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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 10:12



 « La grande distribution pratique des marges injustifiées ! »

C'est la conclusion des UFC-Que Choisir de Toulouse et du Lauragais, après leur dernière campagne de relevé de prix.
Du 26 septembre au 10 octobre, une trentaine d'enquêteurs bénévoles ont visité dix-huit magasins de la région toulousaine. Leur mission, se concentrer sur trois produits alimentaires peu transformés :
 la brique de lait de 1 litre (demi-écrémé de marque Candia et distributeurs), la barquette de deux côtes de porc, et celle de deux escalopes de poulet.
 

L'association de consommateurs a ensuite déterminé une marge moyenne entre le prix agricole de la matière première et le prix pratiqué en magasin.
 Bilan des courses, le différentiel moyen est de 50 centimes pour le lait Candia, de 39 centimes pour le lait distributeurs, de 5,49 euros sur l'échine de porc, et de 9,47 euros sur le poulet. « Nous ne contestons le principe des marges, ce que nous voulons savoir c'est comment elles sont calculées », explique Jean-Bernard Rinaldi, le responsable de l'enquête.
 L'UFC a donc envoyé un courrier à toutes les enseignes, leur demandant d'expliquer le mécanisme de formation de prix.
Et en dehors de quelques lettres types vagues, « pétries de bons sentiments », aucune n'a répondu précisément.

L'UFC-Que choisir a d'autres munitions. « S'agissant du lait, le prix payé à l'éleveur a baissé de 7 % entre septembre 2007 et septembre 2009, insiste Nathalie Debar, la présidente toulousaine. Or, dans le même temps, la brique Candia a augmenté de 5 %, le lait de marque distributeur de 11 % ! »

L'association va écrire aux parlementaires du département, en réclamant des mesures de contrôle des marges.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 09:04




 "Nous sommes économiquement morts !"
 

"Les vignerons du Midi sont économiquement morts" . Dès le début de son discours, hier après-midi dans le jardin du Peyrou à Montpellier, devant un parterre de plusi eurs milliers de manifestants, Philippe Vergnes a planté le décor.
Le président du syndicat des Vignerons du Midi est formel. Malgré deux petites récoltes, "les vignerons sont abandonnés sans aucune perspective d'avenir !".
Pour la profession, "la situation ne s'améliorera que si les cours du vin augmentent pour le producteur". Une solution qui passe inévitablement par la grande distribution.
"Je salue le producteur qui a eu l'ingéniosité de déposer un kilo de carottes sur le bureau du Président de la République, poursuit Philippe Vergnes.
Mais face à la grande distribution, les carottes sont cuites !".
Le leader syndical d'argumenter :
"Sous couvert de défense des consommateurs, la grande distribution assassine la viticulture et se gave. Elle marge à plus de 60%. Le prix des vins de pays a augmenté de 14 % alors que le prix payé aux producteurs a diminué de 9 %".

"Travailleurs sans revenu"

Et d'interpeller le Président de la République : "Il est de votre responsabilité de stopper ce truandage. Quinze centimes de plus par bouteille donnerait un peu d'espoir aux vignerons. Nous ne sommes plus des travailleurs pauvres, nous sommes des travailleurs sans revenu. A quand notre intégration dans le commerce équitable ?".

Pour la profession, tout ce gâchis aurait pu être évité. "Les aides à l'hectare étaient la solution", explique Philippe Vergnes. Elles n'ont pas été accordées, notamment sous la pression des syndicats agricoles à vocation générale. "Nous sommes victimes d'une injustice. Il est insupportable que l'Etat français cautionne une telle manoeuvre".
Pour conclure, Philippe Vergnes a lancé un ultime appel au secours au Président de la République : "Nous sommes au bout, c'est la descente aux enfers. Nous ne sommes pas en mesure d'attendre 2013. Nous avons besoin d'une réponse immédiate". Et un avertissement aussi : "Il ne faudra pas s'étonner si certains se révoltent ou se laissent aller au désespoir...".



Source: l'indépendant.fr
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 14:01



 

Le nouveau western de la grande distribution

 

Fini, les fameuses marges arrière. Les distributeurs ont trouvé d'autres méthodes pour faire payer leurs fournisseurs. Bercy a décidé de frapper fort en assignant neuf enseignes. Insuffisant, jugent les industriels.

