Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 13:44

enseignes.jpg

 

 

Ils avaient prévenu la veille lors de leur rencontre avec le secrétaire d'Etat au commerce, Frédéric Lefebvre, et ils ont tenu parole. Certains hard discounts du département ont eu droit hier matin à des livraisons de pêches et de nectarines tout autant imprévues que spectaculaires. Après deux premiers déversements effectués à la pointe du jour devant le Netto de Prades et devant le LIDL de Thuir, c'est devant les LIDL de Claira et du Bas-Vernet à Perpignan que furent jetées plusieurs dizaines de tonnes de fruits.

Une enseigne qui, depuis quelques semaines, est dans le collimateur de la profession agricole au plan national avec une récente opération promotionnelle qui irrita sérieusement les producteurs de fruits et légumes, comme nous l'explique Aurèlie Pascal, présidente des Jeunes Agriculteurs du Roussillon : "LIDL affiche des promos dans plusieurs départements à 0,79 centimes du kilo pour de la pêche importée d'Espagne ou d'Italie. Même chose pour la tomate à 0,69 euro qui nous arrive des Pays-Bas. C'est inacceptable alors que nos coûts de productions sont d'au moins 1,30 euro. On se demande qui est payé dans cette affaire. Notre action qui visait principalement cette enseigne allemande, comme si ce pays ne nous avait pas déjà suffisamment porté préjudice avec l'affaire de la bactérie, répond à un mot d'ordre national".

 

40 tracteurs remorques


Une action conduite par les J-A et la FDSEA dont le point fort fut donc le déversement devant le LIDL de la zone commerciale de Claira avec, rien que devant ce magasin, 200 tonnes de pêches éparpillées sur le bitume, des pneus brûlés et un rassemblement qui n'allait pas sans rappeler les grandes heures du syndicalisme agricole départemental avec plus de 200 producteurs présents et une quarantaine de tracteurs remorques. Un tableau complété par un placardage d'affiches et quelques beaux embouteillages en plein soleil qui caractérisent traditionnellement le mécontentement agricole dès que les récoltes ne se vendent plus en pleine saison estivale.

 

 

Moraliser le commerce

 
Un fait récurrent dont se passeraient bien les producteurs confrontés, comme nous l'explique Gérard Majoral, arboriculteur à Thuir, à des pertes de revenus qui pourraient bien avoir raison de la filière : "Voilà des années que le problème est posé avec des productions qui arrivent sur le sol français importées de pays ou les coûts salariaux sont au raz des pâquerettes et avec un commerce qu'il faudrait moraliser. On ne peut pas continuer à vivre, dans ce pays, avec des gens qui piétinent notre drapeau en détruisant systématiquement ce pan entier de notre patrimoine qu'est notre agriculture".

Un peu plus loin, un autre agriculteur dénonce : "Des années que l'on vide nos productions devant les enseignes de la distribution. Ce département ne sera bientôt plus qu'une grande friche. Et à la place on construit des grands magasins. Preuve que tout le monde n'y est pas perdant". Et Gérard Majoral de rajouter, concernant l'accentuation des contrôles aux frontières réclamés par Frédéric Lefebvre vendredi :

"Si le préfet a besoin d'un coup de main pour vérifier, dans les camions, les normes et la qualité des marchandises importées, il peut compter sur nous".

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le vrai visage de la grande distribution
  • Le vrai visage de la grande distribution
  • : Le ras le bol du discours de la grande distribution, qui nous jure les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, qu'elle se bat pour notre pouvoir d'achat... alors que toutes les enseignes font depuis des années d'énormes bénéfices sur le dos des consommateurs...
  • Contact

Vidéos sur la Grande distrib..


 














Recherche

Pages

Emmision À Revoir...