Mardi 3 novembre 2009




 

L'autorité indonésienne de la concurrence, la KPPU, a indiqué mardi que PT Carrefour Indonesia, filiale de Carrefour SA (CA.FR), avait enfreint les règles de la concurrence dans le pays. Elle a demandé au groupe de vendre la totalité de sa participation dans le distributeur PT Alfa Retailindo à des parties non affiliées à Carrefour.



"Carrefour a un an pour vendre sa participation dans Alfa Retailindo",
 a souligné Dedie Martadisastra, juge de la KPPU en charge du dossier.

Carrefour avait acquis 75% d'Alfa en janvier pour 70,9 millions de dollars.


Le juge a également indiqué que l'autorité avait infligé au groupe français une amende de 2,5 millions de dollars pour infraction aux règles de la concurrence.

La KPPU a découvert que Carrefour contrôlait actuellement plus de 50% du marché de la distribution dans le pays.





Source: zonebourse.fr

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Lundi 2 novembre 2009



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Vendredi 30 octobre 2009

Après les bas salaires, qui contestent devant la justice leur rémunération, les cadres et agents de maîtrise de chez Auchan pestent contre des salaires inférieurs au plancher conventionnel.

 

Auchan n’est pas près d’en finir avec les conflits salariaux avec ses salariés. Quelque 1 600 bas salaires ont saisi la justice, accusant l’enseigne de les rémunérer en dessous du smic. Dans cette première affaire, la conciliation ayant échoué, les plaignants reviendront devant les juges le 2 avril 2010.

 

Et maintenant les cadres…

C’est maintenant au tour des cadres et des agents de maîtrise de contester leurs bulletins de paie. Beaucoup d’entre eux n’auraient pas droit au minimum mensuel garanti par la convention collective (SMMG). Selon un pointage de la CFDT, 10 % des cadres ne gagnent pas plus de 30 000 euros par an, primes comprises. Alors que le salaire plancher conventionnel pour un débutant doit être de 30 172 euros, hors prime.

 

Les cadres veulent une révision de l’accord sur les salaires

Et les augmentations sont de plus en plus parcimonieuses. Cette année, 340 agents de maîtrise n’ont obtenu aucune amélioration, certains d’entre eux pour la seconde fois consécutive. Beaucoup font l’objet d’un « plan personnel d’accompagnement » (PPA), dispositif maison de coaching, à l’usage de ceux qui « ne tiennent pas leur poste ».
« C’est devenu un outil de sanction et non d’aide », se plaignent les sceptiques. Non seulement les cols blancs réclament des ajustements, mais ils souhaitent la révision complète de l’accord sur les salaires. « Datant de 1986, il est largement dépassé », argumentent les intéressés.

 

Le fossé entre la direction et les cadres se creuse

Inhabituelle contestation dans cette entreprise connue pour son consensus social. À l’appui de leur revendication, cadres et agents de maîtrise invoquent les résultats du groupe, plutôt bons, malgré la crise : un bénéfice net de 155 millions d'euros, un excédent brut d’exploitation qui grimpe de 8,8 % et une marge commerciale en hausse de 5 %, soit deux fois plus que les frais de personnel (2,6 %, en tenant compte de l’intéressement et de la participation). « Un fossé se creuse entre la direction de l’entreprise et les cadres », alertent les cols blancs.

 

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Jeudi 29 octobre 2009



Sortir vivant d’une négociation avec Leclerc, c’est comme avoir fait Verdun. Quand on a connu ça, on peut tout supporter.» Olivier Lauriol sait de quoi il parle. Ancien acheteur dans la grande distribution, il est passé dans l’autre camp.
 Au sein du cabinet Arkose, il apprend aujourd’hui aux fournisseurs à ne pas se faire plumer par les hypers.


Avec Leclerc, il a du boulot. Car il n’y a pas de secret : si l’enseigne est la championne des prix bas, c’est parce qu’elle achète moins cher. A cause de sa puissance ? Pas seulement : sa centrale d’approvisionnement (15,9% du marché français) est plus petite que celle de l’ensemble Carrefour-Champion (26,1%) et comparable à celle d’Intermarché et de Casino-Monoprix.
Non, si Leclerc obtient des industriels des tarifs imbattables, c’est d’abord parce que ses acheteurs sont les plus redoutables de la profession.

Le rituel se reproduit chaque automne.