 

 

 

Ce patron de PME s'est décidé à pousser la porte du bureau départemental de la répression des fraudes de Saint-Brieuc. Reçu anonymement par un fonctionnaire de Bercy, il vide son sac. Il montre les contrats signés avec les distributeurs.

Insiste sur ces nouvelles clauses qui l'obligent, ici à reprendre à sa charge tous les invendus, là à payer de lourdes indemnités parce que son camion de livraison s'est présenté en retard. Méthodiquement, le fonctionnaire prend note, et promet de faire remonter les informations à Paris.

Quelques mois plus tard, au printemps, une armée d'inspecteurs de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) débarque dans les sièges sociaux des grands distributeurs. Au Galec, la centrale d'achats de Leclerc, ils photocopient une dizaine de contrats sur les 4000 signés chaque année. «Le plus compliqué pour nous est de rompre l'omerta très forte qui règne dans ce milieu», explique Francis Amand, chef de la concurrence à la DGCCRF. Un mot de travers et la sanction tombe : le déréférencement.


Des gammes entières de produits sont retirées des rayons pendant une période plus ou moins longue. C'est la raison pour laquelle les directions départementales sont désormais équipées de «confessionnaux». Des bureaux qui recueillent dans la plus grande discrétion les doléances des producteurs locaux.

Sur le terrain, les brigades de Bercy renforcées d'une quarantaine de fonctionnaires recoupent les informations en épluchant les contrats. Cette année, sur les 400 conventions passées au crible, près de 75% présentaient des clauses litigieuses.

En tout cas suffisamment douteuses pour que le secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli, s'invite au 13-Heures de TF1, le 28 octobre, et claironne que neuf enseignes sont assignées, dont la totalité des distributeurs alimentaires. Le gouvernement n'a apparemment pas l'intention de traîner, puisque les premières convocations au tribunal sont fixées du 17 au 20 novembre. De mémoire d'épiciers, c'est du jamais-vu !
Sans surprise, les distributeurs minimisent la portée de ces assignations. Ils ne relèvent que des broutilles qui rythmeraient la vie des affaires.
Tout juste Leclerc reconnaît-il infliger des pénalités aux fournisseurs qui impriment mal leurs codes-barres. Montant de la sanction : 160 euros... par article défaillant, tout de même. Ou encore 160 euros par commande en retard.
«Si les produits annoncés pour une opération promotionnelle ne sont pas en rayon le jour dit, nous risquons une amende de 750000 euros», se défend le groupement. Système U admet exactement les mêmes excès. Quant à Carrefour, la direction «est prête à prouver la légalité de sa démarche devant les autorités compétentes».

Frais logistiques transférés
Pourtant, à la lecture des assignations, les faits sont là. «Les abus constatés sont classiques, même si tous les ans les distributeurs font preuve d'une certaine innovation», note Francis Amand, à la DGCCRF. Car la liste est évidemment plus longue que celle mentionnée par les distributeurs.
Un fabricant de compléments alimentaires raconte : «Pour trente minutes de retard, mon semi-remorque est renvoyé, chargé de toutes ses palettes.»
 «C'est la grosse différence avec la Grande-Bretagne. Là-bas, le fabricant est noté sur sa qualité moyenne et ne paie pas au moindre faux pas», relève un spécialiste de produits laitiers. Sans parler de l'absence de préavis.
 «Lorsqu'on est déréférencé, cela tombe d'un coup, sans prévenir», se lamente un «blacklisté».
Plus grave encore, la grande distribution ne veut plus assumer le risque de mévente, ce qui est pourtant au coeur de son métier.
 Une multinationale de la confiserie se plaint :
 «A Noël et à Pâques, c'est toujours la même histoire, les distributeurs ne se gênent pas pour me passer délibérément d'énormes commandes de produits saisonniers, car, de toute façon, ils savent que je prendrai les stocks d'invendus à ma charge.»
En fait, l'essentiel des frais logistiques revient aujourd'hui aux fournisseurs.

