Délocalisation ou imposer la délocalisation

Vendredi 6 novembre 2009





INTERVIEW - Le journaliste ausculte le secteur dans un livre...

Vous dépeignez un monde très noir. Le consommateur n'est-il jamais gagnant?

Le low-cost est un vrai mensonge! Le mot a été repris par les spécialistes du marketing pour communiquer sur l'achat malin. En réalité, un produit «low-cost» d'aujourd'hui, c'est un produit « bas de gamme» d'hier. Les hard discounter alimentaires tentent de nous faire croire qu'ils sont moins chers grâce à leur décoration dépouillée. Mais il s'agit d'une mise en scène. Ce que l'on trouve dans ces rayons, ce sont des jambons fabriqués à base de plasma de porc et ce que l'on appelle des «préparations fromagères».

Le low-cost n'a pas toujours été celui que l'on connaît aujourd'hui...

Le vrai low-cost est basé sur l'innovation. C'est l'inventivité qui fait baisser les prix, en aucun cas on ne touche à la qualité des produits ou aux conditions de travail des salariés. L'exemple type, c'est Ikea et ses meubles à monter soi-même. Mais aujourd'hui, ce genre de modèle n'est plus du tout suivi, les entreprises low-cost ont totalement abandonné l'innovation.

Pour vous, c'est aussi un problème politique?

Bien sûr. D'ailleurs, le gouvernement ne cesse de demander à la grande distribution de baisser ses prix. Le low-cost alimentaire est une aubaine en période de crise: on n'a pas vraiment besoin de prendre des mesures en faveur du pouvoir d'achat.

Votre verdict est-il sans appel?

Oui, le low-cost est nuisible. Parce qu'il ne tire pas seulement les prix vers le bas, mais aussi les salaires. Les entreprises qui le pratiquent ne sont pas durables: elles n'investissent pas dans l'innovation et sont extrêmement polluantes, car elles produisent en général à l'autre bout du monde. Le consommateur doit s'interroger sur sa façon de consommer.

* No Low-Cost, de Bruno Fay et Stéphane Reynaud (Editions du Moment), 17,95 euros.


Source: 20mn.fr

Par anti.grandes.surfaces
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 7 juillet 2009

 



Avant le départ en vacances, un petit détour chez Décathlon (Créteil) s'impose afin d'équiper la petite famille, surtout les enfants pour leur colonie...

La note : 148 euros...


Les vêtements enfants et adultes : tous sans exceptions et quelque soit la marque (nationale ou distributeur)  : Made in China...sauf 2 « made in India »


Le duvet: Made in China (marque distributeur)


Le sac à dos (marque distributeur) : Made in China


Les couverts + assiette + gourde + quart  de camping: made in China

 

J'ai réussi à trouver dans mes achats  1seul  produit « Made in France » : Le protège insectes en spray...

 

C'est tout bonnement inadmissible de la part d'une entreprise qui plus est fait partie de l'empire des Mulliez (Auchan) parti en Belgique (certainement pour le climat et pas pour des raisons fiscales...) et 1ere fortune de France.

Par anti.grandes.surfaces
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 10 janvier 2009





Ca dure 20mn mais c'est très instructif...
Par anti.grande.surfaces
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 16 décembre 2008




Les centrales d’achats font ce que l’on appelle des « enchères inversées ». Ce système est de nos jours largement employé car il permet de faire jouer la concurrence entre le fournisseur du monde entier par un simple ordinateur…

L’enseigne met son cahier des charges en ligne et hop c’est parti comme sur Ebay…

 

Vous l’aurez compris c’est le fournisseur qui propose le prix le plus bas qui remporte le marché…

 

Mais grâce à ce système, qui la grande distribution favorise…La PME régionale française    les lois sociales sont appliquées ou bien l’usine chinoise ou un salarié est payé 30€ par mois ?

 

Donc de façon insidieuse, la grande distribution en disant qu’elle met tous ses fournisseurs (Français, Européens, Asiatiques) potentiels sur un pied d’égalité, se sert de ce système à la fois pour montrer que tous les fournisseurs ont leur chance et également acheter au plus bas…donc évidemment en Chine (ou un autre pays d’Asie).


Car comment l’entreprise basée en France qui applique les lois  sociales françaises peut concurrencer  l’usine chinoise ?

 

Nous pouvons remarquer également que ce système d’enchères inversées ne peut que favoriser les entreprises à délocaliser afin de rester compétitive et espérer remporter des marchés…

 

Par anti.grande.surfaces
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés