La mentalité de la grande distribution

Dimanche 15 novembre 2009



 

Le nouveau western de la grande distribution

 

Fini, les fameuses marges arrière. Les distributeurs ont trouvé d'autres méthodes pour faire payer leurs fournisseurs. Bercy a décidé de frapper fort en assignant neuf enseignes. Insuffisant, jugent les industriels.

 

 

 

Ce patron de PME s'est décidé à pousser la porte du bureau départemental de la répression des fraudes de Saint-Brieuc. Reçu anonymement par un fonctionnaire de Bercy, il vide son sac. Il montre les contrats signés avec les distributeurs.

Insiste sur ces nouvelles clauses qui l'obligent, ici à reprendre à sa charge tous les invendus, là à payer de lourdes indemnités parce que son camion de livraison s'est présenté en retard. Méthodiquement, le fonctionnaire prend note, et promet de faire remonter les informations à Paris.

Quelques mois plus tard, au printemps, une armée d'inspecteurs de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) débarque dans les sièges sociaux des grands distributeurs. Au Galec, la centrale d'achats de Leclerc, ils photocopient une dizaine de contrats sur les 4000 signés chaque année. «Le plus compliqué pour nous est de rompre l'omerta très forte qui règne dans ce milieu», explique Francis Amand, chef de la concurrence à la DGCCRF. Un mot de travers et la sanction tombe : le déréférencement.


Des gammes entières de produits sont retirées des rayons pendant une période plus ou moins longue. C'est la raison pour laquelle les directions départementales sont désormais équipées de «confessionnaux». Des bureaux qui recueillent dans la plus grande discrétion les doléances des producteurs locaux.

Sur le terrain, les brigades de Bercy renforcées d'une quarantaine de fonctionnaires recoupent les informations en épluchant les contrats. Cette année, sur les 400 conventions passées au crible, près de 75% présentaient des clauses litigieuses.

En tout cas suffisamment douteuses pour que le secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli, s'invite au 13-Heures de TF1, le 28 octobre, et claironne que neuf enseignes sont assignées, dont la totalité des distributeurs alimentaires. Le gouvernement n'a apparemment pas l'intention de traîner, puisque les premières convocations au tribunal sont fixées du 17 au 20 novembre. De mémoire d'épiciers, c'est du jamais-vu !
Sans surprise, les distributeurs minimisent la portée de ces assignations. Ils ne relèvent que des broutilles qui rythmeraient la vie des affaires.
Tout juste Leclerc reconnaît-il infliger des pénalités aux fournisseurs qui impriment mal leurs codes-barres. Montant de la sanction : 160 euros... par article défaillant, tout de même. Ou encore 160 euros par commande en retard.
«Si les produits annoncés pour une opération promotionnelle ne sont pas en rayon le jour dit, nous risquons une amende de 750000 euros», se défend le groupement. Système U admet exactement les mêmes excès. Quant à Carrefour, la direction «est prête à prouver la légalité de sa démarche devant les autorités compétentes».

Frais logistiques transférés
Pourtant, à la lecture des assignations, les faits sont là. «Les abus constatés sont classiques, même si tous les ans les distributeurs font preuve d'une certaine innovation», note Francis Amand, à la DGCCRF. Car la liste est évidemment plus longue que celle mentionnée par les distributeurs.
Un fabricant de compléments alimentaires raconte : «Pour trente minutes de retard, mon semi-remorque est renvoyé, chargé de toutes ses palettes.»
 «C'est la grosse différence avec la Grande-Bretagne. Là-bas, le fabricant est noté sur sa qualité moyenne et ne paie pas au moindre faux pas», relève un spécialiste de produits laitiers. Sans parler de l'absence de préavis.
 «Lorsqu'on est déréférencé, cela tombe d'un coup, sans prévenir», se lamente un «blacklisté».
Plus grave encore, la grande distribution ne veut plus assumer le risque de mévente, ce qui est pourtant au coeur de son métier.
 Une multinationale de la confiserie se plaint :
 «A Noël et à Pâques, c'est toujours la même histoire, les distributeurs ne se gênent pas pour me passer délibérément d'énormes commandes de produits saisonniers, car, de toute façon, ils savent que je prendrai les stocks d'invendus à ma charge.»
En fait, l'essentiel des frais logistiques revient aujourd'hui aux fournisseurs.