 «Du jour au lendemain, ils vous demandent de ne plus livrer par camions pleins dans leurs entrepôts, mais d'apporter les palettes personnalisées jusqu'aux magasins. Le tout pour le même prix, bien entendu !» s'insurge Olivier Desforges, le porte-parole des grandes marques.
Transfert de charges, transfert de risques, les assignations relèvent aussi de nombreux abus dans les délais de paiement. Rachel Blumel, la responsable juridique de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), reçoit tous les jours des courriers de patrons de PME désespérés qui lui racontent toujours la même chose : «Avant la LME [loi de modernisation de l'économie. NDLR], les distributeurs pouvaient payer à 90 jours. Aujourd'hui, c'est 60 jours. Certaines enseignes ont évalué leur perte de trésorerie à plus de 300 millions d'euros. Résultat : ils négocient des rachats de délais de paiement auprès des fournisseurs !»
 Certains vont jusqu'à remettre en cause des délais à 30 jours - pour les denrées périssables -, pourtant réglementés depuis dix ans !

Bras de fer quotidien

«La LME réveille une guerre des prix entre les distributeurs qu'ils nous font financer», relève, dépité, un industriel. «Un choix arbitré au plus haut niveau de l'Etat», justifie Hervé Novelli. Pour faire baisser les prix, le gouvernement a redonné plus de liberté aux distributeurs. En échange, le ministère public s'est engagé à accentuer les contrôles. «De là à faire un usage systématique des procès...» regrette Jérôme Bédier, le lobbyiste des distributeurs.
 Patrick Ollier, le président (UMP) de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, est ravi du procès qu'intente Bercy, pour l'exemple : «On avait promis qu'on ne laisserait pas la grande distribution libre d'écraser ses fournisseurs. Voilà qui est fait.»
C'est vite dit. A en croire les industriels, les perversités constatées par Bercy ne sont que la partie émergée de l'iceberg. En fait, la DGCCRF ne s'est pour l'heure contentée que de la paperasse officielle. «E nous fallait conclure l'enquête avant le début des négociations 2010, à l'automne 2009, pour ne pas laisser s'installer les mauvaises habitudes», explique Francis Amand. En dehors des contrats signés entre novembre et mars se déroule un bras de fer quotidien entre fournisseur et distributeur. Rachel Blumel raconte : «L'encre du contrat annuel à peine sèche, nos adhérents sont convoqués pour renégocier. Une fois, deux fois, dix fois dans l'année !» «En général, tout se passe par téléphone», confirme un cadre commercial. Cette «discussion» se déroule généralement jusqu'à ce que le fournisseur cède et signe un avenant pour «couvrir» juridiquement l'opération. Comme les «Spécial anniversaire». Un industriel de la boisson se remémore ce coup de fil reçu d'un acheteur de la grande distribution : «J'ai une bonne nouvelle pour vous, ce sont les 40 ans de notre enseigne. J'en ai pour 30 millions d'euros, combien es-tu prêt à mettre sur la table ?»

Dans les cas, rares, où le fournisseur refuse déjouer le jeu, c'est la guerre. Selon la bonne vieille méthode de l'escalade des rétorsions. D'abord, «on vous met en gamme restreinte, témoigne ce directeur commercial. Et 20% de références en moins, c'est 3% de chiffre d'affaires perdu. Ensuite, on vous tortille sur les promos». Adieu têtes de gondole et prospectus qui font exploser les volumes. Avaient-ils été négociés de longue date ? Tant pis. Et si cela ne suffit pas, «on casse vos prix». Histoire d'éveiller l'appétit des enseignes concurrentes, qui réclameront un alignement des tarifs. «On peut aussi interdire les magasins à notre force de vente, poursuit l'industriel. Et enfin, l'arme fatale : le déréférencement total.» Une mesure brutale qui coûte cher. Evincé d'Intermarché l'an dernier pour avoir refusé de baisser son prix de 3 points supplémentaires, ce fournisseur de produits frais y a laissé 50% de ses volumes. Illustration avec Coca-Cola, sorti des rayons de Lidl pendant plusieurs mois, faute d'avoir cédé. On croyait la hache de guerre enterrée depuis quelques semaines. Jusqu'à ce que le hard discounter affiche sur un tract publicitaire les six canettes à 1,89 euro. Un prix qui fait bondir les concurrents de Lidl : «En ramenant son prix au plus bas, Leclerc n'arrive qu'à 2,01 euros !» rappelle un concurrent. Un coup de Lidl pour faire payer à Coca de longs mois de négociations infructueuses, ou un moyen radical d'obtenir 6% de ristourne ?

