de concert

Au nom de sa politique antitrust, l'Autorité de la concurrence a"allumé" fin 2012 la Fnac, France Billet et Tickenet. Qui ont dû passer à la caisse pour régler 9 378 000 euros d'amendes."La Fnac, France Billet et Ticketnet ont " accordé leurs violons " sur le montant des commissions demandées aux producteurs pour la commercialisation des places de concerts afin que ces commissions soient les plus élevées possibles", a relevé le gendarme de la concurrence. "Leurs dirigeants se mettaient d'accord, le plus souvent par échanges d'e-mails, pour augmenter le niveau de ces commissions et ainsi faire échec à toute tentative de baisse de ces commissions qu'auraient été tentés d'obtenir les producteurs".

 

source: l'express

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