Mercredi 11 novembre 2009



Le courrier du comité d'hygiène et de sécurité de l'hypermarché Auchan La Couronne est arrivé hier sur le bureau du directeur de l'enseigne: l'instance représentative du personnel dénonce «une dégradation des conditions de travail» au sein du service chargé de la sécurité de la grande surface (14 salariés, sur 400). Trois employés seraient «victimes de surveillances particulières afin de les mettre sous pression». Une situation telle, selon le CHSCT, que deux employés sont, ou ont été, en arrêt de travail «pour cause de stress». En parallèle, jure le comité, «il nous a été fourni des éléments prouvant que des agents ou chef d'équipe commettent des fautes», mais, eux, «ne sont pas inquiétés».

Pour la direction, «le système n'est pas défaillant»

L'un des employés cité, dépité par cette situation, a décidé à s'afficher au grand jour: Cédric Narces, 36 ans, travaille au service sécurité depuis 2001 et il n'a aucun scrupule à dénoncer les «vexations», les «sanctions arbitraires» et les «petites choses accumulées au fil des ans», qui font qu'aujourd'hui, selon son analyse, l'ambiance est «insupportable».

«On sent une volonté de nous prendre en faute», insiste celui qui a récemment porté plainte pour dénoncer des faits de différentes natures. Et de citer des exemples concrets, comme l'oubli de l'un des surveillants de fermer une grille. «D'autres font les mêmes erreurs ou pire sans être jamais sanctionnés», confirme Vincent Gascoin, du CHSCT d'Auchan.

Cédric Narces raconte un autre exemple de «vexations»: son supérieur aurait ainsi sanctionné un salarié pour «avoir utilisé, en pleine nuit, le matériel de vidéo surveillance d'Auchan pour observer un couple occupé à folâtrer dans une voiture stationnée sur le parking». Au lieu de prévenir le collègue chargé de les faire décamper, il aurait préféré «zoomer» pour les observer à distance.

Face à ces remarques, le directeur d'Auchan, Bertrand Houseaux, veut d'abord insister sur un point: «Ces déclarations ne doivent pas donner l'impression que la sécurité ne fonctionne pas à Auchan. Le système n'est pas défaillant». L'entrepreneur ne prend pas le sujet à la légère. «Dès qu'on est saisi de questions où des salariés sont en souffrance, on les accueille avec sérieux», affirme-t-il. Pourtant, il ne cache pas ses doutes: «Le médecin du travail n'a jamais noté de soucis de harcèlement». Et de tacler Cédric Narces: «Je trouve paradoxal que, pour souligner une mauvaise ambiance, on choisit de dénoncer ses petits camarades.»

Le patron d'Auchan balaie enfin un argument sous-jacent à cette procédure selon lequel «l'affaire» serait révélatrice d'un climat plus général de l'entreprise: «Nous sommes dotés d'un moyen de mesure ultra-confidentielle des conditions de travail. Résultat: plus de 85 % des gens ont un sentiment qui va de ''très agréable'' à ''agréable''.»

Des soucis au service sécurité d'Auchan La Couronne, ce n'est pas une première. En 2004, le numéro deux de ce même service a été mis à la porte pour avoir dénoncé les magouilles de son chef. A l'époque, l'adjoint a attaqué sa direction aux prud'hommes pour licenciement abusif.

Par Caddyman - Publié dans : Auchan - Communauté : La grande distribution
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Lundi 9 novembre 2009



Des hypermarchés sans personnel

Avec le 50e anniversaire, « le positif est de retour » avec un plan d’économies sur les salaires de 500 millions d’euros. Dans l’hyper du XXIe siècle, les métiers tels que boulanger, boucher ou caissière sont mis au rencart. C’est une hécatombe.

Répondez à notre question du jour : des hypermarchés sans personnel, est-ce un progrès ?
 

De l’aveu même de la direction générale du groupe Carrefour les effectifs salariés en France sont passés de 123 043 à 119 853 entre juin 2008 et juin 2009.
« 3 190 équivalents temps complet » ont disparu des rayons où les contrats à temps partiel sont légion ce qui, selon une estimation de la CGT porterait à plus de 5 000 le nombre de salariés qui ont dû pointer au chômage.