L'Etat monte au créneau
Pour arrondir ses fins de mois, la distribution a d'autres astuces encore. «La nouvelle mode, ce sont les audits», soupire un vendeur. Régulièrement, les fournisseurs reçoivent des auditeurs envoyés par les clients pour «recouvrer les manquements». Rémunérés au pourcentage des sommes récupérées, ces contrôleurs épluchent les contrats passés entre les deux partenaires en remontant jusqu'à sept ans en arrière ! La moindre faute oubliée jusqu'alors est sanctionnée. Telle commande de 2003 devait être livrée en une fois. Elle l'a été en deux. Ce sera tant.
Parfois, ces dérapages se soldent au tribunal. Le plus souvent, c'est l'Etat qui engage ce bras de fer en se substituant aux fournisseurs. D'après le rapport de la commission d'examen des pratiques commerciales, il y a quelque 250 condamnations pénales par an. En 2006 et en 2007, les distributeurs n'y ont déboursé que 1 million d'euros environ. Mais c'est sans compter les dommages et intérêts versés au titre des procédures civiles, beaucoup plus lourdes. La condamnation toute récente de Leclerc l'illustre : 500 000 euros d'amende et 23 millions d'euros à restituer à 28 fournisseurs lésés. Leclerc leur avait infligé une pénalité pour avoir osé accorder à Carrefour un avantage tarifaire. La sanction n'effraie pas le distributeur. Michel-Edouard Leclerc prend un malin plaisir à écrire dans son blog que 17 fournisseurs ont déjà affirmé par courrier qu'ils ne souhaitaient pas récupérer les sommes. Jean-René Buisson, le président de l'Ania, vocifère : «Ces lettres sont une preuve de plus que les relations commerciales baignent dans un climat de terreur !» «Nous avons pris nos précautions, assure la DGCCRF. C'est le Trésor qui récupère les montants, et qui les redistribuera sans que Leclerc sache à qui cela revient.» C'est oublier l'esprit imaginatif des distributeurs, qui recourent de plus en plus aux transactions à l'amiable pour éviter la peine et la mauvaise publicité. De 19 en 2006, elles sont passées à 101 en 2007.
Pauvres malheureux fournisseurs ? Pas si sûr. Car les industriels, rompus à ces méthodes, finissent par intégrer les surcoûts dans leurs calculs. Ce qui majore d'autant le prix de vente final fixé par les grandes surfaces. Pour l'UFC-Que Choisir, ces pratiques ne sont donc pénalisantes que pour... le consommateur ! L'association a fait condamner Carrefour le 28 janvier à 150000 euros d'amende pour des contrats de coopération fictive. Et a plaidé, le 13 octobre, contre Intermarché. Mais avec 2% de marge nette en moyenne, la grande distribution a-t-elle les moyens de rentrer dans le rang ?

 

RECENTS REGLEMENTS DECOMPTES

 

Un directeur commercial, énumérant l'échelle des sanctions des distributeurs

«D'abord, on vous met en gamme restreinte. Ensuite, on vous tortille sur les promos, on casse vos prix... Enfin, l'arme fatale : le déréférencement.».

 

Source: Challenge

 

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 08:35



LE SUPER MAL-ÊTRE DES SALARIÉS DES HYPERMARCHÉS

Les langues se délient dans les grandes surfaces: des salariés excédés ont accepté de s'épancher sur leurs conditions de travail. Entre stress et harcèlement.


Il parle avec des trémolos dans la voix, sous l'effet des anxiolytiques. Elle s'exprime de façon fluide, avec tonicité, dépitée de se retrouver au chômage mais «soulagée d'avoir quitté le système». David et Cécile ont 23 et 21 ans. Salariés au Carrefour Market de La Couronne, ils viennent d'engager des procédures contre leur employeur. Parlent de «pressions», de «conditions de travail déplorables» et de «harcèlement». Cécile a été récemment licenciée pour «incitation et tentative de détournement de marchandise». Sa direction lui reproche d'avoir voulu récupérer des denrées périmées dans les rayons sans en informer sa hiérarchie. «Un prétexte, juge-t-elle. Mon patron m'a toujours dit qu'il ne m'aimait pas.» David, lui aussi «impliqué» dans le prétendu «trafic», a été mis à pied. Cette péripétie, estime-t-il, n'est que «le petit truc en plus». «On me fait travailler plus sans me payer, je n'ai jamais d'horaires fixes, mes vacances ont sauté», liste-t-il.