 «Du jour au lendemain, ils vous demandent de ne plus livrer par camions pleins dans leurs entrepôts, mais d'apporter les palettes personnalisées jusqu'aux magasins. Le tout pour le même prix, bien entendu !» s'insurge Olivier Desforges, le porte-parole des grandes marques.
Transfert de charges, transfert de risques, les assignations relèvent aussi de nombreux abus dans les délais de paiement. Rachel Blumel, la responsable juridique de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), reçoit tous les jours des courriers de patrons de PME désespérés qui lui racontent toujours la même chose : «Avant la LME [loi de modernisation de l'économie. NDLR], les distributeurs pouvaient payer à 90 jours. Aujourd'hui, c'est 60 jours. Certaines enseignes ont évalué leur perte de trésorerie à plus de 300 millions d'euros. Résultat : ils négocient des rachats de délais de paiement auprès des fournisseurs !»
 Certains vont jusqu'à remettre en cause des délais à 30 jours - pour les denrées périssables -, pourtant réglementés depuis dix ans !

Bras de fer quotidien

«La LME réveille une guerre des prix entre les distributeurs qu'ils nous font financer», relève, dépité, un industriel. «Un choix arbitré au plus haut niveau de l'Etat», justifie Hervé Novelli. Pour faire baisser les prix, le gouvernement a redonné plus de liberté aux distributeurs. En échange, le ministère public s'est engagé à accentuer les contrôles. «De là à faire un usage systématique des procès...» regrette Jérôme Bédier, le lobbyiste des distributeurs.
 Patrick Ollier, le président (UMP) de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, est ravi du procès qu'intente Bercy, pour l'exemple : «On avait promis qu'on ne laisserait pas la grande distribution libre d'écraser ses fournisseurs. Voilà qui est fait.»
C'est vite dit. A en croire les industriels, les perversités constatées par Bercy ne sont que la partie émergée de l'iceberg. En fait, la DGCCRF ne s'est pour l'heure contentée que de la paperasse officielle. «E nous fallait conclure l'enquête avant le début des négociations 2010, à l'automne 2009, pour ne pas laisser s'installer les mauvaises habitudes», explique Francis Amand. En dehors des contrats signés entre novembre et mars se déroule un bras de fer quotidien entre fournisseur et distributeur. Rachel Blumel raconte : «L'encre du contrat annuel à peine sèche, nos adhérents sont convoqués pour renégocier. Une fois, deux fois, dix fois dans l'année !» «En général, tout se passe par téléphone», confirme un cadre commercial. Cette «discussion» se déroule généralement jusqu'à ce que le fournisseur cède et signe un avenant pour «couvrir» juridiquement l'opération. Comme les «Spécial anniversaire». Un industriel de la boisson se remémore ce coup de fil reçu d'un acheteur de la grande distribution : «J'ai une bonne nouvelle pour vous, ce sont les 40 ans de notre enseigne. J'en ai pour 30 millions d'euros, combien es-tu prêt à mettre sur la table ?»

Dans les cas, rares, où le fournisseur refuse déjouer le jeu, c'est la guerre. Selon la bonne vieille méthode de l'escalade des rétorsions. D'abord, «on vous met en gamme restreinte, témoigne ce directeur commercial. Et 20% de références en moins, c'est 3% de chiffre d'affaires perdu. Ensuite, on vous tortille sur les promos». Adieu têtes de gondole et prospectus qui font exploser les volumes. Avaient-ils été négociés de longue date ? Tant pis. Et si cela ne suffit pas, «on casse vos prix». Histoire d'éveiller l'appétit des enseignes concurrentes, qui réclameront un alignement des tarifs. «On peut aussi interdire les magasins à notre force de vente, poursuit l'industriel. Et enfin, l'arme fatale : le déréférencement total.» Une mesure brutale qui coûte cher. Evincé d'Intermarché l'an dernier pour avoir refusé de baisser son prix de 3 points supplémentaires, ce fournisseur de produits frais y a laissé 50% de ses volumes. Illustration avec Coca-Cola, sorti des rayons de Lidl pendant plusieurs mois, faute d'avoir cédé. On croyait la hache de guerre enterrée depuis quelques semaines. Jusqu'à ce que le hard discounter affiche sur un tract publicitaire les six canettes à 1,89 euro. Un prix qui fait bondir les concurrents de Lidl : «En ramenant son prix au plus bas, Leclerc n'arrive qu'à 2,01 euros !» rappelle un concurrent. Un coup de Lidl pour faire payer à Coca de longs mois de négociations infructueuses, ou un moyen radical d'obtenir 6% de ristourne ?

