Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 09:14

distributeurs s

 

 

 

 

L'ex-gérant d'un supermarché quillanais était jugé, hier, par le tribunal correctionnel, pour harcèlement moral envers quatre de ses salariés. Il était aussi poursuivi pour abus de confiance pour n'avoir pas rendu un chariot élévateur à son propriétaire.

 

 


L’ancien gérant d'un supermarché quillanais comparaissait, hier, devant le tribunal correctionnel pour abus de confiance et harcèlement moral. La première affaire concernait la non restitution d'un chariot élévateur à une société de location.

Cet engin avait été loué pendant les travaux d'agrandissement de la grande surface, sans être restitué à la fin du contrat.
L'ex-gérant l'avait alors entreposé dans la jardinerie de la zone commerciale en prenant soin d'ôter les autocollants à l'effigie de l'entreprise propriétaire. "Je ne savais pas quoi faire. J'ai été mis au courant de la plainte pour vol un mois après. J'ai pris peur", a expliqué l'ancien patron à la barre.

"Il a déplacé cet engin car il gênait. Quand l'entreprise est venue le récupérer, mon client n'était pas là. Il n'a pas pu indiquer où il se trouvait", a plaidé M e Fouquenet, pour la défense. Le prévenu a avoué avoir par la suite payé "rubis sur ongle" l'entreprise de location : 13000 E soit "la moitié du prix de l'engin".

 


"Payées à rien faire"

 

C'est à la suite de cette affaire "matérielle" que d'autres plaintes, plus graves, ont été déposées à l'encontre de l'ancien commerçant. Après l'audition par les gendarmes de ses salariés pour retrouver le fameux chariot, quatre d'entre eux ont accusé leur ancien employeur de harcèlement moral. Parmi les plaignantes : deux "poissonnières", une hôtesse de caisse et un employé de rayon. Les salariées du rayon marée se seraient vues régulièrement reprocher "d'être payées à rien faire" et d'avoir reçu des menaces de licenciement.

 

L'hôtesse de caisse aurait été contactée avec insistance quotidiennement pendant son arrêté maladie. L'employé de rayon aurait quant à lui été légèrement violenté. Lors de l'audience, les faits se sont avérés plus complexes.

Envers les "poissonnières", l'ex-gérant a reconnu "ne pas s'être rendu compte de son comportement".

"C'était le rayon qui perdait le plus d'argent. 25 000 E en deux ans ! ", a lancé le prévenu.

 


Pour l'hôtesse, il a reconnu l'avoir fait appeler par sa responsable administrative "pour qu'elle nous transmette l'arrêt maladie. Nous ne le recevions jamais : c'est pour cela que nous l'appelions tous les jours."

 

Deux mois requis

 

Quant à son interdiction de quitter sa caisse, l'ex-patron l'a motivée en raison, selon lui, des relations intimes que la caissière entretenait avec l'employé de rayon dans une remise pendant les heures de travail. Faits dont il n'a toutefois pas pu apporter la preuve pendant l'audience. Les avocats des parties civiles ont dénoncé le comportement "odieux et vexant" de l'ex-directeur.

Tout en relevant que pendant l'enquête "sept autres employés ont été identifiés comme victimes mais n'ont pas porté plainte".

 Arguments en contradiction avec les témoignages d'autres salariés, lus par M e Fouquenet, mettant en doute ces actes. Faits que l'inspection du travail, saisie en 2008, n'a pas "établis", a plaidé la défense en réclamant la relaxe. Le parquet a requis deux mois de prison avec sursis et 4 000 E d'amende. Le tribunal a finalement condamné le prévenu à quatre mois avec sursis pour harcèlement moral. Il devra verser des dommages et intérêts aux quatre plaignants. L'ex-gérant a aussi été reconnu coupable d'abus de confiance pour l'affaire du chariot élévateur et condamné à deux mois avec sursis. Le salarié qui avait déplacé l'engin dans la jardinerie s'est vu infliger un mois avec sursis pour complicité.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le vrai visage de la grande distribution
  • Le vrai visage de la grande distribution
  • : Le ras le bol du discours de la grande distribution, qui nous jure les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, qu'elle se bat pour notre pouvoir d'achat... alors que toutes les enseignes font depuis des années d'énormes bénéfices sur le dos des consommateurs...
  • Contact

Vidéos sur la Grande distrib..


 














Recherche

Pages

Emmision À Revoir...