Mercredi 14 octobre 2009



Carrefour a été condamné aujourd'hui à payer deux millions d'euros d'amende civile par le tribunal de commerce d'Evry, qui a estimé que l'enseigne avait facturé de manière disproportionnée des prestations à des fournisseurs en 2006. Le tribunal de commerce a en revanche débouté l'administration qui avait demandé à Carrefour de rembourser plus de 16 millions d'euros aux fournisseurs.

Dans le cadre d'une enquête annuelle en 2006, l'administration avait effectué des contrôles concernant trois dispositifs de coopération commerciale, communément appelés "marges arrières" liant Carrefour à 16 de ses fournisseurs.

L'administration estimait que ces services, parfois non adaptés selon elle aux besoins des fournisseurs, étaient rémunérés de manière disproportionnée (en moyenne 20% du chiffre d'affaires réalisé par les fournisseurs pour les deux premiers services), notamment par rapport à leurs coûts de réalisation, ou qu'ils n'avaient pas "d'utilité réelle".

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Mercredi 14 octobre 2009




Dans les magasins qui vendent à bas prix, les économies se font aussi sur le dos des salariés

 

 

En général, elles n'ont même pas de chaises. Chez Lidl, les caissières passent la journée debout. Question de rentabilité. Dans l'enseigne phare du hard discount, la règle d'or, c'est de passer le maximum de clients et d'articles à la minute. «Si elles sont assises, les caissières sont beaucoup moins rapides, constate Didier Cayla, chef de magasin Lidl à Lunel et responsable syndical CAT (Confédération autonome du Travail). Or elles ne doivent pas dépasser 50 secondes pour encaisser.» Gare !
Chez Lidl, numéro un du hard discount en France avec 1300 magasins, la vitesse est une qualité primordiale. «Dans les hypers, le client est plus patient car il a peur de lâcher son Caddie. Chez nous, s'il y a trop de monde en caisse, il part», explique un chef de magasin.

Bienvenue dans le monde merveilleux du hard discount ! Côté pile, des prix bas plébiscités par les consommateurs : selon TNS-Sofres, 78% des Français ont déjà fait leurs courses chez les discounters qui pèsent désormais 13,7% du marché, un score jamais atteint. Côté face, des économies qui se font sur le dos des salariés. Fatiha Hiraki, chef de magasin à Clichy, est responsable syndicale Unsa (Union nationale des Syndicats autonomes) chez Lidl.
Elle rêverait d'une action collective, d'une grève comme celle qui a mobilisé il y a quelques mois la grande distribution. «Mais ici, tout le monde a peur.» Fatiha assure que dans son magasin on lui a parfois demandé de «jeter les CVdes garçons», et de recruter en préférence des filles, réputées plus dociles. Harcèlement, licenciements abusifs...

En Allemagne, le syndicat Verdi a ainsi publié en 2004 un livre noir dénonçant les conditions de travail du leader européen du hard discount. «Pour faire des économies, les magasins sont en sous-effectif permanent, affirme Fatiha. Et nos directives, c'est défaire le maximum, avec le moins de monde possible.» Certes, les salaires sont supérieurs à ceux des enseignes traditionnelles. «En moyenne, de 10% à 20% plus élevés que ceux de la concurrence», dit la DRH de Lidl-France. Une caissière touche environ 850 euros net pour 28 heures, soit plus que le smic. «Mais beaucoup de magasins abusent pour les horaires, rétorque Fatiha. J'en connais un où on fait quelquefois partir les employés à 10 heures du soir, sans contrepartie.» Surtout chez Lidl, le salarié est polyvalent. «On est obligé de tout faire. Le chef de magasin passe la serpillière et fait la caisse. Les caissières, elles, doivent aussi s'occuper des rayons. Et faire de la manutention.» Petits bras s'abstenir... «Il faut décharger des palettes qui pèsent des tonnes. Le tout au pas de charge. Quand vous avez les viennoiseries, ça va. Mais quand il faut déplacer des packs de lait à bout de bras, bonjour le dos... A côte, les collègues de Monoprix ou de Carrefour, c'est vraiment des caissières de luxe.» Ce n'est pas les galériennes de chez Aldi qui diront le contraire : il n'y a pas si longtemps, elles n'étaient même pas dotées de lecteur optique et devaient connaître par coeur les 800 codes produits du magasin !