 Et le « massacre de l’emploi » affirme le syndicat s’est poursuivi tout l’été. Pour les seuls hypermarchés le nombre total de suppressions de poste se monterait à « au moins        5 000 » depuis le début de l’année.
Du jamais vu dans toute l’histoire de la multinationale tricolore, commencée voilà pile cinquante ans par l’ouverture d’un supermarché à un… carrefour routier d’Annecy.
En cause, selon la direction générale : « la crise ». Cumulée sur les neuf premiers mois de l’année la baisse du chiffre d’affaires en France est de 3,8 %, de 5,1 % dans les hypermarchés. Pourtant cette même direction crie victoire : « nous sommes en bonne voie pour atteindre les objectifs 2009 ! ».

Un ancien de Nestlé

Le tout premier de ces objectifs est de faire dès cette année quelque 500 millions « d’économies » par la baisse de la masse salariale. Ce n’est que la première phase d’un vaste plan d’austérité pour le travail et le maintien des privilèges pour le capital, amorcé dès sa prise de fonction le 1er janvier dernier par le nouveau directeur général du groupe, Lars Olofsson. Il s’agit pour cet ancien de Nestlé sorti des meilleures universités suédoises de réaliser d’ici à 2012 de l’ordre de 4,5 milliards d’euros d’économies dont 3,1 milliards sur les « frais de fonctionnement ». Son conseil exécutif a ainsi lancé sa campagne des « sept initiatives ». Parmi elles, « enchanter la clientèle ».
D’où le slogan publicitaire en forme de rêve nostalgique qui fleure bon les années soixante-dix : « le positif est de retour ». Plus ancrée dans la réalité, une autre initiative-phare (la n° 6) pourrait, elle, s’avérer des plus négatives pour l’emploi. Lars Olofsson entend ni plus ni moins « réinventer l’hypermarché ». Selon des documents internes que l’Humanité s’est procuré, des « expérimentations » sont en cours, un peu partout en France pour « tester » les réactions de la clientèle et des employés vis-à-vis de nouvelles technologies qui marqueraient cet « hyper » du 21e siècle.

Des hypers sans salariés

Le projet « boucherie » expérimenté dans des magasins dont le chiffre d’affaires de ce rayon est inférieur à trois millions d’euros (1) consiste à faire livrer par le fournisseur la viande déjà présentée sous barquette.

 Le projet « boulangerie » testé dans quatre magasins (2) porte sur le remplacement de la fabrication sur place de pains et viennoiseries par la livraison de surgelés crus industriels.
 Les métiers de boulanger et boucher seraient donc amenés à disparaître. Des emplois à l’encaissement sont aussi sur la sellette. 90 des 109 magasins expérimentaux sont déjà équipés de caisses en libre-service.
La « pesée intelligente » effectuée par un scanner qui sait différencier une pomme d’un abricot est en service dans les rayons fruits et légumes de quatre magasins (3). Expérimenté à Auteuil, le « self scanning » qui permet au consommateur, grâce à une douchette portative, d’établir sa facture devrait être étendu à cinq autres magasins (4).


Á cela s’ajoutera la suppression de la plupart des standards téléphoniques, (c'est déja le cas chez Auchan)  la réduction du personnel d’accueil, la restructuration complète du back-office (administration) ou encore « raccourcissement du parcours client » au rayon Hi-Fi-électroménager, le vendeur étant dans le futur chargé de l’encaissement ainsi que de la livraison « à emporter ».
 Enfin le manager des années 2010, imaginé par Lars Oloffson n’aura plus de bureau, mais un ordinateur portable fixé sur son bras !

Bref, il n’y aurait plus guère d’employés dans les rayons des « Carouf » du futur. Du barouf en perspective du côté des salariés et des consommateurs ?


(1) Calais, Coquelles, Troyes, La Roche-sur-Yon, Saint-Martin-en-Läert, La Chapelle-Saint-Luc.
(2) Villejuif, Limay, Fourmies, Condé-sur-Escaut.
(3) Meylan, Wasquehal, Francheville, le Carré Sénart.
(4) Monaco, Rennes, Chambourcy, Portet-sur-Garonne, Bonneveine Marseille.

Par Caddyman - Publié dans : Carrefour - Communauté : La grande distribution
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Dimanche 8 novembre 2009





Les salariés de Carrefour mécontents (Étampes)

Vingt-neuf salariés demandent réparation à l’hypermarché. Selon eux, un système de calcul de prime fait que des employés sont payés au-dessous du salaire minimum.

