Samedi 18 juillet 2009





Les producteurs de légumes entendent dénoncer les « marges excessives » pratiquées par la grande distribution.

 

Hier, 15 h : une quinzaine de jeunes maraîchers nantais investit le rayon fruits et légumes du hard-discount Ed (1), à Sainte-Luce. Les prix et la qualité des produits sont épluchés sous le regard médusé des clients et des huit salariés de l'enseigne. « Regardez ! Le poireau est à 1,69 € alors qu'on l'a vendu 0,45 € le kg, lance Laurent Bergé, producteur de légumes à Basse-Goulaine. Et la courgette est à 1,29 € alors qu'elle était autour de 0,40 € à son arrivée à la centrale d'achats... Aux producteurs les charges, aux distributeurs les marges ! ».

Et de citer encore le prix du kilo de tomates, celui des concombres...

Des « marges excessives »

Les jeunes maraîchers nantais, rattachés à la Fédération des maraîchers nantais (160 entreprises adhérentes), ont entrepris de mener cette opération coup de poing pour dénoncer « les marges excessives » réalisées par la grande distribution. « Les prix en magasin sont souvent exorbitants », déplore David Dubois, à la tête d'une exploitation maraîchère de 40 ha à La Planche. « L'écart entre le prix payé au producteur et le prix de vente du produit est conséquent alors qu'il y a moins d'intermédiaires. Nous réclamons plus d'équité sur l'étiquette. Car pendant ce temps-là, nos trésoreries sont exsangues. J'ai fait le calcul : mon exploitation de 18 personnes (saisonniers inclus) perd en moyenne 30 000 € de chiffre d'affaires par semaine par rapport à juillet 2008 ».


Comme un péage d'autoroute

Pour Laurent Bergé, qui dirige deux exploitations employant 47 personnes, la grande distribution s'apparente à un péage d'autoroute : « Le producteur paye à l'entrée et le consommateur paye à la sortie ! ». Et de fustiger « l'effet entonnoir » provoqué par « la multitude de producteurs obligés de traiter obligatoirement avec quelques centrales d'achats ». Les jeunes maraîchers nantais (30 adhérents) déplorent, en parallèle, la concurrence exercée par d'autres pays, qui « cassent les volumes français ».

Hier après-midi, à Sainte-Luce, ils ont symboliquement vidé un rayon en remplissant au passage des palettes, pour stigmatiser « la mauvaise qualité de certains produits ». Pour eux, « il n'est pas question de périr sans réagir ». Et de promettre au passage d'autres actions d'éclat si d'aventure le message n'était pas entendu. « On ne cible pas spécialement le magasin Ed de Sainte-Luce, souligne Laurent Bergé. Nous aurions très bien pu aller ailleurs. Et rien ne dit qu'on ne le fera pas dans les semaines à venir... ».

« Surpris »

En attendant, cette intrusion à peine interrompue peu avant 16 h par l'arrivée des gendarmes a provoqué un certain émoi chez Ed.

« Ils sont entrés brutalement sans se présenter, regrette Sonia Delaporte, une responsable commerciale du magasin. Nous avons eu peur. Curieusement, ils ont choisi notre enseigne, pas une autre... C'est peut-être plus facile de venir chez nous qu'ailleurs ».



(1) Ed appartient au groupe Carrefour

Source: presse.océan

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Jeudi 16 juillet 2009








Trois employés de caisse d'un magasin Dia d'Oyonnax ont été licenciés pour "insubordination" et "non respect des horaires planifiés". Ils avaient refusé de travailler le dimanche, invoquant des raisons familiales.

 

 

Trois employés de caisse d'un magasin d'un magasin Dia (ex-ED) situé à Oyonnax, dans l’Ain, ont été licenciés après avoir refusé de travailler le dimanche, apprend-on par France 2, alors que l'examen du texte sur le travail dominical se poursuit vendredi 10 juillet. Motif avancé : insubordination et non respect des horaires planifiés.
Ces salariés avaient refusé de travailler le dimanche à deux reprises, invoquant des raisons familiales. Le magasin avance, lui, la convention collective, qui autorise les magasins d'alimentation à ouvrir un dimanche sur trois. Et rappelle que les salariés travaillant le dimanche sont payés 20% de plus.
Interrogée par Libération, Etelvina Fernandes, l'une des employées de caisse licenciées, parle d'une prime de 5,03 euros. " Je leur ai dit que je ne pouvais pas. Ma vie de famille pour 5 euros ?", déclare-t-elle au quotidien.
Les trois salariés ont l'intention de porter plainte aux Prud'hommes pour entrave à la vie familiale