Autre poste sur lequel les hard discounters font des économies : la sécurité. «Nous n'avons pas de barrières électroniques antivol aux portes comme dans les hypers, raconte Didier Cayla. C'est donc à nous, le personnel, de faire la police.» Les caissières sont formées à un protocole très strict. Elles doivent se lever pour inspecter les chariots, soulever les packs d'eau... Objectif, réduire au maximum la «démarque inconnue», bref, les vols, en jargon Lidl. «C'est l'obsession de la direction. Mais au lieu d'investir dans du personnel ou du matériel de sécurité, elle fait au contraire pression sur ses salariés, s'indigne Didier Cayla. Et quand il y a des vols, c'est toujours la faute des caissières.»
Lidl a ainsi inventé les tournées des «clients mystères». Des faux clients chargés de tester et de piéger les caissières en dissimulant des marchandises volées dans leurs cabas.

«Nous avons énormément investi dans la sécurité, se défend-on à la DRH de Lidl. C'est vrai que nos salariés sont très sollicités, mais nous ne sommes plus les seuls à faire de la sorte, nos concurrents traditionnels nous copient désormais.»



Source: Le nouvel obs

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Mercredi 14 octobre 2009



Sept cent quatre-vingt-dix mille euros d'amende ont été requis mardi devant le tribunal correctionnel d'Evry, qui jugeait plusieurs filiales et centrales d'achat de la chaîne de grande distribution Intermarché, poursuivies dans neuf dossiers de publicité mensongère et de tromperie sur la marchandise.

 

La publication des jugements, qui doivent être rendus le 26 janvier, dans la presse et sur le site internet de l'enseigne, a également été requise.

Il est reproché à Intermarché d'avoir dans des publicités présenté du thon rouge comme étant pêché en Méditerrannée, alors que le poisson avait été pêché jeune puis engraissé dans des fermes d'aquaculture en Espagne.

 

L'enseigne comparaissait également pour avoir commercialisé en janvier 2007 dans 109 magasins du sud de la France des poivrons importés d'Espagne qui avaient été traités avec un produit insecticide pouvant provoquer des affections stomacales, et qui n'est homologué ni en France ni en Espagne.

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Vendredi 9 octobre 2009




Les directions des magasins Auchan et Champion comparaissaient hier au tribunal de police pour avoir payé en dessous du smic 79 salariés à Cergy et à Marines.


La fiche de paie des smicards d’Auchan et de Champion a, hier, enflammé les débats du tribunal de police de Pontoise. Les directions des magasins de et de Marines comparaissaient pour non-respect du smic, et notamment pour y avoir intégré le temps de pause légal accordé à chaque salarié. Le tribunal tranchera le 5 novembre et devra dire si, oui ou non, les 79 employés ont été sous-payés par leur direction.


Le procureur a requis 52 500 d’amende à l’encontre de Champion et 66 000 pour
.

