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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 07:14



Jean-Paul Charié : «Il faut appliquer la loi »

 

 


Il est urgent de restaurer l'intérêt général dans les relations fournisseurs-distributeurs. Michel-Edouard Leclerc est très fort pour allumer un incendie. Les producteurs ont fait des efforts importants de modernisation et n'en ont pas profité, les consommateurs non plus. L'accord est une base de travail. Il a été signé par deux parties, il en manque une.
 La clé est chez les distributeurs. Des distributeurs sont d'accord pour dire OK à un prix plancher. Les Allemands, les Anglais l'ont fait.

 En France, tout le système est à reprendre. Bruxelles applique de manière tout à fait rigide la concurrence. Au nom de l'entente, on empêche une interprofession de fixer des règles minimums. Dans le même temps, Bruxelles accepte des fusions d'entreprises qui sont un retour au monopole.

L'heure n'est pas à changer la loi mais à la faire appliquer. Il faut s'engager à mieux sanctionner, plus rapidement, les abus tarifaires de la grande distribution. Le ministre de l'Economie peut saisir la justice pour réclamer des indus. Cela peut aller jusqu'à deux millions d'euros. Il ne faut pas hésiter à saisir la Commission d'examen des pratiques commerciales (CEPC). Elle garantit l'anonymat le plus complet. Des contrôles sont en train d'être faits par la Répression des fraudes dans tous les départements concernés pour voir la bonne application de la loi dans le secteur laitier. La CEPC se mobilise aussi sur le porc et les fruits et légumes.









A

près le long conflit sur le prix du lait, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs appellent désormais à une mobilisation nationale contre les marges des distributeurs, qui concernera encore les producteurs de lait, mais aussi ceux de fruits et légumes et de porcs. A partir de jeudi 11 juin au soir et pour 48 heures, des plates-formes d'approvisionnement de grandes surfaces seront bloquées. Des opérations ont d'ores et déjà commencé.

 

 

Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, n'exclut pas des risques de débordements. Il appelle le gouvernement à imposer la transparence sur les prix et les marges, et la grande distribution à se comporter en "partenaire".

Qu'attendez-vous de cette nouvelle mobilisation ?

Une prise de conscience du gouvernement. Nous devons obtenir la vérité sur les prix et les marges. Il ne suffit pas d'annoncer un observatoire, et constater qu'il ne fonctionne pas. Il faut faire en sorte que tout le monde joue le jeu et qu'il soit loyal. Sur le terrain, cela bout depuis longtemps sur cette question de transparence, il est logique que cela explose aujourd'hui. Il est aussi nécessaire de réguler le marché agricole, il faut casser la spéculation. En ce moment pour les agriculteurs, la situation n'est pas tenable.

N'allez-vous pas vous attirer l'hostilité des consommateurs ?

Nous n'agissons pas par plaisir. Le consommateur peut être agacé ponctuellement des perturbations dans les supermarchés, mais au final, je pense qu'il comprend le monde paysan. Nous travaillons sur la question de la transparence avec l'association de consommateurs UFC-Que choisir, et nous sommes en phase : les profits des enseignes se font sur le dos des producteurs et des consommateurs.

Mais le client veut des prix bas...

Je pense qu'il ne veut pas que les prix soient très bas puis très élevés, il veut comme nous qu'ils soient stables.

Pourquoi s'attaquer uniquement à la grande distribution ?

Avec la Loi de modernisation de l'économie (LME), le gouvernement a cédé aux demandes de distributeurs, et en particulier à Michel-Edouard Leclerc qui lui disait :
 
"Laissez-nous négocier les tarifs, et les prix baisseront !" C'est trop simple.

Et le pire c'est que le gouvernement l'a cru 
 Etrangler les producteurs pour, quelquefois, en faire profiter les consommateurs, n'est pas une démarche citoyenne. Il faut que la transparence des marges soit faite, mais aussi celle des pratiques commerciales.

Rien n'a changé dans l'attitude excessive des distributeurs. Il y a toujours des anniversaires (de magasins) à célébrer, et c'est toujours les fournisseurs qui paient la fête.

Chez Leclerc, il a 3 anniversaires par an:
Celui de l'enseigne, celui de la centrale d'achat et enfin celui du magasin...

