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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 08:41




 

Etranges bouteilles repérées par un de nos riverains dans un supermarché en Lombardie, région plutôt tolérante avec l'extrême droite (cf les résultats électoraux de la Ligue du Nord). Cette photo a été prise dans le « GS » de la ville de Cuveglio,
un supermarché exploité en franchise du groupe français Carrefour (qui possède près de 1600 magasins dans le pays)…

Ces bouteilles sont une idée du producteur de vin italien Alessandro Lunardelli, qui a lancé une gamme de vins associés à des grands personnages historiques, Hitler et Mussolini en tête.

Interrogé en 2007, Lunardelli s'est défendu de toute affection pour les deux dictateurs :

« Ces bouteilles font partie d'une collection historique qui compte au total une cinquantaine de personnalités, dont celles de Bob Marley ou Jean Paul II. Les gens aiment ces personnages, ils donnent lieu à de bonnes conversations à table. Je n'ai pas l'intention de m'arrêter. »

S'il a décidé de gommer les croix gammées sur les étiquettes, les saluts fascistes sont en revanche toujours présents.

Contactée par Rue89, la direction de Carrefour s'est aussitôt dite « très inquiète » par la découverte de notre riverain :

« Nous n'étions pas au courant de cette affaire. Ce supermarché est une de nos franchises, et comme toute franchise, le gérant est libre d'y installer les produits qu'il souhaite. »

Avec toutefois une obligation : les piocher dans la centrale d'achat de Carrefour, chose que ce directeur s'était bien gardé de faire.

Dans la journée de lundi, le président de Carrefour Italie, Giuseppe Brambilla, a fait son mea culpa. Il a demandé le retrait total de ces bouteilles des linéaires du magasin. En revanche, le viticulteur transalpin peut continuer de produire sa piquette moustachue en toute liberté.




Source: Rue89
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 10:24



 

Une caissière allemande de supermarché a connu la célébrité internationale pour avoir été renvoyée après 31 ans à cause d'un détournement de 1,30 euro, mais les tribunaux font face à toute une série d'affaires similaires qui font les choux gras de la presse.

"Emmely", alias Barbara E., a été licenciée sans préavis début 2008, accusée d'avoir utilisé à son profit deux bons de consigne d'un montant de 48 et 82 centimes oubliés par un client. Cette mère quinquagénaire a été érigée en symbole de l'injustice par les syndicats à un moment où les plans de sauvetage des banquiers se négociaient à coups de dizaines de milliards d'euros.

Un tribunal a néanmoins estimé légitime ce licenciement pour faute, une décision confirmée en deuxième instance en février. Le dossier est pendant au Tribunal fédéral du travail. La caissière affirme avoir payé pour sa participation à des grèves, mais les tribunaux n'ont pas retenu l'argument.

1,36 euro
A Friedrichshafen, près du lac de Constance (sud), une vendeuse de boulangerie a été limogée sans préavis en début d'année parce qu'il manquait 1,36 euro dans sa caisse. Son licenciement a été entériné par la justice, mais avec préavis.

Plus chanceux, un employé d'une chaîne de boulangeries a obtenu gain de cause vendredi en deuxième instance. Son employeur l'avait remercié sans préavis pour un petit pain indûment tartiné: le vendeur de 26 ans avait bien acheté le pain mais n'avait pas payé la cuillerée d'aromates versée dessus pour l'assaisonner. Benjamin Lassak avait été licencié pour vol.

Prétexte
En deuxième instance, le tribunal du travail de Hamm (ouest) a estimé ce limogeage abusif, jugeant la faute "extrêmement" ténue -la somme volée étant inférieure à 10 centimes. Le vendeur était délégué du comité d'entreprise, dans une firme de 350 personnes où la création même du comité d'entreprise fut un chemin de croix, à en croire la presse allemande. Pour son syndicat (NGG), "le vol n'était qu'un prétexte pour se débarrasser d'un salarié encombrant". Le jeune vendeur a retrouvé son emploi.