L'Etat monte au créneau
Pour arrondir ses fins de mois, la distribution a d'autres astuces encore. «La nouvelle mode, ce sont les audits», soupire un vendeur. Régulièrement, les fournisseurs reçoivent des auditeurs envoyés par les clients pour «recouvrer les manquements». Rémunérés au pourcentage des sommes récupérées, ces contrôleurs épluchent les contrats passés entre les deux partenaires en remontant jusqu'à sept ans en arrière ! La moindre faute oubliée jusqu'alors est sanctionnée. Telle commande de 2003 devait être livrée en une fois. Elle l'a été en deux. Ce sera tant.
Parfois, ces dérapages se soldent au tribunal. Le plus souvent, c'est l'Etat qui engage ce bras de fer en se substituant aux fournisseurs. D'après le rapport de la commission d'examen des pratiques commerciales, il y a quelque 250 condamnations pénales par an. En 2006 et en 2007, les distributeurs n'y ont déboursé que 1 million d'euros environ. Mais c'est sans compter les dommages et intérêts versés au titre des procédures civiles, beaucoup plus lourdes. La condamnation toute récente de Leclerc l'illustre : 500 000 euros d'amende et 23 millions d'euros à restituer à 28 fournisseurs lésés. Leclerc leur avait infligé une pénalité pour avoir osé accorder à Carrefour un avantage tarifaire. La sanction n'effraie pas le distributeur. Michel-Edouard Leclerc prend un malin plaisir à écrire dans son blog que 17 fournisseurs ont déjà affirmé par courrier qu'ils ne souhaitaient pas récupérer les sommes. Jean-René Buisson, le président de l'Ania, vocifère : «Ces lettres sont une preuve de plus que les relations commerciales baignent dans un climat de terreur !» «Nous avons pris nos précautions, assure la DGCCRF. C'est le Trésor qui récupère les montants, et qui les redistribuera sans que Leclerc sache à qui cela revient.» C'est oublier l'esprit imaginatif des distributeurs, qui recourent de plus en plus aux transactions à l'amiable pour éviter la peine et la mauvaise publicité. De 19 en 2006, elles sont passées à 101 en 2007.
Pauvres malheureux fournisseurs ? Pas si sûr. Car les industriels, rompus à ces méthodes, finissent par intégrer les surcoûts dans leurs calculs. Ce qui majore d'autant le prix de vente final fixé par les grandes surfaces. Pour l'UFC-Que Choisir, ces pratiques ne sont donc pénalisantes que pour... le consommateur ! L'association a fait condamner Carrefour le 28 janvier à 150000 euros d'amende pour des contrats de coopération fictive. Et a plaidé, le 13 octobre, contre Intermarché. Mais avec 2% de marge nette en moyenne, la grande distribution a-t-elle les moyens de rentrer dans le rang ?

 

RECENTS REGLEMENTS DECOMPTES

 

Un directeur commercial, énumérant l'échelle des sanctions des distributeurs

«D'abord, on vous met en gamme restreinte. Ensuite, on vous tortille sur les promos, on casse vos prix... Enfin, l'arme fatale : le déréférencement.».

 

Source: Challenge

 

Par Caddyman
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Vendredi 13 novembre 2009



CHALONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Une dizaine d’éleveurs de porcs ont manifesté leur colère, hier matin, à Carrefour et Leclerc. Ils dénoncent les marges exorbitantes que se font les grandes surfaces.

 

 «ON perd de l’argent depuis trois ans ! On s’amuse avec nous. On nous achète le porc à bas prix pour le revendre en grande surface à un prix bien plus élevé », tempête Hervé Lapie, responsable de la Fédération porcine en Marne. Et son collègue Bertrand Laurent d’ajouter :
 « Ils mettent la pression sur les prix avec leurs centrales d’achat. Alors que nous, nous cumulons des prêts à court terme auprès des banques jusqu’au jour où… »

La colère n’est pas retombée d’un pouce depuis la dernière manifestation en octobre dernier. Au contraire, les éleveurs de porcs sont plus que jamais remontés contre les grandes surfaces, qui, selon eux, « s’engraissent sur le dos des éleveurs et des consommateurs ».