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Lundi 13 juillet 2009





Haïe du monde paysan, la grande distribution
est-elle aussi mal-aimée des consommateurs ? Est-elle passée du statut d'"ami public numéro un", premier défenseur de son pouvoir d'achat, à celui d'"ennemi public", comme l'affirme
Georges Chétochine, consultant spécialiste du secteur ? Le désamour des consommateurs ne va sans doute pas aussi loin. Toutefois, en silence, les Français soutiennent le combat des agriculteurs à l'encontre de Leclerc, Auchan, Carrefour, Intermarché ou Casino, accusés d'étrangler les producteurs pour empocher de confortables bénéfices. Selon un sondage du Figaro.fr, 80 % des personnes interrogées comprennent la colère des agriculteurs.

Les Français ne sont pas - ou plus - dupes:
 "Ils ont bien compris qu'au cours des dernières années la grande distribution a développé des marges largement exagérées",
atteste
Alain Bazot, président de l'association de consommateurs UFC-Que choisir. "L'image de la grande distribution est écornée", poursuit-il.

Les ventes des hypermarchés fléchissent. La fréquentation baisse. Les consommateurs leur préfèrent de plus en plus les petits épiciers et les marchés de quartier, quitte à payer, parfois, un peu plus cher. Selon le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), les Français ont développé jusqu'à un "désir de vengeance" à l'encontre des acteurs de la grande distribution.

Car l'histoire a changé. Dans les années 1970 et 1980, les hypermarchés contribuaient à la désinflation. Grâce à eux, des ménages modestes dans les villes, dans les campagnes, ont pu s'acheter un téléviseur, un aspirateur et, surtout, des produits alimentaires frais.

Aujourd'hui, en dépit d'un discours agressif et militant, la grande distribution ne rime plus avec bon marché. "Entre 2000 et 2003, la grande distribution a été inflationniste et l'est encore depuis 2008", observe Nicolas Bouzou, économiste chez Asteres. Le débat incompréhensible sur les marges arrière a au moins fait comprendre au public que
les pratiques du secteur étaient pour le moins opaques. Certains osent dire déloyales.


Pour le consommateur, l'hypocrisie soupçonnée du combat des distributeurs contre la vie chère est devenue manifeste avec la crise. S'il a pu se résigner à voir enfler les prix des pâtes alimentaires, début 2008, du fait de la flambée des cours du blé, il était plus délicat d'accepter que les prix ne baissent pas après que ces mêmes cours eurent rechuté. La grande distribution s'est dite victime. En vain.


Le consommateur, plus averti, fait le bilan : ceux qui se revendiquent épiciers figurent depuis plusieurs années déjà en bonne place dans le palmarès des plus grandes fortunes de France. Quant à leurs "épiceries", ce sont bien souvent des multinationales cotées au CAC 40.


A priori rien de répréhensible. Le rôle d'une entreprise est de grossir et de gagner de l'argent. Les attaques contre les distributeurs peuvent paraître d'autant plus injustes qu'au regard d'autres professions leurs marges - de l'ordre de 2 % à 6 % - ne sont pas exorbitantes. Du fait de la crise, les profits des plus grands acteurs ont même reculé de plus de 20 % en 2008. Et, avant la crise, leurs résultats restaient sans comparaison avec ceux de leurs concurrents anglo-saxons, les géants Tesco ou Wal-Mart.

Pour la plupart des Français, "tout ce qui est grand est nuisible à l'économie, à la planète", signale le sociologue Gérard Mermet, auteur de La Francoscopie. "Small is beautiful", dit-il, et dans le combat du "global face au local", le Français choisit, comme à l'accoutumée, de défendre le plus petit si ce n'est le plus faible.

Et peu importe que le commerce et la distribution, avec 650 000 salariés, soit le premier employeur privé du pays.
 Le public retient le sort de ces caissières payées au smic après dix ans d'ancienneté et remplacées peu à peu par des automates. Il est consterné d'entendre des cas, certes, et bien heureusement, exceptionnels, de certaines d'entre elles licenciées pour une erreur de caisse dérisoire ou sanctionnées pour avoir fait grève.


