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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 07:37

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Leclerc écope d’une lourde amende

Les pratiques commerciales douteuses de l’enseigne épinglées par la justice.

La grande distribution n’a pas froid aux yeux.

Mais il arrive parfois que certaines pratiques n’échappent pas à la vigilance des associations de consommateurs.

Ainsi, le 2 avril dernier, le Groupement d’achat des centres Leclerc avait comparu pour avoir diffusé à 141 millions d’exemplaires un prospectus

vantant des remises de prix qui n’étaient, en réalité, accordées qu’aux titulaires d’une carte Leclerc et sous certaines conditions.

 

Vendredi dernier, le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) a condamné le groupe à une amende de 150 000 euros pour s’être livré à des « pratiques commerciales trompeuses » dans des catalogues promotionnels diffusés à grande échelle.

 

 Réagissant au jugement, Michel-Édouard Leclerc, patron de l’enseigne, a annoncé que le groupe allait faire appel. Son avocat, maître Parléani, a affirmé que cette décision reflétait « une jurisprudence passéiste », qui consiste à caractériser une « pratique commerciale trompeuse » en l’absence de plainte du consommateur.

Le ministère public avait requis un million d’euros d’amende. Son représentant, Bernard Thouvenot, a estimé que Leclerc avait violé « la règle de publier le prix que le consommateur doit réellement payer ».

L’enseigne devra également verser 5 000 euros à chacune des trois associations (UFC-Que Choisir, Afoc et Afoc-94) qui se sont portées parties civiles.

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 10:31

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La police a été appelée hier matin au Carrefour de Coxyde pour un homme de 75 ans qui avait goûté des raisins dans le rayon fruits et légumes.

Il en a mangé trois, selon Het Laatste Nieuws.

Ce sont des gens qui ont appelé la police une fois hors du magasin.

Le vieux monsieur a été autorisé à quitter le magasin après avoir déposé 50 cents pour les raisins avalés.

Aucun rapport officiel n'a été établi.

 

 

source: http://www.7sur7.be

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 14:45

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Le tribunal correctionnel de Versailles a condamné mardi le magasin Carrefour à une peine de 30000 € d’amende. La justice lui reprochait d’avoir fait de la publicité mensongère par Internet et par voie d’affichage entre 10 janvier et le 29 avril 2008. La publicité s’engageait à retirer les produits des rayons à deux jours de leur date de péremption.

Mais les enquêteurs de la DGCCRF avaient trouvé des salades et des yaourts périmés.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 10:07

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Une peine de trois ans de prison, dont deux ans ferme, a été requise mardi devant la cour d'appel de Nîmes à l'encontre d'un ancien directeur de supermarché du Gard, soupçonné d'avoir remis à la vente de la viande avariée et des produits périmés préalablement reconditionnés.
 
Le ministère public a en outre requis une amende de 65.000 euros. En première instance, Emmanuel Alcaraz, directeur d'un supermarché à Roquemaure, avait été condamné à trois ans d'emprisonnement dont 21 mois avec sursis et 60.000 euros d'amende. Le tribunal avait prononcé l'interdiction définitive de l'exercice d'une profession dans le commerce ou l'industrie alimentaire, à nouveau réclamée mardi. Son épouse de l'époque et associée avait écopé d'une peine de 18 mois d'emprisonnement, dont 12 avec sursis, et 35.000 euros d'amende. Cette dernière s'est désistée de son appel mardi, seul son ex-époux comparaissant pour
"falsification de denrées alimentaires, exposition ou vente de denrées alimentaires corrompues et nuisibles à la santé, tromperie sur la marchandise entraînant un danger pour la santé".
 
C'est sur la foi de plusieurs dénonciations émanant d'anciens employés du supermarché que les gendarmes avaient interpellé le couple, en novembre 2004.

Dans leurs dépositions, relues mardi, ceux-ci faisaient état de viande périmée, reconditionnée dans des emballages neufs et bénéficiant d'une nouvelle date limite de consommation, de poissons invendus puis remis à la vente une semaine plus tard, de fromages également reconditionnés et bénéficiant eux aussi de nouvelles dates de péremption.

 

Ces pratiques auraient ainsi duré pendant trois ans. Une trentaine de kilos de viande avariée, dont une partie avait été retrouvée baignant dans une "marinade" garantissant son apparence, avaient notamment été saisis.