Débats sur le paiement des temps de pause

L’affaire a débuté fin 2007 par un contrôle de l’inspection du travail à l’hypermarché Auchan de Cergy. « En examinant les fiches de paie des 44 salariés payés au smic, on s’est aperçu que le forfait de pause était inclus dans le smic. Or, ce temps de repos ne doit pas avoir de relation avec le travail effectif », explique l’inspectrice à la barre. L’infraction porte sur les mois de novembre et décembre 2007. Même constat en novembre 2008 au magasin Champion, où l’infraction est relevée sur les salaires de 35 employés entre juillet et octobre. La totalité des débats a donc tourné autour du paiement de ce temps de pause, estimé à 5 % du montant du smic. Fait-il oui ou non partie du temps de travail effectif ? Le smic versé aux salariés englobait-il ce temps ? Des questions sur lesquelles les textes n’ont jamais tranché et où il n’existe pas de jurisprudence.
Pour la
locale et départementale, partie civile dans l’affaire, l’infraction ne fait aucun doute, les 5 % doivent être payés en plus du smic, ce qui n’était pas le cas. « Cette affaire est exemplaire. Il s’agit de faire des profits frauduleux en exploitant les salariés. Ces gros groupes se payent en ayant recours à une armée de smicards qu’ils ne rémunèrent même pas à ce niveau », a plaidé Me Lanes en brandissant une fiche de paie. L’avocat d’Auchan, lui, sort l’accord de branche signé en 2005, dans lequel « la part de la pause est intégrée dans la part effective du temps de travail ».
Si le procureur a tenté de dépassionner les débats, il a néanmoins reconnu que le temps de pause n’est pas du travail effectif. « Même s’il est impensable que les grands groupes fassent de petits profits sur le smic, ça peut arriver », a-t-il évoqué avant de se lancer dans des savants calculs. Une marge de 4 à 10 par mois faite sur un smic permettrait au groupe Champion de dégager entre 720 000 et 1,8 M€ sur un an.




Source: Le Parisienn 

 

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Vendredi 9 octobre 2009

 

Mille cinq cents salariés d'Auchan attaquent l'enseigne aux prud'hommes 

Mille cinq cents salariés d'Auchan ont déposé des dossiers auprès du conseil des prud'hommes de Lannoy contre l'enseigne de grande distribution. Ils estiment que leurs temps de pause n'ont pas été payés entre 2000 et 2007et demandent le règlementdes arriérés.

 

L'affaire ne date pas d'hier. En 2004, la CFDT s'aperçoit que les temps de pause des salariés d'Auchan ne sont pas payés depuis 2000 (l'avocat d'Auchan estime que les faits concernés remontent à 2004). « Alors qu'ils devaient obligatoirement pointer 36 h 45, des salariés n'étaient payés qu'au SMIC 35 heures. Auchan a profité du passage aux 35 heures et de la complexité des règles pour digérer le temps de pause dans le temps de travail effectif », explique Guy Laplatine, délégué syndical central CFDT.

Débat sur le SMIC

Toujours selon les syndicats, ce sont essentiellement les personnels au premier niveau de rémunération (ménage, emballage, remplissage des rayons...) qui ont été lésés par cette pratique. « Ils étaient 5 000 à l'époque. Ils ne sont plus que 1 500 à 1 800 aujourd'hui. On estime qu'ils ont perdu jusqu'à 4 000 euros. » La situation a été régularisée en 2007. « Ces salariés sont désormais payés au SMIC 36 heures et 45 minutes. » La CFDT et la CGT ont assigné l'enseigne au tribunal de grande instance de Lille. « Il devrait juger l'affaire cette année. » Aujourd'hui, une audience de conciliation entre Auchan et ses salariés va être menée au conseil des prud'hommes de Lannoy. Les syndicats comme Auchan doutent qu'un accord puisse être conclu.

Me Laurent Marquet de Vasselot, l'avocat d'Auchan dans cette affaire, assure avoir « la certitude que l'enseigne a respecté les dispositions des accords de branche qui incluent le paiement de la pause dans les minima conventionnels ». Il rappelle aussi que cette question concerne l'ensemble de la grande distribution. « Des jugements contradictoires ont été rendus sur ce type de dossiers. Il s'agit d'un débat juridique assez technique sur l'application réglementaire relative au SMIC. » La direction d'Auchan précise par ailleurs qu'avec la rémunération sur treize mois, l'intéressement et la participation, « l'ensemble des salariés d'Auchan perçoivent en moyenne une rémunération globale sur 15,8 mois », et ajoute que « le salaire moyen mensuel des collaborateurs au premier niveau atteint le SMIC + 27 % ».

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Mardi 6 octobre 2009


 


A la demande du SPF Economie, trois professeurs de l'école de gestion HEC de Liège qui ont examiné les rapports entre petits producteurs (PME) et la grande distribution, ont mis en évidence les nombreuses pratiques brutales de la grande distribution, rapporte ce mardi Le Soir. L'étude menée par les professeurs Claude Boffa, Jean Tondeur et Paul Crahay visait à vérifier s'il est nécessaire de légiférer pour mieux régir les relations entre les deux parties. Pour ce faire, les spécialistes ont interrogé plus de 130 interlocuteurs dans les deux camps.