Peccadilles
"En ces temps de crise on licencie facilement, dès qu'il y a un motif", dit Martina Perreng, juriste en droit du travail, et "l'attention des médias est aiguisée". "Toutefois ce genre d'affaires, des personnes licenciées pour le vol de peccadilles, est courant depuis un jugement du Tribunal fédéral du travail dans les années 1980, selon qui ce n'est pas la valeur du vol qui importe mais la relation de confiance", ajoute-t-elle.

Vols de raviolis
Le tribunal du travail de Radolfzell (sud) doit trancher ce mardi le cas d'une employée de maison de retraite limogée pour avoir dérobé quatre "Maultaschen", des raviolis souabes. La fondation hospitalière de Constance qui l'employait l'accuse de vol et l'a éconduite sans préavis.

L'employée affirme qu'il s'agissait des restes du dîner des pensionnaires et que, devant suivre un séminaire de formation interne dans la foulée, elle n'avait pas eu le temps de rentrer chez elle pour manger. L'employeur juge la relation de confiance rompue.

On pourrait ajouter le cas de six employés d'une autre chaîne de supermarché à Rinteln (nord) mis à la porte pour avoir mangé des sucreries périmées qui étaient vouées au rebut. La direction a proposé aux six voleurs, dont deux étaient employés depuis plus de 25 ans, de démissionner discrètement pour éviter des poursuites et un licenciement. Ils avaient démissionné... puis porté l'affaire en justice. Le tribunal du travail de Hameln vient de leur donner raison.


Source 7sur7.be

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 14:14

 

Une centaine de producteurs de fruits des Pyrénées-Orientales ont déversé samedi matin plusieurs tonnes de pêches aux entrées d'une enseigne de la grande distribution à Perpignan, bloquant totalement son accès aux clients, a constaté un photographe de l'AFP.

A Saint-Victoret (Bouches-du-Rhône), plusieurs dizaines d'agriculteurs ont quant à eux bloqué un supermarché pour dénoncer "l'importation massive de produits étrangers par la grande distribution", a constaté une journaliste de l'AFP.

"Notre but est de faire comprendre que quand on perd de l'argent ça fout les boules. On connaît les périodes où ils font du chiffre d'affaires et on sera là, même s'il ne nous reste que des cailloux à jeter", a expliqué à l'AFP le responsable de la FDSEA des Pyrénées-Orientales, Gérard Majoral.

Déversées aux trois entrées principales par plusieurs camions, les pêches des arboriculteurs roussillonnais interdisaient l'accès au parking de l'enseigne Carrefour, les portes du magasin restant toutefois ouvertes.

Les manifestants ont également incendié des pneus, tandis que la police et les pompiers étaient présents sur les lieux.

"On veut faire prendre conscience à l'Etat que la crise des producteurs de fruits met en péril la ruralité, car dans les Pyrénées-Orientales cela représente 10.000 emplois directs et 52 millions d'euros de volume financier", a ajouté M. Majoral, également administrateur de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), branche spécialisée de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), principal syndicat agricole.

Selon lui, "le mouvement vis-à-vis de la grande distribution va continuer, notre but est d'être très pénible avec eux pour leur faire comprendre qu'il faut de l'équité dans le commerce, il faut le moraliser, sinon les territoires ruraux tombent en lambeaux".

Les producteurs de fruits, confrontés à une crise liée à la baisse des prix, avaient annoncé jeudi une série d'actions sur le terrain pour "crier leur désespoir".

A Saint-Victoret, brandissant des pancartes telles que "Achetez local, c'est bon pour le moral" ou "Devant les étals, ayez le réflexe provençal", les manifestants -une centaine selon les organisateurs, une soixantaine selon les forces de l'ordre présentes sur place- ont interdit l'accès au parking de l'enseigne Géant Casino avec des pneus jusqu'à midi.

Cette action se déroulait à l'appel de la Fédération départementale des exploitants agricoles (FDSEA) et des Jeunes agriculteurs (JA).