 Après avoir transmis leurs propositions tarifaires pour l’année à venir, les Nestlé, Danone, Panzani et autres Suchard sont convoqués pour un premier «round» de discussions au siège du Galec, le Groupement d’achat de Leclerc, à Ivry-sur-Seine.
La peur au ventre, les émissaires des marques pénètrent dans un «box» spartiate meublé en tout et pour tout d’une table et de quelques chaises.


Les petits nouveaux ont droit à un bizutage en règle : ils doivent patienter une bonne heure avant qu’un acheteur Leclerc entre dans la pièce en lançant, l’air peu amène : «On ne m’avait pas prévenu de votre arrivée…» On appelle ça «la marinade».

 

Le secret de ses prix bas ? Ses négociateurs sont des patrons d’hyper, particulièrement résolus. Coulisses…

 

 

Chez Leclerc, les négociateurs sont des propriétaires de magasins volontaires pour prendre en charge les achats de tel ou tel rayon. «Ils se battent donc pour leur argent. Alors que ceux de Carrefour sont des bacs + 5 qui appliquent les techniques apprises dans leurs écoles de commerce», explique Eric Renard, le président d’Avenir, une association de PME. Le système Leclerc est unique dans le secteur : même Système U ou Intermarché, deux autres réseaux de magasins indépendants, emploient des acheteurs salariés et donnent moins d’influence aux patrons d’hyper.


Le groupe taxe de 10% les marques qui osent vendre aussi à Lidl


En trio la plupart du temps, les hommes de Leclerc se répartissent les rôles pour mettre le fournisseur sous pression.
Le premier, spécialiste de la catégorie de produits concernée, mène les débats. Le second, plus jeune, fait office de «gentil». Le troisième, un vieux briscard, joue les gros durs et s’autorise quelques coups de gueule, du genre «tu te fous de nous ou quoi ?».

Une véritable ambiance de commissariat.

Pendant une heure, la triplette d’acheteurs s’efforce d’arracher des concessions tarifaires au fournisseur. Tout en faisant grand cas des immenses faveurs qu’ils accordent en contrepartie à ses produits. Exemples : un emplacement en tête de gondole pendant trois semaines ou bien une jolie photo couleur dans le prospectus distribué dans les boîtes aux lettres.

Il arrive que l’industriel reparte rincé, mais bredouille.
 «Les commerciaux trop tendres ressortent tellement lessivés du premier rendez-vous que leur patron doit parfois les remplacer au deuxième», raconte un familier de ces tête-à-tête. En moyenne, deux ou trois «rounds» sont nécessaires pour boucler un accord.
Mais, à l’issue de ce deal au forceps, le fournisseur n’est pas au bout de ses peines : à ce stade, il est juste référencé.


Pour réellement décrocher une commande, il doit encore aller frapper aux portes des centrales d’achats régionales.
 Il y en a seize en France. Sur place, des patrons d’hyper vont tout faire pour extorquer un nouveau rabiot, moyennant, par exemple, la pose d’une pancarte publicitaire dans les allées. «Une fois qu’ils ont obtenu le maximum, ils nous demandent encore : alors, qu’est-ce que vous nous donnez de plus ?», raconte le patron d’une PME. Un gros industriel s’est même vu réclamer une «taxe Lidl», soit un rabais supplémentaire de 10% pour avoir vendu aussi au hard discounter.
 «Ils sont les seuls à pratiquer ce genre de racket, s’étrangle le dirigeant de cette société. Un comble, quand on entend Michel-Edouard Leclerc réclamer, par ailleurs, plus de concurrence en France !»


Si on lui résiste trop, l’enseigne utilise l’arme suprême : elle menace de retirer les produits de ses linéaires. Première sommation : Leclerc diminue les quantités commandées. Dans le jargon maison, on dit que le fournisseur est passé en «code 4». Deuxième temps : les approvisionnements sont provisoirement suspendus.

C’est l’infamant «code 9». Un fabricant de plats cuisinés de l’est de la France en parle avec des sueurs froides : «Pendant ma mise à l’index, les gens du Galec ne me prenaient plus au téléphone. Au bout de quinze jours, j’ai craqué : j’ai baissé mon prix.» Dans cette guerre d’intimidation, Leclerc s’en prend aussi bien aux multinationales qu’aux PME. Au printemps dernier, certaines références de L’Oréal, d’Ajax et de La Vache qui rit ont été boycottées pendant quelques semaines. A la fin des années 1990, l’épicier breton s’était même illustré en déréférençant plusieurs produits du mastodonte américain Coca-Cola.