 
  La colère couve entre les rayons de Carrefour à Etampes, où 29 salariés (sur un effectif de 300) accusent la direction de les avoir payés au-dessous du smic. Les avocats s’expliquaient hier matin devant le conseil de prud’hommes d’Evry, à quelques kilomètres du siège national de l’enseigne. Le délibéré est attendu pour le 19 janvier.

Le débat repose sur un point technique : la question est de savoir s’il faut compter une prime spécifique (dite « forfait pause ») dans le calcul de la rémunération. Pour Carrefour, qui s’appuie sur un accord de branche signé en 2005, c’est oui. En comptant la prime, le salarié atteint le salaire minimum. Mais pour les plaignants, c’est non : un employé doit toucher le salaire minimum, sans avoir à compter cette prime qui ne repose par sur un travail effectif. Suivant les dossiers portant sur la période 2004 à 2009, le manque à gagner varie de 42 € à… 2 000 €.
Chacun des 29 plaignants réclame donc les sommes dues et 500 € de dommages et intérêts.

D’autres procédures similaires sont en cours

Jean-Pierre Meissat, le directeur du Carrefour d’Etampes, s’« étonne » de se retrouver devant les prud’hommes. « Le forfait pause est partie intégrante de la rémunération », répète le responsable, qui explique que cette prime a été approuvée à l’époque par les partenaires sociaux. « Carrefour respecte le Code du travail. Aucun salarié n’a été payé au-dessous du smic », affirme-t-il.
« C’est un débat de techniciens, mais qui concernent 3 à 5 millions de personnes dans la grande distribution en France », rappelle Régis Samson du syndicat Force ouvrière, soutien des 29 salariés d’Etampes. D’autres procédures similaires sont en effet en cours dans d’autres Carrefour : à Chartres, à Toulon, ou au centre commercial Carré Sénart (à Lieusaint, en Seine-et-Marne). Une soixantaine d’employés de ce dernier centre, aux frontières de l’Essonne, ont rendez-vous aux prud’hommes le 11 décembre.
Le dossier d’Etampes pourrait rebondir au pénal et se retrouver devant le tribunal de police. Lors d’un contrôle en décembre 2008, l’inspection du travail a en effet relevé 157 infractions liées au paiement des salaires. Des infractions contestées par Carrefour.
Là encore, le débat est loin d’être tranché. Jeudi, le tribunal de police de Pontoise (Val-d’Oise) a relaxé les magasins Auchan de Cergy et Champion de Marines, poursuivis pour des faits similaires. A l’inverse, il y a un an, Carrefour a été condamné à 1,3 million d’euros d’amende pour avoir payé en deçà du smic horaire 429 employés à Ecully et Givors (Rhône). Carrefour a fait appel de cette décision.

 


Souce: le Parisien

Par Caddyman - Publié dans : Carrefour - Communauté : La grande distribution
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Samedi 7 novembre 2009




  COSTUME gris ajusté, coupe au carré, lunettes profilées, Patrick Pytel tentait de faire bonne figure, mercredi, devant les juges du tribunal correctionnel de Melun. L’ancien directeur de l’hypermarché Boissénart, à Cesson, était poursuivi pour travail illégal de l’un de ses anciens collaborateurs, Alain Schmitz, conseiller en vente au rayon vins de 2002 à 2005.

L’occasion pour la partie civile de mettre le doigt sur les mauvaises pratiques de la grande distribution : fausses factures, faux en écriture de commerce, prestations fictives…
« C’est de la fausse facturation ! » « Pour six jours d’animation beaujolais, par exemple, la direction du magasin disait à M.
Schmitz de facturer cinq jours à Auchan et un jour à la maison de vins Thorin, même s’il n’a jamais effectué de prestation pour ce fournisseur ces jours-là, dénonce M e Colin, avocate de la partie civile.
Thorin ne disait rien, préférant payer 138 € à M. Schmitz plutôt que risquer de ne plus être référencé chez Auchan. » Les 200 € mensuels du sommelier étaient ainsi pris en charge en partie par les frais généraux de l’enseigne et en partie par ses fournisseurs. « M. Schmitz s’est ainsi retrouvé à établir des factures pour de la biscuiterie, des jus d’orange… Rien à voir avec ses animations de vin. » « C’est de la fausse facturation !