Certains produits dont la date de péremption était dépassée de 65 jours avaient aussi été découverts par les services sanitaires.
 
M. Alcaraz a nié une nouvelle fois, mardi, les accusation portées contre lui et évoqué un complot mené par plusieurs de ses anciens salariés. La cour a mis son arrêt en délibéré au 1er juillet. Trois anciens salariés, dont deux bouchers, avaient aussi été condamnés à des peines de prison avec sursis mais n'avaient pas fait appel.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 07:40

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Chine : Carrefour, le négatif est de retour

 

 « Le positif est de retour » clame le slogan de Carrefour, deuxième groupe mondial du secteur de la grande distribution. Avec un chiffre d’affaires de 96 milliards d’euros, on veut bien croire que les dirigeants et actionnaires « positivent ».

 

Mais qu’en est-il de celles et ceux qui fabriquent les produits ? En Chine, des milliers d’ouvriers et ouvrières produisent des jouets pour le compte du mastodonte français. Or une enquête de l’ONG China Labor Watch, menée dans plusieurs usines, révèle de nombreuses violations des droits de l’Homme au travail. Une mobilisation internationale  est donc lancée pour demander à Carrefour d’être plus positif à l’égard… des droits des travailleurs chinois.


La grande majorité des jouets du monde sont produits dans la région de Shenzhen, en Chine. C’est là que le China Labor Watch a mené l’enquête sur les conditions de travail dans des usines fournissant Carrefour dont « Kiddieland Toys », « Shenzhen Nanling Toys » et « Xinlong ».


Le résultat de l’enquête est loin d’être « positif » : heures supplémentaires payées en dessous du taux légal, rétentions arbitraires de salaires, carence dans les équipements de protection, absence d’examens médicaux, d’assurance santé et de congé maladie, entrave au départ des salariés qui souhaitent démissionner… Autant de violations à la législation chinoise mais aussi au code de conduite de Carrefour.

Conditions de travail : pas de quoi positiver…

« En période de pic de production, l’usine de Xinlong n’accorde à ses ouvriers qu’un à deux jours de repos par mois, alors même qu’ils travaillent jusqu’à 13 heures par jour » explique l’un des enquêteurs. Un rythme de travail que les salariés sont contraints d’accepter pour gagner de quoi faire vivre leur famille et de peur de perdre leur emploi. « Même en faisant toutes ces heures supplémentaires et s’épuisant à la tâche, les employés de Xinlong  gagnent en moyenne seulement 1400 yuans par mois (environ 160 euros). Cela reste insuffisant pour vivre dignement » note Li Qiang, directeur du China Labor Watch.

A Kiddieland Toys, les conditions ne sont guère plus reluisantes. Les ouvriers sont exposés à des produits chimiques dangereux qu’ils manipulent sans aucune protection. Et aucun examen médical ne leur est proposé, ni avant ni après leur embauche. De plus, les ouvriers se voient infliger des amendes de manière totalement arbitraire et abusive : la fabrication d’une pièce défectueuse est par exemple punie d’une amende pouvant s’élever à 5,50 euros, une somme importante pour les travailleurs.

La situation est - comparativement - meilleure à Nanling. Toutefois, des problèmes ont tout de même été constatés, notamment en ce qui concerne la politique d’embauche, les horaires et les rémunérations.

Les violations constatées par China Labor Watch n’ont malheureusement rien d’exceptionnel. Elles sont largement répandues dans les usines du jouet sud-est de la Chine, là où se fournissent les multinationales européennes et nord-américaines.

Carrefour appelé à intervenir

Les autorités ont certes une part de responsabilité dans cette situation : elles ne font pas appliquer la législation et même les lois les plus basiques sont transgressées. Toutefois, on pourrait aussi attendre des multinationales - si pointilleuses lorsqu’il s’agit de délais, de prix ou de procédés de fabrication - qu’elles soient plus exigeantes en matière de respect des droits… D’autant  qu’elles n’hésitent pas à communiquer sur leur « éthique » et leur « responsabilité » en la matière.

Dans son « Rapport d’activité et de développement durable 2009 «, Carrefour dit contrôler « les conditions sociales de fabrication de ses produits (…) à travers le monde ». Et comme beaucoup d’entreprises, Carrefour fait réaliser des audits pour vérifier l’application de sa Charte sociale par ses fournisseurs. Comment expliquer, dès lors, que de telles violations aient toujours cours dans les usines chinoises ?