1 euro le kilo


Les éleveurs attendent des pouvoirs publics une revalorisation de leur prix de vente de 30 centimes au prix du kilo. « Et encore, c’est pour être à l’équilibre », précise un éleveur.
« Pour l’instant, on ne voit rien venir. Nous sommes toujours scotchés à un cadran à 1 euro.
La viande devrait être moins chère en rayonnage

Ils ont donc décidé de frapper directement là où « le bât blesse », en menant une « Opération vérité sur les prix », hier en fin de matinée à Carrefour puis à Leclerc.
Première étape, le centre commercial Croix-Dampierre, où devant les portes, ils ont bombé sur le sol leurs revendications.
Sous le regard médusé des clients, ils ont ensuite pris d’assaut le rayon charcuterie, balançant jambons, saucissons, lardons,

bacon,… dans les caddies. Même punition au rayon frais, mais cette fois avec les rôtis, côtelettes…
Et pour bien marquer les esprits, ils ont inscrit sur les emballages « 1 euro le kilo ».
« C’est le chiffre à retenir ! », souligne Bertrand Laurent et d’expliquer : « C’est le prix de vente éleveur alors que le prix consommateur, lui, peut osciller, par exemple de 12 à 27 euros le kilo, pour du jambon ».


« Ensemble » pour le pouvoir d’achat

Puis, direction la caisse où des hôtesses, plutôt patientes, ont passé les milliers d’articles entassés par les éleveurs, dans les caddies, tout en sachant que rien ne serait payé.
L’addition est à la hauteur de l’exaspération des éleveurs : environ 3.000 euros.
« Chaque caddie représentait un porc entier, que nous vendons à l’unité 90 euros.
Donc, là où la grande surface engrange 3.000 euros, nous, nous en récupérons 500 euros ! Ce n’est pas normal ! »,
lance Thomas Lapie, un des éleveurs.
« Aujourd’hui, ça devient de la folie, les prix. Il faut que l’on soit tous ensemble, avec vous les consommateurs pour dénoncer les pratiques des grandes surfaces », lance au porte-voix Hervé Lapie face à une ribambelle de clients, plutôt solidaires du mouvement.
Le responsable du magasin, en l’absence du directeur, a préféré laisser faire, sans apporter de commentaires.
Après Carrefour, les manifestants ont rendu visite au Leclerc de Fagnières où la même action a été menée. Aujourd’hui, c’est à Reims qu’ils se sont donné rendez-vous pour une nouvelle opération « transparence » en direction des

consommateurs.



Source: l'Union

Par Caddyman
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Vendredi 6 novembre 2009


L’association CLCV dénonce une atteinte grave à l’information des consommateurs, et interpelle les pouvoirs publics. Depuis quelques mois, plusieurs de ses bénévoles disent avoir été empêchés de réaliser leurs traditionnels relevés de prix dans les rayons des grandes surfaces de trois enseignes : Carrefour, Leclerc et Casino...

Du kilo de sucre au ballon de football, depuis plus de 20 ans, l’association CLCV, comme d’autres, pratique ce genre de relevés. Des bénévoles vont dans les rayons des supermarchés et notent les prix. Des informations accessibles à tous sur les linéaires. Le but : établir ensuite des comparatifs pour informer les consommateurs.

Mais de plus en plus de bénévoles se plaignent d’être sommés par le personnel de cesser ces activités. Les agents de sécurité invoquent alors souvent des consignes de leur direction nationale. C’est ce qui est arrivé à Charles, l’un des bénévoles de l’association. Il s’est fait interpeller et emmener au poste de sécurité comme un vulgaire voleur à la roulotte, et confisquer ses relevés de prix. Des collègues de Charles munis d’appareil photo auraient même été raccompagnés vivement à la sortie de supermarchés par des vigiles.

Remise en cause des droits des consommateurs

Pour Reine-Claude Mader, présidente de l’association CLCV, il s’agit d’une remise en cause des droits les plus élémentaires des consommateurs et de leurs organisations. "On nous prend pour des imbéciles", explique Reine-Claude Mader. Les enseignes considèrent que "moins les consommateurs en savent sur les prix, mieux ça vaut", poursuit-elle. Et la guerre froide entre hypers et associations de consommateurs se durcit, "les grandes surfaces sont de plus en plus agressives", assure la responsable associative.