  • L'étude pointe les modifications et ruptures unilatérales des conditions de vente. "Du jour au lendemain, on peut vous annoncer que votre produit est retiré des rayons sans que vous sachiez pourquoi", affirme le professeur Boffa. "Quand vous faites la moitié de votre chiffre d'affaires avec ce client et que vous avez investi pour répondre à ses exigences, vous pouvez imaginer la catastrophe", ajoute-t-il.

  • L'étude pointe encore d'innombrables remises que le distributeur exige de ses fabricants sans raison valable. "L'année dernière, un grand distributeur a demandé 3% de remise à tous ses fabricants, sans justification aucune, si ce n'est sans doute qu'il devait renflouer sa marge bénéficiaire", ajoute le professeur Boffa.


Les experts recommandent dès lors de légiférer mais de façon prudente, en adaptant la législation existante plutôt qu'en votant de nouvelles lois, notamment en réduisant les délais légaux de paiement ou en imposant un préavis et des indemnités en cas de rupture d'une relation commerciale.
 

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Mardi 6 octobre 2009

Auchan France est poursuivi par des employés qui réclament le paiement de salaires non versés entre 2000 et 2007. L'entreprise dit se conformer aux textes.



Une audience de conciliation est prévue vendredi aux prud'hommes de Lannoy.
Environ 1 400 salariés d'Auchan France, soutenus par la CGT et la CFDT, poursuivent leur employeur devant les prud'hommes. Le conseil de Lannoy, près de Roubaix, examinera ce contentieux vendredi lors d'une audience de conciliation.


Les salariés reprochent à l'enseigne nordiste de ne pas avoir respecté la réglementation sur les salaires entre 2000 et 2007. « L'entreprise a omis de payer la totalité de son obligation en digérant le temps de pause dans le temps de travail effectif », explique Guy Laplatine, délégué syndical central CFDT. Ce dernier dénonce « une tambouille machiavélique », qui aboutit à « une grille des salaires minorée de 5 % ».

« Dans le même temps, les comptes Urssaf, retraites et Unedic ont été spoliés, ajoute-t-il. Ils ont spolié tout le monde ».
« Nous nous sommes toujours conformés aux accords de la branche, dit-on à la direction d'Auchan France. De plus, la contestation porte sur une période passée. Les salaires des collaborateurs de niveau 1 (les plus petits salaires, ndlr) sont désormais supérieurs au SMIC ».
« La situation est régularisée pour l'avenir, pas pour le passé, relève Me Stéphane Ducrocq, l'avocat des salariés. Les choses ont été présentées de manière cachée ».
« On est plus ou moins rassurés sur l'issue », indique Gérald Villeroy (CGT), qui fait allusion à des condamnations prononcées à l'encore d'autres enseignes, dont Carrefour. « Auchan se dit toujours dans la légalité. Il n'y a qu'un juge qui pourrait prouver le contraire » .
Depuis 2005, la CFDT et la CGT ont engagé des actions en justice auprès du tribunal de grande instance de Lille. Elles n'ont pas abouti à cette heure.
Les employés demandent le remboursement des sommes qu'ils estiment dues, jusqu'à environ 4 000 euros pour les salaires les plus modestes, selon les syndicalistes.




Source: Nord Eclair

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Dimanche 4 octobre 2009




Prix cassés, prix chocs, promos, remises, avantages clients… Pour séduire le consommateur, les offres rivalisent d’imagination.

Le principe est connu, il consiste à proposer des prix attractifs sur une quantité limitée de références pour attirer le client.

Pratique très répandue et  faite tout à fait  sciemment de la part des enseignes…

  

Mais il faut savoir bien naviguer dans cette jungle des remises et des produits d’appel. Les bonnes affaires n’en sont pas forcément. Godefroy Jordan est éditeur d’un site Internet, qui met en ligne toutes les offres de la grande distribution et du commerce de proximité.