Une pratique courante dans la grande distribution », lance le président du tribunal, François-Marie Giacomoni. Des accusations confirmées par les enquêtes de la police judiciaire de Melun, la direction de la répression des fraudes et l’inspection du travail.

« Les fournisseurs disent que M. Schmitz envoyait des animateurs pour ces biscuiteries et autres, même si je n’en ai pas la preuve pour tous car je n’ai pas les éléments », tente de répondre l’avocate de la défense.
Peu de soutien pour Patrick Pytel, côté hiérarchie : « On a sensibilisé nos directeurs de magasin à ces dérives avec les prestataires, animateurs, démonstrateurs… Je décline toute responsabilité », a confié Philippe Barouk, directeur général d’Auchan
, à la PJ de Melun.
« Dans cette affaire, il s’agit bien de travail dissimulé, a martelé le procureur. Cela aurait coûté plus
à Auchan d’embaucher M. Schmitz en tant que salarié.

Je demande donc de condamner M. Pytel, qui n’a pas suivi les recommandations de sa direction générale. » Il a requis à l’encontre de l’ancien directeur, poursuivi mercredi uniquement pour travail illégal et non pour fausses factures, une peine de trois mois de prison avec sursis et 3 000 € d’amende. Jugement le 16 décembre. Alain Schmitz, quant à lui, espère toucher jusqu’à 150 000 € d’Auchan, grâce à sa procédure en cours aux prud’hommes pour faire requalifier son contrat de travail.


Source: Le Parisien


http://alainschmitz.canalblog.com


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Vendredi 6 novembre 2009


L’association CLCV dénonce une atteinte grave à l’information des consommateurs, et interpelle les pouvoirs publics. Depuis quelques mois, plusieurs de ses bénévoles disent avoir été empêchés de réaliser leurs traditionnels relevés de prix dans les rayons des grandes surfaces de trois enseignes : Carrefour, Leclerc et Casino...

Du kilo de sucre au ballon de football, depuis plus de 20 ans, l’association CLCV, comme d’autres, pratique ce genre de relevés. Des bénévoles vont dans les rayons des supermarchés et notent les prix. Des informations accessibles à tous sur les linéaires. Le but : établir ensuite des comparatifs pour informer les consommateurs.

Mais de plus en plus de bénévoles se plaignent d’être sommés par le personnel de cesser ces activités. Les agents de sécurité invoquent alors souvent des consignes de leur direction nationale. C’est ce qui est arrivé à Charles, l’un des bénévoles de l’association. Il s’est fait interpeller et emmener au poste de sécurité comme un vulgaire voleur à la roulotte, et confisquer ses relevés de prix. Des collègues de Charles munis d’appareil photo auraient même été raccompagnés vivement à la sortie de supermarchés par des vigiles.

Remise en cause des droits des consommateurs

Pour Reine-Claude Mader, présidente de l’association CLCV, il s’agit d’une remise en cause des droits les plus élémentaires des consommateurs et de leurs organisations. "On nous prend pour des imbéciles", explique Reine-Claude Mader. Les enseignes considèrent que "moins les consommateurs en savent sur les prix, mieux ça vaut", poursuit-elle. Et la guerre froide entre hypers et associations de consommateurs se durcit, "les grandes surfaces sont de plus en plus agressives", assure la responsable associative.

Nous avons interrogé sur le sujet les trois enseignes mises en cause : Leclerc, Carrefour et Casino.
Seul Leclerc a répondu, expliquant que les cas évoqués "ne pouvaient être que ponctuels et isolés". "En aucun cas une directive nationale n’a été édictée pour interdire l’accès des magasins aux enquêteurs des associations de consommateurs’, jure, la main sur le cœur, la chaîne d’hypermarchés.



Source: France Info

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Vendredi 6 novembre 2009


 

Les enseignes Champion et Auchan ont été relaxées jeudi par le tribunal de police de Pontoise (Val-d'Oise) pour une infraction présumée à la réglementation sur le Smic, a-t-on appris auprès de l'avocat du groupe Auchan.

