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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 07:21

 

 

 

 

 

Le patron du magasin Intermarché de Guise comparaissait mardi devant le tribunal pour harcèlement moral.
Une quinzaine d'anciens employés du supermarché se sont retournés contre lui, lui reprochant brimades, insultes, pressions incessantes.
 
Ces derniers disent avoir vécu l'enfer, lui évoque des méthodes de travail différentes. Délibéré le 12 mai.

Il est resté inflexible pendant les trois heures de procès.
Le Pdg de l'Intermarché a pourtant vu défiler une quinzaine de ses anciens employés à la barre, la plupart en larmes.

La première à venir s'exprimer est l'ancienne chef du rayon fruits et légumes. Elle avait déjà été la première à porter plainte. « J'ai toujours accepté ce qu'il m'a demandé, c'est mon patron c'est normal, dit-elle la voix tremblante. Mais les brimades ce n'est pas acceptable. Tout ce que je faisais était nul. J'étais une bonne à rien. C'était des insultes sans arrêt. Je prenais mon service à 5 heures au lieu de 6 heures, pour ne pas l'entendre. Je voudrais qu'il comprenne le mal qu'il a pu me faire. Aujourd'hui j'ai peur de retravailler de peur de retomber sur quelqu'un comme lui ».

« Je ne licencie pas, je pousse à bout »

Au moins, ça a le mérite d'être clair...


Les témoignages de ses anciennes collègues vont dans le même sens. « Le matin on se demandait si on allait descendre de voiture. On était tout le temps rabaissés. »
Dépressions, démissions, licenciements pour inaptitude, au total 13 employés de longue date quittent l'entreprise dans les mois qui suivent l'arrivée du nouveau patron en janvier 2006. Calmement, il revient sur cette

 

 

période « Le magasin perdait de l'argent, et il fallait des résultats, je ne le cache pas », lâche le chef d'entreprise. Après une période d'observation certains employés ne remplissaient pas leur tâche de travail c'est vrai. Je n'ai pas peur de le dire lorsque j'ai repris le magasin on avait trop de personnel. » Malgré tout, il nie tout harcèlement moral.

Une version que viennent conforter plusieurs témoins, dont des délégués du personnel encore en poste. Curieusement, ils disent n'avoir rien su des conflits à l'intérieur du magasin.

Auraient' ils peur pour leur emplois...
Pourquoi chez la plupart des indépendants (Leclerc, Intermarché et Sustème U, il n'y à pas de syndicat?...


D'autres affirment pourtant avoir surpris des conversations édifiantes. « Je ne licencie pas les gens, je les pousse à bout. », aurait affirmé le prévenu. Son avocat, Me Margules estime que son client « n'est pas un salaud. C'est un chef d'entreprise qui veut travailler et dont le style déplaît. » Pour lui, « ce ne sont pas les larmes qui font les preuves. » Toute la difficulté de prouver le harcèlement moral est là. Les juges auront un mois pour faire la part entre pouvoir disciplinaire et harcèlement.

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Published by anti.grande.surfaces - dans Intermarché
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