Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 09:24
Trente ans après avoir fait plier les pétroliers en servant du super dans ses hypers, il compte bien s'attaquer au marché des médicaments sans ordonnance le plus tôt possible.


Publié fin juin, un arrêté a autorisé la vente de 4.000 médicaments sans ordonnance sur internet écartant les supermarchés. Pas de quoi décourager Michel-Eddouard Leclerc qui donne des coups de boutoir aux pharmacies depuis 5 ans, et espère bien commercialiser des médicaments dans ses magasins le plus tôt possible. Du moins, ceux sans ordonnance, dits OTC (de l’anglais “over the counter”), qui ne sont pas remboursés.

Son objectif ? Pratiquer des prix inférieurs de 25 à 30% à ceux des officines. S’attaquer aux monopoles est presque une habitude pour ce trublion de la grande distribution. Après l’essence dans les années 1980, il a réussi à imposer des bijoux, des voyages, des objets culturels... “L’enseigne maintient sa croissance grâce à cette diversification, explique Yves Marin, consultant au cabinet de conseil en stratégie Kurt Salmon. La santé est un vecteur de développement parmi d’autres. Avec un avantage, Leclerc y apparaît comme légitime.”

La première parapharmacie E.Leclerc a en effet ouvert ses portes en 1988. Elles sont aujourd’hui près de 180 et emploient 200 docteurs en pharmacie. Un chiffre important : c’est sur leur présence que se joue l’autorisation ou non de commercialiser de vrais médicaments. “Quel que soit le champ à investir, Michel-Edouard Leclerc adopte la même stratégie, poursuit Yves Marin. Il fait parler de son combat via des campagnes médiatiques chocs, qui irritent les professionnels du secteur et lui valent des procès.

En parallèle, il pratique un intense lobbying pour faire évoluer les législations, aussi bien nationales qu’européennes.” La France est l’un des derniers bastions à préser­ver le monopole des pharmacies. Le groupe vend déjà des médicaments en Italie, où il a profité de la libéralisation du secteur, en 2006. Si la bataille est rude, c’est que le marché est juteux. Les OTC représenteraient un tiers des dépenses de médicaments, soit 2 milliards d’euros. Ils sont aussi les produits les plus rentables pour les officines puisqu’elles peuvent librement établir leurs prix.

source: capital.fr

Partager cet article

Repost 0
Published by Caddyman - dans Leclerc
commenter cet article

commentaires

strong magnets 20/03/2014 08:23

The selling of non prescription medicines through online websites are creating big problems in many countries. Most of the countries had already started many measures to avoid its selling. I would say it is a great move by the governments.

Présentation

  • : Le vrai visage de la grande distribution
  • Le vrai visage de la grande distribution
  • : Le ras le bol du discours de la grande distribution, qui nous jure les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, qu'elle se bat pour notre pouvoir d'achat... alors que toutes les enseignes font depuis des années d'énormes bénéfices sur le dos des consommateurs...
  • Contact

Vidéos sur la Grande distrib..


 














Recherche

Pages

Emmision À Revoir...