En début de matinée, les agriculteurs avaient déversé des fruits et légumes devant le magasin avant de pénétrer à l'intérieur, où ils ont jeté à terre des légumes d'origine étrangère en vente dans les rayons, dont des asperges du Pérou, des poivrons et courgettes d'Espagne ou encore des carottes d'Italie.

Pour le président de la FDSEA des Bouches-du-Rhône, Claude Rossignol, l'objectif est "d'alerter les pouvoirs publics sur le marasme" qui touche la profession en raison de la baisse des prix, tout en appelant les consommateurs à privilégier les produits locaux.

"La grande distribution ne joue pas le jeu, c'est inadmissible, les agriculteurs vont mettre la clé sous le paillasson!", a protesté Manuela Stoffel, présidente des JA du département.

De son côté, la direction de Géant Casino a jugé "totalement inadmissible de saccager les rayons et de bloquer le magasin", selon les propos de Xavier de Fleurac, responsable régional de l'enseigne. "Les produits importés ne représentent pas la majorité de notre assortiment", a-t-il assuré.

Auparavant, une autre action avait été menée dans le Vaucluse, devant l'Intermarché du Thor, à l'Est d'Avignon, où des producteurs ont déversé un camion de pommes devant les portes de l'enseigne.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 05:20

Le prix du porc plonge,

mais pas celui du jambon


LES ELEVEURS de porc font grise mine mais, dans les supermarchés, rien n’a changé sur les étiquettes.

Depuis un an, les coursdu porc ont pourtant chuté de…17 %.

« Les prix baissent car nos exportations

vers la Russie, la Corée et le Japon dégringolent », expliqueJean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine,branche de la FNSEA.
 Ces dernières semaines, le cours du porc est tombé à 1,21 € le kilo de carcasse, contre

1,45 € en juillet 2008.« Cela fait deux ans qu’on ne gagne rien. Si la crise continue, on

court à la catastrophe », s’inquiète Paul Auffray, secrétaire général de la

Fédération nationale porcine, qui estime que « 20 % des producteurs

pourraient déposer le bilan ».

 Mais,contrairement au célèbre adage selonlequel le bonheur des uns fait le

malheur des autres, les consommateurs ne profitent pas de cette chute des prix agricoles.

Pas d’incidence sur les tarifs en rayon

« Ce qui est incroyable, c’est le décalage entre le prix au consommateur et celui à la production », relève Jean-Pierre Joly, directeur du marché au porc de Plérin (Cotes-d’Armor),

où se fixent les cours en France.

En effet, comme l’indiquent les relevés de prix effectués par le

gouvernement, le consommateur paie aujourd’hui la tranche de jambon

ou le rôti de porc aussi cher que l’été dernier.
« Sur le jambon, les industriels ne nous ont proposé aucune baisse de tarif », se défend l’un

des poids lourds de la distribution.

Du côté de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), silence radio. Il reste donc à consulter le rapport officiel d’Eric Besson, rendu en décembre dernier, sur la

« formation des prix alimentaires ».

Là, l’explication est limpide : « Pour compenser les pertes sur les autres

viandes, notamment le bœuf, les distributeurs ont choisi d’augmenter

leurs marges sur les viandes rentables, en particulier le porc. (…)

Pour un rôti vendu 8,50 € le kilo au consommateur, la marge nette des

distributeurs atteint 2,25 € (26,5 % du prix de détail).
 Sur le jambon, 89 % de la marge réalisée par les différents intermédiaires est captée par

les distributeurs »,
notait Eric Besson cet hiver. Un constat qui semble encore

d’actualité cet été.

 

 




Source: Le Parisien

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 12:11

Patrick Lombrail a une jambe dans le plâtre mais visiblement ce n'est pas son plus gros pépin en ce moment. Pour ce producteur de melons, responsable de la section « légumes- melons » au sein de la FDSEA, le vrai problème du moment… c'est le prix : « Payé 50 centimes au producteur quand on le retrouve 3 à 4 fois plus cher sur les rayons de la grande distribution ».