Nous avons interrogé sur le sujet les trois enseignes mises en cause : Leclerc, Carrefour et Casino.
Seul Leclerc a répondu, expliquant que les cas évoqués "ne pouvaient être que ponctuels et isolés". "En aucun cas une directive nationale n’a été édictée pour interdire l’accès des magasins aux enquêteurs des associations de consommateurs’, jure, la main sur le cœur, la chaîne d’hypermarchés.



Source: France Info

Par anti.grandes.surfaces
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Lundi 2 novembre 2009



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Mercredi 28 octobre 2009

 

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Vendredi 16 octobre 2009



Après 2 ans de test dans certains Intermarchés, cette balance est testée dans certains Carrefour  (Auteuil) et dans des magasins des autres enseignes de la grande distribution.



Quand on parle de Smart Scale (littéralement Balance Intelligente), il s'agit en fait d'une petite merveille qui sait quel fruit ou légume se trouve sur la balance. Développée par la German Fraunhofer Institute, cette Smart Scale va capturer une image du fruit ou légume en question et va la comparer à sa base de données de produits. Hey, elle est même assez maline pour voir à travers le sac plastique.

Outre les balances « Intélligentes », Carrefour a décidé de déployer le système de la pesée en libre service tactile au rayon fruits et légumes. Ce nouveau concept sera déployé dans 23 magasins dit de "petites tailles".

En conséquence, le métier d'équipiers de vente affectés aux postes de pesée assistée au rayon fruits et légumes est déclaré "métier sensible" pour les 23 magasins concernés.

Par anti.grandes.surfaces
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Mardi 6 octobre 2009


 


A la demande du SPF Economie, trois professeurs de l'école de gestion HEC de Liège qui ont examiné les rapports entre petits producteurs (PME) et la grande distribution, ont mis en évidence les nombreuses pratiques brutales de la grande distribution, rapporte ce mardi Le Soir. L'étude menée par les professeurs Claude Boffa, Jean Tondeur et Paul Crahay visait à vérifier s'il est nécessaire de légiférer pour mieux régir les relations entre les deux parties. Pour ce faire, les spécialistes ont interrogé plus de 130 interlocuteurs dans les deux camps.

  • L'étude pointe les modifications et ruptures unilatérales des conditions de vente. "Du jour au lendemain, on peut vous annoncer que votre produit est retiré des rayons sans que vous sachiez pourquoi", affirme le professeur Boffa. "Quand vous faites la moitié de votre chiffre d'affaires avec ce client et que vous avez investi pour répondre à ses exigences, vous pouvez imaginer la catastrophe", ajoute-t-il.

  • L'étude pointe encore d'innombrables remises que le distributeur exige de ses fabricants sans raison valable. "L'année dernière, un grand distributeur a demandé 3% de remise à tous ses fabricants, sans justification aucune, si ce n'est sans doute qu'il devait renflouer sa marge bénéficiaire", ajoute le professeur Boffa.


Les experts recommandent dès lors de légiférer mais de façon prudente, en adaptant la législation existante plutôt qu'en votant de nouvelles lois, notamment en réduisant les délais légaux de paiement ou en imposant un préavis et des indemnités en cas de rupture d'une relation commerciale.
 

Par anti.grandes.surfaces
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Lundi 28 septembre 2009




 

Etranges bouteilles repérées par un de nos riverains dans un supermarché en Lombardie, région plutôt tolérante avec l'extrême droite (cf les résultats électoraux de la Ligue du Nord). Cette photo a été prise dans le « GS » de la ville de Cuveglio,
un supermarché exploité en franchise du groupe français Carrefour (qui possède près de 1600 magasins dans le pays)…

Ces bouteilles sont une idée du producteur de vin italien Alessandro Lunardelli, qui a lancé une gamme de vins associés à des grands personnages historiques, Hitler et Mussolini en tête.

