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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 10:07

 distributeurs s

 

 

Une peine de trois ans de prison, dont deux ans ferme, a été requise mardi devant la cour d'appel de Nîmes à l'encontre d'un ancien directeur de supermarché du Gard, soupçonné d'avoir remis à la vente de la viande avariée et des produits périmés préalablement reconditionnés.
 
Le ministère public a en outre requis une amende de 65.000 euros. En première instance, Emmanuel Alcaraz, directeur d'un supermarché à Roquemaure, avait été condamné à trois ans d'emprisonnement dont 21 mois avec sursis et 60.000 euros d'amende. Le tribunal avait prononcé l'interdiction définitive de l'exercice d'une profession dans le commerce ou l'industrie alimentaire, à nouveau réclamée mardi. Son épouse de l'époque et associée avait écopé d'une peine de 18 mois d'emprisonnement, dont 12 avec sursis, et 35.000 euros d'amende. Cette dernière s'est désistée de son appel mardi, seul son ex-époux comparaissant pour
"falsification de denrées alimentaires, exposition ou vente de denrées alimentaires corrompues et nuisibles à la santé, tromperie sur la marchandise entraînant un danger pour la santé".
 
C'est sur la foi de plusieurs dénonciations émanant d'anciens employés du supermarché que les gendarmes avaient interpellé le couple, en novembre 2004.

Dans leurs dépositions, relues mardi, ceux-ci faisaient état de viande périmée, reconditionnée dans des emballages neufs et bénéficiant d'une nouvelle date limite de consommation, de poissons invendus puis remis à la vente une semaine plus tard, de fromages également reconditionnés et bénéficiant eux aussi de nouvelles dates de péremption.

 

Ces pratiques auraient ainsi duré pendant trois ans. Une trentaine de kilos de viande avariée, dont une partie avait été retrouvée baignant dans une "marinade" garantissant son apparence, avaient notamment été saisis.

Certains produits dont la date de péremption était dépassée de 65 jours avaient aussi été découverts par les services sanitaires.
 
M. Alcaraz a nié une nouvelle fois, mardi, les accusation portées contre lui et évoqué un complot mené par plusieurs de ses anciens salariés. La cour a mis son arrêt en délibéré au 1er juillet. Trois anciens salariés, dont deux bouchers, avaient aussi été condamnés à des peines de prison avec sursis mais n'avaient pas fait appel.

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Clémence 23/04/2013 08:32

Mon mari est diabétique, ma fille a 9 ans. Nous nous sommes tous les trois retrouvés aux urgences pour empoisonnement après avoir mangé du jambon blanc, acheté même pas une heure auparavant. Cet
empoisonnement aurait pu coûté la vie à mon mari et à ma fille. Nous n'avons eu qu'un droit, c'est de nous taire sous peine de représailles.

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  • : Le ras le bol du discours de la grande distribution, qui nous jure les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, qu'elle se bat pour notre pouvoir d'achat... alors que toutes les enseignes font depuis des années d'énormes bénéfices sur le dos des consommateurs...
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