Installé sur les hauteurs de Saint-Nauphary, ce producteur engagé dans la protection de la filière tarn-et-garonnaise, énumère la chronologie récente d'une production qui figure parmi les trois plus importantes en France. Patrick Lombrail : « En 2007, la production a connu l'orage, la grêle et la maladie. L'an dernier, des problèmes de distribution ont entraîné une mévente. Cette année, le début de campagne est lamentable. Le melon espagnol, d'habitude présent jusqu'à la mi-juin a prolongé jusqu'au 14- Juillet »


Qui se sucre sur le dos des petits producteurs ?


Patrick Lombrail en appelle donc aux pouvoirs publics « afin de protéger la production française » et montre du doigt la grande distribution : « On voit des marges excessives par rapport au prix, sortie de station, et au final un melon vendu entre 2 et 2,40 € au consommateur».

La grande distribution et les expéditeurs sont accusés de se sucrer sur le dos des petits producteurs. Et pour Patrick Lombrail, cela ne peut plus durer : « Il va falloir se mettre autour d'une table dès cet hiver et réduire la production…


« La production locale quercynoise et plus généralement française est à même de se gérer », assure M.Lombrail, « on n'a pas de souci d'écoulement.

Mais avec la production espagnole on arrive à 8 000 tonnes » Et là, ça fait beaucoup quand on sait que la consommation estivale est d'environ 3 000 tonnes par jour, la loi de l'offre et de la demande contribuant elle aussi à cette fixation des prix peu satisfaisante pour les petits producteurs. « Aujourd'hui, il faut 70 centimes au producteur », explique encore notre homme qui estime qu'à 50 centimes, il couvre juste ses frais.

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 08:48




Perpignan/A9: barrage de producteurs

 

Des producteurs de fruits des Pyrénées-Orientales, du Gard et du Vaucluse ont organisé ce matin un barrage filtrant au péage de l'autoroute A9 à la frontière franco-espagnole pour arrêter les camions de fruits venant d'Espagne.

"Nous menons une action symbolique contre l'attitude de la grande distribution et les grossistes qui n'ont pas encore basculé leurs achats vers les produits français, à la différence des autres années", a dit Gérard Majoral, responsable local de la FNSEA et membre de la fédération nationale des producteurs de fruits.

200 manifestants distribuent des tracts d'information ainsi que des tomates, pêches et melons aux automobilistes. "Nous avons choisi la journée de jeudi parce que c'est un gros jour d'approvisionnement pour les grandes surfaces, nous ne voulons pas toucher ni détériorer la cargaison des producteurs espagnols, qui sont aussi dans une situation difficile", dit Gérard Majoral.

Selon le syndicaliste, "la grande distribution profite du différentiel de charges sociales entre la France et l'Espagne, et avec les grossistes ils spéculent contre les producteurs en invoquant une pseudo-crise, alors que les chiffres de consommation sont meilleurs que ceux de 2008, qui était une bonne année".

 

Pour infos : http://anti.grande.surfaces.over-blog.com/article-33244973.html



Source: Le fogaro

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 14:40





La Commission européenne envisage de toiletter certaines règles de concurrence en matière de distribution, afin de tenir compte de l'influence croissante des grandes chaînes de supermarchés et de la montée en puissance du commerce en ligne, a-t-elle indiqué mardi.

Depuis juin 2000, les entreprises qui ont moins de 30% de part de marché dans un secteur donné dans l'UE n'ont plus besoin de demander un feu vert de Bruxelles pour leurs accords avec des distributeurs.


La mesure ciblait entre autres à l'époque les brasseurs et les compagnies pétrolières qui passaient des accords exclusifs de distribution avec des débits de boisson ou des stations-services, et visait à soulager les services de la concurrence en leur épargnant l'examen d'accords de portée limitée.