Interrogé en 2007, Lunardelli s'est défendu de toute affection pour les deux dictateurs :

« Ces bouteilles font partie d'une collection historique qui compte au total une cinquantaine de personnalités, dont celles de Bob Marley ou Jean Paul II. Les gens aiment ces personnages, ils donnent lieu à de bonnes conversations à table. Je n'ai pas l'intention de m'arrêter. »

S'il a décidé de gommer les croix gammées sur les étiquettes, les saluts fascistes sont en revanche toujours présents.

Contactée par Rue89, la direction de Carrefour s'est aussitôt dite « très inquiète » par la découverte de notre riverain :

« Nous n'étions pas au courant de cette affaire. Ce supermarché est une de nos franchises, et comme toute franchise, le gérant est libre d'y installer les produits qu'il souhaite. »

Avec toutefois une obligation : les piocher dans la centrale d'achat de Carrefour, chose que ce directeur s'était bien gardé de faire.

Dans la journée de lundi, le président de Carrefour Italie, Giuseppe Brambilla, a fait son mea culpa. Il a demandé le retrait total de ces bouteilles des linéaires du magasin. En revanche, le viticulteur transalpin peut continuer de produire sa piquette moustachue en toute liberté.




Source: Rue89
Par anti.grandes.surfaces
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Samedi 26 septembre 2009



 

Une caissière allemande de supermarché a connu la célébrité internationale pour avoir été renvoyée après 31 ans à cause d'un détournement de 1,30 euro, mais les tribunaux font face à toute une série d'affaires similaires qui font les choux gras de la presse.

"Emmely", alias Barbara E., a été licenciée sans préavis début 2008, accusée d'avoir utilisé à son profit deux bons de consigne d'un montant de 48 et 82 centimes oubliés par un client. Cette mère quinquagénaire a été érigée en symbole de l'injustice par les syndicats à un moment où les plans de sauvetage des banquiers se négociaient à coups de dizaines de milliards d'euros.

Un tribunal a néanmoins estimé légitime ce licenciement pour faute, une décision confirmée en deuxième instance en février. Le dossier est pendant au Tribunal fédéral du travail. La caissière affirme avoir payé pour sa participation à des grèves, mais les tribunaux n'ont pas retenu l'argument.

1,36 euro
A Friedrichshafen, près du lac de Constance (sud), une vendeuse de boulangerie a été limogée sans préavis en début d'année parce qu'il manquait 1,36 euro dans sa caisse. Son licenciement a été entériné par la justice, mais avec préavis.

Plus chanceux, un employé d'une chaîne de boulangeries a obtenu gain de cause vendredi en deuxième instance. Son employeur l'avait remercié sans préavis pour un petit pain indûment tartiné: le vendeur de 26 ans avait bien acheté le pain mais n'avait pas payé la cuillerée d'aromates versée dessus pour l'assaisonner. Benjamin Lassak avait été licencié pour vol.

Prétexte
En deuxième instance, le tribunal du travail de Hamm (ouest) a estimé ce limogeage abusif, jugeant la faute "extrêmement" ténue -la somme volée étant inférieure à 10 centimes. Le vendeur était délégué du comité d'entreprise, dans une firme de 350 personnes où la création même du comité d'entreprise fut un chemin de croix, à en croire la presse allemande. Pour son syndicat (NGG), "le vol n'était qu'un prétexte pour se débarrasser d'un salarié encombrant". Le jeune vendeur a retrouvé son emploi.

Peccadilles
"En ces temps de crise on licencie facilement, dès qu'il y a un motif", dit Martina Perreng, juriste en droit du travail, et "l'attention des médias est aiguisée". "Toutefois ce genre d'affaires, des personnes licenciées pour le vol de peccadilles, est courant depuis un jugement du Tribunal fédéral du travail dans les années 1980, selon qui ce n'est pas la valeur du vol qui importe mais la relation de confiance", ajoute-t-elle.

Vols de raviolis
Le tribunal du travail de Radolfzell (sud) doit trancher ce mardi le cas d'une employée de maison de retraite limogée pour avoir dérobé quatre "Maultaschen", des raviolis souabes. La fondation hospitalière de Constance qui l'employait l'accuse de vol et l'a éconduite sans préavis.

L'employée affirme qu'il s'agissait des restes du dîner des pensionnaires et que, devant suivre un séminaire de formation interne dans la foulée, elle n'avait pas eu le temps de rentrer chez elle pour manger. L'employeur juge la relation de confiance rompue.

