Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 11:32



Les 110 salariés de l'hypermarché Carrefour d'Anglet ont attaqué leur employeur aux prud'hommes pour non-respect du salaire minimum. Plusieurs enseignes, dans plusieurs tribunaux de l'Hexagone, ont eu à traiter ces procédures avec des sommes en jeu conséquentes : de 800 à 4 000 euros par salarié et des amendes de l'ordre du million d'euros.

L'affaire concerne les employés les moins payés de la grande distribution. En bas de l'échelle salariale, ils visent le premier barreau, celui du Smic. Or, le taux horaire indiqué sur la fiche de paye, face au 151 heures mensuelles, n'atteint pas ce minimum. Le chèque final est toutefois dans les clous : l'arriéré est rattrapé grâce au paiement au taux de 5 % du temps de pause contractuel.


Partout en France, salariés et syndicats bataillent depuis deux ans sur ce dossier. Hier, l'affaire est logiquement arrivée à Bayonne, portée par la CFDT.

Me Jean-Baptiste Etcheverry représentait les 110 salariés venus nombreux pour assister à l'audience. Il a fallu beaucoup d'attention à l'auditoire pour se plonger dans le maquis du droit du travail. On était vite assommé par l'armada d'articles du Code du travail, les décrets, accords de branche ou d'entreprise, conventions collectives. Le tout à géométrie variable selon qu'on a signé un contrat avant ou après l'instauration des RTT...


Notion de travail effectif


L'avocat bayonnais avait pour but de démontrer que la rémunération du travail effectif ne peut être inférieure au smic. Et qu'un temps de pause n'est pas du « travail effectif ».

« Les accords d'entreprise de Carrefour prévoient que, pendant les interruptions de temps de travail, comme les pauses, les coupures, les temps de restauration, le salarié n'est pas à la disposition de l'employeur et peut donc vaquer librement à ses obligations personnelles. Ces interruptions s'inscrivent dans le temps de présence au-delà du temps de travail effectif et sont rémunérées forfaitairement sur la base de 5 % de la rémunération des heures travaillées », a expliqué l'avocat en précisant que ce temps de pause représente ainsi une mesure ayant pour objet l'amélioration des conditions de travail du salarié. « Son paiement ne constitue pas un complément de salaire, la rémunération des temps de pause ne suffisant pas à les faire considérer comme un travail effectif. »


Face à lui, Daniel Julien-Noël, conseil de Carrefour, rôdé à plaider ces dossiers aux quatre coins de l'Hexagone. « Je défends exactement le contraire », résumait-il en préambule. « La rémunération des pauses est bien un complément de salaire entrant dans l'assiette de comparaison du salaire avec le Smic. »

Le jugement sera rendu le 16 mars, mais à l'issue de l'audience, les salariés de Carrefour Anglet étaient confiants. Ils s'appuient sur divers jugements rendus ces derniers mois. D'autre part, depuis mars 2009, l'employeur angloy a rectifié le tir : le taux du smic horaire est respecté.


Une rectification qu'ils trouvent de bon augure pour obtenir le rattrapage des cinq années durant lesquelles le Smic était appliqué au rabais.



Source: Sud ouest

Partager cet article

Repost 0
Published by Caddyman - dans Carrefour
commenter cet article

commentaires

Ivanna 11/12/2009 13:14


Comment j’ai tenté d’escroquer Carrefour de 3 radis ou le vilain consommateur contre le géant capitaliste moralisateur

Honte sur moi, misérable consommatrice, en ce jeudi 10 décembre 2009, j’ai tenté de voler les magasins Carrefour de 3 goûteux spécimens de Raphanus Sativus, alias le bon vieux radis rose.


