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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 08:45



 

 

 

Le lait, la viande et aussi les fruits et légumes sont payés de moins en moins cher aux agriculteurs qui les produisent mais coûtent toujours plus lors du passage en caisse. UFC-Que-Choisir en appelle au gouvernement

 

L’UFC-Que Choisir accuse les industriels et les distributeurs de ne pas avoir répercuté la baisse des produits agricoles sur les étiquettes et réclame un coefficient multiplicateur.
Une barquette de deux blancs de poulet est vendue en moyenne en France 11,99 euros le kilo quand le prix agricole du poulet est de 2,11 euros le kilo. Soit un différentiel de près de 10 euros par kilo. Quand un litre de lait est payé 29 centimes à un producteur, le consommateur débourse 81 centimes pour le mettre dans son frigo, soit près de trois fois plus. Pour les côtes de porc vendues par deux, il y a plus de 5 euros d’écart entre le prix du kilo donné à l’éleveur et celui facturé au consommateur.
Pour l’UFC-Que Choisir, ces prix relevés dans les rayons de 1 250 magasins sont trop élevés. « Ce sont des produits de base, nécessitant peu de transformation », commente Gérard Barbier, administrateur national.
La matière première devrait donc constituer la part prépondérante du prix. D’où le coup de colère de l’association de défense des consommateurs qui montre du doigt industriels et distributeurs, accusés de ne pas répercuter la baisse des matières premières sur les étiquettes. « Entre septembre 2007 et septembre 2009, le prix payé aux producteurs de lait a chuté de 7%. Or, dans le même temps, le prix d’une brique de lait de grande marque a augmenté de 5% et celle d’une marque distributeur de 11% », détaille Olivier Andrault, chargé de l’alimentation à UFC-Que Choisir.
L’association demande l’instauration d’un coefficient multiplicateur pour les produits peu transformés (au minimum pour les viandes fraiches de porc et de bœuf). Une façon de remédier aux « abus » :

« Nous craignons un effet cliquet : on répercute les hausses des coûts des matières premières, mais jamais les baisses ! ».
le consommateur s’en aperçoit tous les jours en passant à la caisse
.

Le coefficient multiplicateur serait une sorte « d’arme de dissuasion «. Le but : défendre un prix de vente maximal en partant du prix agricole, tout en n’empêchant pas la répercussion des éventuelles hausses de prix des matières premières. Une position partagée par les syndicats agricoles et que ne supporte pas la grande distribution (lire par ailleurs).
« Préserver les consommateurs des abus inadmissibles » résume Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir, qui rencontrera les parlementaires la semaine prochaine.
Des consommateurs qui sont prisonniers des prix car le budget de l’alimentation est incompressible, sauf à manger moins ou à manger moins bien. La part réservée à l’alimentation représente entre 15 et 16% du budget des ménages, voire jusqu’à 18% pour les plus modestes, ce qui justifie, aux yeux de l’UFC-Que Choisir d’en appeler au gouvernement.

Hasard ou coïncidence, l’association constate que pour la première fois, certains de ses bénévoles n’ont pas été bien reçus dans les magasins visités.

 

Où vont les marges ?

Qui met dans sa poche le différentiel entre le prix payé au producteur et celui dont s’acquitte le consommateur à la caisse? L’Insee a publié une étude sur le sujet. Voici la répartition moyenne pour un produit agricole une fois qu’il a quitté la ferme :
- 18% pour le transport et la conservation
- 36% pour le transformateur
- 40% pour le distributeur
-5,5% pour l’Etat

Les ventes au « juste prix » se multiplient. Fruits, légumes et viande sont vendus pour dénoncer la baisse des revenus des producteurs.
« La grande distribution achète au producteur le kilo de pommes de terre à 25 centimes.
 Ils le revendent entre 2 et 3 euros au consommateur;

or le transport ne coûte que 20 centimes et le conditionnement à la centrale d’achat entre 60-80 centimes. Donc ils se font des marges entre 1 et 2 euros » dénonce le Modef, syndicat agricole d’exploitants familiaux, qui organise une vente le 17 décembre prochain au pied de la Tour Eiffel.

 

 

Source: Le Progrès

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