Peuples Solidaires et ses partenaires l’ont mainte fois démontré : les audits ne permettent pas de faire progresser concrètement les conditions de travail. A fortiori, ils ne mettent pas fin aux violations dont sont victimes les ouvriers du jouet. Pour un fournisseur chinois, il est plus facile de dissimuler la réalité à quelques auditeurs – en poussant par exemple les employés à mentir – que de mettre en œuvre  les codes de conduite et autres chartes « éthiques » des multinationales,  qu’elles auraient de toute façon bien du mal à appliquer étant donné les prix pratiqués par leurs clients…

C’est donc la politique de responsabilité sociale de Carrefour dans son ensemble qui doit être réévaluée à la lumière des ces révélations.

En solidarité avec nos partenaires chinois, nous demandons à la multinationale de mettre rapidement et efficacement un terme aux violations constatées par China Labor Watch. Plus globalement, nous lui demandons également de faire évoluer ses pratiques d’achats (prix de commandes notamment) pour que celles-ci n’entrent pas en contradiction avec ses propres règles éthiques.

 

Source: http://www.peuples-solidaires.org/appel-urgent-338_chine-carrefour

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 16:52

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Carrefour France a annoncé, à l'occasion d'un comité central d'entreprise, une réorganisation des fonctions back office des magasins.

Un nouveau logiciel interne, Atica va permettre d'informatiser la gestion des stocks et la réception des palettes de marchandise. 1.790 personnes sont concernées par ce nouveau chantier pour lequel Carrefour France ouvre un plan de départ volontaire.

A la clé, le distributeur a fixé à 505 équivalents temps la réduction nette d'effectifs nécessaire au 31 décembre 2010.

 

 

Source: Challenges

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 11:37

distributeurs s

 

 

L'agroalimentaire envisage la justice contre les distributeurs

 

Les industriels s'insurgent contre certaines pratiques commerciales des enseignes. Bercy temporise. 

 

«Ce sont des méthodes de voyous!»

Comme à son habitude, Jean-René Buisson, le président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), n'a pas manqué d'étriller la grande distribution lors de la présentation mardi du bilan 2009 de l'industrie agroalimentaire.

Après avoir «accepté du bout des lèvres» la LME, l'Ania ne décolère pas.

«Les distributeurs n'appliquent pas la loi», estime Jean-René Buisson, qui pointe du doigt le fait que ceux-ci refusent le principe même du plan d'affaires, qui fixait par écrit, jusqu'à l'application de la LME, les détails du dispositif promotionnel arrêté au titre de la «coopération commerciale».

 Par ailleurs, au mépris des négociations du début d'année, certaines enseignes auraient décidé d'appliquer les tarifs 2009 jusqu'à l'été.

 

Son de cloche différent à Bercy

Très remontée, l'Ania pèsera de tout son poids pour faire modifier la LME lors du prochain examen de la loi de modernisation de l'agriculture (LMA) à l'Assemblée nationale. Elle envisage aussi de modifier ses statuts afin de se porter partie civile en cas de litige avec les grandes enseignes.

À Bercy, le son de cloche est très différent. Hervé Novelli, qui présentait mardi le bilan annuel de la Direction de la concurrence (DGCCRF), estime que la LME «a apporté des progrès majeurs».

 À commencer par la réduction des deux tiers des marges arrière, qui ne représentent plus que 11 à 12% du chiffre d'affaires des distributeurs depuis l'an dernier, contre 32% en 2008.

 

61 contentieux civils

«La négociabilité des tarifs a permis de renforcer la différenciation tarifaire entre enseignes», a souligné le secrétaire d'État chargé du Commerce.

 L'amplitude était de 12,4 points en 2009, contre 7 points en 2006, signe d'une plus grande concurrence, même si les prix des produits de grande consommation vendus en grandes surfaces n'ont au final reculé que de 0,2% en 2009.

Concernant les négociations commerciales, Hervé Novelli a rappelé que l'action de la «brigade LME»  mise en place il y a un an pour contrôler les pratiques a déjà donné lieu à 377 procès-verbaux et 61 contentieux civils, dont les assignations lancées en octobre dernier à l'encontre de neuf distributeurs.