«Politique de la peur»

Des témoignages comme ceux-là se recueillent à la pelle dans les coulisses des grands magasins. La publication récente de deux articles dans Charente Libre - sur l'ouverture du dimanche (31 octobre) et sur la procédure engagée par trois salariés d'Auchan (11 octobre) - a fait l'effet d'une soupape de cocotte-minute. «Les salariés des hypers n'ont jamais été autant sous pression, jure Jean-Eudes Buissart, délégué Force ouvrière à Auchan La Couronne. On se livre sur certains à un véritable acharnement.
Le respect de la dignité des employés, ça n'existe plus.» «Il y a quelques jours, ma supérieure m'a traitée de fainéant, de bon à rien. A moi et à mes collègues, elle a lancé
: "Il faut que la direction vous vire", raconte Philippe Vrignon, délégué CGT à la base Intermarché de Roullet. Ça fait dix-huit ans que je travaille ici: on ne m'avait jamais parlé aussi mal.»


«On nous rebat les oreilles avec France Télécom et ses suicides. Qu'on parle aussi de la grande distribution, martèle Christine Dhé, membre de la jeune section des salariés du commerce du Grand-Angoulême (1) et déléguée CGT. Je travaille dans un supermarché depuis trente ans. J'ai senti un changement des mentalités il y a environ un an.» «Chez nous, on ne peut pas parler de harcèlement mais de stress permanent», modère cependant Dany Aimé, déléguée CGT de Géant Casino.

Que s'est-il donc passé ces derniers mois? «Ça a commencé avec le chambardement du changement d'enseigne», estime Michel Barré, délégué CGT de l'ex-Champion de Roumazières devenu Carrefour Market. Lui veut dire que les salariés des zones rurales ne sont pas épargnés par les pressions.
«Les nouvelles techniques de management, ça a mis la zizanie. Nos responsables nous disent tout le temps qu'on ne va pas assez vite.» «J'ai vu des caissières excédées, en larmes, à l'Intermarché de Barbezieux»,
affirme Philippe Vrignon.


«C'est une stratégie développée depuis six ou sept mois: de moins en moins d'employés, incités à en faire plus», reprend Dany Aimé, à Géant. «Il faut être toujours plus disponibles, ajoute Dany Gardisu, salariée chez Castorama à La Couronne. La pression monte pour nous inciter à travailler les dimanches.»
Depuis peu, cette employée qui ne se sentait pas l'âme d'une syndicaliste a créé une section CGT dans son magasin. «C'était la seule solution pour se faire entendre. Si je peux vous parler sans peur aujourd'hui, c'est parce que je suis une salariée protégée.»


D'autres, effectivement, ne veulent pas prendre le risque de s'afficher au grand jour. «Les gens ne parlent pas parce que notre direction mène une politique de la peur», accuse Jean-Eudes Buissart.
Il cite ainsi le cas «de mères de famille célibataires qui acceptent, au quotidien, les brimades et les engueulades sans se plaindre parce elles ont besoin de leur paye». «On leur dit que si elles ne sont pas contentes, il y en a dix qui attendent pour bosser.»


Ce boucher, lui non plus, ne donnera pas son nom. Il y a peu, il est venu raconter à son délégué du personnel comment
son supérieur s'est amusé à lui «balancer de la viande à travers la figure».
Pour l'humilier. «Il sait que c'est intolérable, mais il nous a demandé de ne rien faire, explique le représentant syndical. Il a besoin de son boulot pour faire vivre sa famille.»




Source: La Charente.
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 16:42



CHALONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Une dizaine d’éleveurs de porcs ont manifesté leur colère, hier matin, à Carrefour et Leclerc. Ils dénoncent les marges exorbitantes que se font les grandes surfaces.