Elle expire néanmoins le 31 mai 2010. Aussi la Commission a-t-elle lancé mardi une consultation publique sur son renouvellement jusque 2020 avec quelques adaptations.

"La Commission considère que ces règles fonctionnent de façon globalement satisfaisante et qu'elles ne devraient pas être fondamentalement modifiées", selon un communiqué.

Bruxelles veut toutefois tenir compte "des récentes tendances du marché, notamment l'augmentation du pouvoir d'achat de la grande distribution et l'évolution des ventes en ligne sur internet".


Dans un projet de texte, la Commission ajoute notamment une condition supplémentaire pour qu'un accord de distribution soit exempté d'examen: non seulement le fournisseur, mais aussi le distributeur ne devrait pas disposer d'une part de marché de plus de 30%.

Le pouvoir grandissant des Carrefour, Auchan et autres chaînes de supermarchés en matière de fixation des prix est régulièrement critiqué dans l'UE.

L'an dernier, les eurodéputés avaient même demandé à la Commission d'ouvrir une enquête sur la concentration du secteur de la grande distribution, accusant un petit nombre d'acteurs d'abuser de leur pouvoir d'achat pour obliger leurs fournisseurs à tailler dans leurs prix.

La consultation publique est ouverte jusqu'au 28 septembre. Ensuite, Bruxelles précisera ses propositions.

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 16:43





Les producteurs de légumes entendent dénoncer les « marges excessives » pratiquées par la grande distribution.

 

Hier, 15 h : une quinzaine de jeunes maraîchers nantais investit le rayon fruits et légumes du hard-discount Ed (1), à Sainte-Luce. Les prix et la qualité des produits sont épluchés sous le regard médusé des clients et des huit salariés de l'enseigne. « Regardez ! Le poireau est à 1,69 € alors qu'on l'a vendu 0,45 € le kg, lance Laurent Bergé, producteur de légumes à Basse-Goulaine. Et la courgette est à 1,29 € alors qu'elle était autour de 0,40 € à son arrivée à la centrale d'achats... Aux producteurs les charges, aux distributeurs les marges ! ».

Et de citer encore le prix du kilo de tomates, celui des concombres...

Des « marges excessives »

Les jeunes maraîchers nantais, rattachés à la Fédération des maraîchers nantais (160 entreprises adhérentes), ont entrepris de mener cette opération coup de poing pour dénoncer « les marges excessives » réalisées par la grande distribution. « Les prix en magasin sont souvent exorbitants », déplore David Dubois, à la tête d'une exploitation maraîchère de 40 ha à La Planche. « L'écart entre le prix payé au producteur et le prix de vente du produit est conséquent alors qu'il y a moins d'intermédiaires. Nous réclamons plus d'équité sur l'étiquette. Car pendant ce temps-là, nos trésoreries sont exsangues. J'ai fait le calcul : mon exploitation de 18 personnes (saisonniers inclus) perd en moyenne 30 000 € de chiffre d'affaires par semaine par rapport à juillet 2008 ».


Comme un péage d'autoroute

Pour Laurent Bergé, qui dirige deux exploitations employant 47 personnes, la grande distribution s'apparente à un péage d'autoroute : « Le producteur paye à l'entrée et le consommateur paye à la sortie ! ». Et de fustiger « l'effet entonnoir » provoqué par « la multitude de producteurs obligés de traiter obligatoirement avec quelques centrales d'achats ». Les jeunes maraîchers nantais (30 adhérents) déplorent, en parallèle, la concurrence exercée par d'autres pays, qui « cassent les volumes français ».

Hier après-midi, à Sainte-Luce, ils ont symboliquement vidé un rayon en remplissant au passage des palettes, pour stigmatiser « la mauvaise qualité de certains produits ». Pour eux, « il n'est pas question de périr sans réagir ». Et de promettre au passage d'autres actions d'éclat si d'aventure le message n'était pas entendu. « On ne cible pas spécialement le magasin Ed de Sainte-Luce, souligne Laurent Bergé. Nous aurions très bien pu aller ailleurs. Et rien ne dit qu'on ne le fera pas dans les semaines à venir... ».