   

Les magasins Champion à Marines (Val-d'Oise) et Auchan à Cergy-Pontoise étaient accusés d'avoir payé leurs salariés en dessous du Smic horaire et lors de l'audience en octobre, le parquet avait requis 1 500 euros d'amende par infraction constatée, soit 1.

500 euros pour chacun des 35 salariés de Champion Marines et des 44 salariés de Auchan Cergy.
Les deux magasins échappent donc à des amendes respectives de 52 500 € et 66 000 €.

 

«Nous sommes satisfaits que le juge nous ait entendus dans notre argumentation», a déclaré à l'AFP Me Laurent Marquet de Vasselot, avocat du groupe Auchan France.
 

Selon l'Inspection du travail et les parties civiles, la rémunération du temps de pause (5% du salaire) n'avait pas été intégrée dans la base de calcul du Smic. «Le salaire de base atteint le niveau du Smic, ce sont les partenaires sociaux avec les accords de branche qui ont organisé cela», avait plaidé Me Marquet de Vasselot.

D'autres affaires de ce type doivent être jugées dans toute la France, pas moins de 1 600 salariés poursuivant l'enseigne Auchan, selon la CDT et la CFDT.




Source: Le parisien.fr

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Vendredi 6 novembre 2009





INTERVIEW - Le journaliste ausculte le secteur dans un livre...

Vous dépeignez un monde très noir. Le consommateur n'est-il jamais gagnant?

Le low-cost est un vrai mensonge! Le mot a été repris par les spécialistes du marketing pour communiquer sur l'achat malin. En réalité, un produit «low-cost» d'aujourd'hui, c'est un produit « bas de gamme» d'hier. Les hard discounter alimentaires tentent de nous faire croire qu'ils sont moins chers grâce à leur décoration dépouillée. Mais il s'agit d'une mise en scène. Ce que l'on trouve dans ces rayons, ce sont des jambons fabriqués à base de plasma de porc et ce que l'on appelle des «préparations fromagères».

Le low-cost n'a pas toujours été celui que l'on connaît aujourd'hui...

Le vrai low-cost est basé sur l'innovation. C'est l'inventivité qui fait baisser les prix, en aucun cas on ne touche à la qualité des produits ou aux conditions de travail des salariés. L'exemple type, c'est Ikea et ses meubles à monter soi-même. Mais aujourd'hui, ce genre de modèle n'est plus du tout suivi, les entreprises low-cost ont totalement abandonné l'innovation.

Pour vous, c'est aussi un problème politique?

Bien sûr. D'ailleurs, le gouvernement ne cesse de demander à la grande distribution de baisser ses prix. Le low-cost alimentaire est une aubaine en période de crise: on n'a pas vraiment besoin de prendre des mesures en faveur du pouvoir d'achat.

Votre verdict est-il sans appel?

Oui, le low-cost est nuisible. Parce qu'il ne tire pas seulement les prix vers le bas, mais aussi les salaires. Les entreprises qui le pratiquent ne sont pas durables: elles n'investissent pas dans l'innovation et sont extrêmement polluantes, car elles produisent en général à l'autre bout du monde. Le consommateur doit s'interroger sur sa façon de consommer.

* No Low-Cost, de Bruno Fay et Stéphane Reynaud (Editions du Moment), 17,95 euros.


Source: 20mn.fr

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Mercredi 4 novembre 2009



                                          






La Loi je ne la contourne pas, je m'assoie dessus...

C’est ce qu’avait déclaré Michel Edouard Leclerc il y a quelques années…

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Mardi 3 novembre 2009



Mardi soir, le parquet a requis 4,8 millions d'euros d'amende contre Carrefour, qui comparaît devant le tribunal correctionnel d'Evry (Essonne) pour quatre dossiers de publicité mensongère, un dossier de reventes à perte et un dossier de coopération commerciale. La substitut du procureur, a également requis l'affichage du jugement à chacune des caisses des magasins de l'enseigne.


Entre 2003 et 2005, l'enseigne a fait de la publicité pour des produits disponibles en quantité insuffisante, sans les caractéristiques vantées au catalogue ou bien vendus à un prix différent du montant annoncé. Dans un catalogue tiré à 18 millions d'exemplaires, deux marques de champagne premier cru étaient vendues entre 15 et 18 euros.
La moitié de ce prix était remboursée en magasin dans le cadre d'un programme de fidélité. Mais les produits en question n'étaient plus disponibles dans certains hypermarchés dès le premier jour de l'opération.