 

 «ON perd de l’argent depuis trois ans ! On s’amuse avec nous. On nous achète le porc à bas prix pour le revendre en grande surface à un prix bien plus élevé », tempête Hervé Lapie, responsable de la Fédération porcine en Marne. Et son collègue Bertrand Laurent d’ajouter :
 « Ils mettent la pression sur les prix avec leurs centrales d’achat. Alors que nous, nous cumulons des prêts à court terme auprès des banques jusqu’au jour où… »

La colère n’est pas retombée d’un pouce depuis la dernière manifestation en octobre dernier. Au contraire, les éleveurs de porcs sont plus que jamais remontés contre les grandes surfaces, qui, selon eux, « s’engraissent sur le dos des éleveurs et des consommateurs ».

1 euro le kilo


Les éleveurs attendent des pouvoirs publics une revalorisation de leur prix de vente de 30 centimes au prix du kilo. « Et encore, c’est pour être à l’équilibre », précise un éleveur.
« Pour l’instant, on ne voit rien venir. Nous sommes toujours scotchés à un cadran à 1 euro.
La viande devrait être moins chère en rayonnage

Ils ont donc décidé de frapper directement là où « le bât blesse », en menant une « Opération vérité sur les prix », hier en fin de matinée à Carrefour puis à Leclerc.
Première étape, le centre commercial Croix-Dampierre, où devant les portes, ils ont bombé sur le sol leurs revendications.
Sous le regard médusé des clients, ils ont ensuite pris d’assaut le rayon charcuterie, balançant jambons, saucissons, lardons,

bacon,… dans les caddies. Même punition au rayon frais, mais cette fois avec les rôtis, côtelettes…
Et pour bien marquer les esprits, ils ont inscrit sur les emballages « 1 euro le kilo ».
« C’est le chiffre à retenir ! », souligne Bertrand Laurent et d’expliquer : « C’est le prix de vente éleveur alors que le prix consommateur, lui, peut osciller, par exemple de 12 à 27 euros le kilo, pour du jambon ».


« Ensemble » pour le pouvoir d’achat

Puis, direction la caisse où des hôtesses, plutôt patientes, ont passé les milliers d’articles entassés par les éleveurs, dans les caddies, tout en sachant que rien ne serait payé.
L’addition est à la hauteur de l’exaspération des éleveurs : environ 3.000 euros.
« Chaque caddie représentait un porc entier, que nous vendons à l’unité 90 euros.
Donc, là où la grande surface engrange 3.000 euros, nous, nous en récupérons 500 euros ! Ce n’est pas normal ! »,
lance Thomas Lapie, un des éleveurs.
« Aujourd’hui, ça devient de la folie, les prix. Il faut que l’on soit tous ensemble, avec vous les consommateurs pour dénoncer les pratiques des grandes surfaces », lance au porte-voix Hervé Lapie face à une ribambelle de clients, plutôt solidaires du mouvement.
Le responsable du magasin, en l’absence du directeur, a préféré laisser faire, sans apporter de commentaires.
Après Carrefour, les manifestants ont rendu visite au Leclerc de Fagnières où la même action a été menée. Aujourd’hui, c’est à Reims qu’ils se sont donné rendez-vous pour une nouvelle opération « transparence » en direction des

consommateurs.



Source: l'Union

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:52


L’association CLCV dénonce une atteinte grave à l’information des consommateurs, et interpelle les pouvoirs publics. Depuis quelques mois, plusieurs de ses bénévoles disent avoir été empêchés de réaliser leurs traditionnels relevés de prix dans les rayons des grandes surfaces de trois enseignes : Carrefour, Leclerc et Casino...

Du kilo de sucre au ballon de football, depuis plus de 20 ans, l’association CLCV, comme d’autres, pratique ce genre de relevés. Des bénévoles vont dans les rayons des supermarchés et notent les prix. Des informations accessibles à tous sur les linéaires. Le but : établir ensuite des comparatifs pour informer les consommateurs.