« Surpris »

En attendant, cette intrusion à peine interrompue peu avant 16 h par l'arrivée des gendarmes a provoqué un certain émoi chez Ed.

« Ils sont entrés brutalement sans se présenter, regrette Sonia Delaporte, une responsable commerciale du magasin. Nous avons eu peur. Curieusement, ils ont choisi notre enseigne, pas une autre... C'est peut-être plus facile de venir chez nous qu'ailleurs ».



(1) Ed appartient au groupe Carrefour

Source: presse.océan

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 12:49





Haïe du monde paysan, la grande distribution
est-elle aussi mal-aimée des consommateurs ? Est-elle passée du statut d'"ami public numéro un", premier défenseur de son pouvoir d'achat, à celui d'"ennemi public", comme l'affirme
Georges Chétochine, consultant spécialiste du secteur ? Le désamour des consommateurs ne va sans doute pas aussi loin. Toutefois, en silence, les Français soutiennent le combat des agriculteurs à l'encontre de Leclerc, Auchan, Carrefour, Intermarché ou Casino, accusés d'étrangler les producteurs pour empocher de confortables bénéfices. Selon un sondage du Figaro.fr, 80 % des personnes interrogées comprennent la colère des agriculteurs.

Les Français ne sont pas - ou plus - dupes:
 "Ils ont bien compris qu'au cours des dernières années la grande distribution a développé des marges largement exagérées",
atteste
Alain Bazot, président de l'association de consommateurs UFC-Que choisir. "L'image de la grande distribution est écornée", poursuit-il.

Les ventes des hypermarchés fléchissent. La fréquentation baisse. Les consommateurs leur préfèrent de plus en plus les petits épiciers et les marchés de quartier, quitte à payer, parfois, un peu plus cher. Selon le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), les Français ont développé jusqu'à un "désir de vengeance" à l'encontre des acteurs de la grande distribution.

Car l'histoire a changé. Dans les années 1970 et 1980, les hypermarchés contribuaient à la désinflation. Grâce à eux, des ménages modestes dans les villes, dans les campagnes, ont pu s'acheter un téléviseur, un aspirateur et, surtout, des produits alimentaires frais.

Aujourd'hui, en dépit d'un discours agressif et militant, la grande distribution ne rime plus avec bon marché. "Entre 2000 et 2003, la grande distribution a été inflationniste et l'est encore depuis 2008", observe Nicolas Bouzou, économiste chez Asteres. Le débat incompréhensible sur les marges arrière a au moins fait comprendre au public que
les pratiques du secteur étaient pour le moins opaques. Certains osent dire déloyales.


Pour le consommateur, l'hypocrisie soupçonnée du combat des distributeurs contre la vie chère est devenue manifeste avec la crise. S'il a pu se résigner à voir enfler les prix des pâtes alimentaires, début 2008, du fait de la flambée des cours du blé, il était plus délicat d'accepter que les prix ne baissent pas après que ces mêmes cours eurent rechuté. La grande distribution s'est dite victime. En vain.


Le consommateur, plus averti, fait le bilan : ceux qui se revendiquent épiciers figurent depuis plusieurs années déjà en bonne place dans le palmarès des plus grandes fortunes de France. Quant à leurs "épiceries", ce sont bien souvent des multinationales cotées au CAC 40.


A priori rien de répréhensible. Le rôle d'une entreprise est de grossir et de gagner de l'argent. Les attaques contre les distributeurs peuvent paraître d'autant plus injustes qu'au regard d'autres professions leurs marges - de l'ordre de 2 % à 6 % - ne sont pas exorbitantes. Du fait de la crise, les profits des plus grands acteurs ont même reculé de plus de 20 % en 2008. Et, avant la crise, leurs résultats restaient sans comparaison avec ceux de leurs concurrents anglo-saxons, les géants Tesco ou Wal-Mart.