Quand il est vraiment fâché, Leclerc n’hésite pas à passer au retrait définitif. La jurisprudence l’y autorise à condition de respecter un préavis, six mois en général.
( Les autres enseignes pratique de la même façon, ce qui permet de contourner la Loi: Le ou les  produits sont dans la "base" de commande, mais un code interne à l'entreprise indique à l'acheteur qu'il ne faut pas le commander....
De cette façon, l'Enseigne ne peut pas être attaquée pour déférencement abusif...CQFD)


Depuis plus d’un an, un industriel normand, aux marques très appréciées des Français, est ainsi banni de tout le groupement. «Du coup, notre chiffre d’affaires a baissé de 30%», soupire l’un de ses dirigeants. La raison de cette disgrâce ? «Nous n’avons pas voulu baisser notre culotte. Ce qu’ils nous réclamaient nous aurait conduits à vendre à perte».


En 2009, l’enseigne va arracher 2 à 3% à Danone ou Nestlé

La méthode Leclerc donne encore plus de résultats depuis le vote de la loi Chatel, en 2007, puis de la loi dite de «modernisation économique», en 2008. Désormais, les hypers peuvent répercuter dans leurs prix la totalité des remises qu’ils obtiennent de leurs fournisseurs. Une nouveauté qui ne fait pas les affaires de tout le monde, à commencer par Carrefour, dont les actionnaires, Bernard Arnault et le fonds Colony Capital, imposent des ratios de rentabilité extrêmement élévés. Du coup, l’enseigne n’a pas pu baisser ses tarifs. Les centres Leclerc, eux, se sont lancés dans une véritable guerre des prix, quitte à rogner provisoirement leurs marges. Michel-Edouard Leclerc est sûr de lui : «En 2009, nous sommes en train d’obtenir des industriels de l’alimentaire une baisse de 2 à 3%, et nous la ¬rendrons intégralement aux consommateurs.»
Mais bien sûr...



Source: Capital 

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Jeudi 29 octobre 2009




Décidément, le numéro deux mondial de la distribution est à la peine cette année. Non seulement Carrefour a perdu 58 millions d'euros au premier semestre, alors qu'il en avait gagné 744 millions d'euros au premier semestre 2008, mais la justice lui tombe dessus. Le 14 octobre, le groupe a été condamné par le tribunal de commerce d'Evry à deux millions d'euros d'amende pour avoir facturé, en 2006, des prestations de manière disproportionnée à des fournisseurs. Dans sa décision, le tribunal a notamment estimé que le « plan d'action par famille de produits », l'une des prestations proposées par Carrefour, présente « un intérêt très limité » pour les fournisseurs, « dans la mesure où il s'agit de tableaux reprenant des données très générales, qui ne sont ni personnalisées ni même adaptées aux secteurs des fournisseurs ». De même, le service nommé « plan de développement des performances fournisseurs », consistant à « fournir des tableaux des ventes des produits » est « difficilement exploitable », et « ne donne pas une vision globale du marché ». Par ailleurs, les prix de ces études sont « parfois dix ou vingt fois supérieurs aux prix pratiqués par les panélistes » pour des prestations comparables, a souligné le tribunal. Conclusion, il s'agit d'un « habillage », issu d'«une volonté de fausser les prix de transaction ». Pour les juges, « la volonté du groupe Carrefour de se soustraire délibérément au respect de la loi par des manoeuvres frauduleuses est manifeste », et « les pratiques illicites perdurent, en dépit de condamnations déjà prononcées ».



L'attitude de Carrefour à l'égard des consommateurs a également été sanctionnée par la justice, le 20 octobre. Cette fois, c'est le tribunal correctionnel d'Evry qui a condamné le groupe à 192 000 euros d'amende et 11 000 euros de dommages et intérêts à l'association UFC-Que Choisir pour tromperie sur l'étiquetage, des manquements à l'hygiène et des publicités trompeuses






Source: 20mn.fr

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Jeudi 29 octobre 2009



Dans le cadre d'une émission de reportages sur les pratiques alimentaires de la grande distribution, je recherche des témoignages même anonymes.

Vous êtes ou avez été boucher, poissonnier ou encore salarié d'une grande surface et vous avez été obligé de pratiquer la remballe alimentaire ou encore de falsifier des DLC.