Mais de plus en plus de bénévoles se plaignent d’être sommés par le personnel de cesser ces activités. Les agents de sécurité invoquent alors souvent des consignes de leur direction nationale. C’est ce qui est arrivé à Charles, l’un des bénévoles de l’association. Il s’est fait interpeller et emmener au poste de sécurité comme un vulgaire voleur à la roulotte, et confisquer ses relevés de prix. Des collègues de Charles munis d’appareil photo auraient même été raccompagnés vivement à la sortie de supermarchés par des vigiles.

Remise en cause des droits des consommateurs

Pour Reine-Claude Mader, présidente de l’association CLCV, il s’agit d’une remise en cause des droits les plus élémentaires des consommateurs et de leurs organisations. "On nous prend pour des imbéciles", explique Reine-Claude Mader. Les enseignes considèrent que "moins les consommateurs en savent sur les prix, mieux ça vaut", poursuit-elle. Et la guerre froide entre hypers et associations de consommateurs se durcit, "les grandes surfaces sont de plus en plus agressives", assure la responsable associative.

Nous avons interrogé sur le sujet les trois enseignes mises en cause : Leclerc, Carrefour et Casino.
Seul Leclerc a répondu, expliquant que les cas évoqués "ne pouvaient être que ponctuels et isolés". "En aucun cas une directive nationale n’a été édictée pour interdire l’accès des magasins aux enquêteurs des associations de consommateurs’, jure, la main sur le cœur, la chaîne d’hypermarchés.



Source: France Info

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 15:48



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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 09:58

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:30



Après 2 ans de test dans certains Intermarchés, cette balance est testée dans certains Carrefour  (Auteuil) et dans des magasins des autres enseignes de la grande distribution.



Quand on parle de Smart Scale (littéralement Balance Intelligente), il s'agit en fait d'une petite merveille qui sait quel fruit ou légume se trouve sur la balance. Développée par la German Fraunhofer Institute, cette Smart Scale va capturer une image du fruit ou légume en question et va la comparer à sa base de données de produits. Hey, elle est même assez maline pour voir à travers le sac plastique.

Outre les balances « Intélligentes », Carrefour a décidé de déployer le système de la pesée en libre service tactile au rayon fruits et légumes. Ce nouveau concept sera déployé dans 23 magasins dit de "petites tailles".

En conséquence, le métier d'équipiers de vente affectés aux postes de pesée assistée au rayon fruits et légumes est déclaré "métier sensible" pour les 23 magasins concernés.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 10:48


 


A la demande du SPF Economie, trois professeurs de l'école de gestion HEC de Liège qui ont examiné les rapports entre petits producteurs (PME) et la grande distribution, ont mis en évidence les nombreuses pratiques brutales de la grande distribution, rapporte ce mardi Le Soir. L'étude menée par les professeurs Claude Boffa, Jean Tondeur et Paul Crahay visait à vérifier s'il est nécessaire de légiférer pour mieux régir les relations entre les deux parties. Pour ce faire, les spécialistes ont interrogé plus de 130 interlocuteurs dans les deux camps.

  • L'étude pointe les modifications et ruptures unilatérales des conditions de vente. "Du jour au lendemain, on peut vous annoncer que votre produit est retiré des rayons sans que vous sachiez pourquoi", affirme le professeur Boffa. "Quand vous faites la moitié de votre chiffre d'affaires avec ce client et que vous avez investi pour répondre à ses exigences, vous pouvez imaginer la catastrophe", ajoute-t-il.

  • L'étude pointe encore d'innombrables remises que le distributeur exige de ses fabricants sans raison valable. "L'année dernière, un grand distributeur a demandé 3% de remise à tous ses fabricants, sans justification aucune, si ce n'est sans doute qu'il devait renflouer sa marge bénéficiaire", ajoute le professeur Boffa.


Les experts recommandent dès lors de légiférer mais de façon prudente, en adaptant la législation existante plutôt qu'en votant de nouvelles lois, notamment en réduisant les délais légaux de paiement ou en imposant un préavis et des indemnités en cas de rupture d'une relation commerciale.
 

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  • : Le vrai visage de la grande distribution
  • Le vrai visage de la grande distribution
  • : Le ras le bol du discours de la grande distribution, qui nous jure les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, qu'elle se bat pour notre pouvoir d'achat... alors que toutes les enseignes font depuis des années d'énormes bénéfices sur le dos des consommateurs...
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