Le ressentiment envers la grande distribution n'est pas rationnel. Il est émotionnel. Le consommateur aime consommer mais il culpabilise. "Consommer, c'est détruire", explique M. Mermet. La montée de la préoccupation environnementale n'est pas étrangère à ce sentiment. Les grandes surfaces paient d'être des lieux de tentation. Discompteurs mis à part, elles sont, pour les ménages modernes, une caricature de la société de consommation.

Les stratégies de développement des enseignes n'ont fait que renforcer ce jugement. Les hypermarchés sont devenus des "gigamarchés" de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés dans lesquels les chefs de rayon se déplacent en patins à roulettes. Pour offrir toujours plus de choix, les magasins se sont transformés en laboratoires marketing testant le consommateur pour lui faire acheter plus, plus souvent. Et il n'est pas rare de voir aujourd'hui en rayon plus de cinquante références de brosses à dents...

Les "hypers" sont allés trop loin. Les Français saturent. Mais la grande distribution, habituée aux attaques en règle, n'a sans doute pas dit son dernier mot.

 


Source: Le Monde.fr

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Lundi 13 juillet 2009




Une fois de plus, fruits et légumes se vendent mal, et, une fois de plus, nombre d'agriculteurs sont dans une passe difficile. Samedi matin, Jean-Pierre Marchand, porte-parole de l'association DDMR (Défense du monde rural), a demandé et obtenu une entrevue avec le député de Marmande.


Le fond du problème est toujours le même : « les pratiques de la grande distribution ». Les agriculteurs ont deux griefs principaux : primo le fait que l'on importe des fruits et légumes quand eux-mêmes sont en pleine période de production. Secundo, quand on achète leurs produits, que ce soit à des prix intenables pour eux. Jean-Pierre Marchand a repéré un nouvel exemple édifiant : des salades Batavia, payées 0,18  à leur producteur marmandais, qui se sont retrouvées en rayon dans une enseigne bordelaise à 1,20.


Ces problèmes de fond, récurrents, sont aggravés cette année par les séquelles de la tempête du 24 janvier. Six mois après, les agriculteurs n'ont pas encore perçu les aides attendues. Or, ils ont engagé des frais pour remettre leurs exploitations en route et ont ainsi « asséché » leur trésorerie... C'est dans ce contexte que leurs créanciers (charges sociales notamment), qui avaient d'abord reporté les échéances, commencent à les relancer : « Comment voulez-vous que nous payions ? Ils devront attendre encore ».

Le député a indiqué qu'il avait déjà soulevé ce problème avec le préfet.

Jean-Pierre Marchand était accompagné d'André Dupuy, agriculteur retraité, qui désirait quant à lui évoquer une revendication spécifique des retraités : la possibilité, pour eux, d'effectuer moyennant salaire quelques heures de travail sur les exploitations reprises par leurs enfants.

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Jeudi 9 juillet 2009




L'Assemblée nationale veut y voir plus clair sur les marges commerciales pratiquées par les hypermarchés.

Le blocage des bases logistiques de la grande distribution par la FNSEA et les JA a remis au coeur des débats la délicate question des marges commerciales pratiquées par la grande distribution.

 

« Lorsque les prix des légumes ou des fruits chutent à la production, est-ce que le consommateur en profite »,
  (poser la question, c'est déja un début de réponse...)
s'interrogeait il y a quelques jours Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. Les députés viennent de s'emparer du sujet. Ils veulent des explications de la grande distribution sur les pratiques commerciales qu'elle entretient avec ses fournisseurs.

Franchement cela en devient pathétique…Cela à déjà été fait en 2004 avec Nicolas Sarkozy ministre des Finances,  avec Christine Lagarde en 2007 pour la Loi LME et maintenant en 2009…Pour quel résultat ?

On commande un rapport, ensuite on fait des commissions etc etc mais cela ne débouche jamais  sur rien…Si c’est pour nous ressortir une loi LME bis…



Hier, à l'Assemblée nationale, le député Patrick Ollier, président de la commission économique, a auditionné les représentants des enseignes et des industriels de produits de grande consommation. Objectif : qu'ils s'expliquent sur le mauvais fonctionnement de la Loi de modernisation de l'économie (LME).


Cette loi devait faire baisser les prix aux consommateurs sans saigner les entreprises de production et transformation. Or, « nous

constatons que la LME ne fonctionne pas comme prévu », a déploré Patrick Ollier. « Nous nous donnons jusqu'à la fin de l'année pour que tous les points d'achoppement soient clarifiés. Sinon nous devrons refaire une nouvelle loi. »

Parmi les points d'achoppement, figurent les déréférencements abusifs de produits, les délais de paiement rallongés en cours d'exercice, les rabais sur les tarifs, et autres moyens de pression qu'exercent les centrales d'achat sur leurs fournisseurs.