Mais les premiers jugements qui créeront une jurisprudence n'interviendront pas avant la fin de l'année.

En dehors de certaines clauses litigieuses déjà constatées l'an dernier, la DGCCRF en surveille de nouvelles qui se développent chez les distributeurs, comme le déréférencement partiel sans préavis ou la fixation d'une garantie de marge.

 

 

Panne de croissance

Pour la première fois depuis la fin des années 1980, l'industrie agroalimentaire a enregistré l'an passé une baisse de son chiffre d'affaires. En 2009, les ventes du premier secteur industriel français ont reculé de 8% à 139 milliards d'euros.

«Une vraie rupture», selon l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), qui s'explique largement par une forte diminution des prix à la production (- 7,4%).

La prudence a également conduit à un recul de 14% des investissements. La France, qui exporte 70% de sa production en Europe, a par ailleurs vu sa compétitivité décroître, concurrencée notamment par l'Allemagne. Elle est désormais le 4e exportateur alimentaire mondial, avec des exportations en baisse de 9,2%.

«La reprise ne se fera réellement sentir qu'à partir de 2011», prédit l'Ania, la consommation restant en berne. Le risque de défaillance d'entreprises devrait augmenter en 2010.

 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 15:31

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Lars Olofsson est, depuis un an, l’heureux directeur général de Carrefour. Son fixe, ses bonus, ses stock-options et ses actions gratuites se montent à 9,25 millions d’euros. Quant à la retraite, il lui suffira de trois années travail pour prétendre à 500.000 euros par an.

 

Forcément, dans la grande distribution, on distribue en grand. Le nouveau Directeur général de Carrefour, Lars Olofsson peut en témoigner.

Dès sa nomination en avril 2009, les actionnaires lui ont concocté un régime de retraite ultraprivilégié.

Pour attirer cette star de Nestlé, il ne fallait reculer devant rien. Dont acte.

 

Après seulement trois ans de service dans le groupe, le DG devrait pouvoir toucher une retraite annuelle de 500 000 euros sa vie durant.

 Carrefour lui a reconnu d’amblée treize années d’ancienneté.

 

En décembre 2012 - donc après le délai de trois ans minimum pour faire valoir ses droits, le fringant Suédois (alors âgé de 61 ans) revendiquera théoriquement « seize années de présence » pour le calcul de sa rente.

Au taux de 1,5 % de son salaire par année, Lars Olofsson toucherait finalement 24 % (1,5 % x 16) de sa rémunération, plafonnée,

pour le calcul de sa rente, à 2,06 millions d’euros.

 

Une "rémunération lasagne"

 

A ce généreux régime s’ajoute une rémunération (fixe et variable) très convenable.

En 2009, il a gagné 2,7 millions d’euros. Soit 10% de plus que son prédécesseur Luis Duran. Son bonus de 1,35 million d’euros le place aussi dans le haut du panier des patrons du CAC 40, gratifiés en moyenne d’une prime inférieure de 40%.

 

La liste des cadeaux s’allonge avec les fameuses stock-options : 130 000 unités à 33,70 euros.

Au cours actuel (32,25 euros), elles ne recèlent aucune plus value mais un peu de patience...

 

Le groupe évalue cette attribution à 1,7 million. Carrefour se montre encore plus magnanime avec les actions gratuites : 165 000 actions, valorisées à 4,75 millions à condition de remplir des conditions de performances économiques et financières.

 

Retraite, fixe, bonus, stock, actions gratuites...

Lars Olofsson empile donc les gratifications. Cette « rémunération lasagne », comme disent les spécialistes en paye managériale, se complète par une allocation de logement égal à 100 000 euros. De quoi trouver un bel appartement dans Paris.

Un chiffre, au pied de cette colonne de chiffres : 9,25 millions d’euros.

Sans compter la retraite annuelle de 500 000 euros que le groupe doit provisionner.

 

 A 60 ans, l’espérance de vie se monte à 22 ans.

Très cher Monsieur Olofsson !

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 08:19

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Avec 9,2 millions d'euros, Lars Olofsson est le patron le mieux payé du CAC 40 en 2009.

 

Lars Olofsson, directeur général de Carrefour, occupe la première marche du podium des patrons les mieux payés du CAC 40 en 2009, avec une rémunération globale de 9,2 millions d'euros.