Pour la plupart des Français, "tout ce qui est grand est nuisible à l'économie, à la planète", signale le sociologue Gérard Mermet, auteur de La Francoscopie. "Small is beautiful", dit-il, et dans le combat du "global face au local", le Français choisit, comme à l'accoutumée, de défendre le plus petit si ce n'est le plus faible.

Et peu importe que le commerce et la distribution, avec 650 000 salariés, soit le premier employeur privé du pays.
 Le public retient le sort de ces caissières payées au smic après dix ans d'ancienneté et remplacées peu à peu par des automates. Il est consterné d'entendre des cas, certes, et bien heureusement, exceptionnels, de certaines d'entre elles licenciées pour une erreur de caisse dérisoire ou sanctionnées pour avoir fait grève.


Le ressentiment envers la grande distribution n'est pas rationnel. Il est émotionnel. Le consommateur aime consommer mais il culpabilise. "Consommer, c'est détruire", explique M. Mermet. La montée de la préoccupation environnementale n'est pas étrangère à ce sentiment. Les grandes surfaces paient d'être des lieux de tentation. Discompteurs mis à part, elles sont, pour les ménages modernes, une caricature de la société de consommation.

Les stratégies de développement des enseignes n'ont fait que renforcer ce jugement. Les hypermarchés sont devenus des "gigamarchés" de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés dans lesquels les chefs de rayon se déplacent en patins à roulettes. Pour offrir toujours plus de choix, les magasins se sont transformés en laboratoires marketing testant le consommateur pour lui faire acheter plus, plus souvent. Et il n'est pas rare de voir aujourd'hui en rayon plus de cinquante références de brosses à dents...

Les "hypers" sont allés trop loin. Les Français saturent. Mais la grande distribution, habituée aux attaques en règle, n'a sans doute pas dit son dernier mot.

 


Source: Le Monde.fr

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 07:59




L'Assemblée nationale veut y voir plus clair sur les marges commerciales pratiquées par les hypermarchés.

Le blocage des bases logistiques de la grande distribution par la FNSEA et les JA a remis au coeur des débats la délicate question des marges commerciales pratiquées par la grande distribution.

 

« Lorsque les prix des légumes ou des fruits chutent à la production, est-ce que le consommateur en profite »,
  (poser la question, c'est déja un début de réponse...)
s'interrogeait il y a quelques jours Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. Les députés viennent de s'emparer du sujet. Ils veulent des explications de la grande distribution sur les pratiques commerciales qu'elle entretient avec ses fournisseurs.

Franchement cela en devient pathétique…Cela à déjà été fait en 2004 avec Nicolas Sarkozy ministre des Finances,  avec Christine Lagarde en 2007 pour la Loi LME et maintenant en 2009…Pour quel résultat ?

On commande un rapport, ensuite on fait des commissions etc etc mais cela ne débouche jamais  sur rien…Si c’est pour nous ressortir une loi LME bis…



Hier, à l'Assemblée nationale, le député Patrick Ollier, président de la commission économique, a auditionné les représentants des enseignes et des industriels de produits de grande consommation. Objectif : qu'ils s'expliquent sur le mauvais fonctionnement de la Loi de modernisation de l'économie (LME).


Cette loi devait faire baisser les prix aux consommateurs sans saigner les entreprises de production et transformation. Or, « nous

constatons que la LME ne fonctionne pas comme prévu », a déploré Patrick Ollier. « Nous nous donnons jusqu'à la fin de l'année pour que tous les points d'achoppement soient clarifiés. Sinon nous devrons refaire une nouvelle loi. »

Parmi les points d'achoppement, figurent les déréférencements abusifs de produits, les délais de paiement rallongés en cours d'exercice, les rabais sur les tarifs, et autres moyens de pression qu'exercent les centrales d'achat sur leurs fournisseurs.


Source: Ouest France


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