Source: Ouest France


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Mardi 7 juillet 2009

 



Avant le départ en vacances, un petit détour chez Décathlon (Créteil) s'impose afin d'équiper la petite famille, surtout les enfants pour leur colonie...

La note : 148 euros...


Les vêtements enfants et adultes : tous sans exceptions et quelque soit la marque (nationale ou distributeur)  : Made in China...sauf 2 « made in India »


Le duvet: Made in China (marque distributeur)


Le sac à dos (marque distributeur) : Made in China


Les couverts + assiette + gourde + quart  de camping: made in China

 

J'ai réussi à trouver dans mes achats  1seul  produit « Made in France » : Le protège insectes en spray...

 

C'est tout bonnement inadmissible de la part d'une entreprise qui plus est fait partie de l'empire des Mulliez (Auchan) parti en Belgique (certainement pour le climat et pas pour des raisons fiscales...) et 1ere fortune de France.

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Mardi 30 juin 2009






C'est tout de même incroyable: un des actionnaires (et il à du courage mine de rien...)

 Carrefour leur dit en direct, en public et devant des caméras qu'ils vendent de mauvais produits (alimentaires et non alimentaires),  que cela peut rendre les gens malades, et que surtout, il n'y a aucun contrôle qualité digne de ce nom …

Et le PDG, les  DG rigolent...donc acte.

Nous sommes dans l’ AG du second groupe mondial de distribution…
Je vous laisse imaginer la face caché de l'iceberg…




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Mardi 30 juin 2009




 

Le directeur d'un Hyper U de Vendée a été condamné à huit mois de prison avec sursis, 15.000 euros d'amende et 117.000 euros de dommages et intérêts au bénéfice de 13 salariés.

 

Les faits remontent à la période entre janvier 2006 et octobre 2007. De 40 (selon le patron) à 70 personnes (selon les salariés) ont démissionné d'un Hyper U de Vendée qui comptait 216 salariés. Vingt-deux salariés ont déposé plainte pour harcèlement, parmi lesquels 13 se sont portées parties civiles.

Le directeur de la grande surface a été condamné pour harcèlement moral à huit mois de prison avec sursis, 15.000 euros d'amende et 117.000 euros de dommages et intérêts au bénéfice de 13 salariés.

Les salariés, très éprouvés selon l'inspection du travail, avaient expliqué notamment avoir été victimes de façon régulière de propos humiliants et dégradants de la part de leur directeur.

Le patron d'un cinquantaine d'années s'était défendu en affirmant avoir été lui-même la proie de l'«acharnement» de Système U, de la mairie de Chantonnay où était installé la grande surface et de la presse.

Il avait quitté son poste en novembre 2008 et le groupe Système U avait aussitôt repris la gestion en direct de la grande surface.


Source: Libération

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Mardi 30 juin 2009





Des condamnations allant de 230 à 1.000 euros, avec 50 euros d'astreinte par jour de retard de paiement: la direction de Géant Casino n'a pas eu gain de cause hier devant le tribunal de prud'hommes d'Angoulême. Quinze de ses salariés de Champniers lui réclamaient la restitution d'un prélèvement abusif au titre des cotisations pour la retraite complémentaire. Au cœur du débat devant le tribunal le 27 avril dernier, la répartition des cotisations retraite entre l'employeur et les salariés. En résumé, la section CGT avait relevé qu'entre octobre 2003 et mars 2008, la répartition ne respectait pas les taux prévus, à savoir 60% minimum pour l'employeur et 40% maximum pour les salariés. Le tribunal de prud'hommes a estimé finalement que la direction ne cotisait pas assez et ses salariés trop.

Elle a donc décidé hier de rectifier le tir, en y ajoutant des sommes entre 40 et 300 euros de dommages et intérêts. La CGT recevra également 800 euros pour le «préjudice porté à l'intérêt collectif».



Source: La charente libre

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Lundi 29 juin 2009



 

Ce week-end, j’ai regardé la provenance des fruits et légumes, dans un petit supermarché…

 

Courgettes : Italie

Tomates grappes : hollande

Abricots: Espagne

Nectarines jaunes : Espagne

Pommes de terre nouvelles Italie

Melons : Maroc

 

Il ne faudra pas s’étonner si les agriculteurs font les mêmes actions que les producteurs de lait…

 

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