Sur les catalogues publicitaires : des lots donc, du volume en plus, des points à collecter sur une carte de fidélité, des bons d’achat, des remises différées.

 Seulement 5% des prix promotionnels sont véritablement des prix barrés.

Pour essayer de trouver les bonnes affaires, 10 millions de français utilisent régulièrement Internet… mais le bon prix peut aussi se trouver chez le petit commerçant du coin de la rue. Les comparateurs de prix connaissent un franc succès, mais attention, ils ne prennent pas en compte tous les commerçants, les prix comparés ne le sont pas toujours sur la même base et surtout, ces sites peuvent nouer des partenariats commerciaux

17% du chiffre d’affaire de la grande distribution a été réalisé l’an dernier à travers les ventes promotionnelles.

 

 

Une vraie promotion doit faire apparaître le nouveau prix, et l’ancien prix barré.


Il nous faut déjà depuis quelques années, quasiment  avoir un ordinateur, pour savoir exactement le prix d’un produit :

 

1)     Si vous avez la carte de fidélité du magasin

 

2)     Si vous avez une carte de crédit du magasin


3)     Le jour ou vous venez faire vos courses (parfois même l'heure).

 

4)     Les promotions croisées : Si vous achetez un baril de lessive en promo + 1 anticalcaire, vous avez droit à une réduction sur 1 autre produit (pourquoi pas, sur une choucroute « maison », j’ai déjà vu en magasin des «  foires à la foire »…)

 

5)      Les points de fidélités qui sont eux même parfois « doublés » certains jours

 

Bravo à vous, si vous arrivez à vous y retrouver.


 

 

 

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Dimanche 4 octobre 2009


 La grande distribution serait-elle dans l’œil du cyclone ?  Le lecteur de presse serait tenté de répondre oui :
un salarié licencié du côté de chez Auchan parce qu’il montait une section syndicale (raison évoquée par le salarié en question, appuyé par un rapport de l’Inspection du travail selon la CFDT, lire
l’article de Libélille) ;

27 employés qui attaquent Carrefour en justice dans le Valenciennois pour avoir été payés en dessous du SMIC (sur
L’Observateur du Valenciennois) ;

Match et sa valse du dimanche à Lille (l’enseigne doit finalement fermer un jour par semaine, en lire plus sur 20 Minutes) ;
ajoutez-y un directeur d’Intermarché entreprenant du côté de Dunkerque (
plus d’infos sur La Voix du Nord)

et d’innombrables petites affaires bénéficiant de moins de retentissement médiatique, et le tableau serait loin d’être idyllique à première vue entre salariés (et syndicats) et directions de la grande distribution.

Un dialogue plus difficile quand le côté économique ne suit pas

« Je plaiderais plus pour un concours de circonstances, répond en premier lieu Bruno Delhaye, délégué syndical CFTC à Auchan (première organisation syndicale au sein du fleuron Mulliez). Les affaires n’ont pas grand-chose à voir entre elles, de plus, certaines ne sont pas jugées, on ne peut pas trop se prononcer. » Il n’empêche que le syndicaliste remarque quand même quelques tensions depuis quelques mois. Récession économique oblige selon lui.  « Le dialogue est forcément plus difficile quand le côté économique ne va pas bien.  Il y a des réorganisations dans les modes de travail et nos entreprises appliquent désormais stricto-sensu des règles alors qu’il y a quelques années, on pouvait encore s’arranger entre managers et salariés. »  Les arrangements entre syndicats-salariés-direction, l’une des constantes qui ressort lorsque l’on interroge les différents syndicats. Genre Jean-Yves Debucquoy, secrétaire général CFDT Commerces Lille et Environs, qui lui va plus loin (il faut dire que la CFDT est la plus remuante – au moins médiatiquement parlant – en ce moment) : « Il n’y a plus de dialogue social depuis trois ans. Avant, on pouvait discuter, maintenant, ils ne veulent plus rien savoir : les ressources humaines ont changé. Les « anciens » sont partis, les jeunes sortent de l’école, deviennent plus arrogants. » Et appliquent peut-être des consignes à la lettre. Parfois en méprisant le syndicalisme selon lui : « Ils font de l’anti-syndicalisme primaire. Un directeur de magasin m’a reçu avec 1h15 de retard alors qu’on avait rendez-vous, il savait que j’étais là. Ça n’aide pas aux bonnes relations. »