Ces pratiques vous révoltent et vous souhaitez les dénoncer.
Contactez Valérie de TF1
 au 01 41 41 69 41 ou 06 26 72 15 31.
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Mercredi 28 octobre 2009





L'Etat a décidé d'assigner devant les tribunaux de commerce neuf enseignes de la grande distribution pour des pratiques abusives avec des fournisseurs, a annoncé mercredi le secrétariat d'Etat au Commerce.


"Il y a aura des assignations dans les jours qui viennent devant des tribunaux de commerce civils qui devront se prononcer sur des clauses abusives et le juge civil déterminera si elles sont abusives ou non", a déclaré le secrétaire d'Etat au Commerce et à la Consommation Hervé Novelli sur TF1.


"Il s'agit de neuf grands distributeurs, dont six alimentaires", a-t-on précisé au secrétariat d'Etat.

Selon une source proche du dossier, Auchan, Carrefour, Leclerc, Casino, Cora et Système U font partie des enseignes assignées.

Si ce n'est pas la quasi totalité  de la grande distribution française, je ne sais pas ce que c'est...


"Les huissiers remettent les assignations à partir d'aujourd'hui (ndlr, mercredi) et jusqu'à vendredi", a précisé cette source.


"L'Etat demande pour chacun l'amende maximale de 2 millions d'euros", a-t-elle ajouté.

Une goutte d'eau pour eux...quand Carrefour indemnise ses anciens PDG, à hauteur de 39 Millions, 36 Millions, et 4,77 Millions, ce n’est pas cette somme qui va leur faire changer leur façons de travailler…

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Mercredi 28 octobre 2009

 

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Mercredi 21 octobre 2009




Cet homme a été retrouvé mort lundi en début d’après-midi, rue du Docteur-Bouchut, au bas du centre commercial.

Selon plusieurs collègues, cet employé du service entretien de Carrefour âgé de 38 ans, fragile psychologiquement, se serait jeté du toit. Une autopsie devra confirmer ou non le suicide.

 Une enquête a été ouverte et l’inspection du travail a été saisie.





Source: Lyon mag


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Mercredi 21 octobre 2009



 Carrefour a été condamné mardi soir à 192.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel d'Evry dans trois dossiers de pratiques commerciales trompeuses et un dossier de tromperie sur la quantité de marchandise vendue et des infractions à la législation sur l'hygiène.


Le procureur avait requis 298.000 euros d'amende.


Les condamnations les plus lourdes concernent des infractions relevées dans un magasin d'Etampes.
L'enseigne a été condamnée à 60.000 euros d'amende pour y avoir vendu en 2007 des pains et pâtisseries dont le poids réel était inférieur au poids mentionné sur l'étiquetage. Carrefour a invoqué des erreurs de calage des machines, ou une cuisson trop longue des produits, qui entraîne une diminution du poids.


L'enseigne a également été condamnée à six contraventions de 2.000 euros pour des problèmes d'hygiène dans l'atelier de confection des pains et pâtisseries dans ce magasin.


Dans ce dossier, le tribunal a ordonné la publication du jugement pendant une semaine aux caisses du magasin d'Etampes.


En 2007 et 2008, Carrefour avait fait des campagne de publicité pour des crédits gratuits, proposant un paiement en 10 fois sans frais pour l'achat de certains produits comme des ordinateurs ou des téléviseurs.


Les publicités précisaient qu'un escompte de 2,43% ou 2,52% était proposé aux clients qui choisissaient de régler comptant. Or l'escompte n'était pas accordé automatiquement. Il était soumis à l'acceptation de leur dossier par la société de crédit S2P, alors même que ces clients n'avaient pas recours au crédit.


L'avocat de Carrefour, Me Jean-François Roy, faisant une toute autre lecture de la loi que les services de la répression des fraudes et que l'avocate de l'UFC Que Choisir, a mis en cause la "fragilité des poursuites". Selon lui, les textes ne prévoient aucune automaticité pour cet escompte. De surcroît, l'acceptation du dossier par l'organisme de crédit est rendue nécessaire selon lui par principe d'égalité de traitement des consommateurs.

Me Roy a annoncé son intention de faire appel dans les deux dossiers concernant l'escompte, et fera "très probablement" de même dans les autres.


Carrefour Voyages s'est vu reprocher d'avoir vendu en 2007 des week-ends à Prague (République Tchèque) de trois jours et deux nuits, qui ne duraient en réalité que deux jours et une nuit écourtée, l'avion du retour décollant à 5H40.


Pour chacun des trois derniers dossiers, le tribunal a ordonné la publication des jugements dans deux quotidiens nationaux.

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