Les distributeurs ont le droit de bien gagner leur vie, mais ils doivent se comporter comme des partenaires.

La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) se dit prête à apporter les données que vous réclamez, mercredi 10 juin, lors d'une réunion de l'Observatoire des marges...

C'est amusant. Il faut que l'on bouge pour qu'ils viennent autour de la table ! Ils auraient pu ne pas attendre...

Les industriels ne sont-ils pas eux aussi en cause ? Notre exigence de transparence vaut tout au long de la chaîne.

Vous réclamez la transparence, mais dans le conflit du lait, des industriels ont dénoncé, dans les calculs, l'absence de prise en compte des aides européennes touchées par les producteurs...

C'est malhonnête. Qu'ils aient le courage de mettre tous leurs résultats sur la table, comme les agriculteurs le font. Tout le monde sait combien je livre de lait, et quel est le montant de mes primes.

Cette nouvelle mobilisation n'est-elle pas un moyen pour la FNSEA de faire oublier un accord sur le prix du lait contesté sur le terrain ?

Non, la colère sur les marges couvait depuis longtemps. Quant au prix du lait négocié, je comprends que les producteurs ne soient pas satisfaits, mais l'accord était indispensable.

Les opérations ont débuté avant votre signal. Contrôlez-vous la situation ?

La FNSEA assume, mais je souhaite qu'il n'y ait pas de débordements, que la mobilisation se fasse dans le respect des biens et des personnes. Nous sommes touchés par la crise après d'autres secteurs. Pour nous aussi, tenir les troupes n'est pas facile. Le gouvernement et les distributeurs doivent prendre ce coup de semonce au sérieux.




Source: Le Monde

près le long conflit sur le prix du lait, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs appellent désormais à une mobilisation nationale contre les marges des distributeurs, qui concernera encore les producteurs de lait, mais aussi ceux de fruits et légumes et de porcs. A partir de jeudi 11 juin au soir et pour 48 heures, des plates-formes d'approvisionnement de grandes surfaces seront bloquées. Des opérations ont d'ores et déjà commencé.

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Published by anti.grande.surfaces - dans Leclerc
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commentaires

Zinzins30 22/06/2009 21:54

Ben faudra me dire chez quel fournisseur, en 5 ans de métier le plus que j'ai vu c'est 46% et j'ai le nez dans des fichiers articles toute la journée ... Par ailleurs c'est excessivement rare, ca se situe plus entre 20 et 30% et qui plus est ca vient compenser l'écart entre le prix d'achat et le prix de vente systématiquement inférieur : la marge arrière est réincorporée en partie dans le prix. un exemple concret, un produit acheté 2€, revendu 1.50€ n'est rentable qu'après l'obtention de la marge arrière.

anti.grande.surfaces 23/06/2009 09:23


et bien déja 46% c'est ENORME...et n'importe quoi.
Pour mon exemple ce sont les conditions en scaouest (Sentrale d'achat Leclerc de l'ouest) sur des fournisseurs en brosserie.
Les plus grosses maege arrières, sont sur le bazar (ménage, bricolage).


Zinzins30 21/06/2009 22:23

Il faut quand même rappeler que la France est l'un des seuls pays où les fournisseurs NE pouvaient jusqu'à présent PAS négocier ls prix d'achat auprès des fournisseurs ...

anti.grande.surfaces 22/06/2009 11:03


Bonjour,

Vous vouliez dire distributeurs je suppose...
Les distributeurs ne pouvaient pas négocier sur "le tarif de base"; Mais ils le fesaient par les "marges arrières".
Savez vous que ces fameuses "marges arrières" sont parfois de plus de...70%?


Chalonnais 15/06/2009 10:06

Encore une promesse de campagne du minicandidat qui n'a pas été tenue !

anti.grandes.surfaces 05/10/2009 11:53


Merci de votre visite et de votre commentaire.


Chalonnais 15/06/2009 10:06

La "rupture" dans les pratiques commerciales des ogres de la grande distribution n'a pas encore eu lieu.

anti.grandes.surfaces 05/10/2009 11:54


Merci de votre visite et de votre commentaire.


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