Le directeur d'un Hyper U de Vendée a été
condamné à huit mois de prison avec sursis, 15.000 euros d'amende et 117.000 euros de dommages et intérêts au bénéfice de 13 salariés.
Les faits remontent à la période entre janvier 2006 et octobre 2007. De 40 (selon le patron) à 70 personnes (selon les salariés) ont démissionné d'un Hyper U de Vendée qui comptait
216 salariés. Vingt-deux salariés ont déposé plainte pour harcèlement, parmi lesquels 13 se sont portées parties civiles.
Le directeur de la grande surface a été condamné pour harcèlement moral à huit mois de prison avec sursis, 15.000 euros d'amende et 117.000 euros de dommages et intérêts au
bénéfice de 13 salariés.
Les salariés, très éprouvés selon l'inspection du travail, avaient expliqué notamment avoir été victimes de façon régulière de propos humiliants et dégradants de la part de
leur directeur.
Le patron d'un cinquantaine d'années s'était défendu en affirmant avoir été lui-même la proie de l'«acharnement» de Système U, de la mairie de Chantonnay où était
installé la grande surface et de la presse.
Il avait quitté son poste en novembre 2008 et le groupe Système U avait aussitôt repris la gestion en direct de la grande surface.
Source: Libération
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Cette affaire de harcèlement moral a fait du bruit. Mais après trois ans ou presque de procédure pénale, la boucle est
enfin bouclée pour la vingtaine de salariés qui avait porté plainte contre le PDG du Super U de Ferrières-en-Bray. Malgré ses dénégations, Marc Roi Sans Sac est définitivement condamné à huit
mois de prison avec sursis et à verser aux victimes 46 800 € de dommages et intérêts. « Sa demande de pourvoi en cassation a été rejetée cette semaine. Le volet pénal de ce dossier est donc
définitivement jugé : le prévenu est déclaré coupable. » Point. Me Marie-Pierre Ogel est évidemment soulagée. Certains des anciens employés du supermarché ont pensé au suicide quelques mois
seulement après leur embauche dans la société. C'est le cas de Mickaël Dupuis, ex-responsable Fruits et légumes.
« Je ne voulais pas perdre mon travail »
« Au départ, tout allait bien. Tellement bien qu'il m'a proposé de devenir responsable du rayon frais. Mais au bout de quelques semaines, du jour au lendemain, j'étais devenu un bon à rien. Les
insultes fusaient. Tous les jours. » Cinq ans après sa démission, Mickaël Dupuis parle encore avec des larmes dans la voix de cette période horrible. « Je ne voulais pas perdre mon travail et
j'ai été sous antidépresseurs pendant un an et demi pour éviter de perdre mon sang-froid. »
Certains plaignants ont déclaré avoir été forcés de pêcher des rats crevés dans le bassin de décantation du magasin… 
Hier, nous avons tenté de joindre Me Marcel Quatravaux, l'avocat de la défense, en vain. Une chose est sûre : « Cette
affaire n'est pas tout à fait terminée. Une dizaine de salariés attendent encore une décision du conseil des Prud'Hommes. Soit pour rompre leur contrat, soit pour obtenir des dommages et intérêts
», explique Me Ogel.
Mickaël Dupuis avait obtenu gain de cause à Dieppe mais son ex-PDG ayant fait appel, il repasse devant une nouvelle juridiction prud'homale, à Rouen. « Je suis convoqué mercredi», confie celui
qui, désormais, est un chef de magasin « épanoui ».
Certains (de plus en plus rare heureusement !) adhérents des enseignes
indépendantes se comportent exactement de la même façon avec leur personnel (et parfois avec leurs fournisseurs…) que les Seigneurs au moyen age avec le droit de « vie ou de mort », sauf qu’aujourd’hui, c’est pour un
emploi…
Source: paris-normandie.fr
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