Tel est l'enseignement du palmarès établi par la société de conseil OFG, qui inclut la valorisation des stock-options et des actions gratuites attribuées.

 Les émoluments du Suédois, à la tête du leader français de la distribution, dépassent de près de 2 millions ceux de son propriétaire, Bernard Arnault, qui n'aligne, lui, "que" 7,4 millions d'euros.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 11:18

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L'ex-patron harcelait ses employés

L'ex-directeur du Super U a été condamné à 4 mois de prison avec sursis pour avoir harcelé moralement deux salariés.

 

 

 

 

 

 

C'est un type d'affaires qui arrive rarement jusqu'aux prétoires, prouver le harcèlement moral étant loin d'être aisé. Mais dans le dossier qu'avait à examiner le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan, mardi, les témoignages de salariés accablant l'ancien directeur du Super U de Biscarrosse, Mr X, ne manquent pas.

Deux employées, aujourd'hui en arrêt maladie pour dépression, ont déposé plainte contre lui et sont à l'origine de cette procédure judiciaire dans laquelle est également poursuivi le responsable des produits frais. Ce dernier sera finalement relaxé contrairement à MR X qui, malgré ses dénégations, a été condamné à 4 mois de prison avec sursis, comme l'avait requis le parquet.

C'est en mars 2007 que Mr X, 53 ans prend les rênes de ce supermarché. « Un établissement en perte de vitesse que la coopérative Système U voulait vendre.

La mission de mon client était claire : une reprise en main de ce Super U pour le présenter à la reprise avec de bons chiffres », indique l'avocate du principal prévenu, Me Duvignac.


 « Pression permanente »


Une reprise en main pour le moins musclée à en croire la dizaine d'attestations d'employés lues par la présidente. Elles décrivent « une pression permanente » exercée par le directeur, « un Roi avec sa cour » qui « avait ses chouchous » et « rabaissait » les autres, n'hésitant pas à « les insulter devant les clients ».

Un climat dont Fabienne et Mariane (1), les deux parties civiles, ont fait les frais.


« Victime de cette politique d'épuration », selon son avocat Me Lamorère, la première est alors caissière depuis 6 ans. « Du jour au lendemain, j'ai été la cible de vexations et tracas constants. Plus personne ne m'adressait la parole sur ordre de Mr X qui me répondait que j'étais une salariée périmée avec mes cheveux blancs quand je lui demandais conseil pour suivre une formation », raconte-t-elle dans sa déposition.

« Faux, réplique le mis en cause. J'ai dit ça à la cantonade et je n'ai jamais harcelé qui que ce soit de toute ma carrière. »


Et Mr X d'expliquer que tout s'est dégradé avec cette salariée lorsqu'un problème sur sa caisse a été découvert. « J'aurais dû la licencier pour faute, cela m'aurait

évité tous cesennuis », argumente-t-il.


Dans la salle, Fabienne, la seule partie civile à avoir fait le déplacement, enrage. Elle a toujours nié avoir commis la moindre transgression.

Mariane, elle, n'est pas venue. « Elle n'a pas eu le courage de les affronter. Elle a toujours peur et est en grande souffrance », indique son avocat Me Dutin. Cette femme était responsable du rayon charcuterie. « Elle n'avait pas le titre et son rayon avait de mauvais chiffres », insiste Mr X.

« Mais elle exerçait des responsabilités, comme passer les commandes », reprend la présidente. Une gratification que Mariane perd suite à un arrêt maladie.


À son retour, elle découvre également que ses horaires, qui n'ont pas bougé depuis une dizaine d'années, ont été totalement revus. « Et puis, il y a ces petites vexations comme ce tablier neuf dont tout le monde est doté sauf elle. Goutte d'eau après goutte d'eau et c'est la dépression », poursuit son défenseur.

« Cette dame était surtout femme de gendarme », rétorque l'ancien directeur laissant sous-entendre que la salariée a été maintenue pendant des années à ce poste pour cette raison. Le tribunal ne l'a pas suivi sur cette voie, tout comme avant lui la direction départementale du travail et la commission disciplinaire de Système U qui a licencié le directeur.

Outre sa condamnation pénale, Mr X devra verser 1 500 euros de dommages et intérêts à Mariane et 2 000 euros à Fabienne.

(1) Les prénoms des parties civiles ont été modifiés.

 

 

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