Pas forcément plus d’affaires, mais des salariés qui relèvent la tête

Auchan, Carrefour, Match et consorts n’accepteraient donc plus le dialogue ? Nous les avons bien sûr contactés pour qu’ils s’expriment sur cette question : pas de réponse du côté de Carrefour et Match, mais Auchan a pris le temps de détailler les actions en faveur d’un dialogue social de qualité : l’entreprise annonce « mettre à la disposition des partenaires sociaux des moyens pour fonctionner au mieux, tels qu’autorisations d’absence diverses, réunions, prise en charge des frais…, prévus par l’accord sur le développement du dialogue social signé en 2000 afin de créer les meilleures conditions pour un dialogue responsable et de qualité » En ajoutant : «  Pas moins de 51 réunions (CCE, paritaires, bilan des accords…) ont eu lieu avec les partenaires sociaux. Au total, 12 accords et avenants ont été signés sur les salaires, l’organisation du temps de travail, la politique de partage, les frais de santé… »

Une argumentation sans surprise du géant de la grande distribution (qui a eu au moins le mérite de répondre, soyons beaux joueurs). Retour du côté des syndicats pour un troisième avis sur la question :  et si finalement toutes ces affaires n’étaient finalement pas dues à un réveil des salariés, hypothèse défendue par Vincent Delbar, secrétaire général de l’Union locale CGT Lille ? « Ça se durcit pas mal partout. Il n’y a certainement pas plus d’affaires, mais les gens sortent, le font savoir. On en parle plus. Avant les salariés partaient, démissionnaient. Maintenant, ils se battent et relèvent la tête. Aussi parce que le dialogue social selon moi s’efface de plus en plus derrière le droit. » Faites disparaître l’humain derrière le juridique et les humains se serviront du juridique. Singulier retour de bâton dans un secteur qui est pourtant connu comme l’un des faibles au niveau de la mobilisation syndicale…

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Lundi 28 septembre 2009




 

Etranges bouteilles repérées par un de nos riverains dans un supermarché en Lombardie, région plutôt tolérante avec l'extrême droite (cf les résultats électoraux de la Ligue du Nord). Cette photo a été prise dans le « GS » de la ville de Cuveglio,
un supermarché exploité en franchise du groupe français Carrefour (qui possède près de 1600 magasins dans le pays)…

Ces bouteilles sont une idée du producteur de vin italien Alessandro Lunardelli, qui a lancé une gamme de vins associés à des grands personnages historiques, Hitler et Mussolini en tête.

Interrogé en 2007, Lunardelli s'est défendu de toute affection pour les deux dictateurs :

« Ces bouteilles font partie d'une collection historique qui compte au total une cinquantaine de personnalités, dont celles de Bob Marley ou Jean Paul II. Les gens aiment ces personnages, ils donnent lieu à de bonnes conversations à table. Je n'ai pas l'intention de m'arrêter. »

S'il a décidé de gommer les croix gammées sur les étiquettes, les saluts fascistes sont en revanche toujours présents.

Contactée par Rue89, la direction de Carrefour s'est aussitôt dite « très inquiète » par la découverte de notre riverain :

« Nous n'étions pas au courant de cette affaire. Ce supermarché est une de nos franchises, et comme toute franchise, le gérant est libre d'y installer les produits qu'il souhaite. »

Avec toutefois une obligation : les piocher dans la centrale d'achat de Carrefour, chose que ce directeur s'était bien gardé de faire.

Dans la journée de lundi, le président de Carrefour Italie, Giuseppe Brambilla, a fait son mea culpa. Il a demandé le retrait total de ces bouteilles des linéaires du magasin. En revanche, le viticulteur transalpin peut continuer de produire sa piquette moustachue en toute liberté.




Source: Rue89
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