Comme tous les 15 jours depuis près de 10 ans, je fais mes courses dans une enseigne Carrefour. Comme tous les 15 jours, je remplis mon caddie de victuailles que M. Carrouf a l’extrême charité de
bien vouloir mettre à ma disposition dans ses étalages étincelants ! Me servant une botte de radis roses au rayon légumes, j’ajoute au sachet les 2 ou 3 radis esseulés qui se désespèrent au fond de
leur cagette en bois.
De passage en caisse, l’hôtesse inspecte scrupuleusement le sachet de radis et déclare, comme annonçant une sentence de justice : « il y en a plus qu’une botte ». Je lui confirme qu’effectivement,
il y a 2 ou 3 radis de plus au fond du sachet. Et prenant son ton de moral le plus profond, elle entame une leçon de vie m’expliquant qu’il ne faut pas le faire, que ce n’est pas bien, que « vous
imaginez si tout le monde fait pareil »…Me sentant dans mon droit, je lui réponds que ce serait dommage que personne ne les prenne, dans la mesure où les employés du magasin vont les jeter et qu’il
s’agirait alors de gaspillage. A ma réplique, l’hôtesse ne se démonte pas, et je l’observe alors, médusée, plonger sa main dans le sachet et retirer les 3 radis coupables pour les jeter, avec un
bruit sec, au fond de sa poubelle de caisse. Je suis abasourdie ! Tentant sans doute d’adoucir son geste ou d’y mettre un peu plus de forme, elle ajoute que je n’ai peut-être pas fait attention
pour ma part en ajoutant ces radis supplémentaires mais que certains clients (quel affront !) le font exprès. J’hésite à lui répondre ou à en rester là. Après tout, même si sa réaction me surprend,
ce n’est qu’une histoire de tubercule. Sans aucun énervement, je tente néanmoins une poursuite de conversation, simplement pour voir où elle nous mène. Je lui réponds alors qu’en réalité, je les ai
ajoutés intentionnellement dans le sachet et que je l’assume très bien. Elle repart dans des phrases de moralisatrice…Sa morale à elle ne m’atteint pas beaucoup ; ce que je trouve immoral moi,
c’est de préférer jeter délibérément de la nourriture plutôt que de la laisser à un client, quand bien même il est en train de payer 1€ pour une botte de radis. Je suis stupéfaite par sa réaction
et le ton si grave qu’elle prend pour cette affaire ridicule. Et amusée à la fois. Aussi, tentant la carte de l’humour, au moment où l’hôtesse scanne mon sachet de pain tranché, je lui dis sur le
ton de la confidence qu’en récupérant mon pain dans la trancheuse libre-service, j’ai ajouté un crouton qui était resté au fond de la machine, sans doute abandonné par le client précédent. Mais
j’ai beau scruter son visage, mon interlocutrice ne se déride pas : chez Carrefour on positive, mais on n’a visiblement pas le sens de l’humour. Elle s’offusque même un petit peu, ne comprenant pas
que « je le prenne comme ça » et elle ajoute, incarnant un instant toutes les belles valeurs et les beaux discours qu’a du lui inculquer M. Carrouf que « si ça continue, on va faire payer les
bottes de radis au kilo, parce que pour les bottes de carottes c’était pareil, les gens enlevaient les fanes pour aller les peser et du coup, maintenant on les paye au poids et même qu’il y a des
gens qui secouent les bottes de radis pour récupérer quelques unités supplémentaires». Impressionnant, confondant, bouleversant ! J’ai envie de lui dire de tout arrêter, de laisser là sur son tapis
de caisse mécanique son discours mécanique et de brancher son cerveau – le vrai – pour réfléchir à la situation et se demander ce qui compte vraiment. Tout son discours de malhonnêteté du client,
de mauvaises manières, ses accusations de vol sous-jacentes sont déclamées là, dans ce temple de la consommation et bizarrement, ça sonne faux. Mais elle n’a pas l’air de le ressentir. J’ai
l’impression d’être sur une autre planète, mais je suis simplement chez Carrefour, enseigne affichant 97,6 milliards de chiffre d’affaires en 2008. Je la laisse à ses récriminations. Après tout,
qu’il y en ait un de plus ou de moins dans le sachet, moi je vais déguster ma botte en rentrant et je ne me sens pas coupable le moins du monde. Se pourrait-il que je n’ai pas réalisé la portée de
mon geste ? Se pourrait-il que moi et d’autres gueux mettions en péril la réussite économique de l’enseigne à force de nous attribuer quelques radis supplémentaires au lieu de les laisser partir à
la poubelle ? Je m’interroge. D’ailleurs, je suis encore en proie à mes questionnements au moment où j’emballe mes courses restantes, règle la note gracieusement (grassement ?) et souhaite à
l’hôtesse une bonne soirée. D’autres questions existentielles naissent de cette expérience enrichissante et me troublent : à quelle botte appartenait les radis tombés au fond de la cagette ?
Combien de radis compte une botte ? Combien pèse une botte de radis ? Autant de questions que j’oublierai sans doute rapidement après une bonne nuit de sommeil. Tandis que mon hôtesse, elle, se les
posera peut-être le lendemain, en retournant travailler pour des radis chez Carrefour….


Caddyman 11/12/2009 13:43



Bonjour et merci pour votre commentaire sur vos aventures « Carrefourrienne »…


 


Vous avez du être « repérée » par le service sécurité du magasin (c’est le Chef qui va être content…belle prise !)
 qui à prévenu l’hôtesse de caisse  juste avant votre passage…


Et bien oui, on commence par prendre 3 malheureux petits radis mais on oublie que les marges de Carrefour sont calculées par des
milliers d’ordinateurs « high-tech » afin de rendre le prix public au plus juste pour le consommateur…


Donc 3 radis par ci, une ¼ de grappe de raisin par là et c’est tout le groupe Carrefour qui se retrouve en grande difficulté
financière, vu le peu de marge (2% c’est le chiffre officiel de toute la grande distribution…) que  « dégagent » les magasins…


 


 


Pour être tout à fait honnête, j’ai vu un changement dans la gestion des produits périmés et/ou DLC à terme (plus dans les
supermarchés, que dans  les hypermarchés ou la « structure » est plus lourde) mais de toutes façons ça ne pouvait pas être pire que dans les
années 90 ou c’était à la palette que la nourriture finissait comme on dit « à la benne ».


Je pense que malheureusement c’est du aussi aux nouvelles générations qui ont connu plus les ennuis, les petits boulots
etc   étant étudiant et de ce fait sont bien plus sensible à ce problème que pouvais l’être leurs ainés.
     



Présentation

  • : Le vrai visage de la grande distribution
  • Le vrai visage de la grande distribution
  • : Le ras le bol du discours de la grande distribution, qui nous jure les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, qu'elle se bat pour notre pouvoir d'achat... alors que toutes les enseignes font depuis des années d'énormes bénéfices sur le dos des consommateurs...
  • Contact

Vidéos sur la Grande distrib..


 














Recherche

Pages

Emmision À Revoir...