Cette publicité mensongère aurait aussi porté sur des congélateurs et des climatiseurs que l'enseigne a vendus en 2004. La loi interdit les messages publicitaires comportant des "allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur" le consommateur.


Champagne de marque et nourriture pour chiens


Une quinzaine d'hypermarchés Carrefour auraient également vendu à perte plusieurs produits de grande consommation : du champagne de marque réputée aux produits ménagers, en passant par la nourriture pour chiens et chats... Tous ces articles auraient été vendus pour un montant inférieur à leur prix d'achat, ce qui est interdit par le code de commerce. L'enseigne est par ailleurs poursuivie pour des contrats trop ambigus passés avec des partenaires commerciaux.
Ces accords de coopération commerciale concernent des opérations spéciales visant à mettre en valeur certains produits. Carrefour et sa centrale d'achat Interdis auraient établi une trentaine de contrats trop peu précis avec certains fournisseurs, entre décembre 2005 et mars 2006.

La justice s'est saisie de ces dossiers après la plainte de consommateurs. Les services départementaux de la répression des fraudes ont également signalé ces anomalies à la suite de contrôles.
L'enseigne de distribution encourt plus de 17 millions d'euros d'amende, et une publicité peu flatteuse.

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Mardi 3 novembre 2009




Leclerc va devoir restituer 23,3 millions d'euros à 28 fournisseurs pour pratiques abusives. Jamais une somme aussi élevée n'a été exigée par la justice dans un dossier de ce type.





La Cour d'appel de Versailles a confirmé dans un arrêt du 29 octobre un jugement du tribunal de Nanterre
condamnant le Groupement d'achats des centres Leclerc (Galec) à restituer 23,3 millions d'euros à 28 fournisseurs, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du site du journal de grande consommation LSA.


Jamais une somme aussi élevée n'avait été exigée par la justice dans un dossier de ce type.

La Cour d'appel a également condamné la centrale d'achats à une amende civile de 500.000 euros à payer à l'Etat, également fixée par le premier jugement, datant du 17 novembre 2005, pour des "pratiques anticoncurrentielles", selon la même source judiciaire.


L'arrêt de la cour d'appel est susceptible d'un pourvoi en cassation.

La centrale d'achats de Leclerc devra rendre la somme globale à 28 fournisseurs, dont Yoplait et Fleury-Michon, pour avoir perçu de manière rétroactive des remises pour des prestations commerciales non fournies, en violation du code du commerce.

La cour d'appel a confirmé point par point le jugement du tribunal de commerce de Nanterre qui précisait que la centrale d'achats devrait verser la somme exigée au Trésor public, qui la restituerait aux fournisseurs concernés.


L'affaire avait été portée devant les tribunaux par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).


Michel-Edouard Leclerc, président du groupement, avait à l'époque soutenu que les sommes contestées par l'administration correspondaient à un règlement amiable conclu avec les fournisseurs à la suite d'un préjudice subi par son enseigne.

Ben oui, quand c'est l'argent des autres...


Les 28 fournisseurs en question avaient, selon M. Leclerc, consenti de meilleures conditions commerciales à son concurrent Carrefour.

Hou la la,  je croyais que depuis 1949, Leclerc avait les meilleurs defenseurs du "pouvoir d'achat des consommateurs..."
on nous aurait menti à l'issue de notre pleins gré? 

Le "pot-au-rose" une fois découvert, ils avaient accepté,
selon M. Leclerc, de dédommager Leclerc, formalisant la transaction dans deux protocoles d'accord.


Et selon les fournisseurs?

Ce sont ces fameux protocoles qui ont valu à Leclerc sa condamnation, car ils avaient été signés rétroactivement en 2002 et 2003 mais portaient sur les années 1999 à 2001.

L'affaire a connu de nombreux rebondissements judiciaires. Le jugement du tribunal de Nanterre de 2005 avait en effet été infirmé par la cour d'appel de Versailles en 2007, lui-même cassé par la cour de Cassation qui avait renvoyé l'affaire devant la même cour recomposée. Leclerc avait par ailleurs porté l'affaire devant la cour européenne des droits de l'homme en 2008.

Par anti.grandes.surfaces - Publié dans : Leclerc - Communauté : La grande distribution
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