On pourrait ajouter le cas de six employés d'une autre chaîne de supermarché à Rinteln (nord) mis à la porte pour avoir mangé des sucreries périmées qui étaient vouées au rebut. La direction a proposé aux six voleurs, dont deux étaient employés depuis plus de 25 ans, de démissionner discrètement pour éviter des poursuites et un licenciement. Ils avaient démissionné... puis porté l'affaire en justice. Le tribunal du travail de Hameln vient de leur donner raison.


Source 7sur7.be

Par anti.grandes.surfaces
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Samedi 22 août 2009

 

Une centaine de producteurs de fruits des Pyrénées-Orientales ont déversé samedi matin plusieurs tonnes de pêches aux entrées d'une enseigne de la grande distribution à Perpignan, bloquant totalement son accès aux clients, a constaté un photographe de l'AFP.

A Saint-Victoret (Bouches-du-Rhône), plusieurs dizaines d'agriculteurs ont quant à eux bloqué un supermarché pour dénoncer "l'importation massive de produits étrangers par la grande distribution", a constaté une journaliste de l'AFP.

"Notre but est de faire comprendre que quand on perd de l'argent ça fout les boules. On connaît les périodes où ils font du chiffre d'affaires et on sera là, même s'il ne nous reste que des cailloux à jeter", a expliqué à l'AFP le responsable de la FDSEA des Pyrénées-Orientales, Gérard Majoral.

Déversées aux trois entrées principales par plusieurs camions, les pêches des arboriculteurs roussillonnais interdisaient l'accès au parking de l'enseigne Carrefour, les portes du magasin restant toutefois ouvertes.

Les manifestants ont également incendié des pneus, tandis que la police et les pompiers étaient présents sur les lieux.

"On veut faire prendre conscience à l'Etat que la crise des producteurs de fruits met en péril la ruralité, car dans les Pyrénées-Orientales cela représente 10.000 emplois directs et 52 millions d'euros de volume financier", a ajouté M. Majoral, également administrateur de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), branche spécialisée de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), principal syndicat agricole.

Selon lui, "le mouvement vis-à-vis de la grande distribution va continuer, notre but est d'être très pénible avec eux pour leur faire comprendre qu'il faut de l'équité dans le commerce, il faut le moraliser, sinon les territoires ruraux tombent en lambeaux".

Les producteurs de fruits, confrontés à une crise liée à la baisse des prix, avaient annoncé jeudi une série d'actions sur le terrain pour "crier leur désespoir".

A Saint-Victoret, brandissant des pancartes telles que "Achetez local, c'est bon pour le moral" ou "Devant les étals, ayez le réflexe provençal", les manifestants -une centaine selon les organisateurs, une soixantaine selon les forces de l'ordre présentes sur place- ont interdit l'accès au parking de l'enseigne Géant Casino avec des pneus jusqu'à midi.

Cette action se déroulait à l'appel de la Fédération départementale des exploitants agricoles (FDSEA) et des Jeunes agriculteurs (JA).

En début de matinée, les agriculteurs avaient déversé des fruits et légumes devant le magasin avant de pénétrer à l'intérieur, où ils ont jeté à terre des légumes d'origine étrangère en vente dans les rayons, dont des asperges du Pérou, des poivrons et courgettes d'Espagne ou encore des carottes d'Italie.

Pour le président de la FDSEA des Bouches-du-Rhône, Claude Rossignol, l'objectif est "d'alerter les pouvoirs publics sur le marasme" qui touche la profession en raison de la baisse des prix, tout en appelant les consommateurs à privilégier les produits locaux.

"La grande distribution ne joue pas le jeu, c'est inadmissible, les agriculteurs vont mettre la clé sous le paillasson!", a protesté Manuela Stoffel, présidente des JA du département.

De son côté, la direction de Géant Casino a jugé "totalement inadmissible de saccager les rayons et de bloquer le magasin", selon les propos de Xavier de Fleurac, responsable régional de l'enseigne. "Les produits importés ne représentent pas la majorité de notre assortiment", a-t-il assuré.

Auparavant, une autre action avait été menée dans le Vaucluse, devant l'Intermarché du Thor, à l'Est d'Avignon, où des producteurs ont déversé un camion de pommes devant les portes de l'enseigne.

Par anti.grandes.surfaces
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